Et voilà, on achève déjà ensemble la première semaine de cette fiction. C'est dingue comme le temps passe vite ! J'ai mis mon sapin, avec des petites loupiotes, je suis ravie !
Je vous remercie encore et toujours pour votre fidélité et votre présence. Je remercie davantage encore celles et ceux qui prennent la peine de laisser une petite trace de leur passage, vous êtes des amours !
Delphine03 : Tout s'expliqua haha ! Voici la suite.
Chuddit : Je ne suis pas du tout vexée ou quoi que ce soit, ton commentaire était très juste et je te remercie de me l'avoir soumis !
MBinipuce : ahah, je n'en dis pas plus, je ne voudrais pas te gâcher la suite !
Liloumoy : Vouiii, je suis bien inspirée par les téléfilms de Noël ! Je n'ai pas le temps de les regarder cette année, alors je me rattrape ici. Tu es sur la bonne voie, mais je n'en dis pas plus !
Gouline971 : Ahah, oui c'est si facile de lui mentir. Pas vraiment d'indices, mais j'espère que la suite te plaira !
JudorangeHp : mouhaha quelle imagination dis donc ! Je n'en dis pas plus, mais je suis ravie de lire tes hypothèses ! Merci !
Lilie : Oui j'adore les fic calendrier, mais ça me demande une discipline et un travail monstre ! Heureusement que ce n'est pas tous les mois haha.
Annakoupaiagaid : je suis contente que les autres te plaisent aussi alors ! Vous êtes tous sceptiques pour Daisy, haha.
Leolili : Tant de questions auxquelles je répondrai au fur et à mesure promis . Merci pour ton commentaire.
Swangranger : Merci pour ton petit mot, j'espère que la suite te plaira tout autant !
Flo29jmbPotter : Ce n'est pas du tout une obligation de commenter tous les chapitres ! Merci en tout cas, ton petit mot me fait très plaisir, et je suis ravie de lire à tous vos hypothèses ! Je n'en dis pas plus pour le moment.
Dame Lylith : Ahah, je suis contente que ça te plaise ! Voici la suite !
Bonne lecture !
─ J'imagine qu'on n'est pas venu ici siroter un chocolat chaud et parler du bon vieux temps, dit finalement Hermione quand deux tasses fumantes et embaumant la cannelle leur furent servies.
Drago eut un petit sourire en coin. Elle était perspicace, cette fille-là. Il se demanda ce qu'il avait bien pu se passer entre eux, pour qu'elle fût aussi réticente et distante, les premières fois qu'ils s'étaient vus pour les consultations psychiatriques de Drago. Il avait immédiatement compris qu'ils n'étaient pas les meilleurs amis du monde, peut-être même qu'ils se détestaient autrefois – il n'en avait pas le moindre souvenir. Tout ce qu'il pouvait dire, à présent, c'était qu'il aimait sa façon d'être si naturelle et de ne pas mâcher ses mots. Il se contenta d'hausser les épaules d'un air décontracté.
─ En effet, Granger. Nous sommes là pour parler de mon passé.
Une lueur d'excitation se mit à briller dans le fond de la prunelle mordorée d'Hermione. En une fraction de seconde, Drago comprit exactement ce qu'elle pensait et il l'arrêta d'un signe de la main en hochant la tête de gauche à droite d'un air las.
─ T'emballe pas, Granger. Je ne me souviens toujours de rien. Mais je me suis dit que tu pourrais m'aider à y voir plus clair… Disons, dans mon passé… récent.
Hermione haussa un sourcil, et ouvrit une ou deux fois la bouche avant de prononcer la moindre parole.
─ Tu sais, nous ne nous fréquentions pas, depuis la fin de nos années à Poudlard.
─ Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre. Mais je me suis dit que, peut-être, tu aurais pu entendre des choses sur moi, à la radio, dans les journaux, ou même par le bouche à oreille.
