Et oui, c'est avec honte et un fort sentiment de culpabilité que je reviens ici poster le 19ème chapitre de cette fiction. Cependant, je profite de mon retour pour vous souhaiter à tous une belle et merveilleuse année, que celle-ci soit rempli de bonheur et de tout un tas de bonnes choses.
Bien sûr, je m'excuse pour mon absence. Pour ceux qui avaient suivi, je suis tombée malade, et a s'est révélé un peu plus grave que prévu, mais me voici de retour pour vous jouer des mauvais tours. Je ne sais pas pourquoi, mon élan pour cette fiction est retombé un peu comme un soufflet, et j'avais l'irrépressible envie d'écrire pour Les Soldats de Marbre. Mais j'avais peur de vous décevoir, alors impossible pour moi d'abandonner cette fiction.
J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu. J'espère poser le suivant dans le week end, si le temps me le permet. Comme toujours n'hésitez pas à m'en donner des nouvelles.
Dame Lylith : Merci, je suis contente que les derniers chapitres t'aient plus. Voici la suite.
Leolili : Moi aussi je l'aime bien ce trio, ça change un peu haha.
Swangranger : Ahaha, je ne suis pas du tout écrivain, j'aime me divertir en écrivant des petites histoires mais pour dire vrai ma moitié n'a jamais lu mes histoires et c'est pas plus mal haha.
Kelly : Merci, je suis contente que ça te plaise ! Voici la suite.
Snoopgol : Je suis ravie, je vois que Pansy plait à beaucoup d'entre vous. Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira autant que les chapitres précédents.
Flo29jmbPotter : En effet pour Drago, ça doit être bizarre. Mais bientôt, ça fera bizarre à Daisy aussi hihi.
Math'L : Pansy est née pour le machiavelisme haha. Elle est née pour protéger Drago aussi.
Delphine03 : C'est moi qui suis en retard ! J'espère que ce chapitre te plaira.
Cicidy : Je suis navrée pour le retard, et le dénouement qui tarde à arriver, mais voici la suite, en espérant qu'elle te plaise.
17 Harry : Voici les enchères tant attendues, rien de bien transcendant je dois l'admettre. J'espère que cela te plaira tout autant.
Guest : Je m'excuse pour mon retard, mais voici la suite j'espère qu'elle te plaira malgré tout.
Bonne lecture !
Les serveurs et autres domestiques employés pour l'occasion avaient peu à peu poussé les gens jusqu'à l'estrade. Les chaises installées devant celle-ci se remplirent peu à peu. On se bousculait pour avoir une place proche de la scène, pas trop excentrée, par trop lointaine, mais trop à gauche, ni trop à droite. Le trio, en revanche, avait pris soin de se mettre en retrait, assez à l'écart pour que la maîtresse de cérémonie ne les reconnaisse pas sous leur masque d'anonymat. Pansy s'était mise en bout de rangée, et Drago et Hermione s'étaient installés à côté d'elle, en silence. Drago affichait un air décontracté, tandis qu'Hermione sentait ses mains devenir moite au fur et à mesure que la salle se remplissait et que les chaises étaient prises d'assaut.
─ Et si elle nous découvre ? souffla-t-elle à l'oreille de Drago.
Celui-ci eut un petit rire bas et rauque avant de secouer doucement la tête. Il posa une main sur celle d'Hermione pour mieux la rassurer, et, naturellement, sans s'en rendre vraiment compte, entrecroisa ses doigts aux siens. Ce contact les électrisa tous les deux, et Hermione se sentit rougir sous son loup, tandis que Drago affichait une mine satisfaite.
─ Je suis chez moi, que veux-tu qu'elle me fasse, si elle le découvre ? répondit-il finalement en croisant le regard soucieux de la jeune femme.
Hermione haussa doucement les épaules.
─ De toute façon, nous sommes trop loin pour qu'elle nous remarque. Et quand elle comprendra que je suis là, ce sera trop tard, Pansy aura déjà dilapidé une véritable fortune.
─ Et ça ne te fait rien ? De savoir que tu seras sans le sous dès ce soir ?
