Chapitre 2 -

Grratt, Grrraatt…

Uub ouvrit lentement ses paupières. Il fixa un instant le plafond tendu de velours mité au-dessus de lui, puis referma les yeux.

Grrattt, Grrattt…

Il se retourna et enfonça son nez dans la chevelure brune à côté de lui. Elle sentait bon, une sorte d'odeur musquée et fruitée délicieuse. Il passa inconsciemment sa main autour de sa taille. Ce port était un des plus pourris des environs mais son bordel valait son pesant. Les filles étaient à peu près jeunes et fraîches et elles connaissaient le boulot. Même la literie était acceptable. Il avait rechigné devant les prix, mais finalement il ne regrettait pas.

Grratt, grrraatt…

Les persiennes mi-closes laissaient filtrer le soleil d'après-midi déjà. Ils n'étaient pas censés rentrer avant ce soir. Et encore, Uub n'était pas vraiment convaincu qu'il aurait envie de rentrer à la nuit tombée. Il était très tenté par une nuit supplémentaire ici. Sauf bien sûr, s'il y avait une nouvelle mission. Il soupira. Cette pensée lui fit ouvrir les yeux. Il avait aussi envie de pisser.

Il se leva et marcha d'un pas automatique jusqu'à la cuvette dissimulée derrière une alcôve.

Uub !

Son nom avait été chuchoté mais il avait reconnu la voix. Et la pointe de panique dans l'intonation. Et à cet instant très précis, un pressentiment d'un réalisme saisissant lui fit comprendre qu'il n'y aurait pas de nuit supplémentaire dans ce petit paradis. Tout en urinant il écarta un pan du rideau qui séparait l'alcôve du reste de la chambre et jeta un coup d'œil à la fille dans le lit. Elle lui tournait le dos mais était toujours immobile. Sa respiration régulière lui assura qu'elle dormait toujours.

Uub ! Putain !

Il ajusta son boxer et fronça les sourcils, avant de se diriger à pas prudent vers la porte. Il trouva Goten debout sur le seuil, en train d'épier les environs, son équipement à la main.

- Te presse pas, mon gars, grogna le visiteur avant de se laisser couler à l'intérieur.

- Commence pas, Son, qu'est ce t'as encore foutu ?

Goten posa les yeux sur la fille qui dormait au milieu des draps. Elle faisait face à la fenêtre et leur tournait le dos. Sans la lâcher des yeux, Goten enfila précipitamment son pourpoint qu'il tenait à la main.

- Faut qu'on se barre, murmura-t-il nerveusement.

- Ben tiens, maugréa Uub en agrippant sa combinaison.

Goten harnacha sa ceinture hâtivement.

- Grouille-toi, insista-t-il.

- Tu fais chier… Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je sais pas, bordel ! Je sais pas, mais ça pue, dépêche-toi !

Uub ne posa plus de question, trop inquiet des réponses. Il finit de remettre ses vêtements aussi rapidement et silencieusement que possible. Pendant tout le temps, Goten continuait à surveiller la fille. Il rattrapa Uub par le bras tandis qu'il se dirigeait vers la porte.

- Tu veux pas faire tamponner ta carte de fidélité non plus ? siffla Goten, on passe par la fenêtre.

- Ça va la réveiller… A cause de la lumière, remarqua Uub en pointant les persiennes du doigts.

- Oh ? Tu crois ?

Goten scruta la fille un instant avec hésitation. Avant même que son compagnon ait pu réagir il sortit un pistolet de sa ceinture et tira sur le corps endormi qui tressauta subitement. Le coup avait été silencieux, tout juste un bruit de ressort métallique.

- Hey ! protesta Uub en retenant le poignet de son camarade une seconde trop tard.

- Quoi ? Balle anesthésiante, cool !

