DISCLAIMER : Tous les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowling. Les dialogues de la série Queer as Folk appartiennent à Ron Cowen et Daniel Lipman.

Rating : M

Genre : romance / slash / Yaoi


Chapitre 2 – Supermassive Black Hole

"Glaciers melting in the dead of night

And the superstars sucked into the supermassive"

(Muse)

30 juillet 2014 – Central Park West, New York

-Wahou… un ascenseur privé, rien que ça…

- Et tu n'as pas encore vu l'appartement…

Les portes de la cabine s'ouvrirent en face d'une immense baie vitrée qui offrait une vue hallucinante sur Central Park. La pièce, inondée du soleil de midi, était meublée avec goût. Deux larges divans qui semblaient confortables à souhait encadraient une table basse en verre, des tapis persans recouvraient le parquet en chêne foncé, des tableaux contemporains ornaient les murs, le tout dans une lumineuse atmosphère de tons crème, ivoire et beige.

Sur la droite, une cuisine large et ultra moderne donnait directement sur la salle à manger, garnie de luxueux meubles en ébène.

Les deux hommes contemplaient encore la décoration quand ils virent un troisième surgir d'un couloir. Il semblait d'origine hispanique, était petit et baraqué et surtout nu comme un ver.

-Salut, dit-il platement en se dirigeant vers la cuisine.

Sans se soucier le moins du monde de sa nudité et de la présence des deux visiteurs, il ouvrit la porte du frigo et s'empara d'une bouteille d'eau minérale. Il retourna ensuite d'où il était venu.

-Heu… salut, répondit Théodore Nott, le regard braqué sur le fessier musclé qui se balançait devant lui.

Blaise Zabini leva les yeux au ciel, encore plus quand il entendit de loin, l'hidalgo dire nonchalamment :

-Draco… ton rencard suivant est arrivé.

Deux minutes plus tard, un homme grand, blond, aux impénétrables yeux gris, émergea à son tour du couloir. Il était torse nu et terminait de boutonner un jeans de marque qui tombait sensuellement sur ses hanches étroites.

-Salut les gars ! dit-il d'un ton enjoué en se dirigeant vers Blaise Zabini dans l'intention de lui serrer la main.

- Oh là Malefoy ! dit le métis en se reculant, pas question que tu me touches avant de savoir où tes mains ont traîné !

- Tu veux vraiment savoir ? demanda Malefoy en haussant un sourcil.

- En fait, non.

- Je sors de la douche, crétin ! Et je te signale au passage que les homos sont assez obsédés par l'hygiène…

- Ah oui ? Je vous croyais plutôt obsédés par le cul !

- Théo, grinça Malefoy. Explique à cet hétéro ignorant que l'un ne va pas sans l'autre.

- Draco a raison, dit docilement Théo. C'est…

Zabini et Malefoy ne mirent alors à rire avant de tomber dans les bras l'un de l'autre.

-Merlin, ça fait plaisir de te revoir Draco, dit Blaise en s'écartant de lui.

- Moi aussi, je suis content, répondit Malefoy en faisant aussi une accolade à Théo. Vous avez fait bon voyage ?

- Excellent, dit Blaise. Et tu ne devineras jamais qui on a vu au terminal des Portoloins de Londres.

- Qui ?

- Potter.

Malefoy fixa son ami sans expression particulière.

-Potter est à New York, insista Théo.

- Ouais, comme des milliers d'autres gens, dit Draco en haussant les épaules.

- Ça n'a pas l'air de te surprendre, dit Blaise en plissant les yeux.

Le regard de Draco voyagea de Blaise à Théo durant quelques secondes.

-Vous croyez qu'il acceptera de me signer un autographe ? demanda-t-il finalement avec une excitation feinte.

- Draco…

- C'est vrai quoi… qu'est-ce que je serais capable de faire pour avoir un autographe du célèbre Harry Potter ? Hein ? Je réfléchis… En fait… rien. Parce que j'en ai rien à foutre.

- Draco, répéta Blaise. Il t'a sauvé la vie. Si tu es libre aujourd'hui, c'est parce qu'il a témoigné à ton procès. Et toi, tout ce que tu as trouvé à faire, c'est de t'enfuir sans même le remercier.

- Le remercier ? Et puis quoi encore ? Comme s'il l'avait fait pour moi… Il a seulement joué les héros. Une fois de plus. C'est tout ce qu'il sait faire !

Blaise allait répliquer mais il s'abstint car l'hispanique était revenu. Habillé cette fois.

-On se revoit bientôt ? demanda-t-il en glissant ses mains de part et d'autre de la taille de Draco.

- Bien sûr, répondit celui-ci avec un sourire froid. Viens, je te raccompagne.

