Bonjour à tous ! Je suis heureuse de vous retrouver pour ce second chapitre, et ravie de voir que le premier vous a plu. N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, car c'est vous, qui êtes mon calendrier de l'avent.
Je rappelle aux petits impatients, que deux fictions de noël sont déjà disponibles sur mon profil, il s'agit de « L'ange de Noël » ainsi que de « Pour quelques hellébores… ».
J'en profite pour répondre à vos petits commentaires :
Delphine03 : Oulala tu me mets la pression haha, merci je suis ravie que ça t'ai plu.
Potiron12 : Alors pour la généalogie je comprends que ce soit un peu flou pour l'instant, mais promis, tu en sauras plus très vite, alors je ne réponds pas immédiatement. Si jamais à la fin de la fic ce n'est toujours pas clair je te ferais un petit arbre généalogique ! Oui c'est ça, un chapitre par jour, qui raconteront en fait l'histoire de Drago et Hermione (le début de leur idylle).
7 : Ahah je suis ravie de retrouver mes anciennes lectrices ! Merci pour ton petit mot qui me touche !
Liyly : Aaah oui il y a une coquille à cause d'un changement d'avis de dernière minute haha merci de me le signaler, j'arrangerai ça dès demain !
MBinipuce : je suis ravie de te retrouver ici ! Merci pour ta fidélité, je suis vraiment contente que tu sois là, j'espère que la suite te plaira !
Julk des Bois : On aimerait tous Hermione et Drago en grands parents haha. Pour la curiosité, il faudra venir tous les jours ici pour en savoir un peu plus !
Fan de Twilight : Je suis très heureuse de te retrouver toi aussi, ici ! Ton message me touche, merci beaucoup.
FroggyL : Je suis ravie que le premier chapitre t'ai plu, voici la suite
Bonne lecture !
Le stade entier tremblait, sanglotait, riait et explosait au rythme du match qui s'étalait sous ses yeux. Des milliers de personnes s'étaient rassemblés pour assister à la coupe britannique de Quidditch, un évènement qui prenait place tous les dix ans dans un des pays qui constituaient la Grande-Bretagne. Chaque décennie, le peuple britannique vibrait pour voir l'une des dix équipes en lice arracher la victoire. Dix équipes, deux pour chaque pays : l'Angleterre, le Pays de Galles, l'Ecosse, la République d'Irlande et l'Irlande du Nord.
La finale opposait les Canon de Chudley – Angleterre – et les Chauves-Souris de Fichucastel – Irlande du Nord. Tout allait bien trop vite pour que les yeux humains puissent suivre le match aussi bien qu'on ne saurait l'espérer. La vente de multiplette avait fait, comme à chaque fois, exploser les compteurs, tandis que les mieux placés s'étaient contentés de jeter un sort d'acuité visuelle.
─ Les Chauves-Souris perdent le souaffle et c'est Johanssen qui récupère la balle. Passe à McDubh, puis à Raven. Le batteur des Chauves-Souris contre-attaque et envoie Rivers dans les roses avec un cognard bien placé… s'écria le commentateur, un certain Lee Jordan.
La foule en délire retint son souffle, et les Chauves-Souris marquèrent leur sixième but depuis le début de la partie. Ils menaient de cinquante points, mais comme tout supporteurs avisés, le public restait sur ses gardes. Cinquante points en Quidditch était tout à fait rattrapable.
─ Pendant que l'irlandaise O'donnell récupère le souaffle, les attrapeurs des deux équipes ne chôment pas. Il semblerait que Malefoy ait repéré quelque chose, car le voilà qui se dirige à toute allure vers les buts adverses. Serait-ce… PAR MERLIN ! MAIS OUI ! LE VIF D'OR !