Uub leva les yeux au ciel. Goten n'y prêta pas attention, il s'était déjà approché des persiennes pour évaluer l'endroit sur lequel donnait la fenêtre. C'était une rue peu fréquentée. Il releva aussitôt le store pour ouvrir le carreau et un flot de lumière aveuglante inonda la chambre.

- Une idée où sont les filles ? demanda Goten.

- Pas ensemble, en tout cas, maugréa Uub distraitement.

Goten fronça les sourcils légèrement et finit par hausser les épaules avant de sauter dans le vide sans une hésitation. Uub le suivit. Ils survolèrent le quartier et finirent par se poser un peu plus loin, sur une place animée où se tenait un marché. Quand ils atterrirent, les gens s'écartèrent d'eux instinctivement, repérant leur pourpoint qui marquait leur appartenance à l'armée.

- J'ai faim, annonça Goten en laissant son regard vagabonder sur les stands autour d'eux.

Uub observa son ami qui s'avançait vers une échoppe de fritures en tout genre. Il se demandait avec une pointe d'angoisse ce qui avait encore bien pu se passer au bordel. Il redoutait de poser la question mais il devait le faire. Goten semblait déjà penser à autre chose, ce qui n'était pas vraiment bon signe, Uub le savait.

- Il y en a pour deux ! lui lança Goten en revenant vers lui avec un plat gigantesque enroulé dans du papier huilé.

Le jeune saïyen s'installa sur les marches d'un bâtiment un peu plus loin et appela Uub qui n'avait pas bougé. Uub le rejoignit docilement et s'installa à côté de lui pour commencer à manger.

- Alors ? grogna le terrien.

- Hn ?

Goten l'interrogea du regard pour marquer qu'il ne comprenait pas sa question.

- Qu'est-ce qui s'est passé au bordel ? Une grosse ou une petite embrouille en vue ?

Goten finit de mâcher sa bouchée et sembla réfléchir avec ennui.

- Une grosse, je dirai, répondit-il maussadement.

- T'as pas encore…soupira son compagnon sans finir sa phrase.

- Ecoute, je sais pas… Je me réveille et bon… Bref, cette fille-là, elle est canée, je sais pas comment…

- Goten! coupa Uub avec exaspération.

Goten se frotta l'arrière du crâne avec embarras.

- Le capitaine va gueuler, je sais… Mais… Me fais pas chier, Uub et c'est pas comme si je l'avais assassinée, tu vois. Je me souviens même pas comment c'est arrivé. On a baisé, je me suis endormi et après… voilà.

Uub se massait les paupières avec lassitude.

- Si ça se trouve, c'est pas moi, conclut Goten.

- Ouais, une sorte de complot, c'est ça ? Ou une crise cardiaque, peut-être ? grinça Uub avec sarcasme.

Goten hocha la tête avec approbation.

- Un suicide, qui sait ? proposa-il naïvement.

Uub le fixa un instant avec résignation. Il ressemblait tellement à son père par moment. Uub l'aimait bien dans le fond. C'était un excellent compagnon d'arme la plupart du temps. Dévoué et puissant. Et c'était un bon membre d'équipage. Ouvert, généreux, prêt à rendre service. La plupart du temps. La plupart du temps, Goten était le prototype du meilleur pote du monde. Mais, le reste du temps, Goten était un enfer. Ce n'était pas de sa faute, Uub le savait, mais s'il n'y avait eu l'amitié qu'il vouait à son père, il y aurait longtemps que le terrien aurait demandé une autre affectation, loin de lui.

- J'espère qu'on va nous filer une nouvelle mission très vite, maugréa Uub en poursuivant son repas.

- Moi aussi, souffla Goten avec une certaine lassitude.

Ils continuèrent à manger en silence et furent interrompus par le bip de Uub. Il baissa les yeux sur l'appareil attaché à la ceinture et décrypta le message pensivement.

- C'est le capitaine, tu vois : Vœu exaucé, annonça-t-il, faut qu'on ramène nos culs à l'Every.

