Une partie d'une réplique d'Hermione vient du septième tome, au moment mariage de Bill et Fleur. Saurez-vous le reconnaitre ? (Attention, c'est très facile à reconnaitre.)

D'ailleurs, puisque qu'on parle des tomes, rappelons que je ne possède pas Harry Potter. Vous savez quoi ? Je n'ai jamais compris l'intérêt des disclaimers sur un site de publication de fanfictions. Qui croirait que quelqu'un se vanterait se posséder une œuvre qui n'est pas à lui ? Il se serait déjà fait descendre par les fans de l'œuvre !


Cadeau de Noël

Noël approchait à grand pas. Bientôt, tous les Weasley se réuniraient autour d'une table pour célébrer cette tradition unique d'hiver avant de partir s'offrir les cadeaux sous le sapin de Noël. Mais, si pour Noël, cette fête signifiait de très bons moments à passer en famille, cela en était loin le ca pour Ron. Qui disait Noël, disait revoir des membres de sa famille qu'il ne voulait nullement voir, tel que sa tante Muriel, qui se plaindrait encore et toujours de ses cheveux qui étaient soit trop longs, soit trop court, ou Percy – qui avait repris contact avec sa famille depuis la chute de Voldemort. Bon, il fallait voir le côté positif des choses : au moins, il n'y aurait pas tous les invités bizarres du mariage de Bill et Fleur, juste celle-ci venait passer Noël avec eux, sous la demande de Bill auprès de sa mère. Pour équilibrer le tout – même si cela semblait beaucoup déplaire à la belle-maman de Bill – le nouveau couple passait le réveillon avec la famille de Fleur et Noël avec la famille de Bill et, l'année prochaine, ils feraient l'inverse. Sans doute un étrange compromis de couple pour leurs familles qui ne s'appréciaient pas forcément.

Mais, même si Ron était soulagé de ne pas avoir à supporter tout ce nouveau côté français de la famille, cela ne l'empêchait nullement d'être embêté par la venue de Noël. Pour la simple et bonne raison qu'il ne savait pas du tout quoi offrir à Hermione – ce qui avait d'ailleurs beaucoup fait rire Ginny. Apparemment, il se comportait comme une fille qui devait choisir une robe pour une grande cérémonie, ce qu'il avait vainement tenté de réfuter alors que ses oreilles viraient au rouge, sans grand succès, évidemment.

« Tu sais ce que tu vas lui offrir, toi ? demanda à tout hasard Ron à Harry alors qu'ils s'apprêtaient à dormir.

— Un livre, bien sûr.

— Pff, déjà fait, grommela Ron. Je ne peux pas me contenter de lui donner un livre... Je suis sûr qu'elle va m'offrir quelque chose de bien. J'aurais l'air de quoi moi, avec mon livre à dix Mornilles ?

— A quelqu'un qui connait ses goûts, répondit sagement Harry, alors qu'il tentait tant bien que mal de dissimuler un sourire amusé. Tu crois que je m'embête à chercher un cadeau de fantaisie à Ginny ? Si je faisais ça, elle me le reprocherait. Ne te prend pas la tête pour ça, Ron. C'est Hermione. Elle sait que tu as les capacités émotionnelles d'une petite cuillère et t'en voudra sans doute pas. »

Alors que Ron lançait un oreiller en direction de la tête de son meilleur ami, il réfléchissait. Justement, parce que c'était Hermione, cela devait être exceptionnel comme cadeau, surtout maintenant qu'ils formaient un couple !

Ron passa de nombreuses heures, durant les quelques jours qui précédèrent Noël, à tenter de trouver un cadeau convenable – voir surprenant et exceptionnel – à Hermione, mais sans grand succès. Ses plus grandes et seules connaissances se basaient sur le Quidditch et autant dire que, offrir quoi que ce soit qui ait un rapport avec le Quidditch à Hermione n'était pas vraiment une brillante idée, loin de là. S'il voulait se la mettre à dos, autant directement lui offrir son Etoile Filante !

Une bonne idée... Il lui fallait une bonne idée... Un cadeau qu'elle n'oublierait pas... Mais quoi ?

« Oh, je sais ! s'écria soudaine Ron, ce qui fit sursauter Hermione assise à côté de lui.

— Ron ! reprocha-t-elle. On savoir ce qui te prend ?

— Tu verras à Noël ! »

Justement, Noël arriva. Pour l'occasion, le Terrier était illuminé de guirlandes lumineuses Moldus en tout genre que Mr. Weasley avait voulu mettre dans la maison, décision approuvée par Hermione et Harry. Il y avait aussi d'autres guirlandes, plus traditionnelles, principalement utilisées pour le sapin. D'autres décorations de Noël en tout genre étaient dispersées un peu partout dans la maison, comme une couronne de sapin sur la plupart des portes, ou du gui, près de la porte menant à la cuisine. Ron en profitait d'ailleurs beaucoup puisqu'il faisait souvent exprès d'attendre sous le gui qu'Hermione passe pour l'embrasser, comme le disait les traditions Moldus qu'elle lui avait expliqué un jour.