Il poussa l'autre devant lui et tandis qu'il était dos à lui, Draco passa sa main entre l'accoudoir et le coussin du divan, extirpant de là sa baguette magique. L'homme entra dans la cabine d'ascenseur, se retourna et papillonna des yeux. Le temps qu'il comprenne ce qui lui arrivait, la porte s'était refermée et l'ascenseur l'emmenait au rez-de-chaussée.

-Tu lances souvent des sorts d'oubliette à tes amants ? demanda Blaise, narquois.

- Non. Seulement aux moldus collants. J'avais pas envie qu'il fasse le pied de grue devant mon immeuble parce qu'il ne peut plus se passer de moi… Je ne baise jamais deux fois avec le même.

- Tu l'as ramassé où celui-là ?

- Il était devant moi ce matin, dans la file du Starbuck.

- Et ?

- Et quoi ? Il avait un beau cul, je lui ai dit que je me le ferais bien, il a dit ok. Fin de l'histoire.

- C'est vrai qu'il avait un beau cul, commenta Théo, rêveur.

Blaise secoua la tête, consterné.

-J'y crois pas. Tu n'as vraiment aucune limite.

- Ah Blaise… Tu dis ça parce que tu es jaloux. Dis-moi ? Combien de fois tu as maté le cul d'une fille en rêvant de te la faire ? C'est la différence entre toi et moi. Toi, tu rêves. Moi j'agis.

- J'ai toutes les filles que je veux ! La différence, c'est que je suis un peu plus subtil dans mes approches.

Draco haussa les épaules.

-Et alors ? Au final, le résultat est le même : on baise. Sauf que moi, j'ai perdu moins de temps.

- Il n'a pas tort, dit Théo. Avec la technique de Draco, tu aurais déjà emballé la copine de Potter.

- La copine de Potter ? demanda Draco, en se laissant tomber dans le divan. Je croyais qu'il était gay ? Il a carrément fait une conférence de presse pour l'annoncer il y a cinq ans.

- Tu m'as l'air bien informé des faits et gestes de Potter, souligna Blaise perfidement.

- Ne détourne pas la conversation. Raconte.

- Il n'y a rien à dire.

- Mais si. Allez, te fais pas prier. Accouche.

Blaise soupira lourdement.

-Au terminal des Portoloins… Potter voyageait avec une fille. Une vraie bombe. Cheveux courts, bruns chocolat, des jambes parfaites, des fesses parfaites. Et des seins… Merlin… de ceux que tu as juste envie de prendre en main et mettre ton nez dedans.

- Et mourir étouffé ? Merci bien, j'ai envie de gerber.

- Pas autant que moi quand tu me racontes que tu as foutu ta bouche entre les fesses d'un mec ! répliqua le métis, vexé.

- Mon pauvre Blaise, se moqua Draco. Tu ne dirais pas ça si tu avais été le mec en question !

- Je ne vais même pas m'abaisser à répondre.

- Allez, les gars, vous n'allez quand même vous engueuler, plaida Théo. On n'est pas là pour ça.

Malefoy jeta un regard froid à Blaise, qui le lui rendit au centuple. Puis, il finit par dire :

-Tu as raison, Nott. Mettons-nous au travail. J'ai pas mal de choses à te montrer avant la réunion et pour lesquelles j'ai besoin de ton avis.

- Ça devrait aller. On a toute la journée et toute la soirée.

- Pas toute la soirée ! Ce soir, vous m'accompagnez au Blue Black.

- Le Blue Black ? répéta Blaise. La boîte sorcière la plus sélecte de Manhattan ? Celle qui n'accepte ses membres que sur un dossier d'admission et une cotisation à six chiffres ?

- Celle-là même, confirma Draco.

- Tu es membre du Blue Black ?

- Ouais.

Blaise regardait son ami avec des yeux ronds.

-Tu ne me l'as jamais dit. Je te rends visite ici trois fois par an depuis quinze ans et tu ne me l'as jamais dit.

- Et alors ? dit Malefoy en haussant les épaules. Je ne pensais pas que c'était important.

- Tu es membre depuis quand ?

- Je ne sais pas… cinq ans, six peut-être.

Le métis eut un gémissement indigné. Manifestement, être membre du Blue Black était important.

-Comment peux-tu être membre, ce n'est même pas une boîte gay ! s'emporta-t-il soudain.

Malefoy le considéra avec condescendance.

-Je ne fréquente pas les boîtes gay. Des tafioles bodybuildées qui s'agitent sur des plates-formes en portant un jockstrap à paillettes, très peu pour moi. Et puis, il n'y a rien de plus bandant que de dévergonder un hétéro.

- Tu n'as vraiment aucune limite Malefoy, répéta Blaise.

- Bon alors, vous venez ou pas ? demanda Draco d'un air blasé.

- EVIDEMMENT ! rugit le métis.

Draco ne put s'empêcher de sourire de l'enthousiasme de son meilleur ami. Celui de Théo était cependant plus modéré.

-Et toi Théo ? T'as pas l'air emballé.

- Si… si, bien sûr.

