Et voici le troisième chapitre. J'espère que vous avez passé un bon week end ! Moi oui, sous la neige, dans un coin paumé où je n'avais pas de réseau. C'est pour ça que je poste aussi tardivement, j'ai dû attendre de retrouver le confort et la joie du wifi.
Vous avez été encore plus nombreux à lire le second chapitre et j'en suis ravie ! Je remercie ceux qui ont commenté, ainsi que ceux qui sont allés faire un tour sur mes autres fictions, je suis heureuse qu'elles vous plaisent toutes autant.
Leolili : Je suis ravie de te retrouver ici ! Et oui, pour un fois, on commence par le prologue. Hermione n'est pas nulle haha, elle préfère laisser les contusions à ses collègues des urgences, elle c'est plutôt les troubles mentaux.
Delphine03 : Oh je suis contente que tu les relises ! Oui, Narcissa sera un personnage important, j'avais vraiment envie d'approfondir ce personnage que j'affectionne beaucoup.
MBinipuce : Oh, tu me touches. Je suis désolée que tu aies trouvé le chapitre horrible haha, mais promis, ce sera une belle histoire de Noël.
Maxine3482 : Merci, je suis contente si ça te plait ! Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira tout autant.
Un Petit Peu de Magie : D'abord, j'aime ton pseudo ! Ensuite, je suis ravie de retrouver mes lectrices des autres fictions. J'espère que celle-ci te plaira autant que le Marchand d'âmes, même si, de par sa fonction de calendrier, elle sera moins profonde et recherchée ! Voici la suite !
Potiron12 : C'est la première fois que je fais une Hermione médecin ! Je suis contente que ça te plaise, voici la suite, n'hésite pas à me dire ce que tu en penses !
Swangranger : Hey you ! Ravie de te retrouver ici ! Je suis contente que tu aies aimé ces premiers chapitres, j'espère que celui-ci sera à la hauteur !
Bonne lecture !
L'Angleterre, qui avait vécu ces dernières semaines au rythme des sportifs, était retournée à son quotidien aussi morne et grisâtre que le temps. Le mois de novembre s'achevait presque, et si les fêtes de fin d'année approchaient à grands pas, il restait à Sainte Mangouste une personne dont le cœur n'était pas en joie.
Comme tous les matins depuis une semaine, Narcissa Malefoy arriva emmitouflée dans son épaisse cape fourrée. Le teint pâle, elle ne prenait plus la peine de se maquiller, arrivait à l'heure d'ouverture, et repartait aussi tard que possible. Elle avait le visage blafard, les yeux bouffis, de ceux qui avaient trop pleuré. Elle n'adressait la parole à personne et restait assise des heures sur le fauteuil inconfortable de la petite chambre d'hôpital dans laquelle son fils était installé.
Hermione, quant à elle, passait tous les jours. Souvent après sa garde, un bien un peu avant. Elle n'était pas le médecin de Drago, étant donné qu'elle était spécialiste des maladies mentales et autres troubles psychiques, mais l'état de torpeur dans lequel était plongé Narcissa l'inquiétait bien malgré elle. Aussi Hermione venait lui adresser quelques mots réconfortants, dès qu'elle en avait l'occasion. A sa grande surprise, Narcissa se montra réceptive, et bientôt, les deux femmes qui s'étaient toujours détestées sans même se connaître, se mirent à entretenir une relation cordiale.
Comme son emploi du temps ne lui permettait que très peu de temps libre, Hermione passait très tôt le matin ou très tard le soir, aussi n'avait-elle croisé aucun autre visiteur dans la chambre de Drago. Ainsi, quand elle arriva exceptionnellement à l'heure du déjeuner dans la chambre, elle fut surprise d'y trouver Pansy Parkinson, en grande conversation avec Narcissa. Elle tenait dans les bras un petit garçon de trois ans aux yeux gris, qui regardait sans cesse en direction du lit du patient.
