Parce que cet instant est super importants pour les fans du Ron/Hermione, et comme j'en suis une, il fallait que j'écrive quelque chose à ce sujet !

Les premières phrases de dialogue sont tirées du septième tome d'Harry Potter et les Reliques de la Mort. Ce qui assure qu'Harry Potter n'est pas à moi mais à J.K Rowling.


Un cauchemar irréaliste

Il ne devait pas exister d'endroit plus angoissant que celui-ci. Un froid terrible emplissait l'air, provoquant des frissons au plus profond de sa chair tandis qu'il se sentait tétanisé sur place, incapable de comprendre ce qui se passait autour de lui. Une peur invraisemblable s'était emparée de lui, comme si le monde s'apprêtait à tomber.

« Si elle meurt pendant l'interrogatoire, c'est de toi que je m'occuperai tout de suite après...

HERMIONE !

Tu mens, immonde petite Sang-de-Bourbe, et je le sais !... Dis-moi la vérité, dis-moi la vérité !

HERMIONE !

Je pense que nous pouvons nous débarrasser de la Sang-de-Bourbe. Greyback, prends-là si tu veux.

- NOOOOOOOOOOOOOOON! »

Ron se réveilla en sursautant, des frissons lui parcourant tout le corps. Il sentait son vêtement collé à sa peau à cause de la sueur qui perlait. Son souffle, court et rauque, tentait sans grand succès de réapprovisionner son corps d'oxygène.

Toujours dans une inquiétude extrême, Ron observa sa chambre, sans comprendre comment il y avait atterrit. A côté, Harry dormait paisiblement, inconscient des problèmes de son meilleur ami.

« Ce... Ce n'était qu'un rêve... marmonna Ron d'une voix tremblante en serrant ses draps, prenant de longues respirations. Un fichu rêve sans aucune logique... Fait chier ! »

Il se dégagea de ses couvertures et se leva, enjambant à grands pas sa chambre pour ouvrir la porte et atterrir dans le couloir. Il le traversa jusqu'à arriver à la chambre de sa sœur, que celle-ci partageait avec Hermione. Lorsqu'il s'apprêtait à toquer, ou même ouvrir sans demander la permission, il s'arrêta.

Non, il n'allait quand même pas déranger Hermione pour un stupide rêve quand même. Jurant silencieusement, Ron retourna dans sa chambre. Sauf qu'il ne se rendormit pas. Il ne pouvait pas. Ce rêve – enfin, ce cauchemar, était bien trop étrange à son goût pour qu'il puisse se rendormir tranquillement. Ainsi, ce fut un Ron grognon et fatigué qui, le matin venu, mangea à table avec sa famille.

« Ronnie, est-ce que tout vas bien ? Tu as l'air malade, remarqua sa mère, pleine de bonnes inquiétudes maternelles.

— Je vais bien, assura Ron, un peu ennuyé de l'attention qu'il attira immédiatement.

— Tu es sûr, Ronnie ? demanda Fred avec un sourire et une voix mielleuse. Tu as l'air patraque.

— Oh, la ferme !

— Ron, surveille ton langage ! s'exclama Hermione.

— Tu devrais écouter ta copine, Ronnie. Elle est souvent de meilleur conseil que toi », plaisanta George, avec le même sourire taquin que son jumeau.

Si Ron faisait des efforts surhumains pour ne pas répliquer violement aux jumeaux, notamment à cause du regard insistant d'Hermione, qui semblait dire : ''Ronald, si tu t'avises de dire quoi que ce soit...'', cela n'alla pas en s'améliorant. Parce que son meilleur ami et sa petite amie étaient des gens trop soucieux.

Ainsi, alors que lui et Harry faisaient une partie d'échec dans le salon et qu'Hermione lisait un livre juste à côté d'eux, assise sur le canapé, Ron ne cessait d'être questionné par ses meilleurs amis.

« Tu es sûr que ça va, Ron ? Tu as l'air fatigué, fit remarquer Hermione.