Zabini entoura alors d'un bras les épaules de Théo.

-Notre petit Théo hésite à prendre du bon temps loin de son cher et tendre, dit-il avec un rictus moqueur.

- Ton cher et tendre ? s'étonna Draco. Tu as battu un nouveau record ? Plus de dix jours avec le même gars ?

- Dix jours ?! dit Blaise. Neuf mois ! Tu entends ça, Neuf mois ! Et ils habitent ensemble !

Draco se leva, un air profondément sérieux sur le visage. Il fit face à Théo et posa ses deux mains sur ses épaules.

-Alors, tu es une femme mariée maintenant ? Toutes mes condoléances.

Blaise s'écroula pratiquement de rire devant la mine catastrophée de Draco.

-T'es un connard Malefoy, s'offusqua Théo en se dégageant. C'est pas parce qu'on est gay qu'on ne peut pas être fidèle !

- Ce n'est pas parce qu'on est gay, répliqua Draco. C'est parce qu'on est des mecs. Et c'est qui cette perle rare ?

- Justin Finch-Fletchey, répondit Blaise à sa place.

- Quoi ? Le Poufsouffle ?

- Ne t'avise pas de le critiquer ! s'insurgea Nott.

Draco recula, les mains en l'air en signe de paix.

-Hé ! J'allais pas le critiquer ! Je me disais juste qu'il y avait un nombre incroyable de pédés au mètre carré à Poudlard et que si je l'avais su, j'en aurais profité davantage.

- Ah oui ? sourit Blaise. Potter par exemple ?

- Potter n'était pas gay à l'époque, dit Théo.

- Bien sûr que si ! contra Malefoy avec hargne. Ça ne lui est pas venu comme on attrape une chaude-pisse !

- Et tu te serais fait un plaisir de le lui démontrer, commenta placidement Zabini, les bras croisés sur le torse.

Malefoy ricana.

-Tu te trompes sur moi Blaise. Il y a quand même des limites à ce que je suis capable de faire. Maintenant, fin de la discussion, on doit travailler. Je vais chercher le dossier.

Sur ces mots, il quitta le salon pour se rendre dans son bureau.

-Il croit me berner mais c'est peine perdue, murmura Blaise tandis qu'il était seul avec Théo.

- Quoi ?

- Potter. Draco le veut depuis toujours. Mais il ne l'admettra jamais.

- Je suis d'accord avec toi. Et je pense que l'inverse est vrai aussi. Cette façon qu'ils avaient à Poudlard de se chercher l'un l'autre…

- Ouais… et le jour où ils se trouveront, je préfère ne pas être dans les parages.

- Non ? Moi si. Et aux premières loges. J'ai la trique rien que d'y penser.

Blaise jeta un coup d'œil torve à son ami.

-T'es pas censé être une femme mariée toi ?

- Ta gueule.

O°O°O°O°O°O°O

30 juillet 2014 – Le Blue Black, New York

-Venez, c'est par ici.

Harry et Hermione se jetèrent un coup d'œil circonspect tandis qu'ils pénétraient dans une rue sombre en compagnie de Mike Hogan, le président du club des Fitchburg Finches, leur hôte et l'organisateur de la soirée.

De l'extérieur, le Blue Black n'était pas très reluisant. Comme tous les lieux sorciers, il était bien dissimulé à la vue des moldus et établi dans un endroit peu engageant, en l'espèce une ruelle en cul de sac, sale et mal famée. L'immeuble était délabré, la porte barrée par des planches en bois.

Hogan contourna alors une benne à ordures et murmura un mot de passe. Une trappe s'ouvrit sur un escalier qui plongeait sous le sous-bassement.

-Après vous, dit-il en s'écartant.

Harry s'engagea le premier en tenant la main d'Hermione.

Si l'extérieur de la boîte de nuit était miteux, à l'intérieur, c'était une autre histoire. La première chose que l'on remarquait était le bar, immense, alternant les panneaux de bois et les miroirs. Derrière, des étagères en verre supportaient des centaines de bouteilles d'alcool, des classiques moldus mais aussi des concoctions purement sorcière. Les banquettes en velours bleu vif se découpaient le long des murs tendus de tapisseries noires et or, entourant une piste de danse en dalles de verre rétroéclairées.

Harry avait déjà fréquenté pas mal de lieux de ce genre, mais celui-ci valait clairement le détour.

Bien que ce soit une soirée privée, il y avait beaucoup de monde qui se pressait au bar et sur la piste. Tous les joueurs du club étaient là, ainsi que les actionnaires et mêmes quelques sponsors. Comme d'habitude, tous les regards se tournèrent vers Harry, à peine eut-il franchi la porte. Il avait toujours été et demeurait une célébrité.

Rapidement cependant, et sans qu'il s'en plaigne, la vedette lui fut volée par Hermione. Elle portait une robe moulante rouge foncé et des talons aiguilles. Quelques fins bracelets tintaient à ses poignets.