Les yeux de Goten s'allumèrent aussitôt et il enfourna le restant de son plat d'un seul coup dans sa bouche. Uub ne pouvait s'empêcher de guetter nerveusement l'agitation du marché autour d'eux. Il avait remarqué des patrouilleurs empressés qui étaient passés au pas de course et se dirigeaient peut-être déjà vers le Bordel. Le terrien redoutait qu'on leur mette la main dessus pour leur demander des explications sur l'état des filles qu'ils avaient laissées derrière eux. Il redoutait surtout les réactions de Goten et les complications inévitables que ça amènerait. Il s'était écoulé un mois entier depuis leur dernière mission et le comportement du demi-saïyen devenait de plus en plus difficile à canaliser.

Uub n'avait pas manqué de noter que tout le monde prenait garde de ne pas s'approcher d'eux malgré la cohue ambiante. Il prit conscience subitement de ce que ça les rendait particulièrement repérables. Il se leva anxieusement.

- Faut qu'on y aille, grogna-t-il à Goten qui s'essuyait grossièrement la bouche.

Son compagnon hocha la tête et se leva à son tour. Ils décollèrent en trombe et prirent la direction du port.

- Tu diras rien au capitaine… Pour la fille ? demanda Goten tandis qu'ils volaient côte à côte.

Uub soupira. Marron serait furieuse, mais il devait lui dire et Uub avait conscience que le capitaine s'en prendrait certainement à lui en premier lieu, avant même d'en vouloir à Goten. Le terrien était la nounou officiel du demi-saïyen, même si Goten était peut-être le seul à ne pas s'en rendre compte. Uub était censé être toujours sur le qui-vive et vérifier chaque frémissement de l'aura de son compagnon pour anticiper toutes les catastrophes. Et cette nuit… Il devait bien admettre qu'il ne s'était pas vraiment préoccupé de ce que Goten faisait.

Marron serait vraiment furieuse, mais il lui raconterait ce qui s'était passé. Il ne le ferait, ni par crainte de son autorité de capitaine, ni pour enfoncer Goten. Il lui dirait parce qu'elle était la seule qui arrivait toujours à les sortir du pétrin de manière assez miraculeuse. Quoiqu'il soit arrivé, elle les avait toujours défendus, protégés et sortis de la merde. Elle était certainement la plus faible guerrière d'entre eux mais elle était aussi la plus maline et la plus expérimentée. Elle parlait un nombre incroyable de langues, connaissaient tout un tas de coutumes planétaires et surtout, elle avait un flair sidérant pour cerner les gens et les situations.

Uub savait qu'elle avait fréquenté une école militaire sur Vegitasei et il se demandait toujours comment elle avait pu s'en sortir au milieu de ces connards de saïyens. Il se demandait même comment une simple terrienne comme elle avait atterri sur Vegitasei. Il savait que Gokû et son père avaient été des amis très proches, et Uub avait bien remarqué qu'elle était plus puissante qu'une terrienne ordinaire, mais elle n'égalait de loin pas sa propre force. Il ne l'avait jamais rencontrée avant d'être placé sous son commandement, avec la mission de combattre aux côté de Goten, et il devait bien admettre que les débuts de leurs relations n'avaient pas été simples.

Uub avait été très réservé à son égard, méfiant même. Il n'avait eu pour sa part aucune formation militaire particulière et aucun sens de la hiérarchie. Autant dire qu'il n'avait pas vraiment adhéré à l'idée d'être placé sous le « commandement » de quelqu'un, encore moins sous celui d'une gamine au potentiel de combat limité, et surtout avec une bombe à retardement comme Goten entre les pattes. En réalité, en réalisant que l'unité de combat n'était constituée que d'eux trois, Uub avait vite compris que le terme de commandement resterait très théorique et ça l'avait rassuré dans un sens.

