Après quelques jours d'absence, me voilà de retour. Je ne suis pas remise, mais au moins, j'ai pu me reposer un peu. Merci pour tous vos petits messages, qui m'ont vraiment fait plaisir. Je vous assure que j'étais un peu déçue de ne pas avoir tenu la cadence, comme l'année dernière, mais les vilains microbes l'ont emporté sur ma volonté.
Voici donc le 17ème chapitre, comme promis, Drago part faire les boutiques (on dirait un titre d'un « Martine » haha. « Drago fait les boutiques », « Drago va au bal » ou alors « Drago est amoureux », on tient quelque chose non ?)
Merci encore à tous ceux qui m'ont laissé un petit mot sur les derniers chapitres.
Cicidy : ahah, trop de questions, je comprends tes interrogations, mais cette fiction doit rester simple, c'est le but de la fiction de Noël, alors disons que ce sera facile.
Dame Lylith : Merci, ravie que le plan de Pansy te plaise.
Snoopgol : Merci, je suis ravie que ça t'ai plu.
Gouline971 : Et oui, toujours vivante, Skeeter. C'est le genre immortel. Exactement, joueur pro, c'est une véritable petite fortune qui l'attend.
Potiron12 : Je n'ai pas du tout suivi miss France cette année, je suis désolée ! Je vois que Pansy fait l'unanimité chez mes lecteurs !
Swangranger : Et oui, il faut bien qu'ils se rapprochent, puisque la fin de la fiction se rapproche aussi.
Delphine03 : Skeeter est toujours ravie haha. Merci pour ton mot.
Kwycky : Je te laisse découvrir ce nouveau chapitre, j'espère qu'il te plaira tout autant.
Flo29jmbPotter : Aaaah je suis ravie que tu aies trouvé pour les reviews, je n'avais rien trouvé de mon côté, tant mieux. Bonne idée pour le bal, j'y penserai !
Leolili : Pansy est passée maitre dans l'art de la manipulation ahah.
JudorangeHp : Je suis contente de ne pas etre la seule à fantasmer sur les bals haha. Merci !
17 Harry : C'est drôle, je n'avais pas du tout prévu de faire Daisy quelqu'un de malhonnête au point de la faire détourner l'argent, masi pourquoi pas hehe.
MBinipuce : Je suis désolée de ne pas avoir tenu ma promesse du chapitre quotidien, mais les microbes ont eu raison de moi.
Allieblackpotter : merci beaucoup, voici la suite !
Delvine : La suite est là !
Miomione : Merci pour l'astuce ! Je vais essayer de trouver ça !
Liloumoy : Je suis désolée, j'étais malade et n'ai pas pu écrire les chapitres. Ma santé avant tout.
Bonne lecture.
─ Qu'est-ce qu'on attend ? demanda Pansy d'une voix impatiente.
Elle grelottait et se frottait frénétiquement les mains pour faire circuler le sang qui avait déserté ses doigts oblongs. Elle soufflait, grognait, soufflait à nouveau et regardait de part et d'autre de la rue commerçante. A côté d'elle, Drago était calme et paisible. Il avait enfoncé les deux mains dans ses poches, et regardait le ciel duquel tombaient de gros flocons blancs. Jamais un mois de décembre n'avait été si enneigé.
─ La question c'est « qui ».
─ Arrête de faire ton homme mystère Drago, grogna la jeune femme en resserrant son écharpe pourpre autour de son cou pâle.
─ Hermione.
Pansy soupira et leva les yeux au ciel d'un air attendu.
─ Bien sûr, qui d'autre.
Drago eut un petit sourire en la voyant comme ça, si vexée de ne pas être la seule femme de sa vie. Non pas qu'elle fut jalouse d'Hermione et de sa relation avec Drago – il n'y avait jamais rien eu de tel entre eux – mais plutôt de voir que la première place qui appartenait à Daisy jusqu'alors était déjà prise par quelqu'un d'autre qu'elle-même.
─ Ne sois pas jalouse, Pans'.
─ Jalouse ? Moi ? De qui ?
─ De Granger.
Pansy renifla avec dédain.
─ Ca ne risque pas. Et puis jalouse de quoi ? Elle ne se souvient même pas de votre relation.