Loin d'être sotte, Hermione sembla immédiatement comprendre qu'il avait une idée bien précise en tête. Elle ignorait encore de quoi il s'agissait, mais elle semblait soudainement plus attentive à ce que Drago disait, qu'à sa tasse de chocolat, qu'elle avait déjà engloutie de moitié.
─ J'imagine que j'ai entendu certaines choses. Involontairement, ajouta-t-elle précipitamment, ne voulant pas que Drago imagine qu'elle suivait sa vie trépidante dans les journaux. Elle n'en avait certainement pas le temps – ni l'envie.
─ Je suis marié depuis cinq ans, commença Drago.
─ C'est ce qu'on dit.
─ Et ce matin, Daisy m'a fait comprendre que… Ca n'allait plus entre nous. Avant l'accident, je veux dire.
─ Et ?
─ Est-ce que j'ai une maîtresse ? lâcha finalement Drago de but en blanc.
Hermione, qui avait porté la tasse à ses lèvres, manqua de s'étouffer avec la crème chantilly et les petits marshmallows qui flottaient paresseusement à la surface de la boisson chaude. Elle mit un moment à s'en remettre, et, gentlemen, Drago patienta de longues secondes.
─ Que veux-tu que j'en sache, Malefoy ? s'exclama Hermione en toussotant.
─ Je n'en sais rien, répliqua Drago, peut-être que mes… aventures ont fait la une des magazines ? Ou que ma maîtresse s'est montrée à l'hôpital et que tu l'as vue ?
Elle sembla réfléchir un moment, mais Hermione, dont la mémoire ne lui faisait que très rarement défaut, était persuadée de n'avoir jamais vu d'autres femmes que Pansy, Narcissa et Daisy à l'hôpital, tout comme elle n'avait jamais entendu parler d'une quelconque maîtresse dans la vie du joueur de Quidditch. Bien sûr, cela ne voulait rien dire, mais en tout cas, si Drago avait eu une aventure extraconjugale, il avait su se montrer assez discret pour que les journalistes ne le prennent pas en flagrant délit.
─ Granger, tu as de la mousse jusque sur le bout de nez, grogna Drago en levant les yeux au ciel.
D'un geste naturel, il se pencha en avant et passa son doigt sur le nez d'Hermione pour enlever la petite trace de chantilly. Cette dernière se sentit rougir et détourna légèrement les yeux avant de répondre.
─ Je n'ai entendu rien de tel. C'est Daisy qui t'a dit ça ? demanda-t-elle , songeuse.
─ Oui. Je ne trouvais plus mes affaires ce matin, elle m'a dit que j'avais fait mes valises le matin de l'accident, et que j'étais allé chez une autre femme.
─ Et qu'est-ce qu'elle en sait ?
─ Je … Drago réfléchit un moment. J'imagine qu'elle m'a suivi, ou fait ce que font les époux trompés ?
Hermione arqua un sourcil.
─ Elle t'aurait espionné ?
─ Pourquoi pas ?
Hermione n'ajouta rien, mais resta pensive de longues secondes. C'était étrange, de la part de Daisy de dire ce genre de chose à Drago, comme si cela n'avait pas tellement d'importance. Elle-même, amnésie ou pas, n'aurait pas accepté de son conjoint qu'il revienne à la maison, comme si de rien n'était.
─ Tu devrais demander à ta mère, ou à Pansy, suggéra Hermione.
─ Oui… Je le ferai. J'avais espoir que tu en saches plus, avant d'aller crier sur tous les toits que j'étais un homme infidèle avant de me prendre une balle en pleine gueule.
Hermione eut un petit sourire en coin.
─ Tu penses être un homme infidèle ? demanda-t-elle avec une voix étrangement professionnelle et médicale.
─ Pas de ça avec moi, Granger. Ici, tu n'es pas mon médecin.
─ Ah oui ? Et je suis quoi, alors ? rétorqua l'intéressée, curieuse.
─ Tu es… Disons que tu es… Ma confidente.