Harry ne put s'empêcher de sourire. Il était loin le temps où Hermione arborait des cheveux longs et ébouriffés et où elle s'habillait comme un sac. Ça avait été sa façon à elle de se remettre de sa rupture avec Ron et de faire face à la bataille pour la garde de sa fille. Elle avait pris conscience que sa vie ne se résumait pas au seul homme qu'elle avait connu, découvrant par la même occasion son propre pouvoir de séduction.

On peut dire qu'elle en avait bien profité. Harry ne lui avait jamais fait aucun reproche, étant bien mal placé pour la juger, compte tenu de son propre comportement, mais il l'avait incitée à plus de discrétion. Ronald Weasley ne décolérait pas de savoir que son ex-femme pouvait trouver du plaisir dans les bras d'un autre que lui et surveillait ses moindres faits et gestes. Malgré cela et le fait qu'il l'avait clairement menacée de ne plus jamais revoir sa fille, Hermione ne s'était jamais laissée intimider.

Elle vivait dorénavant sa vie comme elle l'entendait.

Alors qu'ils venaient tous les deux d'arriver au bar, il ne fallut pas longtemps pour qu'Hermione soit abordée par Tommy Hopkins, un des batteurs de l'équipe. Harry lui fit un sourire entendu.

-Ça ne t'ennuie pas ? demanda-t-elle.

- Absolument pas. Je suis un grand garçon, tu sais. Je pense pouvoir m'en sortir et trouver de quoi me mettre sous la dent…

- Tu crois ? Je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de…

- Il y en a toujours Hermy, coupa Harry.

Elle lui sourit à son tour et s'éloigna sur la piste de danse avec Tommy, se déhancher au rythme d'un tube du groupe ABBA.

C'était le plus hilarant dans les boîtes de nuit sorcières : la musique. Alors qu'un club moldu ne passerait rien d'autre que les hits du moment, sous peine de passer pour un endroit ringard, les sorciers eux, n'avaient aucune idée de ce qui était tendance ou non. Ayant très peu de groupes de musique dignes de ce nom, ils consommaient énormément de musique moldue. Et sans discernement. Sitôt qu'un morceau leur plaisait, ils se l'appropriaient. C'est ainsi qu'on pouvait entendre des tubes des années soixante coexister avec du Heavy metal, du disco avec du folk, de la musique country avec du rock alternatif.

Accoudé au bar, Harry vida d'un trait son shot d'Avada Kedavra, un mélange de vodka et d'absinthe.

-Monsieur Potter, dit alors Mike Hogan, permettez-moi de vous présenter Scott Duncan, le PDG de Duncan Butterbeer, notre principal sponsor.

- Monsieur Duncan, dit Harry en lui serrant la main.

- Je vous en prie, appelez-moi Scott. Je vous ai toujours beaucoup admiré Harry. Je peux vous appeler Harry ?

- Si vous voulez.

- Quelle magnifique carrière vous aviez ! Dommage qu'elle se soit terminée aussi brutalement !

- En effet. Mais comme vous le voyez, j'ai survécu et je suis passé à autre chose.

- Vous parvenez encore à monter sur un balai ou pas du tout ?

Harry eut un sourire forcé. Il ne se ferait jamais à l'indiscrétion des américains.

-Oh, ne vous inquiétez pas, répondit-il, provoquant. Je parviens toujours à monter les balais. Et j'adore ça. C'est tellement excitant, tellement… enfin, on ne peut pas comprendre tant qu'on a pas essayé.

Duncan fronça les sourcils, ne comprenant pas trop ce qu'Harry venait de dire.

-Ah ! L'humour anglais, intervint Hogan qui, lui avait parfaitement compris. Laissons Monsieur Potter profiter un peu de la soirée. A plus tard.

Harry leva les yeux au ciel en riant. Il commanda ensuite un gin tonic qu'il sirota tranquillement en parcourant la foule des yeux.

Au bout d'un moment, son regard fut attiré par un homme appuyé contre une colonne à quelques mètres de lui. Leurs yeux se croisèrent et ni l'un ni l'autre ne parvint à s'en détourner. Dans la pénombre de la boîte de nuit, tout ce qu'Harry pouvait voir, c'est que l'homme était blond clair, avait la peau pâle et un corps magnifique. C'est en tout cas ce que suggéraient le pantalon étroit et le t-shirt sans manche noirs qu'il portait.

Harry était obnubilé par cet étranger qui ne l'était pas tant que ça. Il avait l'impression de le connaître. Impression qui se renforça quand un faisceau de lumière éclaira les yeux de l'homme. Des yeux bleus chromés. Gris. Qu'on n'oublie pas.

-Hé, dit Harry en apostrophant un des serveurs Vous connaissez l'homme là-bas ? Près de la colonne ?

Il se retourna pour voir de qui Harry parlait.

