Chaud devant, le chapitre 4 ! Il arrive un peu tard, je l'admets. Heureusement, je ne travaille ni demain, ni mercredi, donc j'espère bien m'avancer un peu et poster plus tôt dans la soirée, aux alentours de 19h. Bref, j'arrête de raconter ma vie.

Vous avez été encore plus nombreux à me lire, me follow, me favorite, et j'en suis ravie ! Surtout, n'hésitez pas à laisser une petite trace de votre passage. Pas à chaque fois, je sais que le temps manque parfois, mais moi ça me fait plaisir et ça me motive à écrire un nouveau chapitre chaque jour.

Je remercie les personnes qui m'ont fait remarquer qu'il manquait le début du chapitre précédent, j'ai arrangé ça !

Delphine03 : Merci pour ton petit mot, en effet Daisy n'est pas encore dépeinte sous son meilleur jour haha.

MBinipuce : Et oui, un petit Liam (William, en fait). J'espère que ce chapitre te plaira, il n'est pas aussi méchant avec Daisy que tu le souhaites haha.

Leolili : tu commences à nous connaître, moi et mes histoires haha.

Gouline971 : Je suis ravie de te retrouver ici ! Oui, pour Liam, c'était un peu voulu haha.

Dame Lylith : Oh, je suis désolée pour ton ordi, je sais combien ça peut être pénible et handicapant ! Je suis contente que tu trouves du réconfort ici alors, merci pour ton petit mot.

Jules des Bois : Et bien c'est la première que j'écris ! J'irai peut-être faire un tour sur la tienne quand j'aurai fini celle-ci, ça me donne envie haha. J'espère que ce chapitre te plaira !

Cilou : Haha, j'ai répondu à tes questions sans même le savoir alors. Je suis ravie de te retrouver ici ! J'ai vu qu'il y avait un petit bug dans le premier chapitre, je vais rectifier ça, je me suis emmêlée les pinceaux dans les prénoms.

BrunassesLucile : oui en effet il manque le début ! J'ai arrangé ça, merci de me l'avoir fait remarquer !

Swangranger : Oh, ça me touche ! Merci beaucoup. Liam n'a que 3 ou 4 ans, il est trop jeune pour se rendre compte de l'impact que l'accident à eu. D'autant plus que son papa le reconnaît, alors il ne se sent pas concerné.

Flo29jmbPotter : Ton commentaire me touche beaucoup, parce que j'essaie de rendre mes descriptions les moins barbantes possible ! Je suis contente que tu aimes ma Pansy, je l'aime aussi beaucoup. Je te laisse découvrir ce chapitre, et à demain !

Bonne lecture !


Pansy et Hermione restèrent un moment dans le couloir, avant de se jeter un coup d'œil et de s'approcher doucement de la porte qui était restée ouverte. Le petit Liam qui tenait toujours fermement la main de Pansy s'avança un peu plus et regarda à l'intérieur de la chambre. Daisy s'était approchée de Drago et le serrait dans ses bras en sanglotant si bruyamment qu'Hermione eut des doutes quant à sa sincérité.

─ Oh, chéri ! Je suis tellement contente que tu sois réveillé.

Ses petits bras frêles s'enroulèrent autour du cou de Drago, tandis que celui-ci, debout, restait raide et immobile dans l'étreinte de sa femme. Il ne semblait pas à l'aise, et ne reconnaissait visiblement pas la jeune femme. Ses yeux restèrent un moment fixés dans le vide, jusqu'à ce que Daisy réalise que les bras de son mari ne s'étaient pas refermés sur elle. Elle recula d'un pas et l'observa de longues secondes en silence.

Le silence lourd et pesant sembla s'éterniser, aussi Drago finit-il par prendre la parole d'une voix polie, courtoise et malgré tout lointaine.

─ Je suis désolé, Mademoiselle, je crains de ne pas vous reconnaître.

Derrière elle, Hermione entendit Pansy pouffer. C'était très mal élevé de sa part de se moquer ainsi, d'autant plus que Drago ne souhaitait sûrement pas faire de peine à Daisy. Celle-ci recula d'un pas d'un air horrifié emprunté au plus grandes stars de films d'épouvante.

─ J'aurai été vexée s'il l'avait reconnue elle, et pas moi, murmura Pansy.

─ C'est sa femme, répliqua Hermione qui se voulait impartiale et juste.

─ Vraiment ? grogna Pansy. Et bien elle n'avait pas l'air de beaucoup s'en inquiéter ces derniers jours.

Hermione préféra ne pas répondre. Elle ne connaissait pas réellement la situation, et s'il était vrai qu'elle ne trouvait pas cela très honnête de la part de Daisy de n'être pas venue voir son mari hospitalisé, elle ne goûtait pas non plus aux répliques moqueuses et piquantes de Pansy à l'égard de la jeune femme.

Avant que Daisy ne se mette dans tous ses états comme le ferait n'importe quelle femme dont le mari ne parvenait pas à la reconnaître, Hermione entra dans la petite chambre, Pansy et Liam sur ses talons. Drago n'eut pas un seul regard vers elle, mais son visage s'illumina quand il aperçut son fils. Ce dernier lui adressa un magnifique sourire et approcha de son père d'un pas assuré. Drago s'agenouilla et ouvrit grand les bras pour accueillir son fils, un sourire profondément sincère et heureux sur les lèvres.