Drago mit plusieurs secondes à répondre. Il avait l'air songeur, comme s'il n'avait pas encore réfléchi à la question, comme si l'éventualité de finir à la rue ne l'avait jamais effleuré. Tandis que son pouce caressait machinalement le doigt de la main d'Hermione, il se pencha à son oreille et souffla son haleine mentholée et brûlante contre son lobe.
─ J'espérai que tu ne me laisserais pas sous un pont, et que je pourrai peut-être dormir sur ton canapé.
Hermione se sentit frissonner sous l'assaut du souffle chaud de Drago. Ses lèvres si proches de sa peau eurent pour effet de provoquer une grande vague de frissons sur tout son corps, et elle ne put se retenir de sourire face à la remarque de Drago. Celui-ci, toujours penché dans le cou de sa sorcière, se délectait de ce parfum délicat et unique qui émanait d'elle. La flagrance, fruité et naturelle, lui avait fait tourner la tête plus d'un fois, et sans doute aurait-il vendu son âme au diable pour pouvoir mettre le parfum unique en bouteille.
─ Et avec quoi comptes-tu payer ton loyer ? répliqua Hermione, taquine.
─ Ah, Granger, ne me sous-estime pas. J'ai tout un tas de talents cachés, que je pourrai te dévoiler pour payer le gîte que tu m'offres.
─ Tiens donc ? Et peut-on savoir lesquels ?
Leur visage se trouvait désormais à quelques centimètres l'un de l'autre, et, une fois de plus, Drago se sentit irrémédiablement attiré par ses lèvres rouges appelant à la luxure. Subtilement maquillées, brûlantes et sucrées, il n'aspirait qu'à les goûter à nouveau, car voilà trop longtemps qu'il en avait été privé. Il s'était enfin décidé à le faire, d'ailleurs, quand ils furent interrompus, une fois encore, par la voix hautaine et haut perchée de Daisy. Elle était montée sur scène et avait usé de sa baguette pour que sa voix porte davantage dans toute la salle. Bientôt, tous les regards se tournèrent vers celle qui réclamait de l'attention.
─ Mesdames, Messieurs, je vous prie de vous installer et de prendre part aux enchères qui vont avoir lieu d'ici quelques instants.
Les retardataires s'exécutèrent et bouchèrent les quelques trous visibles parmi les chaises vides. Une sorcière replète, dans une robe trop étroite pour elle, prit place à côté d'Hermione. Son souffle lourd et saccadé indiquait qu'elle avait joué des coudes pour pouvoir s'asseoir. Car les sorciers les plus en retard ou les plus timides durent se contenter du fond de la salle, debout, un verre de champagne à la main. Quand il fut entendu que chacun était à sa place et que le silence retomba enfin dans la pièce aux hauts plafonds, Daisy pointa à nouveau sa baguette sur sa gorge et murmura un sonorus tout juste audible. Enfin, sa voix retentit sur les murs autour d'eux.
─ Bienvenue, bienvenue ! Je vous souhaite à tous bienvenue à cette nouvelle édition du bal de charité que je donne chaque année en honneur d'une juste cause.
Plusieurs invités se mirent à applaudir, pour le plus grand bonheur de la maîtresse de cérémonie. Drago, qui n'avait pas regardé sa femme une seule fois, tant il n'avait d'yeux que pour Hermione, détourna enfin son regard de la jeune femme pour toiser Daisy de haut en bas. Défendre une juste cause nécessitait sans doute de porter une robe de couturier hors de prix, car Drago reconnut immédiatement la griffe d'un célèbre tailleur de haute couture pour qui Daisy avait toujours eu un faible.
─ Nous allons commencer sans plus attendre. Je vous rappelle le principe qui est, somme toute, très simple. Une fois que j'aurai présenté le lot, vous n'aurez qu'à faire apparaître la somme que vous êtes prêt à débourser dans les airs, à l'aide de votre baguette.
Un murmure d'approbation parcourut la foule.
─ J'en profite pour remercier les généreux donateurs qui nous ont offert ces lots gracieusement. Il n'y a pas de limite d'offres, ainsi, vous pouvez tout aussi bien repartir avec tous les lots. Si vous daignez mettre la main au portemonnaie, bien sûr, ajouta Daisy d'une voix entendue en laissant filer un petit rire cristallin forcé hors de sa gorge.