-C'est un de nos membres, répondit-il avec réluctance.

- Vous pouvez au moins de me donner son prénom ?

Le serveur fixa Harry avec suspicion. La discrétion n'était pas un vain mot dans un club de ce genre.

-Draco, finit-il par lâcher.

Harry réprima un frisson. Même après quinze ans, l'effet était toujours le même. Il reporta son attention en direction de la colonne. Il y était toujours appuyé, un sourire narquois sur le visage. Harry posa son verre vide sur le bar et traversa la piste de danse sans se presser.

-Alors Malefoy ? dit-il en arrivant à sa hauteur et en s'appuyant à son tour contre la colonne. C'est donc ici que tu te caches depuis tout ce temps ? Remarque, rien de tel qu'une grande ville pour fuir et se faire oublier.

- Aurais-tu cherché après moi Potter ? répliqua Malefoy assez fort pour couvrir le bruit de la musique. Parce que si ç'avait été le cas, tu aurais su que je ne me cachais pas. J'avais seulement envie de changer d'air. Celui de l'Angleterre ne me convenait plus vraiment.

- Dis plutôt que ton orgueil s'accommodait mal de ta déchéance.

Malefoy haussa un sourcil.

-C'est toi qui me parle de déchéance ? Toi qui a été exclu de l'EuroQuidditch pour dopage ?

- Je… Comment… ? Rien n'a jamais été prouvé ! s'écria Harry.

- Non, bien sûr. Parce que ton cher ami Weasmoche était suffisamment haut placé au département des sports magiques pour étouffer l'affaire. Mais tes pathétiques bégaiements sont une preuve suffisante Potter.

- Tu es toujours la même ordure qu'autrefois Malefoy…

L'intéressé ricana méchamment.

-Tu es vraiment incroyable ! C'est toi qui viens m'agresser alors que j'étais tranquillement dans mon coin, et c'est moi l'ordure ? Parce que je te dis ce que tu n'as pas envie d'entendre ? Alors, laisse-moi être une ordure jusqu'au bout et écoute ça : tu n'étais peut-être pas dopé à l'EuroQuidditch, mais tu étais clairement défoncé le jour où tu t'es craché avec ton balai et ça, tu t'es bien arrangé pour le cacher. Je suis peut-être un lâche qui a fui son pays mais tu ne vaux pas mieux que moi ! Alors épargne-moi tes grands airs indignés !

Malefoy s'en alla, bousculant Harry sans ménagement. Celui-ci soupira, un peu abasourdi par cette tirade. Décidément, rien ne changerait jamais entre eux. Il allait retourner chercher Hermione quand il se trouva face à un grand black qui le fixait d'un air mécontent, les bras croisés sur le torse.

-Tu te souviens de moi Potter ? demanda-t-il.

- Je devrais ?

- Blaise Zabini. Nous étions à Poudlard ensemble.

- Ah. Oui. T'es un pote de Malefoy. C'est toi qui remplace Crabbe et Goyle ?

- Ne me compare pas à ces deux crétins !

Harry ne put réprimer un petit rire devant la mine totalement offusquée du métis.

-Qu'est-ce que tu me veux ?

- Rien. Si ce n'est te dire que Malefoy mérite mieux que ton mépris.

- Ah oui ? Et moi je mérite quoi ? Car, à part du mépris, Malefoy ne m'a jamais rien donné d'autre !

- Je sais. Il peut être un vrai connard quand il veut.

Là, Harry était carrément abasourdi.

-On est au moins d'accord sur quelque chose, souffla-t-il.

- Ecoute, laisse-lui une chance. Contrairement à ce que tu penses, vous avez pas mal de choses en commun.

- Je me demande bien lesquelles…

- Ça, ce n'est pas à moi d'en parler. Mais disons qu'il sait ce que c'est de se sentir rejeté. Et d'être seul.

- De quel droit tu me dis ça ? Je ne suis jamais senti rejeté ! Et je ne suis pas seul !

- Potter… On sait tous ce qui s'est…

- J'ai tourné la page ! coupa Harry avec hargne. Je suis maintenant le PDG d'une industrie de balais de course ! Je suis multimillionnaire et j'ai tous les mecs que je veux !

Zabini soupira en haussant les épaules.

-Tu parles exactement comme lui. Enfin, soit. Fais comme tu veux. Mais une dernière chose Potter : Draco ne te l'a jamais dit, et il ne te le dira probablement jamais, mais ça compte énormément pour lui que tu l'aies défendu à son procès. Oh bien sûr, il sait bien que tu ne l'as pas vraiment fait pour lui mais peu importe, c'est…

- Bien sûr que je l'ai fait pour lui ! réagit Harry. Qu'est-ce qu'il croit ?

- Que tu soignais ton statut de héros.

- QUOI ? MAIS QUEL CON ! APRES TOUT CE TEMPS, IL EN EST ENCORE LA ?

