Heeeeey ! Valà le deuxième os :3

Alors, tout d'abord, un grand, trèèèèèèès grand merci à ceux qui ont laissé une review, ça fait trop plaisir !

Et aussi merci à ceux qui ont pris le temps de lire, évidemment ^^

Bon, alors on est sur quelque chose de très, très niais, encore XD (Bon en même temps c'est le but du recueil ) mais je vous rassure, les prochaines fics ne seront pas toutes dans cette trempe XD Mais bon, j'assume cette guimauve, même si je suis toujours pas sûre de moi x)

Bon, je vais pas traîner plus alors... Bonne lecture :3


En plein hiver, avec moins cinq degrés, sous un ciel gris, bien gris, genre apocalypse, c'était dans ces conditions que Daichi prenait le chemin de l'appartement de Sugawara. Il tentait de remonter son écharpe sur son nez sans sortir ses mains de ses poches. Projet qui était voué à l'échec. Finalement, résigné, il finit par sacrifier sa main pour remonter le tissu sur sa frimousse gelée. Au moins, il pouvait confirmer : il faisait froid. Sa main complètement paralysée pouvait en attester.

Mais la délivrance n'était plus très loin : le chez-lui douillet de Koushi. Ce dernier mettait toujours le chauffage, alors il faisait toujours bon. Et surtout, surtout, Suga, en plus de toujours préparer des cookies au chocolat délicieux, avait constamment le corps tout chaud.

Arrivé devant la porte, Daichi sonna, tout en se maudissant une énième fois de n'avoir pas pris de moufles. Heureusement qu'il avait un petit-ami merveilleux, qui lui ouvrit immédiatement la porte, en s'exclamant que, vite vite, il devait rentrer avant de prendre froid. Un vrai amour.

Daichi se débarrassa de son manteau en suivant l'autre jusqu'au salon, et le déposa comme d'habitude, sur le porte-manteau de l'entrée.

« T'as pas eu trop froid, dehors ? » S'enquit Sugawara, réchauffant ses joues de ses paumes brûlantes en prenant son visage en coupe.

Le capitaine posa ses mains sur les siennes, souriant devant cette préoccupation qui était, il fallait l'avouer, absolument adorable.

« Ne t'inquiètes pas, tout va bien ! J'me suis pas transformé en marcheur blanc sur le chemin. » Rit-il en plantant un baiser sur son front.

Sugawara gloussa et enfonça son poing dans le ventre de Daichi, qui se courba en gémissant, avant d'aller enfiler un sweat gris et de saisir ses clefs.

« Mais où… » Commença le brun.

« Baby-sitting ! » Répondit-il en agitant les clefs devant lui. « Et tu vas venir avec moi ! »

Daichi mit un instant à réagir puis s'élança à la poursuite de cette fouine qui lui avait fait miroiter le paradis, qu'était le sublime ensemble cookie-chocolat chaud-câlin dans un coin du canapé, pour finalement lui en refuser l'accès. Malgré sa tentative de fuite biaisée, Sugawara fut rapidement rattrapé par son aimé, qui enlaça sa taille et baisa sa mâchoire.

« Tu m'avais pas prévenu ! »

Le passeur se retourna dans ses bras et posa un baiser sur ses lèvres.

« C'était pour voir ta tête... » Il l'embrassa plus longuement et fit glisser sa main sur son torse. « Je sais que t'aimes pas les imprévus... »

Le pauvre capitaine malmené sourit, parce qu'il était un peu bonne poire sur les bords, quand même. Il frotta son nez contre celui de son tortionnaire. Sugawara se dégagea, lança son manteau à Daichi, se saisit du sien, puis ils sortirent, de nouveau dans le froid.

En fait, Miyaji s'était visiblement transformée en congélateur géant, parce que les températures étaient réellement à la limite du vivable. Les dents de Daichi s'entrechoquaient violemment, pour donner une idée de ses grelottements. Seul réconfort dans sa souffrance polaire : Sugawara, lové contre son flanc, les mains gantées de laine crème jointe devant sa frimousse rougie par le froid.

« C'est encore loin ? » Questionna -t-il, ne sentant plus ni sa figure, ni ses membres.

L'autre se contenta de hocher la tête et de pointer une maison au bout de la rue du doigts. Daichi soupira. Cent mètres dans un froid pareil, ça équivalait à trois kilomètres. Il accéléra le pas, emporta, son aimé avec lui, un bras autour de ses hanches.