Nombreux furent les hypocrites qui accompagnèrent ses rires par des petits sourires et autres gloussements pénibles. A côté de Drago, Pansy affichait une petite mine satisfaite.
─ Compte sur moi pour mettre la main au portemonnaie, grogna-t-elle.
Drago lui adressa un petit sourire en coin. Quand il s'agissait de défendre Drago, Pansy était une vraie lionne. Elle sortait les griffes et ne craignait certainement pas de recevoir des coups. Car elle les esquiverait avec habileté, et n'hésiterait pas à envoyer les crocs envers quiconque lui barrerait le chemin. Elle avait déjà sorti sa baguette magique, et attendait patiemment que les enchères ne commencent. Drago ne savait même pas jusqu'à combien elle pouvait parier, mais il lui avait donné l'autorisation de fourrer son nez dans ses comptes afin d'avoir une petite idée de la somme d'argent à dépenser. Et sans doute était-ce jouissif pour Pansy que de dépenser tout l'argent qu'elle voulait, sans avoir à se soucier de la fin du mois, étant donné que l'argent n'était pas à elle.
Les enchères commencèrent enfin, et Daisy, telle la parfaite hôtesse qu'elle était, présenta chaque lot sous son angle le plus avantageux. Pansy, stratège, laissa passer les premiers lots. Il s'agissait des moins intéressants, des moins couteux et des moins demandés. Enfin arriva un lot qui éveilla sa convoitise. Prête, elle serra doucement sa baguette dans la paume de sa main, pour s'assurer d'être la première – et surtout la dernière – à donner un prix et emporter le lot désiré.
─ Nous continuons donc avec un lot très romantique, puisqu'il s'agit d'une nuit à Paris, à l'hôtel Beauregard, qui est sans doute l'un des plus luxueux et des plus beaux du monde sorcier français. Cette nuit sera accompagnée d'un repas gastronomique en haut de la tour Eiffel, dans une salle privatisée pour l'occasion.
Malheureusement pour Pansy, ce lot était convoité par de nombreuses personnes. Plus d'une dizaine de baguettes se levèrent en même temps, tandis que des prix s'élevaient dans les airs. Hermione put voir que la mise de départ tournait autour de la centaine de galions. C'était de la folie, songea-t-elle. La plupart des sorciers et sorcières de Grande Bretagne ne gagnaient pas cela en une vie de dur labeur, et voilà que tous ces gens issus d'une classe sociale richissime étaient prêts à payer cette somme pour une nuit et un repas ? C'était ahurissant.
Petit à petit, et au fur et à mesure que les enchères augmentaient, les baguettes s'abaissaient. Les sorciers abandonnaient peu à peu, mais pas Pansy qui n'hésitait pas à rajouter des dizaines de galions pour s'assurer de l'emporter. Ce qu'elle fit d'ailleurs. Elle gagna la nuit romantique et son dîner gastronomique pour la modique somme de quatre cent quatre vingt dix galions. C'était indécent.
─ L'enchère est remportée par la jeune femme au loup vert, en fond, adjugea Daisy en tapant de son petit marteau sur le pupitre devant elle, telle un véritable commissaire-priseur.
Pansy baissa sa baguette d'un air satisfait.
─ Tu t'amuses bien, j'espère, grinça Drago à l'attention de sa meilleure amie.
─ Ca se voit tant que ça ? gloussa Pansy.
L'heure qui suivit vit la fortune de Drago se diviser par deux, par cinq puis par dix jusqu'à sans doute s'assécher complètement. Pansy remporta le dernier lot avec une somme astronomique, une paire de boucles d'oreille en diamant népalais, sertis sur un présentoir en or gobelin, datant d'avant la révolution. Une pièce rare, pour ne pas dire unique, si l'on reprenait les mots de Daisy. Cette dernière semblait ravie de voir l'intérêt de son public pour les lots proposés, et elle acheva l'enchère avec un large sourire.
