Enfin ! Attention la fin est proche...

Merci à ceux qui m'ont laissé des commentaires !


Chapitre 25 : Conséquences

C'est avec tristesse que nous vous annonçons le décès du Chancelier Suprême Palpatine. Ce matin, le Chancelier a été retrouvé assassiné dans ses quartiers privés. Ses blessures concordent avec la cautérisation d'une blessure par sabre laser. »

« Le chef des séparatistes, le Comte Dooku, a aussi été retrouvé mort sur la scène du crime. Nous ignorons si le Comte a tué le Chancelier ou s'ils furent tout deux tués par un Jedi noir. Les blessures au sabre-laser présagent l'implication des Jedi. »

« D'autres évènements ont ébranlé la République ce matin. D'après un employé du Centre Médical Galactique. La Sénatrice Amidala a elle aussi été sérieusement blessée par un sabre-laser et se trouve en ce moment même en salle d'opération. »

« D'après les derniers rapports sur la localisation du Comte Dooku, il aurait récemment été vu en compagnie du Maitre Jedi noir, Obi-Wan Kenobi, qui après un rebondissement choquant pour la République, avait rejoint les Séparatistes. L'Ordre Jedi avait déclaré que Maître Kenobi aurait été capturé et drogué par ses ravisseurs dans l'objectif de le faire rejoindre leur cause. En réponse à nos questions, l'Ordre Jedi a refusé de faire une déclaration, assurant qu'ils menaient leur propre enquête sur ce tragique accident. »

« Au vu de la situation qui tourmente la République, les sénateurs qui font campagne pour des négociations pacifiques avec les Séparatistes se sont regroupés pour maintenir le bon fonctionnement de la République pendant cette douloureuse période de transition durant laquelle le Sénat doit élire un nouveau Chancelier Suprême. »

« Holonews vous tiendra informé de la suite des évènements. »


Un jour a peine s'était écoulé avant que les citoyens de la République ne commencent à s'inquiéter de la guerre. Comment cette dernière pouvait-elle continuer si la République n'avait pas de chef convenablement élu ? Les alliés de Padmé Amidala travaillaient dur pour instaurer une transition douce, débâtant avec le chef des Séparatistes pour instaurer des temps de paix.

Énervé par la mort du Comte Dooku, la plupart sembla insensible à la demande, et ceux qui étaient pour, refusaient d'arriver à un accord tant que l'assassin du Comte ne serait jugé. Bail Organa ne savait comment gérer cette situation problématique, il aurait cru que voyant la culpabilité évidente du Comte dans l'assassinat du Chancelier, le Conseil Séparatiste accepterait de négocier.

Bail ne savait pourquoi il s'inquiétait de la réputation du Chancelier. Il s'était trouvé dans le Sénat la nuit précédente quand les portes de son bureau s'étaient verrouillées et qu'il lui avait été impossible de quitter son bureau. Un message provenant du bureau du Chancelier lui été parvenu, déclarant qu'il avait commis un acte de trahison – il ignorait totalement de quoi il en retournait –et qu'il n'avait pas l'autorisation de quitter son bureau.

Le Sénateur d'Alderaan avait découvert plus tard que tous ses alliés avaient été retenus prisonniers dans des circonstances similaires. Quand il entendit que Padmé était blessée, il cru d'abord que le Chancelier avait commencé à agir contre ceux qui menaçaient sa position. Ils avaient eu raison de se méfier de lui.

Mais pour le moment, leur groupe avait décidé de garder ses informations pour eux. Une fois toutes les preuves rassemblées, Bail espérait pouvoir présenter un dossier complet au Sénat, expliquant à quel point le Chancelier s'était égaré et qu'il n'était plus le chef vénéré qu'il avait été au début de son mandat.

Il devait attendre le Conseil Jedi. Il avait été en contact avec l'Ordre, et avait demandé si la possibilité qu'un Jedi soit impliqué dans les récents évènements existait, et ils lui avaient promis qu'une fois qu'ils auraient toute l'histoire, ils travailleraient avec lui pour présenter une synthèse de l'affaire.