Quand ils arrivèrent enfin devant la maison, Sugawara émit un rire en voyant son petit-ami sautiller sur place en grognant, et appuya sur la sonnette. Un son de carillon retentit, le garçon recula et attendit que la porte ne s'ouvre. Ce qui ne tarda pas à arriver. Une jeune femme, qui devait avoir dans la trentaine leur ouvrit, un petit garçon joufflue dans les bras.

« Sugawara-kun ! Tu arrives juste à temps, nous allions partir ! »

Koushi s'inclina poliment, imité par Daichi, puis ils entrèrent à la suite de la jeune femme, qui semblait agitée. Elle portait une robe élégante, alors le capitaine en déduisit que ces gens devaient aller à une espèce de réception. Le mari était dans le salon, il les salua d'une poignée de main, puis se lança dans une longue, très longue liste de recommandations… En tout cas, chose sûre et certaine, cet enfant n'était pas maltraité.

« … Ah, et vous n'oubliez pas, le pyjama, c'est le bleu. C'est son préféré. Et... »

« C'est bon, chéri, je crois qu'il a compris. Tu sais que ce n'est pas la première fois, n'est-ce pas ? » Fit la demoiselle en riant. Elle fit descendre son fils, qui courut directement vers Sugawara et tendit les bras vers lui. Le garçon s'accroupit et caressa la tête du bambin.

Le père acquiesça, puis s'avança vers la porte. Il avait l'air rassuré, mais pas complètement confiant. Visiblement, ils avaient à faire à un papa poule. Presque à regret, il reprit :

« Bien… Dans ce cas nous partons. À ce soir chéri ! » Fit-il en agitant la main vers son fils, qui lui répondit en agitant les deux mains devant lui.

Les parents partirent, Daichi et Koushi restèrent immobiles jusqu'à ce que la porte ne claque.

« Dis... » Commença le capitaine. Sugawara leva les yeux sur lui, le garçon toujours dans les bras. « Il a dit quoi à propos du gel douche et des gants de toilette ? »

Le passeur rit et se releva en portant le petit garçon.

« Rin, je te présente Daichi. C'est un ami. »

Le dénommé Rin observa un instant Daichi, puis enfouit timidement sa petite bouille contre la nuque de Sugawara, qui rit de bon cœur. Le brun croisa les bras sur la poitrine.

« C'est un poil vexant... »

« Faut pas ! » Koushi déposa Rin au sol, et désigna son copain du menton. « Il te fera pas de mal, tu sais ! Il est gentil au fond, même si on dirait pas. »

Comment ça "on dirait pas " ? Daichi ouvrit la bouche, mais la referma aussitôt quand il avisa le petit bout de chou qui avait sorti sa frimousse de derrière la cuisse de Suga et amorçait un pas vers lui. Il s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et ouvrit grand les bras. Visiblement, ça plaisait au gosse, parce qu'il se mit à sourire niaisement en marchant vers lui de son pas encore maladroit. Daichi le réceptionna et se releva, à présent un gamin jouant avec ses cheveux dans les bras.

« Eh ben ! T'as l'air d'être un grand garçon toi ! » S'exclama Daichi.

« J'ai cinq ans ! » Répondit Rin en brandissant quatre doigts devant sa figure. Alors là, notre capitaine ne savait plus sur quel pied danser. Fallait-il croire sa petite voix mal assurée, ou ses doigts, qui étaient, au passage, vraiment minuscules.

« Allez, on va goûter. » Fit Sugawara en prenant le chemin de la cuisine, suivi à la trace par les deux autres, lancés dans une visiblement passionnante conversation hautement intellectuelle.

Daichi bava littéralement devant la pâte à tartiner que Suga étalait avec application sur un morceau de pain. Ça avait vraiment l'air délicieux… Pas autant que les cookies, mais quand même, choco-noisette quoi… Seulement, Suga avait été formel : pas de chocolat pour le grand dadet.

« Shuga, Da-chi il bave. » Constata Rin, perché sur les genoux du capitaine, qui, effectivement, n'était pas loin de se mettre à baver sur le plan de travail.

Le passeur releva les yeux de son œuvre pour la tendre au petit garçon, qui s'en saisit pour mordre directement dans la mie du pain, recouverte d'une épaisse couche de chocolat.

