- Tu en as mis du temps. J'avais dit à l'aube.

DM attendait Panorea depuis l'aurore à l'entrée du Sanctuaire, non loin du temple de Mû. Il portait son armure sur le dos, la boîte recouverte d'une toile de jute fermée par des cordes usées.

Panorea arriva à pas menus, un tout petit sac pendant d'une épaule, et surtout une étrange lance à la main. Il fronça les sourcils :

- Qu'est-ce c'est que ça encore ?

- Un cadeau de Maître Shura.

Panorea avait répondu avec un tel aplomb que DM en fut surpris. Et une pointe de jalousie perça son cœur :

- Depuis quand il te fait des cadeaux celui-là ? Va falloir que je m'occupe de lui sérieusement...

Panorea haussa les épaules : « Il m'a dit : 'tu pars, tu as donc besoin d'une arme spéciale', je ne vois pas où est le mal.

- T'inquiète, moi oui. Peu importe, on règlera ça plus tard. Andiamo.

- On part à pied ?

- Tu es apprenti chevalier ou non ? Tu ne crois pas que je vais te prendre un avion en première classe ! »

Il haussa les épaules. Il était de mauvaise humeur. Panorea le sentit et se dit qu'il valait mieux rester silencieuse.

Pour quitter l'Ile sacrée, ils devaient descendre à Rodorio et y prendre un bateau qui les amènerait au Pirée, le port d'Athènes. Marchant quelques mètres derrière son maître qui avançait d'un pas résolu, Panorea ne put s'empêcher de se retourner et de regarder une dernière fois le Sanctuaire, sa maison qu'elle n'avait pas quittée depuis 8 ans.

- « Ne t'inquiète pas, ce n'est pas un voyage sans retour. Dépêche-toi. »

Son maître ne vit pas l'ombre rousse qui les saluait au loin, du haut du temple de Mû. Panorea ne vit pas non plus les larmes qui coulaient silencieusement sur les joues de Kikieon, et son maître qui essayait de le consoler. Elle était déjà trop loin.

Elle soupira, et rattrapa les quelques mètres qui la séparait de DM.

- « Et viens à côté de moi, tu n'es pas mon chien. »

Elle obéit, sans le regarder. Lui la surveillait du coin de l'oeil, et ne put s'empêcher de sourire en repensant à son espionnage de la veille.

- « Ca te fait de la peine de partir d'ici ? »

Elle hésita. « Non. Enfin. Un peu.

- Pourquoi ? Tu y laisses un amoureux ? »

Elle le regarda avec colère. « Pourquoi me dites-vous cela ?

- Pourquoi tu le prends si mal ? J'ai touché juste ?

Elle ferma les yeux en soupirant, et ne répondit pas. Elle préféra abdiquer : « Vous êtes insupportable. »

Il éclata de rire : « Eh bien bellezza, tu n'imagines pas la chance que tu as de vivre au Sanctuaire de nos jours. Je te garantis que si j'avais eu le malheur de répondre une chose pareille à mon maître, il m'aurait expédié outre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire... Et en plus, tu aurais porté un masque en ce temps-là. C'eut été bien dommage d'ailleurs. » Il lui fit un clin d'oeil.

- « Un masque ?!

- Oh quoi, on ne t'a jamais raconté que les femmes chevaliers devaient porter un masque pour « cacher leur féminité » il y a encore quelques années ? Une règle bien débile, une de plus. Comme si la féminité ne se révélait que dans le visage... Notre très chère Athéna a tout de même eu l'intelligence d'abolir le port du masque, par souci d'égalité. Déjà que vos corps ne cachaient rien de votre féminité, mais en plus maintenant, rien ne vous empêche plus de nous lancer des oeillades...