- Oh, tu sais Draco est parfois si… compliqué, dit Blaise en agitant la main d'un geste détaché.

- Quel idiot, soupira Harry. Il va m'entendre.

Blaise ne démentit pas, cachant son sourire satisfait alors qu'Harry s'éloignait pour partir à la recherche de Malefoy.

-Hé Potter ? le rappela le métis. Quand je t'ai croisé au terminal des Portoloins à Londres, tu… eh bien, tu étais en compagnie d'une jeune femme… Est-ce que par hasard, elle serait ici avec toi ?

- Tu parles d'Hermione Granger ?

- Quoi ? La bombe atomique qui était avec toi, c'est… Granger ? Le rat de bibliothèque ? La Miss-je-sais-tout ? C'est une blague !

- Pas du tout.

- Mais comment est-ce possible ? Granger… c'était… je sais pas… un croisement entre un castor et un bison à poils longs ! C'est…

- Tu sais ce qu'il te dit le castor ?

Zabini se retourna d'un bond pour voir une Hermione Granger qui le fusillait du regard.

-Et merde, commenta-t-il platement. Granger… Hermione, je… écoute, c'est…

Elle ne prit même pas la peine de lui répondre, se concentrant sur Harry.

-Je voulais juste te prévenir que je partais.

- Oh. Tommy, c'est ça ?

- Exactement, dit-elle avec un sourire entendu.

- Ok… bonne soirée alors !

- Oh mais elle le sera, répondit Hermione en toisant Blaise de haut en bas.

Puis, elle fit demi-tour.

-Là, j'ai franchement merdé, se lamenta le métis.

- Je ne te le fais pas dire.

Harry laissa Blaise en plan. Malefoy était au bar et il était hors de question qu'il le laisse filer. Sans égard pour les autres invités qui tentaient de l'arrêter dans le but de lui parler, il poursuivit son chemin.

-Une vodka pure glace, entendit-il dire d'une voix impérieuse.

- Pas maintenant.

Malefoy tourna vivement la tête pour remettre le malotru à sa place. Il n'en eut pas le temps.

-Pour que les choses soient claires, dit Harry brutalement. Je t'ai défendu à ton procès parce que je voulais le faire. Pas pour en rajouter une couche sur mon statut de héros. Je l'ai fait pour toi ! Et si t'es pas capable de comprendre ça, c'est que t'es encore plus con que je ne pensais. Maintenant viens, conclut-il en tirant Malefoy par le poignet et en l'entrainant sur la piste de danse.

- Qu'est-ce qui te prends ? râla Draco en tentant de se dégager.

- On va danser.

- Potter, tu as perdu la tête ? Je n'ai pas envie de danser et encore moins avec toi. Et au cas où ça t'aurait échappé, nous ne sommes pas précisément dans un bar gay…

- J'en ai rien à foutre.

Ignorant les protestations de Malefoy, Harry commença à bouger au rythme de la musique. Il ferma les yeux, appréciant la vibration des basses qui se répercutait à l'intérieur de sa cage thoracique. Mais offrant surtout à Malefoy un spectacle qui était loin de lui déplaire…

So I can make you give it up give it up

Until you say my name

Like a Jersey Jersey shuttin' down the game

Draco se laissa entrainer à son tour, se déhanchant au milieu de la piste sans plus se soucier qu'il le fasse tout contre un autre homme.

And by the way

I'm so glad

I just wanna make you sweat

I wanna make you sweat

Bientôt, plus rien n'exista autour d'eux. Ils étaient comme dans une bulle, ne voyant personne d'autre qu'eux. Rien d'autre n'avait d'importance.

I just wanna make you sweat

I wanna make you sweat

Sweat, sweat

L'air qui les entourait était palpable, l'atmosphère électrique. C'était une sensation étrange que le monde se résume soudainement à eux seuls. Leurs mains se frôlaient, leurs doigts s'accrochaient quelques instants puis se lâchaient, comme s'ils craignaient qu'un contact plus long les fasse basculer. Comme si le moment n'était pas encore venu.

Jusqu'à ce que Draco en ait assez. Il s'arrêta de danser et fixa Harry.

-Malefoy ? demanda Harry.

Une légère inquiétude mâtinait sa voix. Le regard gris le transperçait avec une telle intensité… presque comme s'il allait le bouffer.

Pour toute réponse, Malefoy agrippa son bras et l'entraîna hors de la piste, puis hors de la salle principale. Ils arrivèrent dans un couloir. Malefoy ouvrit une porte et poussa Harry à l'intérieur de la pièce. Bien que légèrement étouffés, les décibels de la boîte de nuit parvenaient encore jusqu'à eux avec force.

-Malefoy ? Qu'est-ce qu'on fout dans les toilettes ?

- A ton avis ? répliqua-t-il avec un rictus prédateur.