─ Enfin, Narcissa, tu te rends compte ? murmurait Pansy d'une voix basse. Une semaine que Drago est inconscient, et elle n'est même pas venue le voir.
─ Elle dit qu'elle est venue deux fois, répondit Narcissa d'une voix lasse.
─ Deux fois ? répéta Pansy. Deux fois ? Personne ne l'a vu. Tu es là du matin au soir, alors quand serait-elle passée ? Je suis sure qu'elle n'est pas venue. Et elle a le culot de me dire que ce n'est pas la peine que je vienne ? Heureusement que j'ai Liam avec moi, sinon je te jure que je lui aurai mis ma baguette dans le…
─ Pansy ! la morigéna Narcissa. Pas devant Liam.
─ Pardon…
Ce fut ce moment qu'Hermione choisit pour frapper deux coups secs. Elle ne voulait pas écouter aux portes, mais celle de la chambre était entrebâillée et elle avait entendu malgré elle la conversation des deux femmes.
─ Entrez, dit la voix de Narcissa.
Hermione s'exécuta, et poussa doucement la porte. Pansy avait posé le petit Liam sur le sol, et celui-ci s'était assis par terre pour lire les trois livres pour enfants qu'on lui avait donné. Narcissa et Pansy étaient toutes les deux au chevet de Drago et le regardaient d'un air sombre, sans doute étaient elles toutes deux accablées par des pensées toutes plus pessimistes les unes que les autres.
─ Je suis désolée, je peux repasser plus tard, dit Hermione, peu certaine de vouloir se retrouver dans la même pièce que Parkinson.
─ Mais non, vous pouvez rester, répondit Narcissa avec un faible sourire.
─ Je ne veux pas vous déranger, j'ignorai que quelqu'un d'autre rendait visite à Mal… à Drago.
─ AH ! AH ! s'exclama Pansy d'un air triomphant. Tu vois, Narcissa ! Personne n'a vu Daisy dans cet hôpital. Personne.
Puis, elle se tourna vers Hermione.
─ Bonjour Granger.
─ Parkinson, répondit Hermione, surprise. Je venais juste m'assurer qu'il n'y avait rien de nouveau, je vous laisse tranquille.
─ Est-ce qu'il y a un registre pour connaître les visiteurs qui viennent voir les patients ? demanda Pansy d'un air pensif, comme si elle n'avait pas entendu ce qu'Hermione venait de dire.
─ Oui, assura Hermione. Tu peux le consulter à l'accueil de l'hôpital. Qui est Daisy ?
Hermione n'avait pas voulu poser la question. En temps que médecin, elle ne devait pas s'intéresser à autre chose qu'à l'état de ses patients ou de leur entourage. Pourtant, elle n'avait pas pu s'en empêcher, et la curiosité l'avait emporté sur son professionnalisme. Ni Narcissa ni Pansy ne semblèrent le remarquer cependant.
─ L'épouse de Drago, répondit doucement Narcissa.
Hermione écarquilla les yeux. Pas une seule fois elle s'était demandé si Drago était marié. Comme Narcissa était la seule – avec Pansy maintenant – à venir lui rendre visite, elle ne s'était pas interrogée une seule seconde sur la possible vie de famille de Drago.
─ La maman de Liam, ajouta-t-elle en montrant d'un geste tendre son petit-fils.
En entendant son nom, le petit garçon leva la tête et adressa un petit sourire à sa grand-mère ainsi qu'à Pansy, qui n'était donc pas sa mère comme avait pu le supposer Hermione. Celle-ci s'approcha doucement de l'enfant et s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur. Elle l'observa de longues secondes avant de demander aux deux femmes :
─ C'est la première fois qu'il vient ?
─ Oui, je ne savais pas si l'emmener dans un hôpital était une bonne chose mais… Narcissa voulait le voir, donc je suis venue avec lui, répondit Pansy.