Les mots avaient devancé sa pensée, et sans le vouloir vraiment, Pansy toucha Drago en plein cœur. C'était l'un des talents de la jeune femme, qu'elle ne maîtrisait pas toujours. Elle savait reconnaître les faiblesses de chacun, en quelques minutes de conversation, elle savait où appuyer. Elle ne blessait pas immédiatement, elle gardait précieusement l'information, et la ressortait, en tant voulu.
Pansy réalisa bien vite son erreur, et se contenta de s'approcha de Drago et de déposer un baiser sur sa joue glabre.
─ Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, chuchota-t-elle à son oreille.
─ Non, tu as raison, répondit Drago avec un sourire. Elle ne se souvient de rien. Et c'est bien pour ça que je l'ai fait venir. Une pierre deux coups : on s'habille pour le gala et elle retombe dans mes bras.
─ C'est ça Malefoy, méfie toi qu'elle ne tombe pas dans mes bras ! s'exclama Pansy en éclatant d'un grand rire.
Drago en resta bouche bée et était sur le point de demander plus d'explications quand soudain, il aperçut la chevelure sauvage et parsemée de poudreuse de sa sorcière bien aimée. Elle avait les joues en feu, le nez rose, mais un sourire paisible habillait son visage poupin. Drago songea, à cette seconde-même, que s'il n'y avait pas eu Liam, il aurait tout laissé à Daisy. Il serait parti, sans se retourner, sans se battre pour quoi que ce fut. Parce que sa vie avec Hermione lui aurait suffi.
Mais pour Liam, il devait se battre et lui assurer un avenir digne de ce nom. S'il devait lui arriver quoi que ce soit, Drago voulait être certain que son fils ne manquerait jamais de rien, et que sa garde ne serait jamais proposée à Daisy. Malgré tout l'amour qu'il pouvait ressentir pour Hermione, l'amour d'un père était plus fort que tout le reste. Pansy avait tort de penser que Daisy, puis Hermione étaient les premières dans son cœur. Car il n'y avait jamais eu que Liam, à ses yeux de père comblé.
─ Salut, dit-il avec un petit sourire en coin.
─ Salut, sourit Hermione. Je suis désolée pour le retard.
─ Ravi de te l'entendre dire Granger. Allez, rentrons avant d'attraper je ne sais quelle maladie que tu ne sauras pas soigner et qui nous terrassera peut-être.
Sous les rires moqueurs de Pansy, le trio pénétra la boutique de tenue de soirée que cette dernière avait sélectionné pour eux. Hermione devina qu'il ne s'agissait pas la première fois que les deux autres venaient ici, car ils prirent tous deux leurs aises dans les canapés de cuir de dragon du petit showroom. Deux vendeuses les attendaient. Quand elles virent entrer Drago, elles se mirent toutes deux à glousser en se donnant des coups de coudes, comme deux adolescentes dont les hormones sont en ébullition.
─ Vous prendrez bien un peu de champagne ? demanda l'une d'entre elles à Drago.
─ A neuf heures du matin ? grogna l'intéressé. J'aurai plutôt opté pour un café.
─ Oh, oui bien sûr, répondit précipitamment la jeune femme, un peu déçue.
On leur apporta un petit plateau avec des tasses de thé et de café bien chaudes, ainsi qu'une assiette de petits sablés de Noël.
─ Qui commence ? demanda finalement la vendeuse après que ses trois clients se furent réchauffés.
─ Moi, dit Pansy en se levant. Je sais exactement ce que je veux, ça ne durera pas longtemps et ensuite, je file, j'ai un rendez-vous important.
─ Important ? demanda Drago, intéressé.
─ Pour les invitations, ajouta Pansy en se dirigeant vers les cabines d'essayage qui devaient faire la taille de la chambre d'Hermione.
Les essayages de Pansy ne furent pas aussi rapides qu'elle l'avait promis. Elle rendait les vendeuses folles. Elle n'était pas désagréable, mais trouvait à chaque fois de trop nombreux défaut aux robes qu'on lui proposait. Pendant ce temps, Hermione et Drago s'étaient assis sur le même canapé, et buvaient leur seconde tasse de thé – et de café.