Pour tout dire, à l'origine, avant que les filles ne les rejoignent, le rôle de Marron s'était limité à gérer toute l'intendance ennuyeuse de leurs missions. Certainement, c'était elle qui décidait où et quand ils attaquaient, mais Uub et elle avaient finalement des personnalités suffisamment proches pour que les décisions de Marron lui paraissent naturelle et sensée. Avec le temps, il avait appris à apprécier son sang-froid et sa détermination. Marron ne paniquait jamais. Elle connaissait aussi Goten depuis qu'il était enfant et elle était capable d'anticiper parfaitement son fonctionnement, ce qui avait beaucoup aidé Uub au début.

Cela faisait plus de dix ans maintenant qu'ils écumaient les champs de bataille de Sa Majesté et un lien de confiance s'était instauré entre eux. Pour cette raison, Uub savait qu'il avait intérêt à ne pas lui cacher l'histoire du Bordel. Les deux soldats atterrirent sur le tarmac en même temps.

- Tu lui diras rien ? répéta Goten sur un ton puéril.

- Goten, tu sais que je vais lui dire… Tu sais que ça va faire des histoires et il faut qu'elle soit au courant ! Elle va gueuler mais elle va nous tirer de là si c'est nécessaire.

Goten baissa les yeux en fronçant légèrement les sourcils. Uub lui tapota l'épaule.

- Je sais, soupira le terrien qui connaissait cette expression désabusée sur les traits de son compagnon, mais tu peux pas faire comme s'il n'était rien arrivé.

- Des fois… J'aimerais pouvoir contrôler tout ça. Comme mon père ou mon frère, tu sais… maugréa Goten.

Uub lui pressa l'épaule et s'écarta pour prendre la direction du vaisseau. Que pouvait-il dire ? Que ça allait changer ? Que ça allait venir ? Que Goten pourrait un jour maîtriser son trop-plein d'énergie en lui ? C'était faux. Clairement. Ça n'arriverait jamais. Gokû avait tout essayé. Les savants de Vegitasei avaient tout essayé. La seule option était de transformer Goten en légume. En un mot. Lobotomie. Plus d'émotion, plus de compréhension. Un gentil légume, un gentil demi-saïyen.

Heureusement Sa Majesté, le roi de Végitasei, était assoiffée de conquête et de sang, et la meilleure place qu'on avait pu trouver à Goten dans ce monde était sur les champs de bataille. Là il pouvait, au choix, mourir ou dépenser son énergie dangereuse. Dans les deux cas, ça arrangeait tout le monde.

Uub entra d'un pas assuré dans le poste de pilotage.

- Cap ! C'est moi ! Goten est avec moi, annonça-t-il.

La voix de Uub mourut en constatant que le siège de Marron était occupé par un type absorbé dans la lecture d'une masse de documents. Marron était adossée à une console un peu plus loin, les bras croisés et la mine maussade. Quand elle leva la tête, Uub perçut aussitôt la rage dans ses yeux.

Le type sur le siège reposa les papiers sur la table à côté de lui et se tourna vers le terrien. Ils se jaugèrent un instant.

- Uub, c'est ça ? demanda l'étranger.

- C'est quoi ça ? demanda Uub à Marron, sans même daigner s'adresser à son interlocuteur.

- Notre Prince, grogna Marron avec humeur en appuyant sur le mot "notre".

Trunks se leva lentement et sourit sans paraître relever l'hostilité que tous semblaient lui vouer.

- Je prends le commandement de votre prochaine mission, annonça-t-il.

Uub le fixa avec des yeux incrédules. Il mit un certain temps à identifier l'insigne royal sur son uniforme, mais il reconnut immédiatement l'air de famille qu'il partageait avec Bra. Le soldat interrogea son capitaine du regard.

- C'est quoi cette connerie ? grogna le Terrien.

- Quelle connerie ? demanda Goten qui arrivait à cet instant derrière Uub.

Il s'immobilisa en voyant Trunks.