─ Et bien, Mesdames, Messieurs, je crois que nous avons gagné là un record. Vous recevrez vos lots dès demain, chez vous, une fois que la somme promise aura été virée sur le compte de l'association. Mais en attendant, je vous invite à vous diriger vers la piste de danse ainsi que vers le buffet qui se tient un peu plus loin. Bonne soirée à tous, et bon appétit.
La foule se dispersa rapidement, et bientôt Drago, Pansy et Hermione se retrouvèrent près d'un buffet rempli de petits fours au caviar et à la queue de langouste.
─ Rentrons, proposa Pansy, maintenant que c'est fait.
Drago acquiesça et se tourna vers Hermione pour guetter son approbation. Mais celle-ci avait déjà les yeux rivés sur la piste de danse, et regardait d'un air envieux tous ces couples qui se mouvaient au rythme d'une mélodie entraînante. Soudainement, Drago réalisa que sa mission à lui, celle qu'il s'était donné, n'était pas tant de vider ses comptes en banque mais de reconquérir le cœur d'Hermione, à défaut de sa mémoire. Et de toute évidence, cela ne pouvait que commencer par une danse.
─ Rentre si tu veux, murmura-t-il à Pansy. Je vais rester un peu avec Hermione.
─ Comme tu voudras, souffla l'intéressée.
Drago n'eut pas le temps de cligner des yeux que déjà, elle s'était faufilée parmi la foule et avant disparu en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Quand elle eut quitté son champ de vision, Drago se retourna vers Hermione et posa une main légère dans le creux de ses reins dénudés.
─ On danse ? proposa-t-il en tendant un bras gentleman.
─ Oh, non, je ne sais pas danser, je suis une piètre …
─ Je sais, la coupa Drago. Tu n'auras qu'à me laisser faire.
Et sans attendre de réponse de sa part, il glissa sa main dans celle d'Hermione et l'entraîna sur la piste de danse. C'était une valse, et Merlin soit loué, l'éducation de Drago lui permettait de dire qu'il était bon danseur. Passant une main dans le dos d'Hermione tandis que la deuxième s'emparer des doigts oblongs de la jeune femme, le couple nouveau se mit à évoluer sur la piste déjà bien pleine. Hermione se surprit à penser que c'était plus facile que ça n'en avait l'air, avant de réaliser que c'était Drago qui faisait tout le travail et qu'elle se contentait de se laisser guider.
─ Tu t'en sors bien, murmura Drago en souriant.
─ Tu ne serais pas en train de te moquer de moi, Malefoy ?
─ Ça t'arrangerait ?
─ Pourquoi tu dis ça ?
─ Tu préfèrerais que je me moque plutôt que d'admettre que je peux être gentleman et aimable.
Hermione eut un petit rire doux et serein. La musique cesse à cet instant précis, et Drago pu se repaître de la mélodie de ce rire qu'il aimait tant. La main d'Hermione quitta cette de son cavalier, et vint se poser avec délicatesse et chaleur sur la joue de Drago. Elle plongea ses yeux mordorés dans ceux, gris et surpris de Drago, avant de caresser doucement sa joue glabre.
─ Je sais que tu es gentleman et aimable.
Ils se regardèrent un moment, avant que la musique reprenne et qu'Hermione murmure qu'elle mourait de soif. En parfait gentleman qu'il était, Drago se proposa d'aller leur chercher un verre, tandis qu'Hermione l'attendait sur le côté de la piste. Plusieurs hommes vinrent l'aborder, avec un décolleté comme le sien, elle n'était pas passée inaperçue. Mais bientôt, ce fut une voix familière et glaçante qu'Hermione entendit dans son dos.
─ Je reconnaitrai cette tignasse entre mille. Granger, qu'est-ce que tu fais ici ? Que je sache tu n'y étais pas conviée, et de toute façon, je doute que tu gagnes assez d'argent pour te payer le luxe de participer à ce genre d'enchères.
Et voilà pour les enchères. Pour l'instant tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais Daisy n'est pas aussi bête qu'elle ne laisse le croire, et voilà qu'elle démasque Hermione.
J'espère que ce chapitre vous a plu, malgré son retard. Je pense poster la suite dans le week end, j'espère que vous serez au rendez-vous. En attendant, portez vous bien.