─ Salut, toi, murmura doucement Hermione à Liam.
─ Bonjour, répondit le petit garçon d'une voix douce et paisible.
─ Qu'est-ce que tu lis ?
─ Des histoires !
Hermione eut un petit rire amusé. A question stupide, réponse stupide.
─ Ce ne peut pas être une mauvaise chose, dit-elle finalement en se retournant vers Pansy. Physiquement, Drago n'a rien qui puisse justifier son coma. Il peut donc sentir la présence de Liam et l'entendre. Ca ne peut qu'être bénéfique pour lui.
Pansy sembla rassurée, tandis que Narcissa acquiesçait doucement.
Quand le petit garçon entendit Hermione prononcer le prénom de son papa, il se leva immédiatement et se dirigea de sa démarche dansante jusqu'au lit du patient. Il escalada tant bien que mal les draps blancs qui pendaient de part et d'autre du couchage et s'installa à côté de son père.
─ Papa, murmura-t-il. Mon papa… tu dors ?
Il posa une petite main potelée sur la joue de son père, où une barbe commençait à naître. Ses petits doigts caressèrent tendrement le haut de ses pommettes, puis sa mâchoire, son cou. Déçu qu'il ne se réveille pas, Liam se pencha en avant et déposa un baiser humide et bruyant sur la joue de son père, et s'allongea à côté de lui d'un air apaisé. C'était si attendrissant et touchant à la fois, qu'Hermione détourna les yeux quelques secondes, tandis que ceux de Narcissa se remplissaient de larmes.
X X X
TOC TOC TOC. Hermione ouvrit difficilement un œil, puis deux. A la fenêtre de sa chambre, un hibou grand-duc donnait des petits coups de bec impatient. Glissant hors du lit, elle alla lui ouvrir et récupéra le petit bout de parchemin qui avait été minutieusement accroché à sa patte.
« Hermione,
Drago Malefoy s'est réveillé. Il n'a aucun souvenir, ni de son accident ni de son identité, mais il reconnait son fils. On le transfère dans ton service, il faudrait que tu viennes pour une consultation.
Millie. »
Moins d'une demie heure plus tard, Hermione était à Sainte Mangouste. Drago Malefoy avait hérité d'une chambre individuelle dans l'aile Est, celle réservée aux patients avec des troubles mentaux. Hermione était l'une des spécialistes en ce domaine, et était réputée pour avoir aidé nombre d'entre eux. Elle était aussi devenue le médecin officiel du couple Londubat – à la demande de Neville – et de Gilderoy Lockhart (sans doute par culpabilité).
Quand elle arriva, Hermione fut surprise de trouver la chambre vide de tout visiteur. Elle s'était attendue à retrouver Narcissa, Pansy et peut-être même la femme de Drago. Mais celui-ci était seul, assis sur un fauteuil près de la fenêtre, à regarder la neige qui s'était mise à tomber. Hermione donna un petit coup à la porte pour annoncer son arrivée, et Drago tourna ses yeux clairs dans sa direction d'un air si morose que c'en était déconcertant.
─Bonjour Drago, je suis Hermione Granger, le médecin qui s'occupe entre autres, des troubles de la mémoire, déclara Hermione d'une voix audible mais chevrotante.
─ Oui, l'infirmière m'a dit que vous passeriez, dit-il d'une voix polie.
Hermione s'approcha, surprise de le voir si différent des souvenirs qu'elle avait de lui. Dépouillé de ses souvenirs, de son arrogance et de ses préjugés, il avait l'air d'être un homme humble, bien qu'un peu déstabilisé. Elle vint s'asseoir sur le second fauteuil à côté de lui, et le regarda de longues secondes avant de reprendre la parole.
─ Je sais que tu n'as aucun souvenir, mais toi et moi étions à Poudlard ensemble, aussi je te propose que nous nous tutoyions et que nous nous appelions par nos prénoms.