- C'est tout de même plus pratique pour se parler et se comprendre surtout, vous ne croyez pas ? »

Il s'arrêta et la regarda. Elle soutint son regard. Il sourit : « Oui effectivement, ça permet de mieux lire les intentions de l'autre. Ne t'imagine pas cependant que tu sauras lire tous mes secrets dans mon visage... » Il rompit le contact, et reprit sa marche : « En tout cas, souviens-toi de ça lorsque tu te plaindras de moi. Ta vie aurait pu être bien pire. »

Elle ne répondit pas et le suivit, perdue dans ses pensées.

Une fois arrivés à Athènes, ils marchèrent durant plusieurs jours, sans incident notable. Ils s'arrêtaient à la nuit tombée et dormaient soit dans des auberges, soit à la belle étoile. Jamais dans la même chambre, et s'ils élisaient domicile dans une forêt ou un bois, DM prenait toujours soin de s'isoler.

Un soir, autour du feu, Panorea veillait tandis que DM dormait. L'armure était à ses côtés, mais Panorea sentait ses vibrations. Comme si elle palpitait au rythme lent et paisible du cœur de son maître dans son sommeil. En 8 ans d'apprentissage auprès de lui, elle n'avait jamais osé l'approcher. Elle l'avait vu la porter, mais une armure était un être vivant, une créature étrange et imprévisible. Elle n'obéissait qu'à son porteur, tout en étant douée de volonté propre. Elle pouvait même se retourner contre lui.

Néanmoins, comme toujours chez elle, la curiosité l'emportait facilement sur la raison. Elle s'approcha donc délicatement de son maître, le contourna et s'accroupit devant l'armure. Les vibrations s'intensifiaient. Elle tendit la main vers la toile qui la recouvrait, et fronça les sourcils. Quelque chose s'opposait à son geste, et les vibrations lui donnaient mal à la tête.

- « N'essaie même pas.

- Pourquoi, elle va me manger ?

- C'est un crabe. Elle pince. Et fort en plus. De quoi te couper la main ou le bras.

- Vous rigolez ?

- Tu me déranges dans mon sommeil avec tes conneries, ai-je l'air de rigoler ? »

DM avait simplement ouvert les yeux et regardait la voûte céleste. Mais son visage n'exprimait rien, et ça, ce n'était pas bon signe. A regrets, Panorea retourna s'asseoir devant le feu.

- « C'est trop tôt Panorea. Sois patiente. Une armure, ce n'est pas juste un bout de métal, tu le sais. Elle doit t'accepter. Et pour l'instant, son maître, c'est moi. »

Il s'allongea de nouveau sur le côté, décidé à dormir.

« C'est vrai qu'elle vous a abandonné un jour ? »

Elle l'entendit soupirer, avec une pointe d'agacement. Il se retourna de l'autre côté, pour lui faire face, mais son regard se perdit dans le feu.

- « Oui c'est vrai. Je l'ai portée pendant dix ans, dix années durant lesquelles j'ai dû faire des choses indignes d'un chevalier. Mais je les faisais quand même, d'abord parce qu'on me l'avait ordonné, ensuite parce que dans le fond j'aimais ça. Elle n'avait jamais bronché. Quand je l'ai obtenue, elle m'avait tout de suite acceptée, et je sentais son contentement résonner avec mon cœur. Mais d'année en année, elle est devenue quasiment muette. Elle restait quand même fidèle, elle continuait de se battre avec moi. Et puis un jour, ça a été le combat de trop. Elle ne m'a plus supporté. Et elle m'a quitté.

- C'est drôle, on dirait que vous parlez d'une femme.

- Ce sont toutes des créatures femelles, les armures. Elles sont loyales, mais elles ont leur caractère. Quand elle m'a quitté, je suis mort quelques instants plus tard. Sans elle, ma vie de chevalier n'avait plus de sens. »

Panorea garda le silence un moment. Elle regarda la boîte dissimulée sous la toile, avec un mélange de méfiance, et de jalousie inexpliquable.

- « Est-ce qu'elles parlent, les armures ?