La foule éructa. Les gens se penchaient en avant, ouvraient grand les yeux, criaient, chuchotaient. Certains manquèrent de tomber des gradins, heureusement que des barrières protectrices étaient là pour empêcher les malheureux de s'écraser dix mètres plus bas. Le fait était que nul n'était assez bien placé pour apercevoir la lueur dorée et caractéristique de la petite balle volante. Drago Malefoy, à califourchon sur son balai, filait à toute allure vers la lueur d'espoir qu'il avait vu briller près de l'anneau le plus haut du camp de l'équipe adverse.
Tout alla si vite, que nul ne sut vraiment ce qui suivit. Dans une collision brutale et violente, Drago, qui venait de recevoir un cognard en pleine tête, percuta le gardien des Chauves-Souris de Fichucastle qui ne s'y attendait pas et tomba de son balai quinze mètres plus bas. Drago perdit connaissance au moment où un second cognard s'abattit au même endroit sur sa tempe, et s'écrasa à son tour sur le sol.
Un silence de plomb assourdissant s'empara du stade. Durant quelques secondes qui parurent à tous une éternité, personne n'osa parler. Et soudain, une petite voix résonna à côté du commentateur, muet.
─ Papa, est-ce qu'ils sont morts ?
X X X
L'effervescence de Sainte Mangouste n'était pas due à la présence de deux des plus grands joueurs de Quidditch de la Grande-Bretagne. L'hôpital grouillait toujours à la manière d'une fourmilière, notamment en ce mois de novembre où l'épidémie de grippe magique faisait des ravages chez les enfants et les personnes âgées. Hermione, qui était spécialiste des cas psychiatriques, avait été réquisitionnée aux urgences pour s'occuper de la déferlante de malades qui arrivait, les yeux vitreux, le nez rouge et les bronches prises.
─ Allez jeune fille, ouvre grand la bouche, murmura Hermione avec douceur à la petite fille de huit ans qui se tenait devant elle.
L'œil averti, et les gestes aguerris, Hermione ausculta méticuleusement sa jeune patiente qui n'avait pas l'air en forme. Son teint pâle et les perles de sueur sur son front trahissaient une forte fièvre qu'il faudrait endiguer rapidement. Dans la petite salle d'auscultation, Hermione posa quelques questions précises à la mère inquiète avant de la rassurer sur l'état de sa fille.
─ Ne vous inquiétez pas, nous avons les potions qu'il faut pour guérir cette vilaine grippe. Tenez, dit Hermione en lui tendant une ordonnance. On vous donnera ce qu'il faut chez l'apothicaire de l'hôpital. Et surtout…
─ Hermione ! On a besoin de toi !
Une tête blonde était passée par l'entrebâillement de la porte. C'était Millie, l'infirmière avec qui Hermione avait l'habitude de travailler. Elle avait l'air dans tous ses états, le souffle court, la voix rauque. Inquiète par l'air pressé qui barrait le front de la jeune femme, Hermione se retourna vers sa petite patiente et acheva :
─ Surtout, reste au chaud pendant au moins cinq jours. Interdiction d'aller à l'école ou au parc, tu risquerais d'attraper encore plus mal et de contaminer tes camarades.
La petite acquiesça.
─ Je vous laisse, passez une bonne soirée mesdames, salua poliment Hermione avant de rejoindre Millie dans le couloir. Qu'y-a-t-il ?
─ Le match de Quidditch a mal tourné, on a deux joueurs inconscients.
─ Je ne suis pas spécialistes des traumas, éluda Hermione, surprise.
─ Je sais, mais les familles sont sous le choc, et il y a un petit garçon … Ca t'embêterai de…
─ Bien sûr, répondit Hermione en jetant un coup d'œil à sa montre. Je m'en occupe.
Hermione emboîta le pas de Millie qui la conduisit jusqu'à la chambre où l'on avait transféré les deux joueurs. Quand elle arriva dans la pièce où l'on avait transféré les joueurs, quatre personnes se ruèrent immédiatement sur elle. Parmi elles se trouvaient l'entraîneur des Canons de Chudley, les deux agents des joueurs blessés, et une femme qu'Hermione reconnut immédiatement. Ses lèvres pincées, ses longs cheveux blonds et son air d'aristocrate, Narcissa Malefoy était plus pâle encore que dans les souvenirs d'Hermione.