Malgré leur passé plus que houleux, Hermione prit bien garde à utiliser un ton professionnel, bien qu'un peu guindé. Drago la regarda quelques secondes, et un petit sourire en coin, qui lui était si caractéristique, naquit sur ses lèvres pâles.
─ Je ne devais pas être quelqu'un de très bien, à Poudlard, souffla-t-il à voix basse.
─ Je n'ai jamais dit que…
─ Tu ne l'as pas dit, assura Drago. Mais étant donné le peu de chaleur qui émane de cette conversation et ton air si professionnel qu'il en parait faux, je me dis que nous n'étions sans doute pas les meilleurs amis du monde toi et moi.
Hermione était sur le point de répondre que là n'était pas la question, qu'elle savait faire la part des choses et qu'elle saurait être professionnelle, quand des cris se firent entendre dans le couloir. Sautant sur ses pieds, Hermione se précipita vers la porte de la chambre, Drago sur ses talons. Juste devant la chambre, Pansy, qui tenait par la main le petit Liam, était en conversation agitée avec une femme qu'Hermione n'avait jamais vue. C'était une jeune femme d'une grande beauté. Des yeux verts, une chevelure blonde comme les blés, le teint pâle d'une poupée russe, elle avait ce petit air noble que les familles de sangs purs aiment avoir en société. Sans comprendre comment, Hermione devina qu'il s'agissait de la fameuse Daisy.
─Tu aurais dû me dire qu'il était réveillé ! vociférait cette dernière.
─Pourquoi faire ? Quand je t'ai dit qu'il était dans le coma, tu n'es pas venue une seule fois, alors j'ai pensé que ça ne t'intéresserait pas plus de savoir qu'il s'était réveillé.
─Je suis venue…
─ Ne mens pas, Daisy ! J'ai consulté les registres d'entrée des visiteurs. Ton nom n'est pas sur la liste.
Daisy sembla se décomposer devant Pansy qui venait de la percer à jour. Ses joues pâles rosirent légèrement, avant qu'elle ne reprenne contenance et pointa Pansy d'un doigt accusateur.
─ Je suis sa femme, c'est moi qu'on aurait dû prévenir la première, quand il s'est réveillé. Maintenant, ôte-toi de mon chemin.
Hermione, qui était restée sur le pas de la porte tellement surprise qu'elle n'avait d'abord pas réagi, s'avança vers elle à grandes enjambées.
─ Mesdames, nous sommes dans un hôpital, les gens ont besoin de repos, de tranquillité et d'intimité. Alors vous serez aimables de vous tenir correctement sans quoi je serais obligée de vous demander de quitter les lieux.
─ J'exige de voir mon mari.
Hermione la regarda droit dans les yeux quelques secondes, pesant le pour et le contre, avant de s'écarter doucement et de tendre un bras en direction de la chambre.
─ Allez-y, mais ne vous attendez pas à…
Daisy ne l'écoutait déjà plus. Elle lui passa devant sans un regard et entra dans la chambre avant qu'elle n'ait pu terminer sa phrase. Outrée, Hermione se retourna vers Pansy qui avait un petit air satisfait. La colère avait disparu de son visage, vite remplacée par un sourire moqueur et malicieux.
─ Je ne lui ai pas dit que Drago avait perdu la mémoire, chuchota-t-elle d'une voix impatiente.
Hermione n'aurait pas dû, mais elle ne put s'empêcher de sourire à son tour.
Voilà pour ce soir ! Pour l'instant, je n'insiste pas trop sur la magie de noël, mais promis ça viendra ! J'espère que ce chapitre vous a plu, c'est l'apparition de Liam, Pansy et Daisy ! J'avais fait une fiction avec Hermione maman, puis avec Drago et Hermione parents adoptifs, je ne pouvais pas passer à côté d'une fiction où drago serait papa ! Dites-moi ce que vous en pensez ! A demain pour la suite.