─ Papa ! s'exclama le petit garçon en enserrant ses petits bras autour du cou de Drago.

─ Liam, murmura l'intéressé en enfouissant son nez dans le cou de son fils.

C'était une scène terriblement attendrissante, et si Pansy avait perdu son air goguenard au profit d'un air attendri, Daisy, quant à elle, affichait une mine déconfite et un air outré. L'arrivée de son fils l'avait laissé totalement indifférente. Elle tourna lentement son visage en direction d'Hermione et demanda sèchement :

─ Qu'est-ce qui lui arrive ?

─ Votre époux a perdu la mémoire suite au choc du cognard sur sa tempe. Nous ignorons encore s'il s'agit d'une amnésie temporaire, ou définitive.

Daisy n'eut aucune réaction. Elle semblait réfléchir, et Hermione trouva cela plus qu'étrange. Elle était habituée à annoncer aux familles de ses patients de mauvaises nouvelles, et ici, c'en était une. Pourtant, la jeune femme ne semblait pas dévastée par la nouvelle, au contraire, elle avait l'air serein. Elle devait prendre sur elle, devant son fils et devant Pansy, songea Hermione avec un pincement au cœur.

─ Vous pensez que… qu'un jour, il se souviendra de moi ? demanda-t-elle finalement.

─ Je ne peux pas me prononcer pour le moment, répondit Hermione. Mais je ferais mon possible pour…

─ Je veux qu'il rentre à la maison.

Daisy avait déclaré cela d'un air autoritaire et cinglant qui ne s'assortissait guère avec son air de poupée et sa frêle silhouette. Surprise, Hermione ouvrit la bouche puis la referma. Ce fut Pansy qui prit la parole.

─ Ne sois pas bête, il a besoin de soins. Une thérapie, des consultations, des potions peut-être. Tout ce qu'un médecin peut lui apporter et que tu ne peux pas.

─ Quand j'aurai besoin de ton avis, Pansy, compte sur moi pour te le demander. Mais ce n'est pas le cas pour l'instant.

─ Ecoute, il ne s'agit pas de nos petits différents, Daisy, mais de la santé de Drago, alord tu ne vas pas…

─ J'ai dit : il rentre.

─ Mesdames, « il » est là, dit Drago en s'approchant de son épouse et de celle qu'il avait autrefois considérée comme sa sœur. Je suis désolé, ajouta-t-il simplement.

Hermione s'autorisa à le regarder quelques secondes tandis qu'il s'excusait auprès de Pansy et Daisy pour on ne sait quelle raison. Sans son petit air supérieur et sa voix habituellement trainante, Drago était vraiment différent de ce qu'Hermione avait pu connaître jusqu'à présent. Sa chevelure blonde, mal coiffée, partait dan tous les sens et lui donnait un air plus jeune, ses yeux gris perçants et curieux ne débordaient plus de haine ni de malveillance, quant à son sourire, s'il restait toujours malicieux, il ne promettait plus milles et une injures à celui à qui il était adressé.

─ Je pense que Drago devrait rester encore quelques jours, ensuite il pourra rentrer. Peut être que rentrer chez lui pourrait lui rappeler quelques souvenirs, expliqua Hermione.

Les jours suivants, Hermione passa de longues heures en compagnie de Drago, sans parvenir à lui faire recouvrer la mémoire. Sorts et potions avaient été inefficaces, elle s'y était attendue, puisqu'il ne s'agissait pas d'une blessure magique, mais elle avait malgré tout nourri l'espoir de faire resurgir quelques bribes de son passé dans l'esprit de Drago. En vain.

Elle se contentait donc de lui parler et de le faire parler pour tenter de faire émerger un début d'ébauche de souvenir. Le seul que Drago n'avait pas oublié, c'était Liam. Son fils venait lui rendre visite tous les jours, sur ordre du médecin, car il faisait le plus grand bien à Drago. Celui-ci commençait à perdre patience devant son impuissance à surmonter son amnésie, aussi les moments passés en compagnie de Liam étaient une véritable bouffée d'air pure.

Comme sa mémoire restait défaillante et qu'Hermione avait tout essayé en ce qui concernait les remèdes magiques, Drago accepta de rentrer chez lui pour provoquer l'électrochoc tant espéré. Lors de leur dernier entretien, Hermione le sentit tendu et de mauvaise humeur.

─ Je ne pense pas que ça marche, gromela Drago d'un air ronchon.

─ Ca ne coûte rien d'essayer. Et puis, pense à Liam, tu seras avec lui toute la journée.

─ Et avec Daisy… ajouta Drago d'un air las. Je ne comprends pas comment je peux me souvenir de mon fils mais pas de la femme qui l'a mis au monde. Je n'arrive pas cerner notre relation. Je sais que nous sommes mariés mais…

─ Mais ? répéta Hermione.

─ Tu ne crois pas que si j'étais amoureux d'elle, je me souviendrai ? Ou alors, je serais retombé sous le charme ?