Ainsi donc, il y avait beaucoup à parier que Lady Malefoy ne s'était pas déplacée pour rien et que l'un des deux joueurs inconscients était son fils unique, Drago Malefoy. Hermione sentit sa gorge se nouer. Elle n'était pas certaine d'être la plus apte à s'occuper de la famille Malefoy pour un suivi psychologique. Ses relations tendues avec l'héritier Malefoy à l'époque où ils étaient à Poudlard étaient loin derrières eux, mais parfois, les vieilles rancœurs ont la vie dures et sont plus tenaces qu'elles n'y paraissent.
Les quatre personnes se mirent à parler en même temps, si bien qu'Hermione, dont les oreilles bourdonnaient plus que ce qu'elles n'entendaient quelque chose, ne les écouta pas et se dirigea directement vers les lits des blessés. Le premier était donc le gardien de l'équipe irlandaise. C'était un grand gaillard au visage juvénile et encore marqué par quelques cicatrices d'une acné persistant. Il n'avait pas plus de vingt ans. Hermione posa une main fraîche sur son front et avant même qu'elle n'ait pu sortir sa baguette, le garçon rouvrit ces yeux, qui papillonnaient sous la lumière blanche et éclatante de l'hôpital.
─ Bonjour, je m'appelle Hermione Granger. Est-ce que vous savez où vous êtes ?
─ A l'hôpital, répondit l'homme d'une voix rauque.
─ Comment vous appelez-vous ?
─ Augustus, Augustus O'Sullivan.
─ Bien Gus, nous allons faire quelques examens pour nous assurer que tout va bien pour vous, mais vous devriez être sur pieds d'ici quelques jours.
Sans attendre de réponse de la part du garçon, Hermione se retourna et tomba nez à nez avec Narcissa Malefoy qui se tenait à moins d'un mètre d'elle. Son air pincé s'était adouci pour laisser place à l'inquiétude d'une mère et aux interrogations sans réponse auxquelles elle devait faire face.
─ Mon fils, est-ce qu'il…
─ Laissez moi passer, Mrs. Malefoy, je vais regarder.
Le ton doux d'Hermione surprit Narcissa qui s'écarta lentement en se tordant les mains. Hermione s'approcha du lit sur lequel Drago avait été allongé. Dans sa tenue de sport, l'air serein, il donnait l'impression de s'être assoupi. Ou d'être mort, songea Hermione, la gorge serrée. Comme elle l'avait fait pour Gus, elle posa une main sur le front de Drago, mais celui-ci n'eut aucune réaction. Hermione souleva délicatement ses paupières et approcha sa baguette illuminée des yeux clairs du patient. Les pupilles réagirent comme elles l'auraient due, au grand soulagement d'Hermione.
Malefoy, toujours inconscient, il était difficile de savoir si des troubles mentaux étaient apparus à cause du choc. Elle attendrait qu'il se réveille – s'il se réveillait un jour – pour approfondir les examens psychiatriques. En attendant, on l'avait appelée pour s'occuper de la famille des patients, qui avaient assisté à la scène traumatisante de leur proche percutant violemment le sol.
Hermione se retourna vers les visiteurs, rassemblés dans un coin de la salle – excepté Narcissa qui tenait fermement la main de son fils et le regardait d'un air absent. Les deux agents et le coach parlaient à voix basse et précipitée.
─ Ca va être une véritable catastrophe médiatique, grogna l'un des hommes. Ils attendent déjà en bas de l'hôpital pour plus d'informations.
─ Ca va nous coûter une fortune, il va falloir payer les frais, sans parler de trouver des remplaçants valables pour rejouer le match.
─ Le match a été annulé ? demanda Hermione surprise. Je croyais qu'on n'annulait pas le Quidditch ?
─ Quand deux joueurs vedettes manquent de se tuer et font lamentablement échouer une partie, je peux vous dire que tous les bookmakers de l'île vont crier au scandale et demander des remboursements.