- Trunks ! Qu'est ce tu fous là ? Tu viens nous voir ? demanda Goten avec familiarité.

Trunks lui sourit amicalement. Ils ne s'étaient pas revus depuis plusieurs années. Trunks ne savait même plus dire quand ils s'étaient croisés la dernière fois. Etrangement, il sentit son cœur se serrer d'une certaine émotion devant son ami d'enfance. Il ne s'était pas attendu à ressentir une telle joie en le rencontrant. Il ne laissa rien paraître et se contenta d'adresser un sourire à Goten.

- Il va prendre ma place pour la prochaine mission, expliqua à nouveau Marron d'un ton morose.

Goten fronça les sourcils.

- Vraiment ? Pourquoi ?

- C'est une mission particulière, répondit Trunks avec un air énigmatique.

Uub haussa un sourcil mais ne répondit pas. Il avait les saïyens en horreur. Le seul à qui il avait accepté de concéder sa confiance était Gokû, mais Gokû était spécial à plus d'un titre. Les autres… Les autres n'étaient aux yeux de Uub que des brutes. Et Trunks était leur Prince.

- Particulière ? Pourquoi ? s'étonna Goten avec une pointe d'espoir dans la voix.

- Je ne peux pas vous le dire pour l'instant. Je vous expliquerai tout en vol. Est-ce que les filles vont finir par arriver ?

Il s'était tourné vers Marron pour poser la question. Marron examina ses mains avec nonchalance avant de répondre.

- J'en sais rien, marmonna-t-elle avec désinvolture.

- Je voudrais qu'on traîne pas trop et qu'on décolle, annonça Trunks patiemment, débrouille-toi pour qu'elles reviennent vite.

Marron plissa les yeux avec dédain et jeta un œil furtif à Uub. Trunks eut l'impression qu'elle lui envoyait un message codé. Il se tourna instinctivement vers le Terrien.

- Tu sais où elles sont ? interrogea le Prince.

Uub haussa les épaules et détourna le regard.

- T'as qu'à les faire revenir, Uub, remarqua Goten.

- Les faire revenir ? s'étonna Trunks.

- Ouais, tu sais… Il est très fort… Il fait des trucs avec sa tête, expliqua Goten en tapotant son index contre sa tempe.

Trunks fixa Uub un instant avec perplexité. Le terrien fusillait Goten du regard.

- C'est vrai ? Je croyais que c'était une légende, siffla Trunks avec une stupéfaction évidente.

Goten se tortilla en se mordant la lèvre, conscient subitement du malaise qui planait entre ses compagnons et son ami d'enfance. Il avait manifestement trop parlé.

- Fais les revenir, alors, ordonna Trunks à Uub.

Le terrien serra les dents au point de faire saillir les muscles de sa mâchoire et planta ses yeux dans ceux du Prince avec défi pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas l'intention d'obéir à ses ordres. Trunks soutint son regard froidement. Il plissa les yeux et se tourna finalement vers Marron. Elle comprit parfaitement son geste mais ne s'empressa pas de lui porter secours. Elle savait que Trunks aurait pu coller Uub au mur, tout comme il l'avait fait avec elle en arrivant. Mais il n'obtiendrait rien de lui en faisant ça, tout comme, il n'aurait rien obtenu d'elle si il n'avait eu une proposition intéressante à lui soumettre. Trunks continuait à la fixer avec assurance et elle le détestait. Elle croisa ses bras et s'écarta de la console contre laquelle elle était appuyée.

- Fais le Uub, soupira-t-elle.

Il cilla et l'observa avec méfiance.

- T'es sûre ?

Elle hocha la tête fermement. Il fouilla son regard pour essayer de comprendre ce qui se passait exactement. Mais Marron avait l'air de savoir ce qu'elle faisait, et Uub se souvint que lui non plus n'avait pas vraiment envie de traîner trop longtemps dans ce port. Il obéit.

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