Hermione resta songeuse quelques secondes. Elle n'était pas certaine que cela fonctionnait de cette manière, mais elle comprenait l'incompréhension de Drago.

─ Le cerveau humain est si complexe, que tout cela ne veut rien dire. Ca ne veut pas dire que tu ne retrouveras pas la mémoire et que tu ne retomberas pas amoureux.

─ En attendant, je retourne vivre avec une femme que je ne connais pas. Elle est tellement enthousiaste à l'idée que je rentre… Et moi, je suis… déboussolé.

─ Nous continuerons nos consultations. Je viendrai te rendre visite, chez toi, peut-être qu'on trouvera quelque chose sur quoi nous appuyer pour nos séances.

Drago se passa une main agitée de tic nerveux dans les cheveux. Ses yeux étaient cernés de violets, signe qu'il ne dormait que très peu. Il avait confié à Hermione qu'il passait des nuits entières à tenter de se souvenir, à l'aide de photos, de films, de lettres, mais rien de venait. Il s'en rendait fou. Pinçant l'arrête de son nez d'un air las, il soupira longuement.

─ J'ai l'impression d'être fou.

─ Mais tu ne l'es pas.

─ Comment peux-tu en être sûre ?

Hermione le regarda quelques secondes avant de murmurer :

─ Suis moi. Je vais te montrer ce que c'est que d'être fou.

Elle sortit de la chambre et laissa Drago la suivre dans le dédalle de l'aile Est de l'hôpital. Le couloir était désert, il était déjà tard, et les visiteurs avaient déserté les chambres. Choisissant la chambre n°537, Hermione frappa doucement à la porte, et entra sans attendre d'y avait été invitée.

─ Mr. Bush ?

─ Non ! NON ! Il faut nourrir les rats, Miss, partez, partez avant qu'il ne soit trop tard.

─ Du calme Mr. Bush ! Ce n'est que moi, Hermione.

Le vieil homme qui se trouvait là, cessa de crier quelques instants pour dévisager Hermione. Il la regarda sous toutes les coutures avant de murmurer :

─ Oh, Mindy, je croyais que tu étais morte.

─ Je ne suis pas Mindy, Richard, je suis Hermione. Votre médecin, vous vous souvenez ?

─ Vous avez nourri les rats ? Je vous avez interdit de le faire ! VOUS MENTEZ !

Sans crier gare, l'homme se précipita sur Hermione et la poussa violemment contre le mur derrière elle. Surprise par la force herculéenne du vieux sorcier, Hermione sentit son souffle se couper sous l'impact. Alors qu'elle était sur le point de reprendre une bouffée d'air, l'homme se rua à nouveau sur elle. Drago, qui avait assisté à toute la scène, se précipita à son tour et entoura de ses bras la silhouette dégingandée du vieillard. Le contact sembla suffire à le calmer presqu'immédiatement.

─ Il faut nourrir les rats, il le faut.

─ Je m'en occupe, murmura Drago à son oreille.

Et il le raccompagna jusqu'à son lit, sans ajouter quoi que ce fut. Hermione, qui avait recouvré ses esprits, s'éclipsa doucement et attendit patiemment dans le couloir que Drago la rejoigne.

─ Alors ? demanda-t-elle.

─ Alors quoi ? répliqua Drago avec humeur.

─ Est-ce que tu penses toujours que tu es fou ?

Drago haussa les épaules.

─ Richard Bush est fou. Toi non.

─ Alors, il a bien de la chance, parce qu'il ne se rend compte de rien. Alors que moi… Moi, je sais pertinemment que je ne sais plus rien.

Hermione resta bouche bée. Effectivement, elle n'avait pas envisagé la chose sous cet angle. A présent, elle comprenait mieux la souffrance de Drago. Pas celle de ne pas se souvenir, mais plutôt celle d'être conscient de la vie qu'il avait menée mais dont il n'avait plus aucun souvenir.

─ Merci, chuchota-t-elle finalement.

Il fallait bien admettre, que sans Drago, Mr. Bush aurait pu causer bien plus de dégâts, et blesser Hermione. Sans parler des autres patients sur lesquels il aurait pu tomber dans les couloirs. Drago avait su le maîtriser et le calmer. C'en était presqu'étrange.

─ De rien, Granger, tu me revaudras ça.

Et à cet instant précis, Hermione eut la sensation que quelque chose était en train de se passer. Dans cette seule petite phrase, elle avait entendu le Drago d'antan, celui qui l'appelle par son nom, qui a le timbre de voix un peu rauque, l'air un peu goguenard. Rien de mauvais dans ses yeux cependant, juste le fantôme de celui qu'il avait été, un jour. Et Hermione savait, presque avec certitude, qu'elle trouverait un moyen de le sortir de cette amnésie. Bien malgré elle, elle se sentait investie de cette mission.


Bon, j'avoue je ne suis pas extrèmement fière de ce chapitre, mais demain, je me rattrape promis ! N'hésitez pas à laisser cours à votre esprit critique, je ne suis pas susceptible. A demain pour la suite, et bonne soirée !