Mais pour venir gâcher ce magnifique tableau, comme le craignait Ron, sa tante Muriel fut là. Il eut droit à un splendide « Coupe tes cheveux, Ronald ! Ils sont trop longs ! Et puis, pourquoi sont-ils en pagaille ? On dirait ceux de ce jeunot qui est venu m'ouvrir. Lui aussi, il devrait apprendre à se coiffer ! », qui n'épargnait guère Harry qui, dans sa naïve bonté, avait accepté d'ouvrir la porte de la cuisine dans lequel Mrs Weasley les avaient tous trois envoyés pour guetter la venue de la chère tante.

Ginny, qui se moquait de son petit-ami et de son frère, fut aussi comprise dans les remontrances de tante Muriel. « On dirait ceux de ta sœur Ginevra ! Elle aussi devrait apprendre à se coiffer ! Ses cheveux sont beaucoup trop raides ! ». Sans que l'un des trois adolescents dans la cuisine ne disent quoi que ce soit, elle disparut par la porte menant au salon, annonçant qu'elle devait avoir Mrs Weasley pour savoir si la fameuse française allait passer la soirée ici. Elle ajouta que, si cela était le cas, il y avait de forte chance qu'elle ne reste pas diner, ce à quoi Ron répondit à voix basse : « Tant mieux, ça nous fera des vacances ! ».

Quelques instants plus tard, sans qu'ils aient quittés la cuisine, trop occupé à s'offusquer de remarques désobligeantes de la tante Muriel, ainsi qu'à tenter de l'éviter, Hermione les rejoignit. Par sa posture droite et ses bras croisés, ils devinèrent que cela n'allait pas fort.

« Ron, je viens de croiser ta tante, annonça-t-elle en se tournant vers son petit-ami. Elle a dit : ''Oh, mon Dieu, c'est celle qui est née moldue ?'', et tout de suite après ''Mauvais maintien et chevilles trop maigres''. Elle semble avoir oublié que nous nous sommes déjà vu au mariage de Bill et Fleur et qu'elle m'a fait la même remarque, mot pour mot. D'ailleurs, elle a ajouté que mes cheveux ressemblaient à un nid d'oiseaux. Comment suis-je censé le prendre ?

— Laisse tomber, tante Muriel est odieuse naturellement, déclara Ron en haussant les épaules.

— Sans doute l'âge qui fait ça, ajouta Ginny. Après tout elle adore se plaindre d'être centenaire et que, de ce fait, on doit la traiter avec délicatesse, pour ses vieux os.

— C'est sûr qu'on est loin des gentilles grand-mères qui offrent des bonbons à Noël », plaisanta Harry.

Outre l'arrivée de la tante de Ginny et Ron, la matinée se passa bien. Ron accueillit même poliment son frère Percy lorsque celui-ci les rejoignit, ce qui devait sans doute avoir un lien avec le fait que Bill et Fleur arrivaient juste après lui.

« T'as toujours pas fait couper tes cheveux ? plaisanta Charlie, qui était au Terrier depuis de nombreux jours, en saluant son ainé. Comment fais ta femme pour survivre à ça ? Tu les as enchantés pour qu'elle tombe sous ton charme, c'est ça ?

— Pas besoin, elle est tombée amoureux du loup sauvage qui est en moi, répliqua Bill en référence aux cicatrices qui ornaient désormais son visage suite à une interaction avec Greyback, l'année précédente. Et toi, c'est quand que tu nous présentes ta future femme ?

— Pour le moment, les seules en ma compagnie sont de vrais dragons, et ce n'est pas une métaphore ! »

La fratrie Weasley éclata de rire devant cet échange. Il fallait dire que, après toutes ces années, personne ne s'étonnait des ''fréquentations'' de Charlie et il était toujours le bienvenu de blaguer à ce propos, ce que George et Fred n'hésitaient pas à faire.

Pour une des rares et uniques fois durant ces dernières années, les neufs aiguilles de la pendule du salon du Terrier étaient tous sur « À la maison » et cela satisfaisaient fort toute la famille Weasley et leurs invités, qui tous s'installèrent joyeusement à table.

« Alors Harry, comment ça se passent les études à Poudlard ? J'ai entendu dire que tu gérais l'équipe de Quidditch d'une main de maitre.

— Oh... Euh... Cela peut aller... répondit le concerné alors que le rouge lui montait aux joues. C'est surtout aux autres qu'on doit nos réussites dans nos matchs de Quidditch.

— Il est trop modeste, avertit Ron. Faut pas le croire, c'est un super capitaine. Même si je suis meilleur.

— Te vante pas trop, dit Ginny. Y'a pas que toi dans l'équipe. »

D'autres conversations passionnantes se faisaient à travers la grande et longue table garnie.