C'était vraiment une torture. Et comme si ça ne suffisait pas, cette saleté de mioche prenait bien son temps pour s'empiffrer la tartine, et la douce odeur de la noisette, entremêlée à celle du chocolat, commençait à embaumer toute la pièce. Non, mais il était adorable et tout, mais ça, c'était mesquin.

Dix minutes ! Dix minutes, il avait pris, pour se l'enfiler la tartine. Le ventre de Daichi émit un gargouillement sonore. Rin se tourna vers lui et s'exclama, des étoiles dans les yeux :

« Tu vas avoir un bébé ! »

Le temps que le choc et la surprise passe, le garçon avait posé les deux mains sur le ventre du capitaine et levé la tête vers lui.

« Ma maman, elle dit que les bébés, ils viennent du ventre des madames. »

Sugawara retint un immense fou rire. Faux-frère.

« Tu as raison, Rin, les bébés ça vient du ventre des madames. »

Daichi ne tenta même pas de se défendre. Alors là, il en avait pour un moment de se prendre des réflexions dans la gueule. Rin reprit l'exposition de ses grandes connaissances en matière de maternité.

« Elle dit aussi qu'il faut avoir un namoureux. » Il marqua une pause, comme pour réfléchir, puis releva ses petits yeux vifs sur le passeur. « C'est toi, son amoureux ? »

Sugawara sourit, contourna le comptoir pour prendre l'enfant dans ses bras et jeta un regard à Daichi. « Oui. C'est moi le papa. »

Ils passèrent une grande partie de la fin d'après midi à jouer avec Rin, qui adorait les kaplas. Mais genre… Adulait, les kaplas. Et le pauvre capitaine fut affublé d'un tout nouveau surnom : "môman Da-chi". Autant dire qu'il n'en était pas plus fier que ça.

Quoi qu'il en soit, le salon fut rapidement mût en océan de morceaux de bois, avec çà et là quelques vestiges de constructions, écrasées et dévastées par le pied vengeur du petit Rin. Paix à leurs âmes.

Et quand vint l'heure du bain… Vu ce que le mioche pouvait causer comme dégât dans le salon avec des kaplas, des coussins et ses tout petits pieds… Alors avec de l'eau, du savon et des jouets en plastique, ça allait sûrement pas être une partie de plaisir…

Et effectivement, Rin annonça la couleur dès l'entrée dans les bains, en battant des bras dans la baignoire, ce qui avait pour conséquence direct de foutre de l'eau partout. Les deux adolescents ne tardèrent pas à être entièrement trempés. Mais ça ne les empêchait pas d'être des adorables parents en puissance. Ils jouèrent avec l'enfant, s'amusant presque autant que lui.

« Shuga le cana-d y flotte plus si j'appuie dessus ! » S'exclama Rin, en tentant de noyer ce pauvre canard en plastique. Sugawara, qui s'attelait à lui laver le dos, sourit et contra :

« Mais si tu le lâches, il remontra. »

Le petit garçon, qui avait l'esprit scientifique, relâcha sa prise sur le jouet, qui remonta instantanément à la surface, projetant une gerbe d'eau, ce qui eut le don de provoquer un fou rire à Rin. Et de tremper le t-shirt de Daichi. Mais enfin, il n'était plus à ça près.

« Môman Da-chi, j'ai froid. » Se plaignit Rin, quand son fou rire cessa.

« J'ai fini. » Annonça Suga en se relevant pour aller attraper une serviette rose, dans laquelle il emmaillota l'enfant. Le petit corps était entièrement recouvert du tissu épais et douillet. Seule sa frimousse joufflue émergeait encore. Il ferma ses petits yeux quand l'adolescent le frictionna, puis se laissa faire docilement lorsqu'il lui passa un pyjama bleu avec une tête d'hippopotame sur le haut.

« Allez, tous au salon, maman et papa ne vont pas tarder ! »

Daichi et Rin obéirent à Suga, l'un par candeur, l'autre par instinct de survie. Ils se permirent même une petite course, au bout de laquelle Daichi souleva son adversaire dans ses bras.

« Shuga ! Da-chi il triche ! » S'exclama le garçonnet, tout en riant aux éclats, alors que l'autre le portait sur son épaule, en courant autour du canapé. Il s'y laissa finalement tomber, ramenant Rin, écroulé de rire, sur ses genoux.