- Bah... j'en sais rien. Des fois j'ai pensé l'entendre me parler. Milo est convaincu que la sienne lui parle, qu'elle a une voix chaude de séductrice et qu'elle l'enjôle ou le repousse selon son bon plaisir. Je crois surtout qu'il avait bu trop d'ouzo quand il m'a raconté ces conneries.

- Mais pourquoi vous a t-elle quitté ? Les combats, c'est souvent violent, parfois injuste, non ?

- Tu es mignonne, avec ta candeur de gamine, bellezza... Oui, un combat c'est une chose violente. Mais l'armure sert la justice, paraît-il. Pourquoi ne m'a t-elle pas quitté plus tôt, je ne le saurai jamais. Elle a dû juger que la mesure était atteinte, qu'elle m'avait laissé suffisamment de chances pour m'amender, sans que je les saisisse. Alors elle en a eu marre d'attendre, et elle m'a donné une bonne leçon. »

Le regard de DM passa au-delà du feu et rencontra celui de Panorea : « C'est assez symbolique, dans le fond, de ce que je t'ai dit sur la plage au Sanctuaire. Tu ne peux pas être juste violente et incontrôlable. Sinon, personne n'acceptera de combattre à tes côtés, et certainement pas ton armure. Il faut être juste dans la façon de donner la mort. On en revient toujours à ça. Allez, laisse-moi dormir maintenant... et ne t'approche plus du crabe ! »

Elle rit, et il se recoucha en souriant.

Quelques heures étaient passées. Elle le regardait toujours à travers le feu. Il faisait face au ciel de la nuit, paisible, lointain. Elle se concentra quelques instants, et sentait qu'il dormait profondément. Elle s'approcha le plus doucement et silencieusement possible de lui, et s'allongea à ses côtés. Son regard glissait sur son visage, s'attardait sur ses arcades sourcilières, ses yeux, son profil. Sa main tremblait, mais elle osa tout de même l'approcher de ses lèvres ourlées. Elle n'avait jamais remarqué à quel point sa bouche était bien dessinée et sensuelle, quand il n'arborait pas ses rictus. Il ne réagit pas à la caresse. Le cœur de Panorea battait si fort qu'elle n'arrivait plus à respirer. Elle se plaça au-dessus de lui, et approcha lentement son visage du sien. Lentement, toujours lentement...

- « Arrête. »

Il n'avait pas ouvert les yeux.

- « Que vais-je devoir faire pour que tu me laisses dormir en paix ? »

Panorea sentit son cœur se serrer, « pâlir » pour ainsi dire. Alors DM ouvrit les yeux. Et comme l'oiseau fasciné par le serpent, elle n'osa plus bouger. Ses yeux, pourtant si bleus, de près avaient presque des lueurs rouges.

- « Ne recommence pas. »

Honteusement, elle se releva et retourna à sa place. Elle se coucha dos à lui, sans un mot.

Elle l'entendit soupirer.

- « J'ai 15 ans de plus que toi Panorea. A quoi ça rime ? »

Elle ne répondit pas. Il ne la voyait pas, mais elle avait les yeux grands ouverts, et pleurait en silence. Sa mâchoire lui faisait mal, tant elle la serrait.

Soudain, elle sentit une main caresser ses cheveux, très tendrement. Comme la main d'un père.

- Quand je t'ai trouvée, tu avais 8 ans. Tu balançais tes jambes, assise sur ton rocher, comme un gosse ennuyé, occupée à garder tes chèvres. J'ai tout de suite senti qu'on pourrait bien s'entendre. Dès qu'on m'approchait, à ton âge, je mordais. Toi, tu m'as regardé avec méfiance, mais j'ai réussi à te faire rire. Tu étais une toute petite fille, tellement petite, tellement pure et innocente. Et j'ai pourtant pris la décision de te proposer de me suivre, dans un monde horrible. Et tu ne t'es pas écroulée, tu as continué, même quand tu étais fatiguée et endolorie. Plus que tout, ce que j'aime en toi, c'est ta force. Mais tu es une toute petite fille Panorea. Tu as encore tellement de choses à apprendre. Ne va pas trop vite. Ni avec le crabe... ni avec moi. »

Les derniers mots, pourtant murmurés, n'échappèrent pas à l'oreille de Panorea. Quand elle se retourna, il s'était déjà rallongé, et il lui tournait le dos, envahi par le sommeil.