Un regard sur sa montre lui indiqua que minuit approchait. Bail soupira. « La nuit va être longue… »


Même au coté d'Anakin, Obi-Wan se sentait mal à l'aise face au Conseil Jedi. Les Maîtres ne lui avaient toujours pas adressé la parole et lui faisaient subir une inconfortable inquisition psychique. Il se sentait violenté, incertain de la juste cause de leur examen, mais la partie logique de son esprit lui disait qu'il leur fallait se faire une opinion de lui pour savoir s'il représentait réellement un risque ou s'ils avaient une chance de retrouver le maître Jedi qu'il était avant de tomber entre les mains de Dooku.

Il se détendit en sentant la présence des Maîtres s'éloigner un à un de son esprit. Les épaules moins crispées, il se relaxa.

Si son lien avec Anakin existait toujours, Obi-Wan savait que son jeune ami l'aiderait à tenir le coup et à le maintenir ancré dans le présent. Son absence se faisait ressentir.

« Comment te sens tu Obi-Wan ? » lui demanda Mace Windu, posé de manière décontracté dans son siège.

« Terni » répondit-il. Il avait décidé d'être honnête. « Je ne veux pas être ici. » C'était vrai. Quelque chose n'allait pas. Son esprit lui criait toujours de courir, de fuir sa culpabilité.

« Nous ne voulons pas vous perdre, Obi-Wan, » parla Ki-Adi-Mundi. « Une grande culpabilité réside en vous. »

« Tu n'es pas responsable de ce qui est arrivé, » ajouta Mace, observant Obi-Wan avec intensité. « Tu ne dois pas te sentir coupable pour quelque chose que tu as fait sous l'emprise d'une drogue, ni pour ce que vous avez fait Anakin et toi en allant voir le Chancelier. Le Conseil sait que vous n'avez pas volontairement fait appel au coté obscur de la Force. Tu étais influencé par un drogue créée dans le seul but de t'y rendre susceptible. Maître Yoda ou moi-même aurions pu succomber dans de telles conditions. »

« J'en doute, » répondit Obi-Wan.

« Pourquoi vous sentez vous responsable ? » questionna Adi Gallia, assise en tailleur, sa voix douce et mélodieuse.

« Parce que je me suis laissé convaincre par les paroles de Dooku alors que je n'étais plus drogué. Cela fait plusieurs jours que je ne subi plus l'influence d'un quelconque produit chimique. Vos médecins m'ont en débarrassé ! » répliqua fermement Obi-Wan. « Je suis donc responsable de mes actes. La sénatrice Amidala a été blessée par ma faute. »

Anakin secoua la tête. « C'est faux. Dooku est le seul coupable. C'est ce qu'il voulait vous faire croire. Padmé a été projetée vers vous bien trop rapidement pour que vous ayez le temps de rétracter votre lame à temps ! »

« La drogue, » commença Mace, « a bien été éliminée de votre système sanguin mais son effet est persistant. Vous étiez toujours influencé par elle. Ses effets sont à long terme. La substance avait quitté votre corps, d'où le fait que vous vous sentiez mieux mais une drogue aux effets durables met plus de temps à disparaître totalement. »

« J'aurai dû me contrôler, » rétorqua Obi-Wan. Il n'accepterait pas ces excuses. Une part de lui pensait qu'il méritait d'être blâmé.

« Au vu de la situation, le Conseil pense que vous avez fait tout ce que vous pouviez, » continua Ki-Adi Mundi.

« Je ne puis l'accepter, » répondit Obi-Wan. « Ma vie a complètement changé. Je ne serai plus jamais la même personne. »

« Cesser de te dévaloriser tu dois, Obi-Wan, » l'interrompit Yoda, prenant la parole pour la première fois depuis le début de la session. « Parti tu étais, mais pas assez loin . Un Jedi tu peux redevenir. »

Obi-Wan secoua la tête, refusant de le croire. Comment pouvait-il redevenir le même Jedi qu'il était avant ? Maître Yoda semblait pourtant le sous entendre. Il voulait le croire mais son esprit lui soutenait le contraire. Il soupira et tourna son regard vers Mace Windu. « Je veux quitter le Temple. J'ai besoin de temps pour réfléchir. Etre ici m'évoque trop de souvenirs. J'ai besoin d'être seul pour mettre de l'ordre dans mes idées. »

« J'ai peur que ce ne soit pas possible. » répondit doucement Mace.

