Tadaam !
Voilà la suite !
Je pense que la suivante ce sera Ginny.
Bonne lecture !
Ron
J'enfourche le balai et je m'élève dans le stade. Tout autour de moi, la foule crie mon nom. Je me faufile entre les autres joueurs pour attraper le Souaffle quand un Cognard sorti de nulle part s'écrase sur ma joue.
AAAAAH !!
La douleur est intense. J'ouvre les yeux et je vois Coq en train de, tranquillement, me picorer le visage. Je l'éloigne avec ma main droite.
- Qu'est-ce qui te prend, Coq ? Dégage !
Quelle heure est-il ? Certainement trop tôt pour se lever. J'ouvre les rideaux et je vois Harry, à moitié habillé, qui me regarde. Il a la tête horrible de quelqu'un qui vient de faire un cauchemar, je lui demande donc :
- Oh ! Salut Harry ! Bien dormi ?
- Ouai ! Me répond-t-il (j'ai dû me tromper alors). Et toi ?
- Ça allait jusqu'à ce que Coq vienne m'attaquer.
Je faisais un super rêve dans lequel j'étais capitaine de Quidditch et cet oiseau de malheur a tout gâché. Mais pas question de dire ça à Harry. D'abord parce qu'il se moquerait de mon rêve, et ensuite parce que ça lui ferait trop plaisir de m'entendre dire de mal de Coq. Il finirait par s'y mettre lui aussi.
Je fronce les sourcils. Il m'avait semblé l'avoir laissé à la volière…
- Comment il est entré ?
- Quelqu'un a dû ouvrir la fenêtre pendant la nuit, me répond Harry.
Qui est le con qui a fait ça ?
- Oh…
Harry termine de s'habiller et sort du dortoir. Hermione doit certainement être levé elle aussi, il ne vaut mieux pas que je tarde. Je m'habille rapidement et je les rejoins dans la salle commune. Harry a l'air content de me voir arriver. Étrange, d'habitude il ne se presse jamais pour aller prendre son petit-déjeuner…
À peine assise à table, Hermione me tombe dessus :
- On va certainement revoir la transfiguration animale, aujourd'hui. Tu aurais dû t'entraîner à effectuer le sort que l'on a appris la dernière fois.
Merde, j'avais complètement oublié. Une excuse, vite !
- J'ai pas eu le temps, avec Harry on a fait nos devoirs de divination.
- La métamorphose est bien plus importante que la divination et certainement plus irréfragable.
Irréfragable ? Elle veut me tuer à neuf heure du mat' ou quoi ? Tout va bien Ron, fait semblant d'avoir compris. Inspire. Expire. Souris.
- De toute façon je connais votre manière de faire vos devoirs de divination, reprend-t-elle. Vous inventez un tas de catastrophes et…
Et ça marche! Les profs sont vraiment trop stupides… Je la coupe:
- L'important c'est la note qu'on reçoit, 'Mione !
Ce qui est parfaitement vrai, mais elle n'a pas l'air convaincu.
- Vous auriez dû abandonner la divination quand il en était encore temps.
Et c'est reparti ! Quand ce n'est pas la sale…
- L'arithmancie, ça au moins c'est une vraie matière.
Dix gallions que le professeur Vector la paye pour toute cette pub.
- Les cours sont vraiment intéressants, même si, parfois, le prof ne va pas au bout des choses mais…
De toute façon je n'ai pas dix gallions.
- Ron, tu m'écoutes?
- Quoi?
SHBAAM!
Ce mioche de Colin Crivey vient de casser un pichet. Mais... Qu'est-ce qu'il fait? Il prend des photos? Je me tourne vers Hermione pour voir ce qu'elle en pense. Elle a l'air complètement effarée et ne s'intéresse plus du tout à moi. Note pour moi-même: penser à remercier Crivey plus tard. N'empêche, des photos du pichet cassé… Il a un grain ce type, il photographie vraiment tout et n'importe quoi.
Hermione regarde sa montre et se lève. Oh non! Métamorphose! Harry se lève aussi et la suit. Pas le choix, je fais pareil. Je marcherais bien le plus lentement possible, mais si on arrive en retard, McGonnagall risque de vraiment péter les plombs.