─ Et comme personne ne voudra rembourser, on rejouera le match pour ne pas avoir une révolution sur les bras, ajouta un autre. Et tant mieux pour nous. O'Sullivan pourra jouer dans combien de temps ?
Hermione comprit qu'il s'agissait sans doute de son agent. Elle haussa les sourcils d'un air sévère.
─ Certainement dans quelques semaines, peut-être même quelques mois. Le temps qu'il se remette entièrement et qu'un médecin l'autorise à rejouer.
─ Et Malefoy ? demanda l'autre.
Hermione eut un petit rire strident.
─ Il est dans le coma, s'exclama Hermione. Alors à moins que vous souhaitiez le mettre sur son balai et l'y faire tenir avec un sort de glue éternelle, je doute qu'il soit capable de jouer pour l'instant. Maintenant messieurs, je vous demande de sortir d'ici, seule la famille est autorisée à rendre visite à nos patients.
─ Je suis son agent et je…
─ Vous n'êtes pas de la famille. Si c'était le cas, vous seriez sans doute aussi accablée que Mrs. Malefoy et ne vous inquiéteriez pas du mécontentement des bookmakers. Bonne journée.
Elle guida d'une main autoritaire les trois hommes vers la sortie, tandis que Narcissa, surprise, lâchait un petit soupire de soulagement. Elle passa une main sur le front de son fils, le caressant d'une manière si tendre qu'Hermione fut surprise de la voir si maternelle.
─ Tiens bon, mon fils, je suis là, chuchota-t-elle à l'oreille du jeune homme.
Hermione resta légèrement à l'écart, un peu honteuse d'assister à un tel moment entre une mère et son fils malade. Elle attendit que Narcissa décide de se lever pour aller envoyer un hibou, pour ausculter un peu plus Drago.
Celui-ci avait plusieurs côtes cassées ainsi qu'un muscle déchiré, et une épaule luxée. Avec autant de blessures, il était peut-être préférable qu'il fût inconscient, sans quoi la douleur aurait sans doute été insoutenable. De longues secondes passèrent, si bien qu'elles se transformèrent en minutes, puis en heures, sans qu'il n'ouvre les yeux.
Hermione, qui avait bien d'autres patients, passaient toutes les deux heures pour s'assurer que les fonctions vitales de Drago restaient stables. Quand elle acheva son service, à quatre heures du matin, elle rendit une dernière visite à son patient dont l'état ne s'était ni amélioré ni dégradé aux cours des dernières heures. Alors qu'elle prenait son pouls une ultime fois avant de rentrer se coucher, elle sentit un soubresaut agiter le corps du jeune homme.
Surprise, elle lâcha son poignet et approcha une main de sa joue.
─ Tu m'étends ? murmura-t-elle, le cœur battant.
Comme répondant au son de sa voix, Drago ouvrit difficile ses yeux gris et battit plusieurs fois des paupières. Il regarda à droite, puis à gauche, avant de plonger ses yeux dans ceux d'Hermione, inquiets et à l'affut.
─ Je suis où ? marmonna-t-il d'une voix éraillée.
─ A l'hôpital. Tu sais quel jour nous sommes ?
Drago sembla réfléchir de longues secondes. Il regardait tout autour de lui, l'air perdu, l'œil hagard, comme s'il n'était même pas sûr d'être dans un hôpital. Scrutant chaque recoin de la pièce, il finit par hausser les épaules.
─Je ne sais même pas comment je m'appelle.
Et sans crier gare, il sombra à nouveau dans un sommeil inquiétant dont Hermione n'était pas sûre qu'il ressortirait indemne.
Voilà, le cadre est posé ! Un Drago champion de Quidditch mais amnésique, une Hermione médecin, et une Narcissa …. Enfin bref, vous verrez bien !
J'espère que ce petit chapitre vous a plu ! Donnez m'en des nouvelles !
A demain !