« Je ne veux pas me sentir prisonnier ici, » s'exclama obi-Wan frustré. « Je sais qu'une enquête est en cours ! Vous voulez que je reste ici parce que je suis impliqué ! »

« C'est une vrai, » expliqua Plo Koon. « Vous étiez associé au Comte Dooku. Cette information seule pourrait vous faire arrêter. »

Obi-Wan soupira. « Si je n'avais pas été si influençable… »

« Arrêtez ça, » interrompit Anakin. « Arrêtez de vous sentir coupable à la place de Dooku. Même si vous étiez arrêté, vous seriez libéré. Ils ne peuvent pas vous emprisonner pour un acte que vous n'avez pas commis. Ils ne peuvent pas prouver que vous avez tué le Chancelier et Dooku. »

« J'ai tué Dooku. »

Anakin croisa les bras. « Non, c'est faux. »

« Si, je l'ai fait. » Obi-Wan ne voulait pas en parler. Il avait tué le Comte.

« Obi-Wan, » reprit Mace Windu, « si le Conseil peut prendre la parole ? »

Obi-Wan tressaillit. « Oui, Maîtres. »

« Nous estimons que vous n'avez pas tué Dooku intentionnellement. Vous le désiriez mais malgré les tortures qu'il vous a fait subir, vous combattiez pour blesser. Dooku est mort par sa faute. Anakin nous a déjà décrit les évènements. »

« J'ai tout de même tenté de le tuer. Je suis content qu'il soit mort. » il ne servait à rien de le nier. Le Conseil était capable de sentir ce qu'il ressentait au sujet du décès du Comte. « Même quand je ne cherchais qu'à le blesser, j'étais guidé par ma colère ! En quoi ce comportement est-il digne d'un Jedi ? »

« Il ne l'est pas, » répondit Mace sans hésité.

« Mais des regrets tu as montré, » reprit Yoda avant qu'Obi-Wan ne puisse réagir. « Tes sentiments sont la preuve qu'un Jedi tu es toujours. Si perdu tu étais, des regrets tu n'éprouverais pas. T'en souvenir tu dois si redevenir un Jedi tu veux. »

« Mes regrets prouvent que je peux être réhabilité ? » s'étonna Obi-Wan.

« Pas réhabilité. Guéri, » précisa Yoda. Un sourire discret traversa son visage et ses oreilles remuèrent légèrement.

Obi-Wan était médusé.

Obi-Wan voulait faire confiance au Conseil. Il voulait croire que ce n'était pas un piège. Pouvait-il se fier à eux ? Allaient-ils vraiment laisser de côté leurs aprioris concernant les Jedi noir ?

« Ce n'est pas un piège, » affirma Plo Koon. « Vous pouvez être guéri si vous acceptez notre aide. Vous avez été drogué et contraint à utiliser le côté obscur de la Force. Nous ne pouvons pas poursuivre quelqu'un qui a agit dans ces conditions. »

« Vous n'avez pas suivit Dooku de plein gré, » ajouta Saesee Tiin. »

« Vous l'avez peut-être cru mais sa drogue faisait toujours effet, ce qui fait toute la différence. C'est pour cette raison que le Conseil a décidé de vous aider au lieu de vous exclure. »

« Tu auras toujours un siège au Conseil, » déclara Mace.

« Nous ne vous remplacerions pas même si vous le vouliez car nous croyons que vous pouvez redevenir le Maître Jedi que vous étiez. »

Stupéfait, Obi-Wan resta pantois. Il ne s'attendait pas du tout à ça. Une sensation de chaleur le traversa. Le Conseil le croyait capable de se rétablir. Ils voulaient l'aider. Ils n'allaient pas l'exclure pour ses erreurs. Il se sentait mieux. « Vous vous fiez vraiment à moi au point de retarder la nomination d'un nouveau membre ? Mais… Dooku… et Padmé… »

« En aucun cas de votre faute, » répondit Anakin en souriant.

« Si tu souhaites t'éloigner du Temple ou même quitter la planète, tu le peux, » assura Mace. « Néanmoins nous préfèrerions que tu attendes que l'enquête officielle sur la mort du Chancelier et du Comte Dooku soit arrivée à son terme. Une arrestation par les autorités républicaines ne peut que nuire à ton rétablissement. Tu dois d'abord être innocenté. Nous comprenons que te forcer à rester ici ne t'encouragerait pas à nous faire confiance. J'ai dis que c'était impossible à cause des conséquences que ton départ pourrait entrainer. Mais te garder prisonnier ici ne serait pas bon pour toi. Bien que nous soyons contre, nous ne te retiendrons pas contre ton gré. »

« Vous me laisseriez partir malgré tout ? » s'étonna Obi-Wan. Etait-ce trop beau pour être vrai ?