En entrant dans la salle, Hermione se dirige à grands pas vers le premier rang. Elle me tire le bras pour que je la suive mais je me dégage rapidement. Pas question d'être aussi proche de la prof. Harry est d'accord avec moi: deux contre un, on gagne et on va s'assoire à nos places habituelles. Avec le temps, je pensais qu'elle aurait enfin compris ! Je me tourne vers Harry:
- Quand va-t-elle enfin comprendre.. ?
Harry ne répond pas à ma question. Je regarde Hermione du coin de l'œil, elle est occupée à revoir le sort du dernier cours. Harry regarde devant lui, il semble préoccupé ou amusé par quelque chose. Je lui demande ou pas ?
- Qu'est-ce qu'il y a? Me dit Harry.
Tant pis, je me jette à l'eau.
- En fait… C'est que…
Il est peut-être encore temps d'abandonner. Mais Harry n'a pas l'air très patient… Courage Ron, tu es chez Griffondor, oui ou non ?!
- Qu'est-ce que ça veut dire irréfragable ?
- Quoi ?
Il est sourd ou quoi? Et puis qu'est-ce qui lui prend de parler si fort? Il veut qu'Hermione entende ? Je me retourne vers elle, mais, heureusement, elle n'a pas l'air d'avoir entendu. Je me positionne de manière à lui tourner le dos – simple précaution bien sûr – et je répète ma phrase à Harry en articulant bien pour qu'il comprenne. Cette fois il a entendu. Il se met même à éclater de rire. Quel con! J'aurais dû me taire. Clairement, Harry sait, lui, ce que veut dire irréfragable. J'espère qu'il ne dira rien à Hermione. J'irais à la bibliothèque plus tard pour chercher dans un dictionnaire.
- Qu'est-ce qui est si drôle Potter ? Weasley vient encore de prouver sa stupidité ? Ou tu viens juste de t'apercevoir de ta propre connerie ?
Je me retourne aussi sec. Malefoy. Évidemment… Il ne manquait plus que lui ! Ça aura au moins le mérite de faire oublier à Harry ma propre ignorance. D'un autre côté, il va s'énerver, McGonnagall va entrer et ce sera une retenue pour nous tous, comme d'habitude ! Bizarrement, Harry n'a pas du tout l'air d'être en colère. Il a même un grand sourire. Qu'est-ce qui lui prend ? C'est à Malefoy qu'il sourit, là !
- Ça ne te concerne pas, Malefoy ! Dégage ! S'exclame Harry.
Mouai, j'suis pas convaincu. Il l'a peut-être rembarré mais il lui sourit toujours.
- On ne t'a jamais appris la politesse, Potter ?
Quel sens de la répartie ! Au moins ce ne sera pas perdu pour tout le monde, Miss Pékinois éclate de rire en vraie gourde qu'elle est. Ce n'est pas à elle que j'irais demander le sens d'irréfragable !
McGonnagall entre à ce moment-là. Moi qui avais espéré qu'elle se casserait la gueule dans les escaliers en chemin… Dommage! Elle s'avance jusqu'à son bureau et attend que le bavardage cesse. Une fois la classe silencieuse, elle dit:
- Aujourd'hui nous allons continuer la transfiguration animale…
Merde, 'Mione avait raison. Pourquoi faut-il qu'elle ait toujours raison ?
- Ah! Lance Hermione, comme si elle venait d'entendre mes pensées.
Ce qu'elle peut être agaçante parfois !
- … Et j'espère que vous vous êtes bien entraînés car je vais demander à chacun d'entre vous une démonstration devant la classe, continue McGonnagall.
Oh. Mon. Dieu.
- Ce sort est d'une simplicité affligeante, je m'attends donc à ce que vous réussissiez tous, sans exception. De plus, il est très probable que vous le retrouviez aux examens.
Je suis foutu. Mort. Enterré. Au moins je passerais dernier, peut-être que tout le monde sera parti à ce moment-là… Au cas où, je lègue toutes mes maigres économies à Dokky, mon crapaud. Je me souviens encore le temps où il était têtard…
- Monsieur Potter! Vous commencez !
Harry sursaute tellement fort qu'il manque de tomber de sa chaise. Attendez une minute. Harry ? Premier ? QUOI ? Elle ne nous appelle pas par ordre alphabétique ? C'est pas vrai ! Je n'ai même pas le droit à un sursis pour écrire mon testament ? Je n'ai pas encore dit ce que je faisais de ma collection de posters des Canons de Chudley !
