C'est un peu triste que je vous poste cette moitié de chapitre, l'autre a disparu dans les méandres de mon ordinateur. Mais ce n'est pas bien grave. J'ai deux annonces à vous faire. La première c'est que demain il n'y aura PAS de chapitre (c'est l'anniversaire de ma moitié et je n'aurai donc pas le temps d'écrire).
La seconde, c'est que j'écrirai bel et bien 24 chapitres, et donc, j'irai au-delà du 24 décembre comme c'était prévu initialement. J'espère finir cette fiction, grand maximum pour le nouvel an. Voilà ! Je suis trop fatiguée ce soir pour répondre à vos gentils messages, je le ferai ce week end, sans faute. Je vous souhaite une bonne lecture !
La fête battait déjà son plein, quand Drago apparut près du portail de sa maison. La musique, douce et classique, s'élevait de la bâtisse, dérangée parfois par des rires forcés ou des interpellations hypocrites. Drago se sentit frissonner. Il avait toujours détesté ce genre de mondanité. Il ne s'y sentait pas à sa place, il n'aimait pas parler aux gens qu'il ne connaissait pas, n'aimait pas voir des mains inconnues se servir dans ses plats ni des lèvres anonymes boire son champagne dans ses verres en cristal. Cela ne s'apparentait pas à de la radinerie, non, Drago n'appréciait simplement pas de voir une horde de pique assiette s'introduire dans sa maison.
Mais est-ce qu'il s'agissait toujours de sa maison. Alors qu'il l'observait d'un œil nostalgique, il entendit deux plop sonores. Derrière lui, sorties du néant, Pansy et Hermione regardaient elles-aussi cette maison de la discorde. Les extérieurs avaient été décorés avec goût et surement avec beaucoup de moyen et Drago aurait juré qu'il s'agissait d'un véritable orchestre, à l'intérieur. Il soupira faiblement.
─ Au moins, c'est la dernière fois qu'elle en profite, chuchota Pansy en s'approchant, comme si elle venait de lire dans ses pensées.
Drago acquiesça avant de se retourner pour mieux admirer les charmantes sorcières qui lui tiendraient compagnie ce soir. Pansy était magnifique, elle portait une robe courte et moulante d'une soie scintillante, qui donnait envie à quiconque d'effleurer son corps. Hermione, quant à elle, était ravissante, mais Drago savait qu'elle le serait davantage, quand elle se serait débarrassée de la lourde cape d'hiver qui couvrait ses épaules.
─ Bien, mesdemoiselles, il est l'heure.
─ Non, attendez, murmura précipitamment Pansy. J'ai failli oublier. Le bal est masqué cette année.
─ Etrange, grogna Drago. Quel est l'intérêt ?
─ Sûrement cacher l'atroce tête de Marcus Flint, supputa Hermione.
Sa réflexion eut le mérite de faire exploser Pansy de rire et d'arracher un hoquet de surprise à Drago.
─ Je t'aime bien, finalement, Granger.
Hermione se contenta de lui adresser un petit sourire en coin, tandis que Pansy distribuait trois masques qu'elle avait acheté plus tôt dans la journée. Les deux jeunes femmes avaient hérité d'un loup – bleu nuit pour Hermione, vert bouteille, pour Pansy. L'objet était magnifique et pouvait concurrencer avec les plus beaux masques de Venise. Les sequins, les perles, des plumes, tout habillait magnifiquement la masque, effaçant par là-même, la splendeur de leur tenue.
Drago, quant à lui, hérité d'un masque plus sobre mais tout aussi élégant, d'un bordeaux hypnotique qui jurait magnifiquement bien avec son costume noir et austère.
─ Cette fois, nous sommes prêts, dit finalement Pansy en terminant d'attacher les rubans du masque de Drago.
Le drôle de trio franchit le pas du portail, et se dirigèrent d'un pas calme et noble jusqu'aux portes d'entrée. C'était une drôle de sensation que de s'introduire à un bal auquel ils n'avaient pas été invités, mais qui se tenait entre les murs de la maison de Drago. C'était déroutant, vexant, et déboussolant. Quand ils arrivèrent devant la porte d'entrée, ils durent faire face à deux sorciers taillés dans de la pierre – semblait-il – et dont l'existence de la matière grise était encore à prouver.
─ Bien le bonsoir, messieurs, roucoula Pansy d'une voix badine en s'avançant.
─ Nom. Et carton d'invitation.
S'il avait pu parler par onomatopée, le videur l'aurait fait, Hermione en était certaine. Retenant son souffle, elle se surprit à croiser les doigts derrière son dos pour que le plan de Pansy fonctionne. Car s'ils devaient rebrousser chemin dès à présent, on aurait tout aussi bien pu appeler cette mission « Le Titanic ».
─ Je suis Paoulina Ivanof, et voici mes amis. Le couple D'Uberville. Theresa et Alexander.
Hermione eut un petit sourire en coin. Si elle n'avait pas trouvé de référence pour l'identité de Pansy, elle savait que D'Uberville était un nom emprunté à la littérature britannique moldue. Du génie. Les deux balourds regardèrent leur liste dans plus se poser de question, avant de s'écarter et de les laisser passer, prenant au passage les cartons d'invitation falsifiés que Pansy s'était procuré.
─ Bonne soirée, grogna tout de même le second garde dans un élan de politesse.
Quand ils pénétrèrent enfin le grand salon, celui-ci semblait plein à craquer. Une piste de danse avait été installée en son cœur, laissant les plus habiles valser sur des airs qu'Hermione n'avait jamais entendu. Tous étaient cachés derrière des masques, et tous semblaient véritablement bien s'amuser. Drago laissa ses yeux vagabonder sur cette pièce qu'il connaissait par cœur.
─ L'estrade est au fond, murmura Hermione en la pointant du doigt. La levée des fonds se fera sûrement de là-bas. Ca commence à vingt et une heure.
─ Comment est-ce que tu …
─ Dans dix minutes.
Hermione s'était procuré, on ne savait comment, le programme de la soirée. Tant mieux, cela leur ferait gagner bien du temps. Sans plus attendre, ils se dirigèrent vers l'estrade en question. Des chaises avaient été installées devant, sans doute pour accueillir les fessiers bordés de gallions de tout ce monde présent. Ils choisirent des places stratégiques, assez proches pour bien entendre, assez loin pour ne pas être reconnus par Daisy et attendirent.
─ Pourquoi tu as choisi un nom russe ? demanda finalement Drago à Pansy.
─ Pourrrrr pouvoirrrr rrrouler mes RRRR quand yé lèverrrais la main pourrr dilapider toun arrrgent, répondit l'intéressée avec un accent russe très cohérent.
─ Parfait.
─ Tous les deux, vous ne dites rien et vous me laissez faire. Sinon, elle va comprendre qu'il y a anguille sous roche, et n'hésitera pas à annuler les enchères.
Voilà pour ce soir, disons que c'était une mise en bouche !
Pour ceux qui n'ont pas lu l'entête, je répète : PAS DE CHAPITRE DEMAIN. Voili voilou !
