Onzième chapitre ! C'est dingue comme le temps passe vite. J'ai passé une journée mauvaise, sous la pluie, avec trop peu de sommeil. Voilà, c'est dit haha. Je profite de ce petit message pour vous dire merci, car vous avez explosé les compteurs de vues hier soir, pour une fiction sans prétention comme celle-ci, je suis ravie d'avoir dépassé les milles vues et demies en une soirée. Vous êtes au top.

J'espère que ca vous plait toujours ! Moi j'adore écrire quotidiennement, même si, du coup, il faut admettre que je ne m'attarde pas autant que je le voudrais sur les détails. Pardonnez moi !

Merci à tous ceux qui ont eu/pris le temps de commenter, vous êtes mes petits lutins du Père Noël !

Delphine03 : C'est fou hein ! Mettons ça sur le compte de la magie de noël, hihi.

Swangranger : Mais oui, tu avais disparu dis donc ! Je suis contente que ça te plaise toujours autant ! Cette fiction est loin d'être parfaite, mais elle fait patienter jusqu'à Noël !

Potiron12 : Exactement, c'est une transition ! Promis, ici, ça va déménager dans ce chapitre, dis moi ce que tu en penses !

Gouline971 : Mettons que c'est la magie de Noël ! Merci pour ton petit commentaire.

Flo29jmbPotter : C'est étonnant en effet, mais que veux-tu, Noël et sa magie sont de la partie dans cette fiction. Et je suis désolée de t'avoir fait pleurer dans La Vie est une Chienne, je crois que beaucoup de monde m'en veut encore haha.

Leolili : Quel coquin, cet inconscient ! En effet, ils s'entendent bien ! Merci pour ton message.

MBinipuce : J'avoue, que j'ai une petite tendresse pour ces moments. C'est tout doux et on aimerait tous avoir ce genre de moment avec Drago Malefoy haha.

17 Harry : Et oui, Daisy va devoir se faire une raison !

Cicidy : Oh tu sais la cohérence … Ahah, mettons ça sur le compte de la magie de Noël, d'accord ?

Jules des bois : Ca fait du bien, mais il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers ! Voici la suite.

Dame Lylith : Merci à toi pour ton message ! Voici la suite !

liloumoy: tu as tout à fait raison Ron et Harry ne sont que rarement dans mes fictions tout simplement parce que j'ai peur de les dénaturer. Merci pour ton petit message je ne poste jamais a heure fixe car j'écris chaque jour le chapitre du soir tout dépend donc de mon emploi du temps

Bonne lecture !


Hermione s'était levée tôt, le lendemain matin. On l'attendait à l'hôpital, et elle ne devait pas être en retard. Après avoir avalé une tasse de café bien corsé, et grignoté un sablé que Liam avait épargné, elle s'était volatilisée. Elle avait pris soin de laisser un petit mot sur le coin de la table du salon, sur lequel on pouvait lire « Partie à l'hôpital. Faites comme chez vous. H. » Drago ne découvrit le parchemin que bien plus tard, lorsque Liam était descendu en courant et avait réclamé un petit déjeuner digne de ce nom.

─ Je pourrai manger un hippogriffe papa ! s'exclama Liam en se tapotant le ventre.

─ Qu'un seul ? le taquina Drago.

─ Peut-être deux, ou même trois !

Drago eut un petit rire rauque, tandis que Liam s'amusait à ouvrir grand la bouche, mimant un énorme animal de ses mains qu'il avalerait tout rond.

─ Habille toi, on va essayer de trouver un endroit où déjeuner.

Liam ne se le fit pas dire deux fois. Il se précipita dans la chambre qui l'avait accueilli, et remit son pantalon de la veille. Quand il fut fin prêt, Drago l'attendait déjà devant la porte d'entrée. Il avait le plaid écossais dans une main et le posa sur les épaules de Liam afin qu'il n'attrape pas froid.

─ Il faudra qu'on récupère ton manteau à la maison.

─ Oui, souffla Liam. Mais d'abord, à manger !