Drago prit alors le temps de lui expliquer le plan que Pansy avait élaboré pour éviter que Daisy ne récupère tout l'argent du foyer Malefoy. Elle l'écouta attentivement, de cet air concentré et intelligent que Drago chérissait tant chez elle. Hermione ne sembla rien trouver à redire, car elle se contenta d'acquiescer et d'hocher la tête quand la conversation d'exigeait.
─ Tu n'as pas peur qu'elle demande la garde de Liam ?
─ J'en doute. Et si cela devait arriver, je n'hésiterai pas à la traîner en justice. J'ai de nombreux témoins pour affirmer qu'elle ne s'en occupe que très peu. Sans parler des lettres écrites à sa mère dans lesquelles elle explique qu'elle regrette d'avoir donné naissance à un enfant.
Hermione afficha une mine contrite, mais Drago la rassura en prenant sa main dans la sienne. Ce geste lui parut si naturel, et pourtant, si nouveau, qu'il craignit un instant qu'elle ne le repousse. Au contraire, elle serra ses doigts dans sa main et lui offrit un petit sourire timide.
─ J'ai fait une erreur, en lui demandant un enfant. Maintenant, c'est trop tard bien sûr, mais je ne lui en veux pas. Ce que je regrette, c'est qu'elle n'ait pas eu le cran de partir avec Flint, qu'elle ait attendu que je m'en rende compte et que je demande le divorce.
Hermione n'eut pas le temps de répondre, car Pansy sortait telle une diva de la cabine, un air satisfait sur le visage. Elle était en sous-vêtements. En dentelle. Noirs. Transparents. Hermione piqua un fard et détourna immédiatement les yeux, tandis que Drago éclatait dans grand rire tonitruant, comme il n'en laissait s'échapper que très rarement. Cette fille n'avait pas fini de le surprendre et de le faire rire, il en était persuadé.
─ J'ai trouvé la robe de mes rêves. Daisy en sera verte de jalousie.
─ Laisse toi deviner, c'est une robe invisible ? sourit Drago qui ne perdait pas une miette du spectacle.
Pansy leva les yeux au ciel.
─ Non, idiot. Tu verras, le vingt. Je serais époustouflante, surprenante.
─ Je n'en doute pas. N'est-ce pas Granger ?
Hermione était soudainement très intéressée par une petite miette de sablé qui s'était égarée sur son collant.
─ Hum ? dit-elle en levant la tête. Si, si bien sûr. Pour surprendre, rien de tel qu'une petite culotte en dentelle qui ne cache rien de ton intimité.
─ C'est ce que je me tue à expliquer à tout le monde depuis des années. Que veux-tu, Granger, je suis en avance sur mon temps.
Leur petite conversation dérida Hermione qui eut un petit rire rauque à son tour, tandis que Pansy se rhabillait à la hâte, laissant le temps aux vendeuses de reprendre leurs esprits. Pansy enfila ses gants et son écharpe, puis déposa un baiser sonore sur la joue de Drago, adressa un signe de main à Hermione.
─ Amusez vous bien, on se voit vite. Et surtout protégez-vo….
─ C'est ça, Pansy ! A bientôt, la coupa sèchement Drago en lui faisant des signes vers la sortie.
Hermione n'eut pas le temps de poser des questions sur cet échange somme toute douteux, car très vite, les vendeuses l'attirèrent dans leur filet – ou plutôt dans leur cabine – et la déshabillèrent en un coup de baguette expert. Pour la pudeur et l'intimité, on repassera, songea-t-elle en cachant, malgré elle, les parties de son corps qu'elle n'avait pas prévu d'exhiber aujourd'hui.
─ Vous avez une couleur de prédilection ?
─ Le rouge, répondit Hermione sans réfléchir.
La vendeuse eut un petit sourire.
─ Gryffondor, hum ? Le rouge n'ira pas à votre teint. Le bordeaux, oui. Le pourpre, peut-être. Mais pas le vermeille. Ni le cramoisi.
─ Sinon, on peut partir sur du vert, dit la seconde, songeuse, qui regardait Hermione sous toutes ses coutures.
─ Pas du vert, grommela Hermione.
Non pas qu'elle n'aimait pas cette couleur, mais par principe, si on lui refusait le rouge, elle ne mettrait pas de vert. Les vendeuses l'écoutaient à peine cependant, et toutes deux disparurent dans les méandres de la boutique, qui accueillait des centaines de modèles uniques de robes et tenues de soirée. Elles revinrent avec plusieurs robes, qu'Hermione essaya une à une.