─ Ta confidente ? Rien que ça ? Si on m'avait dit un jour que je serais la confidente de Drago Malefoy, ricana Hermione. Moi, la Sang-de-Bourbe.
Drago tiqua en entendant cette insulte. Il ne s'était pas attendu à l'entendre dans la bouche d'Hermione. Il ne se souvenait d'ailleurs plus qu'elle était née moldue, mais à présent qu'elle le disait, il semblait avoir un vague souvenir de la chose.
─ Dis moi que je ne t'ai plus insultée de cette manière depuis le collège.
─ Pour ça, il aurait fallu qu'on se fréquente régulièrement, Malefoy, répliqua Hermione avec un sourire moqueur.
─ Alors j'en déduis que tu n'es pas ma maîtresse, dit-il d'un ton cinglant et moqueur.
─ Non, fort heureusement. Que Merlin m'en garde.
Drago laissa échapper un éclat de rire. Ce dialogue plein de vie et de piques eut le mérite de le détendre, et de lui changer les idées. L'ambiance morose et étouffante de sa maison ne lui manquait guère, et il n'était pas pressé de rentrer et de retrouver le regard accusateur de Daisy.
Ils passèrent une heure, ensemble. Bientôt, la conversation dériva sur Poudlard, sur la vie qu'avait eu Drago, et celle d'Hermione. Comment leur chemin ne s'était jamais croisé, et qu'ils en étaient heureux jusqu'à présent. Combien Hermione était nulle sur un balai, et combien Drago s'était montré un excellent joueur, depuis bien des années déjà.
─ Je vais devoir y aller, dit finalement Hermione après avoir bu sa seconde tasse de chocolat.
─ J'imagine que moi aussi, marmonna Drago, à la manière d'un animal blessé que l'on mène à l'abattoir.
─ Hauts les cœurs, Malefoy. Envoie-moi un hibou quand tu en sauras plus sur cette mystérieuse jeune femme.
… si elle existe, manqua-t-elle d'ajouter au dernier moment. Hermione n'avait pas eu une bonne opinion de Daisy, la première fois qu'elle l'avait vue. Bien sûr, elle n'était pas de celles qui jugent en un regard, mais rares étaient les fois où les premières impressions d'Hermione s'étaient révélées fausses. Elle se garda cependant d'en toucher deux mots à Drago, afin de ne pas influencer sa relation avec son épouse. Après tout, qui était-elle pour se mêler de ces histoires de couple ?
─ Ouais, soupira-t-il en se passant une main dans les cheveux, nouveau tic nerveux dont il ne parvenait visiblement pas à se débarrasser.
Ils se quittèrent sur ces mots. Hermione transplanna chez elle, où une bonne cure de sommeil l'attendait – elle avait travaillé toute la nuit et était exténuée – quant à Drago, il prit directement le chemin du Manoir Malefoy, où il espérait, une fois de plus obtenir des réponses.
Quand il arriva, il fut aussitôt frappé par un sentiment de réconfort, et une impression de déjà-vu. C'était bien la première fois que cela lui arrivait depuis qu'il avait perdu la mémoire. Le manoir de son enfance était resté le même, et sans doute était-ce pour cette raison qu'il se sentit immédiatement chez lui. Bien sûr, la bâtisse ne lui disait rien, pourtant l'ambiance qui régnait sur ces terres était si familière qu'il ne fut que trop heureux de pousser les grandes portes en bois brut qui barraient l'entrée de la demeure des Malefoy.
Là encore, une horde de sensations l'envahit. Sans qu'il ne puisse l'expliquer, il se sentait terriblement bien, ici. Personne ne semblait avoir remarqué sa présence, et personne ne vint l'accueillir. Un instant, il se demanda s'il n'aurait pas dû annoncer sa visite à sa mère, mais à présent qu'il était là, il lui sembla trop tardif et même obsolète de lui envoyer un hibou sur le champ.