« Nous sommes sincère, Obi-Wan, » répondit Yoda d'un ton grave. « Le Conseil te fais confiance pour retrouver ton chemin. »

Ce furent ces derniers mots qui persuadèrent Obi-Wan de rester jusqu'à la fin de l'enquête. Sentir la confiance que le Conseil avait en lui l'aida à faire ce choix. Mais après il partirait. Il avait besoin de la solitude pour guérir, et pour se retrouver.


Quand Anakin apprit que Padmé s'était réveillée et l'avait demandé, il quitta le Temple en vitesse, déterminé à la rejoindre au plus vite, enfreignant plus d'une limitation.

Elle était assise sur le lit de la chambre privée que lui avait attribué le Centre Médical. On lui avait recommandé de ne pas trop bouger pour donner du temps à sa blessure de guérir.

Mais quand Anakin entra dans la pièce, un large sourire illumina ses trait et ses yeux brillèrent de soulagement.

« Ani ! » murmura t-elle.

« Padmé, » répondit-il en se penchant sur le lit, pressant délicatement ses lèvres contre son front. « J'étais… j'étais tellement… inquiet pour toi. J'ai cru que tes blessures te seraient fatales. »

« Elles ont failli l'être, » insista t-elle à voix basse en tendant le bras pour saisir sa main. « J'en garderai des séquelles… »

Surpris par son ton angoissé, Anakin senti son inquiétude revenir de plein fouet. Il crut d'abord que sa femme bien-aimée était toujours en danger de mort, que son opération ne lui avait fait gagné qu'un peu de temps, pourtant il ne sentait pas de danger iminent.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda t-il.

Padmé hésita, ses joues pales devinrent encore plus blanches. « Ani… » Elle sera ses doigts autour des siens. « Ani… Tu te souviens quand nous parlions d'avoir une famille un jour ? »

Un mauvais pressentiment le traversa et Anakin sentait qu'il savait ce que sa femme était sur le point de lui dire. « Oui… »

« Le sabre-laser a détruit les trois quarts de mon système de reproduction. Mes ovaires ne sont presque plus actifs… » Padmé se mit à trembler. De toute évidence, la nouvelle était bouleversante pour elle qui avait toujours voulu se retirer de la politique pour avoir des enfants. Mais maintenant cette chance semblait lui avoir été retirée. « Ani… nous ne pourrons pas avoir d'enfant. »

Anakin déglutit, son désemparement apparent sur son visage. « Oh. » Qu'était-il censé répondre à ça ? Il s'efforça de trouver quelque chose à dire, quelque chose qui réconforterait sa femme. Il respira profondément et relaxa sa posture. « Padmé… ce qui compte le plus pour moi c'est que tu sois toujours en vie. Je préfère ne pas être père plutôt que de te perdre. »

Padmé trembla de plus belle. « Je… Je ne sais pas quoi dire ».

Il enlaça sa femme. « N'y pensons plus pour le moment. Concentre-toi sur le positif. » Il l'embrassa sur le front. « Je t'aime. »

Des larmes coulaient le long de ses joues tandis qu'elle se serrait contre son mari. « Je t'aime aussi. »


De retour à ses quartiers dans le Temple Jedi, Anakin trouva Obi-Wan allongé sur un matelas, fixant le plafond le regard vide. Juste après leur réunion avec le Conseil, Obi-Wan lui avait dit qu'il comptait toujours quitter Coruscant mais qu'il restait parce que le Conseil lui faisait confiance. Anakin aussi avait senti leur sincérité.

Pour une fois le Conseil avait fait le bon choix. Il l'avait informé qu'il serait appelé pour entendre leur décision finale concernant sa position dans l'Ordre après son mariage avec Padmé et le meurtre des Hommes des Sables. Il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet. Anakin savait qu'il devait être là pour Obi-Wan. S'il devait être exclu de l'Ordre, le Conseil l'autoriserait-il à rester pour aider son ami ?

« Ils ne t'expulseront pas. »

La voix le tira de ses pensées. Obi-Wan ne le regardait toujours pas mais il lui avait parlé.