- Ok. Je ne sais pas ce que tu imagines mais il est hors de question que je m'envoie en l'air dans des toilettes comme un adolescent boutonneux. J'ai franchement passé l'âge.

Le rictus de Malefoy s'agrandit dangereusement.

-Je note que ce qui t'arrête, c'est l'idée de baiser dans des toilettes. Pas de baiser avec moi.

- Si justement. On ne va pas baiser. Ni ici ni ailleurs. Ne te fais pas d'idée.

- Ok… on ne baise pas.

Sur ces mots, il poussa Harry sans ménagement dans une des cabines. A peine eut-il claqué la porte qu'il le plaqua contre la paroi.

Dans les enceintes, Muse avait remplacé Snoop Dogg et les sons électriques de Supermassive Black Hole résonnaient autour d'eux.

Harry ressentait le corps de Draco contre le sien avec une acuité affolante. Son visage était à quelques centimètres du sien, leurs nez se frôlaient, leurs souffles se mélangeaient. Le regard de Harry se posa sur la bouche de son vis-à-vis, rose et délicate. Une brusque envie de la goûter le prit aux tripes. Son cœur se mit à cogner comme un fou, tellement fort qu'il en avait mal.

Oh baby dont you know I suffer ?

Oh baby can you hear me moan ?

You caught me under false pretenses

How long before you let me go ?

-Draco…

Deux syllabes, prononcées dans un souffle, qui le firent frémir. Mais pas autant que le baiser qui suivit.

Ce fut comme une explosion. Il oublia presque comment respirer quand la langue de Malefoy s'introduisit dans sa bouche. Ce n'était pas un baiser tendre et délicat. Malefoy embrassait comme un chef de guerre mène une percée dans les lignes ennemies : avec l'intention évidente de soumettre l'adversaire. Cela convenait parfaitement à Harry qui n'allait pas se rendre sans combattre.

Il saisit Malefoy par le col de son t-shirt et l'attira à lui plus encore. Il parvint in extremis à prendre un peu d'oxygène avant de repartir à l'assaut de cette bouche qui lui faisait tellement envie. Une envie primaire, brutale, totalement déraisonnable.

You set my soul alight

D'un coup, Harry fut repoussé en arrière. Sa tête heurta rudement la paroi mais il n'en avait cure. Les mains de Malefoy venaient de glisser sous son t-shirt, caressant ses flancs avec une tendresse incongrue.

Les yeux fermés malgré lui, Harry sentit un souffle d'air frais sur sa peau, suivi d'une intense sensation de chaleur. Draco déposait sur son torse nu de petits baisers humides et doux, qui envoyaient des ondes de désir et de luxure dans tout son corps. Il ne put empêcher un gémissement de sortir de sa bouche quand les dents de Draco se refermèrent sur son téton. Commença alors une délicieuse torture : Malefoy tordait, suçait, mordillait, léchait le petit bout de chair, tandis qu'il faisait rouler l'autre entre ses doigts, le pinçait, le caressait. Harry n'avait jamais ressenti quelque chose de pareil et il se demanda confusément si Malefoy allait le faire jouir rien qu'en jouant avec ses tétons.

Mais Malefoy avait manifestement d'autres projets. Il délaissa les mamelons pour descendre vers le nombril, laissant sur son sillage une traînée de salive humide qui se refroidissait au contact de l'air. Harry frissonnait et mourait de chaud en même temps.

Glaciers melting in the dead of night

And the superstars sucked into the supermassive

You set my soul alight

Tandis qu'il léchait le nombril avec application, ses mains s'activaient sur les boutons du jeans, les défaisant un à un.

-Oh… un boxer Potter ?

Harry fit un effort surhumain pour reprendre pied dans la réalité. Il baissa les yeux pour voir Malefoy, agenouillé devant lui, le fixant avec un sourire moqueur.

-Heu… oui… tu croyais quoi ? parvint-il à dire.

- Que tu serais nu sous ton jeans.

- Ah… parce que toi tu l'es ?

- Bien sûr, dit Malefoy d'une voix outrageusement sensuelle.

Du bout des doigts, il abaissa l'élastique du sous-vêtement.

-J'adore la sensation du jeans brut qui frotte contre ma queue, souffla-t-il en enfouissant son nez dans la toison sombre qui se découvrait peu à peu.

Glaciers melting in the dead of night

And the superstars sucked into the supermassive

-Putain Malefoy, murmura Harry dont l'excitation était à son comble à la seule idée qu'il ne portait pas de caleçon.

A ce moment précis, son jeans et son boxer furent abaissé d'un coup sec, permettant enfin à sa virilité de se déployer, lui arrachant un soupir de bonheur.

Soupir qui se transforma en un véritable appel d'air quand les lèvres de Malefoy se posèrent sur son gland, suçotant les quelques gouttes de semence qui perlaient déjà. Il téta le bout du sexe brûlant comme on tète un sein avant de se retirer avec un bruit de succion humide.