Sugawara les regarda avec tendresse. Daichi était un autre homme au contact des enfants. L'autoritaire capitaine de Karsuno cachait un instinct paternel hors du commun. A vrai dire, son petit-ami ne l'avait jamais vu s'amuser comme un gosse. Il aimait bien cet aspect du brun, c'était mignon, de le voir rire à s'en briser les côtes avec un enfant de cinq ans, de le voir courir après, le voir construire des tours en kapla ou jouer à la guerre des canards dans l'eau du bain.

Suga les rejoignit sur le canapé, Daichi passa un bras autour de ses épaules, alors il reposa la tête sur l'épaule rassurante du brun. Rin s'assit sur la cuisse du capitaine pour attraper la main de Koushi et la serrer entre ses doigts. Il ne tarda pas à s'endormir sur eux, la tête reposant entre leurs épaules. Les deux adolescents le regardaient doucement, appliqués à ne pas bouger pour ne pas le réveiller.

Une demi heure plus tard, Daichi avait des crampes affreuses. Mais surtout, les parents entrèrent. Quand ils firent irruption dans le salon, le petit ouvrit un œil bouffi de soleil.

« Maman ! » Fit-il d'une voix toute ensommeillée. La jeune femme s'avança pour prendre son fils dans les bras, en remerciant ses baby-sitters au passage. Quand elle souleva l'enfant encore à moitié endormi, Daichi constata qu'il ne sentait plus ses jambes. Il fit un effort surhumain pour se relever. Sugawara prit sa paie et s'inclina poliment en remerciement puis déposa un baiser sur la joue bombée de Rin. Le capitaine l'imita.

« Et bien… Tu as l'air tout fatigué ! On va manger et aller se coucher, hein ? » Murmura la mère, le visage penché sur son fils, alors que son mari serrait la main des deux garçons.

« Je vous remercie de l'avoir gardé. Tout s'est bien passé ? »

« Parfaitement ! Il a été adorable, hein Daichi ? »

L'interpellé hocha la tête. Il s'était surpris lui même, à être aussi à l'aise avec les enfants. Ce gosse était tellement adorable… Il en aurait presque oublié les cookies de Suga. Presque.

Ils quittèrent la maison en saluant les parents de la main. Rin agita sa petite main mollement, pas encore franchement réveillé, en lançant un « Au'voir Shuga et môman Da-chi » absolument adorable.

Daichi eut un pincement au cœur, quand ils se détournèrent de la maison. Il allait lui manquer, ce petit bout de chou. Après, Suga le ramena très vite à la réalité en lui rappelant qu'il n'était pas près d'oublier les « môman Da-chi ».

« Alors, c'est pour quand madame ? » Rit-il en passant une main sur le ventre de son copain.

« Très drôle, Suga. » Grogna Daichi en enfouissant sa figure dans son écharpe, qu'il avait pris soin de remonter sur son nez.

« Oh, allez, c'est pas tous les jours qu'on peut dire que t'es la maman ! »

« Évidemment, parce que tu fais vachement plus maman que moi ! »

« Ça veut rien dire, Daichi. »

Ils rient ensemble, lovés l'un contre l'autre pour tenter de contrer le froid mordant. Il était près de dix neuf heures à présent, et le vent glacial était de plus en plus polaire. Daichi demanda subitement :

« Quand est-ce que tu as rangé le salon ? »

« Quand tu lui donnais son bain. »

« Je vois… » Il déposa un baiser sur la tempe de Suga. « T'es plus responsable que moi en fait... »

« Tu restes le capitaine, je reste la maman poule. » Répliqua Koushi avec un sourire entendu. Sawamura le pressa un peu plus étroitement contre lui.

« Koshi ? »

« Mmh ? »

« J'ai faim. »

Sugawara gloussa et s'arrêta dans sa marche. Il attira le visage de Daichi à lui en tirant sur son écharpe pour l'embrasser.

« J'ai fait des cookies… » Souffla-t-il contre ses lèvres.

« Tu es merveilleux... » Affirma le capitaine en l'entourant de ses bras pour l'embrasser. Un peu de chaleur, ce que ça faisait du bien. Comme la douceur des mains gantées de laine sur sa nuque. Vraiment, Suga était merveilleux. Doux, chaleureux et rassurant comme un bon chocolat chaud.


Bon... Ben c'est la fin x) (Non, jure?)

J'espère que ça vous a plu !

N'hésitez pas à laisser un p'tit mot, ça fait toujours plaisir, et ça aide à s'améliorer :3

Merci beucoup ! *courbette*

Orevwar !