« S'ils ne m'ont pas expulsé pour ce que j'ai fais, je ne vois pas pourquoi ils t'expulseraient toi, » continua Obi-Wan.

Anakin fronça les sourcils. « Ce n'est qu'une supposition. Vous n'étiez pas responsable de vos actes. Moi au contraire j'ai agis de mon propre chef. »

« Tu as éliminé un Sith. C'est plus que suffisant pour que le Conseil te laisse tranquille. Ils ne changeront pas leur règle de non-attachement mais ils pourraient faire une exception pour toi, » observa Obi-Wan.

« Je ne veux pas d'un traitement spécial parce que j'ai tué un Sith. Ce n'est pas juste, » répliqua Anakin, s'asseyant au bord du lit.

« Pas plus qu'il n'est juste que je ne sois pas jugé pour les crimes que j'ai commis, Anakin. Ils ne peuvent pas ignorer leurs propres lois pour moi ! » Obi-Wan semblait à cran et amer. Comme s'il aurait en réalité préféré être puni.

Anakin soupira. Bien qu'Obi-Wan ait accepté le jugement du Conseil, il savait que son ami pensait qu'il aurait dû être livré à la République ou même aux Séparatistes qui clamaient connaître l'identité du tueur du Comte. Anakin suspectait qu'Obi-Wan contemplait l'idée de faire ça une fois l'enquête terminée, mais il espérait que son Maître ne soit pas aussi imprudent. Il ne méritait pas ce blâme. Manipulation et drogue formaient une preuve suffisante de l'innocence d'Obi-Wan, et pourtant son ami croyait qu'il aurait dû résister et empêcher Dooku d'avoir autant d'influence sur lui.

Les recherches concernant la Tetramecinia, la drogue Fièvre, montrent qu'elle est suffisamment puissante pour détruire les défenses d'un Jedi. Obi-Wan n'avait qu'à y jeter un œil pour voir qu'il n'avait eu aucune chance d'échapper à son effet. Quoi qu'il fasse il aurait succombé. C'est ce que Dooku avait découvert sur Anakin et Qui-Gon qui avait condamné Obi-Wan mais il s'en remettait petit à petit… ou plutôt ne les voyait plus comme des trahisons.

Anakin croisa les bras et tourna son regard vers Obi-Wan. « Quand vous commettrez un crime sans être influencé par quoi que ce soit, vous serez jugé selon le code des Jedi. Vous êtes toujours contaminé. Pourquoi croyez vous que Dooku était si pressez de passer à l'action ? Parce qu'il savait que les effets de la drogue commençaient à s'estomper. »

« Le taux de Fièvre que j'ai en moi est très bas, trop faible pour influencer mes émotions, » assura Obi-Wan. « Mes analyses de sang prouvent que je suis responsable de mes actes. Je voulais tuer Dooku et quel que soit l'opinion du Conseil, je suis un meurtrier. »

Anakin soupira. L'entêtement de son ami le conduirait à sa perte. Comment pouvait-il le convaincre de son innocence ? « Vous savez combien de temps l'organisme met pour éliminer ce produit ? »

Obi-Wan fit non de la tête.

« Une semaine au moins pour la plus infimes des doses. J'ai vérifié, les symptômes survivent encore pendant une semaine, peut être plus selon le temps que vous avez passé sous les effets de la drogue. Et vu que l'on vous l'a administrée pendant des mois, vous êtes toujours sous son emprise ! Même maintenant elle vous influence ! Elle n'est peut-être plus active dans votre corps mais elle y réside encore. Malgré ça vous avez refusé de tuer Dooku ! D'instinct vous vouliez le blesser, pas le tuer ! »

Obi-Wan resta silencieux, le regard lointain. Un silence inconfortable s'installa entre eux jusqu'à ce que l'ancien Jedi le rompe : « Comment va Padmé ? »

« Elle vivra, » répondit doucement Anakin.