Quand ils sortirent enfin dans la rue, il était plus de onze heures. Le père et le fils avaient rattrapé tout le sommeil qu'ils semblaient avoir en retard.

─ Que dirais-tu d'un brunch ?

─ Un quoi ?

Drago eut un large sourire.

─ Tu vas voir, tu vas adorer.

Ils marchèrent de longues minutes avant d'atteindre le centre de Londres. Bientôt, ils se retrouvèrent sur une avenue plus vaste, et large, bordées pas de nombreuses boutiques et petits restaurants. Ils ne tardèrent pas à trouver leur bonheur chez « English Breakfast : Taste them all ! ».

Ils furent accueillis comme des princes. La petite dame replète à l'accent écossais était drôle et gentille. Elle apporta une montagne de saucisses, de pancakes, de gaufres, de frites et de ketchup à Liam qui avait les yeux qui brillaient. Il commanda aussi un chocolat chaud double dose de chantilly recouvert de petits vermicelles colorés. Drago, quant à lui, se vit apporter une belle assiette pleine de toast et d'œufs brouillés, ainsi que d'haricots blancs à la sauce tomate.

─ Miam ! s'exclama Liam. Chestvraimentcrobon !

Drago eut un petit rire avant d'essuyer d'un geste paternel la goutte du ketchup qui s'était logée sur le menton du petit garçon. Liam avait raison, c'était vraiment très bon, et Drago eut l'impression de ne pas avoir mangé depuis des siècles.

─ De pancakes au chocolat et des saucisses, gloussa Liam.

─ Qu'est-ce qui est si drôle ? sourit Drago.

─ Maman ne veut jamais que je mélange le salé et le sucré. Au petit déjeuner, je n'ai que des toasts grillés, de la marmelade et un lait chaud. Manger…

─… équilibré, c'est le début d'une vie saine, termina Drago en levant les yeux au ciel.

Ca lui revenait. C'était une phrase que Daisy disait souvent. Elle-même était habituée à manger très sainement afin de conserver sa taille de guêpe. Drago, quant à lui, n'étais pas un grand mangeur, et ne se privait de rien. Le sport lui permettait d'éliminer tout ce qu'il pouvait consommer. Quant à Liam, et bien, c'était un enfant, il découvrait les goûts des aliments, les mélanges agréables et ceux qui ne font pas bon ménage. Il était d'ailleurs sur le point de faire une découverte qu'il risquait de regretter.

Planta sa fourchette dans une saucisse, il en croqua un bout avant de manger immédiatement un bout de pancake au chocolat. Il mâcha longuement, fastidieusement, avant de faire une grimace de dégoût.

─ Tu ne craches pas, murmura Drago en souriant. Tu avales, pour être sûr que tu n'aimes pas.

Liam leva les yeux au ciel et avala tout rond ce qu'il avait dans la bouche.

─ C'était vraiment dégoûtant, couina-t-il en se rinçant la bouche avec son jus d'oranges pressées.

─ Et bien maintenant tu sais que les saucisses au chocolat, ce n'est pas ce que tu préfères, sourit Drago.

Le reste du repas se passa comme il avait commencé : ponctué des rires enfantins de Liam, et dans la bonne humeur ambiante qui se dégageait de ce petit restaurant. Quand ils eurent tout terminé, et que le ventre de Liam semblait avoir gonflé, Drago régla l'addition et tous les deux sortirent dans le froid de la capitale.

─ J'ai trop froid, Papa.

─ On va rentrer à la maison, se mettre devant la cheminée.

Et quelques minutes plus tard ils trouvaient un endroit à l'abri des regards pour transplanner. Quand ils arrivèrent à la maison, Drago ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. Il avait voulu aborder le sujet avec Liam, à propos de sa dispute et de sa séparation avec Daisy, mais il n'avait pas trouvé le bon moment, ni la bonne formulation. Il lui semblait qu'il ne trouverait jamais les mots pour parler de ce genre de choses.