Panorea ne savait plus depuis combien de temps ils avaient quitté le Sanctuaire. Au début, elle avait tenté de tenir un compte mental, et puis très vite, les jours s'étaient brouillés, le temps s'était allongé. A dire vrai, elle commençait à en avoir marre de marcher. Son maître parlait peu, semblait perdu dans ses pensées. Depuis sa dernière mise au point, Panorea observait le plus scrupuleux des silences. Mais son impatience grandissait à vue d'oeil.

Un soir, elle n'y tint plus : « Maître, depuis combien de temps sommes-nous partis du Sanctuaire ?

- Mmmm... je dirai une semaine », répondit-il tout en s'exerçant, pendu par les pieds sous une poutre du toit de la vieille grange qui leur servait d'abri pour la nuit. « Pourquoi ? Tu es si pressée ?

- Je m'ennuie. »

DM ne répondit pas tout de suite, occupé à fixer son corps à angle droit pour renforcer ses muscles abdominaux.

- « Je ne te vois jamais t'entraîner. Ca t'occuperait, au lieu de triturer cette lance stupide.

- Vous ne m'en avez pas donné l'ordre.

- Depuis quand as-tu besoin que je te dise où pisser ? »

Elle haussa les épaules : « Ce n'est pas quelques abdos de plus qui m'empêcheront de me demander où je vais et pourquoi faire.

- Dieux, ce que tu es chiante... Sers-toi de ta tête un peu. Combien de mers avons-nous traversées ?

- Deux. Une pour aller de l'Ile Sacrée à Athènes, l'autre pour aller de Grèce... eh bien, ici.

- Et ici, où sommes-nous ? Avons-nous pris la direction de l'est ou de l'ouest ? »

Panorea hésita un instant : « Je n'ai pas fait très attention, je dois l'avouer. »

DM se détacha de sa poutre et atterrit au sol avec un soupir agacé : « Regarde au-dessus de toi, et lis. Tu ne vas pas me dire que Camus ne t'a pas appris à lire les étoiles, vero ? C'est peut-être l'une des premières leçons qu'on vous apprend au Sanctuaire.

- Maître Camus ne rendait pas son savoir très accessible...

- Panorea, es-tu en train de me dire que tu n'as rien appris et qu'il va falloir qu'on recommence tout à zéro ? Cazzo, je sais bien que je n'ai pas toujours été là, mais je ne pensais pas que tu n'avais fait que te bagarrer et draguer Kikieon ! »

DM avait voulu provoquer un effet, il fut largement récompensé par une Panorea courroucée qui feulait littéralement :

- « J'en sais bien plus que vous ne pensez ! »

D'un pas décidé, elle entra dans la grange et la fouilla de fond en comble. DM s'était assis en tailleur dans l'herbe fraîche, sous un olivier, le menton posé dans le creux de sa main pour mieux profiter de l'amusant spectacle.

Panorea ressortit avec un étroit tasseau dans une main, exhumé d'une vieille porte, sa lance dans l'autre. Sans un regard pour son maître, elle le dépassa et se plaça à la lisière du pré qui jouxtait la grange. Elle leva les yeux et fixa le ciel, cherchant l'étoile la plus brillante qu'elle pouvait trouver. Elle la désigna du doigt :

- « Acubens, « la pince », cela vous parle ça, non ? »

DM se contenta de sourire.