« Elle ne peux plus avoir d'enfants, n'est-ce pas ? »

Anakin fut choqué par sa question. Comment Obi-Wan pouvait-il avoir deviné ça ? « Comment le savez vous ? »

« Je m'en doutais. Encore un blâme qui peut m'être accordé. »

Anakin respira profondément. Il devenait de plus en plus frustré par le manque d'objectivité de son maitre. « Padmé ne vous tient pas responsable vous, mais Dooku. Et, » il se mordit la lèvre, « avant que je ne parte elle m'a dit qu'elle souhaitait vous parler. »

Faisant volte-face, Obi-Wan répondit. « Je ne peux pas quitter le Temple. »

Un sourire espiègle se dessina sur le visage d'Anakin. « Pas de jour, non. »


« Tandis que l'enquête sur la mort du Chancelier est toujours ouverte, le Sénateur Bail Organa continue de rechercher des preuves avant de faire sa déclaration officielle au Sénat. Il est prévu que la Sénatrice Padmé Amidala de Naboo s'adresse aussi aux délégations des systèmes puisqu'il est entendu qu'elle était dans les quartiers privés du Chancelier avant son décès. »

« Un témoin prétend avoir vu l'ancien Maître Jedi Obi-Wan Kenobi, le Comte Dooku et Anakin Skywalker se déplacer dans les égouts une heure seulement avant que le corps du Chancelier soit trouvé. Skywalker est retourné au Temple Jedi mais nous ignorons où se trouve Kenobi. Le Conseil Séparatiste a demandé à ce que quiconque qui ait des informations à son sujet les informe afin qu'ils puissent l'interroger sur la mort du Comte Dooku. On suppose que Kenobi est sous la protection du Conseil Jedi jusqu'à ce que l'enquête soit terminée. »

« Sans transition, le Général Grievous continue ses attaques contre les planètes Républicaines mais sans la permission ni direction du Conseil Séparatiste. I peine une heure, plusieurs Chevalier Jedi et au moins un Maître Jedi sont partis à sa poursuite pour le mener devant la justice. Avec la capture de Grievous, la guerre pourrait enfin arriver à son terme. »

« Nous continuerons de vous tenir au courant des actualités. »


Padmé était sur le point de s'endormir assise sur son lit, quand Anakin entra dans sa chambre, suivi d'Obi-Wan sobrement habillé de sa robe Jedi. Elle avait vu aux actualités que les Séparatistes avaient demander sa reddition pour l'interroger. Elle était heureuse de savoir que le Conseil Jedi avait fait profil bas pour le protéger. Bien qu'elle n'était pas tout à fait guérie, elle savait qu'il lui faudrait s'adresser au Sénat, et vite. Escortée par une équipe d'infirmières, Padmé irait le lendemain au Sénat pour témoigner, et si possible alléger les charges contre Obi-Wan.

« Padmé… » Obi-Wan s'avança. « Je suis tellement dé… »

Padmé leva la main pour l'empêcher d'en dire plus. « Non. Vous n'avez rien à vous faire pardonner. »

« Mais… » protesta Obi-Wan. Il lui faisait face, enveloppé dans sa cape et sa capuche assombrissant ses traits, il tremblait discrètement. « Je vous ai blessé. »

« Vous avez peut-être été l'épée mais vous ne m'avez certainement pas attiré à vous. Dooku a voulu retourner Anakin contre vous. Si je n'avais pas tout vu, il aurait surement réussi. Je ne peux plus donner naissance mais vous n'êtes en aucun cas responsable, » insista Padmé. « Si vous continuez sur ce chemin vous n'en deviendrez que plus amer. Je refuse de vous voir ainsi. Quelles que soient mes blessures vous n'y êtes pour rien. L'homme qui m'a retiré la chance d'avoir des enfants est et restera toujours Dooku. »

Elle pouvait lire le traumatisme d'Obi-Wan sur son visage. Des larmes brillaient dans ses yeux. « Je ne pourrai jamais oublier. »

« Je ne vous demande pas d'oublier, » ajouta Padmé en se penchant en avant. « Tout ce que je vous demande c'est de ne pas vous sentir coupable. »

Obi-Wan soupira. « Je peux essayer. »

Padmé était tenté de lui dire qu'il y arriverait mais elle eut peur de pousser Obi-Wan trop loin et préféra garder le silence. Il devait faire ce travail seul et comprendre qu'il n'était pas responsable. Elle savait que son mari l'aiderait si Obi-Wan le lui permettait. « Bien, parce que je sais que vous pouvez le faire. Vous êtes une personne forte, Obi-Wan, plus forte que vous ne le croyez. Vous devez vous convaincre qu'un jour vous redeviendrez un Jedi. »

À suivre...


Plus qu'un chapitre ! L'aventure approche de la fin...

Mathgash