De la robe fourreau, à celle bustier, de la tulle, aux perles, du sequin au velours. Tout sembla y passer. A chaque fois, elle sortait de la cabine, faisait un tour sur elle-même, et se regardait dans le miroir. Mais rien ne semblait lui convenir vraiment. Quant à Drago, son œil expert semblait apprécier le spectacle, mais jamais une robe ne parvint à la faire briller davantage que la dernière.
Elle était divine. Surprenante. Quand Hermione sortit de la cabine pour une énième fois, Drago trouva d'abord que la robe était bien trop simple. C'était une longue robe d'un bleu nuit presque noir, qui flottait sur le sol autour d'elle, cachant ses pieds. Son décolleté rond et ses petites manches faisaient d'Hermione une jeune femme très sage. Du moins, c'était l'impression qu'elle donnait.
Car lorsqu'elle tourna sur elle-même pour s'admirer dans le miroir, Drago eut le souffle coupé. Le sage décolleté qui habillait sa poitrine, n'était qu'un leurre. En effet, tout le spectacle se trouvait dans son dos. Un décolleté vertigineux dévoilait le dos blanc et satiné d'Hermione. La robe s'arrêtait juste au milieu de ses reins, là où la décence ne pouvait en supporter davantage, et laissait à l'œil appréciateur tout le loisir de se repaître de ses courbes harmonieuses. Ses omoplates saillantes, sa colonne vertébrale légèrement courbée, sa nuque dégagée car elle avait noué ses cheveux au-dessus de sa tête.
─ Qu'est-ce que tu en penses ? demanda Hermione en se retournant vers Drago.
J'en pense qu'il est hors de question que tu mettes une robe pareille si je ne peux pas te l'arracher, fut la réponse que Drago aurait sans doute lâchée, si les deux vendeuses n'avaient pas laissé leurs oreilles trainer dans le coin. Aussi se contenta-t-il d'hocher la tête, de la regarder, d'acquiescer, de la regarder, d'approuver, et de la regarder à nouveau.
─ Tu es… Parfaite.
─ Ahah, très drôle Malefoy. Tu n'en as pas terminé avec tes surnoms ? Miss Parfaite, c'est à Poudlard. Change de registre.
─ Non, souffla Drago en se levant.
Il s'approcha d'elle et lui tendit une main qu'elle saisit d'un air hésitant. Quand il eut ses doigts fins et chauds dans la sienne, Drago l'attira contre lui, et posa son autre main, chaste, sur la taille de la jeune femme. Comme si le monde n'existait plus, comme s'il n'y avait jamais eu qu'eux, dans cette bulle, Drago resserra son étreinte, et se mit à danser doucement, sur une musique imaginaire. Hermione, surprise, se laissa malgré tout faire, sentant son dos frissonner, au contact des doigts aguerri de Drago.
─ Je ne plaisante pas, Granger. Cette robe te va à ravir. Si tu veux mon avis, ce n'est pas que Pansy, que Daisy sera jalouse…
Hermione leva les yeux vers Drag qui la dépassait de quelques centimètres. Ses yeux sombrer dans l'acier liquide de ses iris, et elle se sentit un instant, happée par le regard plein d'espoir de Drago. Elle sentait, au fond d'elle, qu'il attendait quelque chose d'elle mais elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Drago, quant à lui, n'avait déjà plus d'yeux que pour les lèvres rouges d'Hermione qui lui manquaient terriblement. Etait-ce le moment, pour lui voler un baiser ? Ils étaient si proches, et pourtant, à des années lumières de ce qu'ils avaient pu vivre ensemble.
Avant qu'il ne se décide, une des deux vendeuses revint dans la pièce et s'exclama :
─ Bien, monsieur, c'est à vous.
C'était donc un petit chapitre tout doux et calme. Les deux prochains seront consacrés au gala, alors croyez-moi, ça va plus bouger que celui-ci haha. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé malgré tout. Soyez indulgent, je l'ai écrit avec un mal de tête carabiné haha.
A demain (j'espère) pour la suite. Bonne soirée !