I thought I was a fool for no-one

Oh baby I'm a fool for you

You're the queen of the superficial

And how long before you tell the truth

Cette vision était beaucoup trop érotique pour Harry qui gémit comme une fille perdue, prit d'un soubresaut qui lui fit avancer les hanches en quête de la chaleur de cette bouche si talentueuse. Malefoy le comprit parfaitement et commença à lécher son sexe comme un cornet, lapant le sommet et les côtés.

-Oh Merlin, Merlin, Merlin, chantonna Harry, les yeux fermés, voulant désespérément plus.

Puis tout s'arrêta. Harry rouvrit les yeux, haletant, pour voir Malefoy qui le regardait avec un air innocent.

-Alors Potter ? Toujours pas envie de baiser ?

Seule sa fierté la plus élémentaire retint Harry de hurler que oui, il crevait d'envie de baiser.

-T'es un sale con Malefoy, jeta-t-il, la voix rendue rauque par le désir.

- Ok… on va s'arrêter là alors.

Harry ne pouvait croire en la cruauté de ce connard. Il était là, le froc baissé, la queue palpitante de besoin, tellement pantelant de désir qu'il en tremblait… et l'autre allait le laisser comme ça ?

You set my soul alight

You set my soul alight

You set my soul alight

Glaciers melting in the dead of night

And the superstars sucked into the supermassive

You set my soul alight

Draco pouvait voir le combat intérieur qui agitait Potter et il en retirait une intense satisfaction. Il faut dire que l'avoir devant lui, offert de la sorte, était la chose la plus foutrement excitante qu'il ait connu. La tête de Potter qui dodelinait contre la paroi, les halètements et les soupirs qui sifflaient au travers de ses lèvres, son torse musclé, sa magnifique et savoureuse érection, parfaitement rigide, outrageusement tendue vers lui, au milieu des boucles sombres et soyeuses, suppliant pour plus d'attention… tout cela l'excitait au plus haut point… mais moins que le fait de savoir que Potter était à sa merci, que selon son bon vouloir, lui, Draco Malefoy, pourrait laisser le Survivant comme ça, tremblant et frémissant de désir.

Puis il entendit, faiblement certes, mais avec une netteté suffisante :

-Malefoy… Draco… s'il te plaît…

Il n'en fallait pas plus.

Harry avait murmuré ces quelques mots à son corps défendant mais toute idée de honte l'abandonna quand il vit les lèvres parfaites de Draco s'approcher de son sexe chauffé à blanc et sa bouche s'ouvrir lentement.

Il cria. Il se moquait de savoir qui pourrait l'entendre. Le plaisir était trop intense, trop dur à supporter en silence.

Malefoy se mit à le sucer avec la dernière des énergies, creusant les joues, faisant des bruits totalement obscènes et absolument érotiques, qui se mêlaient à ses propres halètements. Harry joua des hanches et saisit les cheveux blonds entre ses mains pour amener son sexe encore plus loin dans l'antre chaud et humide. Quelque part, dans un coin de sa conscience, il se fit la réflexion que les cheveux de Malefoy étaient aussi doux et soyeux qu'il se l'était imaginé.

Glaciers melting in the dead of night

And the superstars sucked into the supermassive

Supermassive black hole

Supermassive black hole

Supermassive black hole

Harry était au bord du gouffre. Il croyait avoir atteint l'apogée avec sa queue profondément enfoncée dans la gorge de Malefoy mais il était loin du compte. Le blond avança sa main entre ses jambes, massant doucement ses testicules, les faisant rouler délicatement dans leur sac. Cette caresse soulagea légèrement la tension qu'Harry ressentait et il en remercia silencieusement son tortionnaire. Avant qu'un doigt inquisiteur ne s'aventure plus loin…

Il n'était habituellement pas un passif. La tentative d'intrusion lui occasionna donc un réflexe de rejet. Mais le doigt ne cessa pas sa caresse insistante contre le petit trou plissé sans pour autant s'insinuer davantage.

Toute velléité de protestation abandonna finalement Harry. Le frottement du doigt contre son anus, la paume chaude qui enveloppait ses bourses et la bouche accueillante qui le suçait étaient bien trop divins pour qu'il puisse y renoncer.

Glaciers melting in the dead of night

And the superstars sucked into the supermassive

Glaciers melting in the dead of night

And the superstars sucked into the supermassive

You set my soul alight

Vaincu, Harry se laissa totalement emporter par le déluge de sensations qui déferlait sur lui et en lui. Tandis que Draco, au sommet de son art, continuait à s'activer, Harry entendait de loin les paroles du morceau qui se terminait.

Supermassive black hole

Supermassive black hole

Supermassive black hole

La dernière pensée cohérente qui lui vint avant que tout ne devienne blanc autour de lui, c'est que la bouche de Draco était exactement comme ça : un trou noir supermassif qui l'aspirait sans fin.

A suivre...