Quand ils passèrent le seuil de la porte, quelque chose frappa immédiatement Drago. La cheminée était allumée, et chauffait doucement le salon, une douce odeur d'orange se répandait dans la maison, et deux personnes étaient assises sur le canapé. Surpris, Drago sortit sa baguette et s'avança à pas de loup. Quand il entendit le rire de Daisy, il comprit qu'il s'agissait de sa femme et de son nouvel amant.

─ Mais qu'est-ce que… Liam, monte chercher ton manteau dans ta chambre, ordonna Drago.

Le petit garçon s'exécuta et disparut sans demander son reste.

─ Ah, te voilà enfin, dit Daisy en se levant, un large sourire aux lèvres.

─ Oui, me voilà. Je ne comprends pas ce que toi, tu fais là, répliqua Drago en s'avançant d'un air menaçant.

─ Et bien, je suis chez moi, non ? C'est ma maison.

─ Maison que j'ai payée, avec mon argent, mon travail.

─ En effet. Mais comme nous sommes mariés, sans contrat de mariage, qui plus est, la moitié de tout cela m'appartient. Ainsi que tout ce qui se trouve à Gringotts.

Drago la regarda, pantois. Il ne s'était pas attendu à cela. Il pensait que Daisy se contenterai de quitter la maison, de partir vivre avec Flint et de les laisser tranquille. Evidemment, c'était dans un monde utopique. Car la veinale Daisy avait envie de bien plus qu'une vie tranquille avec Flint. Elle voulait une vie avec Flint, dans cette maison, avec l'argent de Drago.

─ Bien sûr, Daisy, tu n'as jamais travaillé de ta vie, et tu penses profiter de mon argent pour couler des jours heureux avec Marcus Flint ?

─ Ce n'est pas ce que je pense, Drago. C'est ce que je vais faire. La moitié est à moi. Je vais donc te demander de quitter cette maison.

Drago s'approcha d'un air menaçant. Ses poings serrés avaient fait blanchir ses jointures. Quand il ne fut qu'à quelques centimètres de Daisy, il se força à baisser la tête pour mieux la regarder dans les yeux. Elle ne semblait pas avoir peur, mais avait perdu de sa superbe.

─ Je garde la maison. Et si tu veux garder ton fils, tu ferais mieux d'accepter.

─ De quoi tu me parles, Daisy ?

─ Avec un travail comme le tien, quand tu auras repris, tu partiras des jours entiers. Je pourrai très bien demander la garde exclusive de Liam.

─ Tu n'es pas une véritable mère pour lui.

─ Laisse moi la maison, et la moitié du coffre, s'entêta Daisy. Sinon, je ferais de ta vie un enfer, et Liam risque d'en souffrir.

Drago serra la mâchoire et s'empara violemment du bras frêle de son épouse. Il serra si fort, qu'elle laissa s'échapper un petit gémissement, et lança un regard douloureux en directon de Marcus. Celui-ci semblait réfléchir – vu l'air stupide qui s'affichait sur son visage.

─ Marcus ! couina Daisy.

Devant l'injonction, Marcus se décida enfin à intervenir. Il s'interposa entre Daisy et Drago, qui dut la lâcher et s'écarter d'un pas.

─ La touche pas ! gronda Marcus.

─ Non, ça tu t'en occupes, Flint.

Drago jeta un dernier coup d'œil à Daisy. Il ne la laisserait pas faire, mais il ne pouvait pas se permettre de faire un scandal devant Liam. Le petit garçon descendait déjà les escaliers pour regagner le salon.

─ Mère, souffla Liam en s'approchant de sa mère.

Il tenta de l'embrasser sur la joue, mais Daisy se baissa tout juste pour recevoir les lèvres humides de son fils. Elle lui adressa un regard presqu'indifférent, ce qui eut raison du cœur de Drago. Celui-ci adressa un sourire rayonnant au petit garçon.

─ Viens Liam, on va voir Pansy, je suis sûre qu'elle sera très heureuse de te voir.