— Je vais bien, assura-t-il sans quitter le jeu d'échec du regard.

— Tu devrais aller te reposer, on peut finir cette partie d'échec plus tard, continua Harry.

— Je vous dis que je vais bien ! Vous ne pouvez pas arrêter avec ça ? C'est vraiment chiant. J'aimerais juste pouvoir jouer en paix !

- Ronald ! »

Ron grimaça. A chaque fois que quelqu'un l'appelait comme ça, en général il n'y avait que sa mère, Bill et Hermione qui utilisait son prénom complet, cela était synonyme de problème pour lui car ces mêmes personnes s'en servaient car elles étaient énervées contre lui. Et encore, il avait de la chance qu'Hermione ne l'appelle pas par son prénom et son deuxième prénom.

« Désolé... grommela-t-il. Mais c'est vraiment pénible à force. Pourquoi tout le monde me demande ça ?

— Car tu ressembles à un zombie ? plaisanta Harry.

— Ha, ha, très drôle. On peut savoir c'est quoi un zombie ?

— Une espèce de goule humaine. C'est un humain mort qui revient à la vie et perd sa conscience. Du coup, ça bouffe les humains ou toute chose comestible que ça croise.

— Beurk. Les Moldus ont vraiment des idées bizarres. Je ne verrais plus jamais notre goule de la même façon, merci Harry.

— Tu es la bienvenue, sourit Harry.

— C'est ça, fous-toi de moi. En attendant, tu es en train de perdre la partie, annonça Ron en déplaçant une de ses pièces d'échecs. Voilà, échec et mat.

— Bon, maintenant que vous avez fini votre partie d'échec, Ron, peut-on savoir pourquoi, comme le dit Harry, tu ressembles à un... zombie ? » demanda Hermione.

Ron grogna. Il n'y avait vraiment aucun fichu moyen d'échapper à cette conversation ? Bon, au moins, ce n'était pas avec sa mère ou devant toute sa famille qu'il devait en parler. La situation aurait été encore plus... gênante qu'elle ne s'apprêtait à être. Il arrêta de jouer avec un de pion de l'échiquier et commença d'une voix si calme qu'elle força Harry et Hermione à écouter attentivement ce qu'il disait :

« Vous vous souvenez de quand Vous-Savez-Qui à...

— Voldemort, rectifia automatique Harry, ce qui provoqua à Ron de grincer des dents – jamais il ne s'habituerait à dire le nom de ce sorcier, même si celui-ci était mort.

— Oui, lui, reprit Ron, légèrement agacé. Imaginez que... Qu'il n'ait pas été vaincu et qu'il ait pris le contrôle du ministère de la magie.

— Cette éventualité parait horrible, déclara Hermione, ses sourcils froncés. Comment peux-tu pensé à ça, Ron ?

— Pour une raison que j'ignore, on était hors de Poudlard, à vivre dans une tente dans une forêt, continua Ron sans répondre à la question de sa petite amie, faisant son maximum pour se concentrer sur son cauchemar et de ne pas oublier de détail. Mais, à un moment, des Rafleurs sont apparus et... Et parmi eux, il y avait Fenrir Greyback.

— Fenrir Greyback ? répéta Harry, incrédule. Mais il est mort !

— Des Rafleurs ? dit Hermione. Est-ce que ça aurait un lien avec les rafles ?

— Me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien ! avertit Ron en levant les mains. C'est juste venu à mon esprit, comme ça. Je sais même pas c'est quoi une rafle.

— C'est une opération policière d'arrestation au cours de la Seconde Guerre Mondiale, utilisée contre les Juifs et les Résistants Français par...

Hermione, interrompu Harry. Je crois pas que ça soit le bon moment pour faire un cours d'Histoire Moldu.

— Tu as raison. Continue Ron, nous t'écoutons.