Panorea planta rageusement dans le sol, d'un seul coup, d'abord le tasseau, ensuite sa lance, de façon à aligner l'étoile avec leur sommet. Puis elle s'assit en tailleur, et fixa l'étoile un long moment.

Soudain, elle se releva, et dit à son maître : « L'étoile est descendue : nous faisons face à l'ouest. »

DM lui répondit par un large sourire : « Bon, je n'aurai au moins pas besoin de refaire les cours de Camus. Tant mieux, ça m'ennuyait déjà. »

Il se leva en direction de la grange, où il comptait dormir : « Nous faisons effectivement face à l'ouest. Demain, nous serons arrivés là où je souhaite t'emmener.

- Maître... Est-ce là-bas que vous vous êtes entraîné pour avoir votre armure ? » La voix de Panorea s'était faite timide, presque apeurée.

Il avait son mince sourire en coin. « Pourquoi me demandes-tu ça ? Ca a l'air de t'angoisser.

- C'est que... maître Kanon m'a dit avant de partir, que si vous m'emmeniez loin du Sanctuaire, c'était probablement pour m'entraîner sur le lieu de votre propre entraînement. Celui où vous êtes devenu le chevalier du Cancer.

- Tsss... Il en dit des choses, le héros de la Guerre Sainte. Sauf qu'il se plante. Ce n'est pas là que je t'emmène. Du moins, pas tout de suite. On va faire les choses en douceur, hein ? » Il lui fit un clin d'oeil, qui ne la rassura pas davantage.

- « Viens te coucher, de toute façon, ton attente ne sera plus très longue. Demain matin, quand le soleil se lèvera, nous serons arrivés. On part à 4 heures. Alors dors maintenant. »

Panorea ne ferma pas l'oeil de la nuit. Elle était déjà debout et attendait son maître au début du chemin lorsqu'il sortit de la grange. C'était l'heure la plus froide de la nuit, et elle frissonnait un peu.

Ils traversèrent de beaux bois aux herbes sèches, tandis qu'un air marin chatouillait ses narines. Elle se demandait vraiment où son maître l'emmenait. Ils arrivèrent à l'orée d'un chemin bordé de genêts et d'orangers, de bougainvillées et d'autres mille fleurs dont elle ne connaissait pas le nom. Il faisait encore trop nuit pour qu'elle distingue nettement la mer, mais Panorea entendait le claquement des vagues contre les falaises.

- « Il Sentiero degli Dei... Approprié, non ? » sourit DM.

- « Dommage, on ne le voit pas assez clairement... » soupira Panorea.

Je me sens bien ici... L'odeur est la même que celle de maître Kanon...

- Patiente encore un peu, le soleil va bientôt se lever.

Ils avancèrent sur le sentier, qui longeait parfois dangereusement le bord des falaises. Même au sommet du Mont Etoilé, Panorea avait eu moins peur de la chute qu'elle sentait ici vertigineuse. Soudain, son maître, qui l'avait devancé de quelques mètres, s'immobilisa et s'assit sur la boîte de son armure, en fixant l'horizon devant lui. Il s'alluma une cigarette et en expira longuement la fumée.

- « Panorea, viens. »

Lorsqu'elle le rejoignit, le ciel noir commençait à se déchirer d'un éclat orangé. Petit à petit, il devint bleu, puis violet, puis rose. Et Panorea vit apparaître une ville, immense, tentaculaire, qui s'étendait jusqu'aux pieds d'une étrange colline, qu'instinctivement elle trouva plus menaçante que protectrice. Face à cette ville, le bleu de la mer était aussi profond que celui des yeux de son maître.

DM ne put s'empêcher de sourire lorsque les premiers rayons du soleil l'atteignirent.

« Bellezza, que penses-tu de cette ville ? La ville violente, sale, sauvage, décrépite, sublime, éternelle... la ville-putain... »

Et Panorea, émerveillée, regarda Naples qui s'étalait à ses pieds, rougeoyante sous les rayons du soleil naissant.