─ J'arrive Papa ! Au revoir Mère.

Daisy eut la politesse de lui adresser un petit sourire.

─ Au revoir Liam.

Drago n'eut pas un regard pour les deux autres, il prit Liam par la main, le serra étroitement, et disparut une nouvelle fois. Il était fou de rage, il entra sans frapper, comme s'il était chez lui. Il réalisa qu'il ne frappait jamais, chez Pansy, qu'il s'y sentait chez lui depuis toujours, et c'était rassurant.

─ Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? s'écria Pansy qui sortit de son bureau en trombe.

Elle sembla rassurée de voir qu'il ne s'agissait que de Drago et Liam. Quand son regard se posa sur le petit garçon, son visage s'illumina. Elle ouvrit grand les bras, et Liam vint s'y blottir avec délice.

─ Pansy ! s'écria-t-il en hurland de joie.

─ Mais c'est mon filleul préféré ! murmura Pansy.

─ C'est facile, Pans ! Je suis le seul.

─ C'est vrai. Mais même s'il y en avait d'autre, tu serais mon préféré.

Cet échange attendrissant aurait pu faire fondre le cœur de Drago. Mais ce dernier n'avait pas desserré les poings, ni la mâchoire, et bouillonnait intérieurement. Pansy le vit immédiatement. Elle s'approcha de lui, et posa une main réconfortante sur son torse.

─ Qu'est-ce qu'il se passe ?

Drago souffle, grogna, mais ne répondit pas. Liam s'en était allé à ses occupations, il prenait ses aises chez Pansy, plus que nulle part ailleurs, même s'il avait démontré une forte capacité à l'adaptation. Il n'écoutait déjà plus les conversations des grandes personnes et avait sorti une malle en osier que Pansy gardait précieusement pour y ranger tous ses jouets.

─ Sortons prendre l'air, proposa Pansy.

Les deux amis se dirigèrent vers la porte fenêtre qui donnait sur un beau jardin, recouvert de neige. Leurs pas firent grincer la poudreuse, tandis qu'une épaisse buée blanche s'échappait d'entre leurs lèvres. Drago n'arrivait pas à mettre des mots sur ce qu'il ressentait. Ce n'était pas une question d'argent, mais plutôt les menaces cachées faites à l'encontre de Liam.

Quelques minutes passèrent, durant lesquelles Pansy ne posa aucune question. Puis, soudain, Drago, dont la pression semblait à son apogée, explosa. Il lui raconta tout ce qui venait de se passer. Il lui racontant Flint, les documents pour le divorce, la soirée chez Hermione, et son retour. Sa dispute avec Daisy, ce qu'elle demandait. Pansy l'écouta attentivement sans faire de remarque, mais Drago vit que son sourire s'était peu à peu effacé, et des rides de colère s'était formé sur son front habituellement lisse.

Drago parlait fort, il criait presque, et ça lui faisait du bien. Il extériosait. Il ne réalisait pas, qu'en même temps que sa colère qui affluait, les souvenirs revenaient. D'abord, sa première nuit à Poudlard, puis, ses nuits dans Poudlard, avec Pansy. Son mariage. Les larmes de sa mère. Le quidditch, le vent dans ses cheveux. Tout lui revenait enfin.

─ Cette garce ! Je suis sûre qu'il y a un moyen de…

─ Pansy ! grogna Drago.

─ Elle ne peut pas tout prendre, je pense qu'il faudrait…

─ Pansy ?!

─ Quoi, Drago ? s'exaspéra Pansy. Tu ne vois pas que je réfléchis à ta situation, et je…

─ Mes souvenirs ! Ils reviennent !


Pas d'Hermione dans ce chapitre, mais la bonne nouvelle, c'est qu'à cause de la rage de Drago, les souvenirs reviennent ! Et ça, c'est bien, parce qu'on va enfin pouvoir en savoir plus sur sa vie avant son mariage et toussa toussa !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! Laissez moi un petit mot si le cœur vous en dit. A demain pour la suite !