— Greyback nous a conduit au... continua Ron sur un ton beaucoup plus hésitant. Au Manoir des Malefoy. Y'avais Malefoy, sa mère, son père et... elle.

— Elle ? Qui ? demanda Harry.

- Lestrange ... Bellatrix Lestrange. »

Il vit Harry et Hermione frissonnés, ce qui était tout à fait compréhensible. Après tout, eux trois avaient leurs raisons – et de très bonnes raisons – de détester Bellatrix Lestrange qui, si elle le pouvait, les aurait sans doute tous les trois tuer sans hésitation. Après tout, elle avait tué le parrain d'Harry et détestait autant les Traitres-à-leurs-Sang comme les Weasley que les Nés-Moldus comme Hermione.

« Et... Elle nous a fait envoyer dans une cave, Harry et moi... Pendant que... »

Il déglutit. Cette dernière partie de son cauchemar était bien plus difficile à dire que tout le reste. Et par le regard insistant de ses meilleurs amis, il savait qu'il ne pouvait pas détourner la conversation, surtout que c'était lui qui l'avait lancé : il devait dire ce qu'il avait sur le cœur.

« Et moi, Ron ? demanda Hermione, lui posant la question fatidique qu'il attendait. Où étais-je, moi ?

— Tu... Elle... Elle t'a gardé pour... t'interroger... finit-il avec beaucoup de difficulté.

— Pour me torturer, donc.

— Dit pas ça ! s'exclama-t-il subitement en se levant pour faire face à sa petite amie. Jamais ! Jamais j'aurais permis ça, t'entends ? Alors je refuse que tu dises ça ! »

Il était certain que ses oreilles étaient aussi colorées que ses cheveux mais il s'en fichait. Pour le moment, il devait juste tenter de se rassurer que ce cauchemar n'aurait jamais eu une seule chance d'arriver. Comme s'il allait laisser cette folle de Lestrange touché ne serait-ce que le moindre cheveu d'Hermione ! Cette dernier, sans se laisser déstabiliser par l'éclat de voix de son petit ami, paraissait plus amusée ou touchée de son inquiétude qu'autre chose. Et le petit sourire au coin de ses lèvres suffit pour immédiatement calmer Ron.

« Oh Ron, dit-elle en se levant pour le faire face, serrant ses mains dans les siennes. Je suis contente que tu t'inquiètes pour moi, mais il n'y a pas de raison je vais bien. Ce n'était qu'un cauchemar.

— Co-comment tu sais que c'était un cauchemar ?

— Harry me l'a dit. Apparemment, tu parles dans ton sommeil.

— Quoi ? demanda le garçon à lunette au regard interrogateur de Ron. Je t'ai entendu marmonner dans ton sommeil. Et puis, tu n'étais pas très discret quand tu t'es brusquement lever le plancher grinçait sous tes pas.

— Donc vous saviez ? en déduisit Ron d'une petite voix. C'est pour ça que vous n'arrêtiez pas de me demander pourquoi je ressemblais à un... un zombie ?

— C'est ça, confirma sa petite-amie. Et puis, je sais que, si un tel avenir sombre se profilait devant nous, tu ne laisserais jamais cette folle m'approcher, n'est-ce pas ?

— Ça c'est sûr, assura Ron en souriant. Et si tu m'embrassais ? Histoire d'être sûr que je ne suis pas en train de rêver. »

Hermione ria et accéda à sa requête : ils s'embrassèrent tendrement tandis qu'Harry se laissa tomber sur le canapé en roulant des yeux, marmonnant des paroles intelligibles qui ressemblaient vaguement à quelque chose comme : « Pff, et moi, si j'embrassais sa sœur devant lui, il me le reprocherait. Tellement injuste. », ce qui les fit rire tous les trois, laissant derrière eux un avenir sombre qui n'avait jamais existé.

« Quand même, si on s'était retrouvé dans un monde pareil, je suis sûr qu'on serait en pleine galère... pensa Ron. Heureusement que ce n'était qu'un cauchemar ! »