En s'aventurant un peu plus dans le manoir, il entendit finalement des voix. Se laissant guider par celles-ci, il arriva bientôt devant une porte entrouverte, par laquelle il put apercevoir un jardin d'hiver. Assise sur un fauteuil en osier, Narcissa servait le thé à une Pansy agitée, qui regardait d'un œil mauvais une rose noire, qui ne lui avait pourtant rien fait.
─ Tu devrais cesser de prendre les choses autant à cœur, Pansy, dit Narcissa en achevant de verser le thé dans les tasses.
Mince, songea Drago, en voyant la théière et les tasses. C'était l'heure du thé, il avait promis à Daisy d'être là. Tant pis, il fallait qu'il en apprenne plus. Il ne pouvait décemment pas rentrer chez lui sans avoir une explication à donner. Il se sentait déjà bien assez coupable, alors, un peu plus n'allait pas le tuer.
─ Tu imagines s'il ne retrouve jamais la mémoire ?
─ J'ai confiance.
─ Et en elle ? Tu as confiance en Daisy ? murmura Pansy.
Narcissa ne répondit pas immédiatement, et Drago tendit davantage l'oreille. Il ne savait pas à quoi s'attendre, mais il avait l'impression de passer à côté de quelque chose.
─ Deux jours avant l'accident, il m'a dit qu'il voulait la quitter, finit par dire Narcissa de sa voix douce et paisible.
─ Il ne m'a rien dit…
─ Il ne voulait pas que ça se sache avant d'avoir aborder le sujet avec Liam.
─ Mais alors, pourquoi elle fait comme si rien de tout cela ne s'était passé ?
─ Je n'en sais rien. Mais c'est le cadet de mes soucis. Pour l'instant, je ne souhaite qu'une chose, que mon fils retrouve la mémoire. Le reste attendra.
Drago resta songeur face à ces révélations. Ainsi donc, il avait bel et bien prévu de quitter Daisy. Mais pour quelles raisons ? Qui était cette mystérieuse fille pour qui il était prêt à quitter son foyer, son mariage, sa vie bien rangée ? Perdu dans ses pensées, Drago ne réalisa pas tout de suite que Pansy venait d'ouvrir la porte, sa baguette à la main.
─ C'est toi ! s'exclama-t-elle, surprise. Je pensais que c'était encore l'un de ces journalistes qui cherchent à avoir de tes nouvelles par tous les moyens.
─ Baisse cette baguette, Pans', grogna Drago qui avait déjà la main sur la sienne.
Pansy s'exécuta et s'écarta pour le laisser entrer.
─ Mon fils, j'ignorai que tu viendrais me rendre visite.
─ Il faut que je vous parle, à toutes les deux.
Narcissa et Pansy le regardaient d'un air inquiet. Il ne pouvait douter de l'amour indéfectible qu'elles lui témoignaient, et ce, depuis toujours, il en était sûr. Il s'assit à côté de sa mère, et leur raconta tout ce qu'il s'était passé entre Daisy et lui depuis la veille jusqu'au matin même. Ses révélations sur sa supposée infidélité, l'absence de ses vêtements, la colère de Daisy qui justifiait son absence à Sainte Mangouste. Quand il eut terminé son récit, il fut surpris d'entendre Pansy ricaner.
─ Quoi ? demanda-t-il un peu vexé de voir que son amie ne prenait pas vraiment ces histoires à cœur.
─ Rien. Elle te dit que tu es infidèle, et toi tu la crois ? Tu ne te dis pas une seule seconde qu'elle t'a peut-être inventé une histoire ?
─ Dans quel intérêt ?
─ Ton argent, Drago, ton argent. C'est le cognard dans la tête qui t'a rendu aussi naïf ou tu es juste con ? demanda Pansy en levant les yeux au ciel.
Voili voilou. Petit moment Dramione, donc, mais aussi le retour de sensations familières et donc peu à peu des souvenirs qui vont faire leur apparition ! J'espère que ce chapitre vous a plus. A demain pour la suite des aventures !