« William, quand vas-tu te décider à te couper les cheveux ? C'est de pire en pire !

— Tante Muriel, je ne couperai pas mes cheveux. Je te l'ai déjà dit, non ?

— Elle te demandera ça à chaque fois qu'elle te voit ? demanda Fleur à voix basse à son mari.

— Sans doute. Il faut se faire une raison : tante Muriel n'abandonnera jamais l'idée que tous les fils Weasley ont les cheveux trop long et qu'il faut absolument qu'on se coupe tous les cheveux.

— A nous elle n'a rien dit de tel, n'est-ce pas, Forge ?

— En effet, cher Gred. Nous avons été épargnés de ses tendres recommandations. Sans doute parce que nous sommes les plus beaux de la famille.

— En tout cas ce n'est pas la modestie qui vous honore.

— Serais-tu jalouse Hermione ? Mais tu sais, tu peux toujours avoir notre autographe si tu le veux ! Dans quelques années, il vaudra des centaines de Gallions, à n'en pas douter !

— Puisque vous en parlez, comment va votre boutique de Farces & Attrape ?

— Ah, Percy daigne s'intéresser à notre commerce ? Nous en sommes honorés ! Le ministère veut faire affaire avec nous ? Mais ce n'est pas parce que tu es notre frère que nous ferons une réduction, les affaires passent avant tout. »

Les discussions continuèrent d'aller bon train pendant une moins une bonne heure durant laquelle les plats se vidèrent peu à peu de leur contenu. Quand enfin tous eurent fini de manger et que, évidemment, des éloges sur cette magnifique cuisine furent donner à Mrs Weasley, M. Weasley se leva et, sous le regard de tous, s'écria d'un air amusé :

« Et maintenant, les cadeaux ! »

L'instant tant attendu par Ron, et pourtant celui qu'il redoutait le plus. Quelques jours plus tôt, il aurait simplement voulu que ce moment n'arrive jamais, parce qu'il n'avait aucune idée de cadeau. Mais à présent, il était mitigé entre l'exaltation à l'idée qu'Hermione apprécie son cadeau, et l'anxiété qu'elle n'aime pas ce qu'il lui offrait.

Alors, tandis que tous – sauf la tante Muriel qui ne comprenait pas de quoi on parlait – se levaient pour aller chercher les cadeaux et les offrir, Ron traina un peu des pieds pendant qu'Harry lui tapota gentiment le dos avec un sourire.

« T'en fais pas, je suis sûr qu'elle va apprécier.

— Y'a intérêt que tu ais raison. De toute façon, tu lui as offert quoi toi ?

— Tu verras. »

Harry fut l'un des premiers à offrir son cadeau à Hermione, pendant que Ron restait un peu en retraite avec le sien, attendant de voir ce qu'avait offert son meilleur ami. Comme Harry l'avait dit quelques jours plus tôt, c'était un exemplaire des Contes de Beedle le Barde, un recueil d'histoires fictives, cinq contes de fées, du monde sorcier. Et, vu l'air réjouit d'Hermione, cela lui plaisait comme cadeau. Ron n'aurait jamais pensé qu'elle n'avait pas lu les contes sorciers.

Sans se laisser de déstabilisé, il s'approcha à son tour d'elle et lui tendit son cadeau en lui souhaitant un joyeux Noël. Il retenu sa respiration lorsqu'elle ouvrit son cadeau et s'expliqua sans tarder :

« Comme je sais que tu aimes toujours te balader avec des livres et que ton sa est toujours trop lourd...

— Ron...

— J'ai pensé que ça serait une bonne idée. Au moins, tu peux te balader partout avec...

— Ron.

— Et comme il possède un sortilège d'Extension indétectable...

— Ron ! intervenu Hermione en souriant. C'est vraiment merveilleux comme cadeau, merci. »

Ron s'arrêta dans son barbouillage incessant et sourit avant de l'embrasser tendrement, lui souhait de nouveau un joyeux Noël. Dans les mains d'Hermione se trouvait un petit sac en perles doté d'un sortilège d'Extension qui lui permettait d'avoir un contenu bien supérieur à la normale.

Alors que le trio s'offrait leur cadeau, les autres faisaient de même. Ginny avait reçu un nécessaire à balai, du matériel de potion entièrement neuf pour Fred et George afin qu'ils puissent travailler sur leurs potions de Farces & Attrapes, une plume à Papote pour Percy (offerte par les jumeaux), de nouveaux vêtements à Charlie puisque les siens terminaient toujours dans un état tragique à cause de son travail, un appareil photo et tout un tas de cadre photo à Bill et Fleur, de la part de Mrs. Weasley, pour les futures photos de ses petits-enfants.

« Eh ben... Ce Noël ne fut pas si terrible après tout ! » pensa joyeusement Ron en embrassant sa petite-amie.