Le suivant est Malefoy. Il lance son sort qui se révèle être parfaitement réussi. Puis c'est le tour de Sean, Hannah Abbot, Justin Finch-Fletchey, Lavande, Crabbe, Goyle… Ces deux derniers réussissent aussi, comme tout le monde.
- Si eux y arrivent, alors tu ne peux rater ! Me glisse Harry à l'oreille.
Il a raison, si ces crétins peuvent le faire, il n'y a pas de raison pour que je n'y arrive pas. McGonnagall se tourne vers moi; c'est mon tour. Je lève ma baguette, je respire un grand coup et je balbutie:
- Ve.. Verto Orum!
Et là, MIRACLE ! Mon raton laveur se transforme en sac ! Ouf, pendant un instant j'ai vraiment cru que…
- Hi!
Je me redresse d'un coup sur ma chaise. J'arrive à dire trois mots malgré le fait que je sois complètement abasourdi:
- Qu'est-ce que…
- Monsieur Weasley, dit McGonnagall, vous me ferez le plaisir de vous entraîner afin que votre sac ne couine pas devant les examinateurs.
Couiné ? Mon sac a couiné? Et elle qui en rajoute en plus. Et merde ! J'avais pourtant réussi ! Et pour arranger les choses, tous ces abrutis de serpentards se mettent à rire. Je les hais, tous autant qu'ils sont. Je ne dis pas un mot jusqu'à la fin du cours mais dès que je sors de la salle:
- Vieille pie !
- Ça va s'arranger ! Me dit Harry.
On voit bien que ce n'est pas à lui que s'est arrivé ! Heureusement, il est toujours là pour me soutenir, et s'il dit que ça ira mieux, alors je le crois.
- Mon sac a couiné ! Il a couiné !
- Techniquement il n'a pas couiné puisque le cri du raton laveur s'apparente à un pépiement d'oiseau…
Du Hermione tout craché ! Toujours le bon mot, vraiment. Et toujours au bon moment ! Je la coupe aussi sec:
- Je m'en fous Hermione ! Il a quand même fait du bruit…
- N'y pense plus Ron ! Dit Harry. Au moins, maintenant on a…
- Potion, achève Hermione.
Génial. Exactement ce qu'il me fallait. Je la fusille du regard. Je sais très bien qu'elle n'y est pour rien mais je m'en fiche.
Rogue est toujours aussi désagréable. Alors que l'on s'installe tranquillement, Hermione, Harry et moi à une table, il se précipite pour nous pourrir l'existence:
- Non, non, non. Granger avec Parkinson, Weasley avec Zabini et Potter avec Malefoy, dit-il de sa voix insupportablement mielleuse.
À contrecoeur, je vais m'assoire à côté de Zabini qui me regarde avec un grand sourire. Cela n'annonce rien de bon…
- Je dois te remercier pour le spectacle en métamorphose, Weasley, c'était très divertissant.
Je lève mon bras pour lui faire un geste obscène, mais Rogue passe devant nous à ce moment précis. Zabini en profite pour continuer.
- Ta petite copine ne t'a même pas aidé à apprendre le sort ? C'est pas beau, ça…
- De quoi tu parles, Zabini?
- Quoi ? Ne me dit pas que la Sang-de-Bourbe a rejeté tes avances !
Des avances ? Moi ? À Hermione ?
- Tu… Tu es complètement à côté de la plaque.
Je me sens tellement gêné que je ne le reprends même pas pour l'expression qu'il a utilisée.
- De toute façon, ça ne te concerne pas Zabini. On fait la potion ensemble et, ensuite, je ne veux plus voir ta sale tête.
- Tu ferais mieux d'être plus courtois, Weasley, si tu ne veux pas que je sabote la potion.
- Tu te coulerais toi-même ? T'es vraiment con.
- Tu crois ça ? Parce que tu penses que Rogue me mettra un zéro ?
Il n'a pas tort. On passe le reste du cours à préparer la potion de Régénération. Ce qu'il m'a dit en début d'heure me torture l'esprit. Est-ce que tout le monde pense que je m'intéresse à Hermione ? C'est ridicule ! Je veux dire, Hermione est mon amie, c'est tout, hein ? J'ai la désagréable impression que c'est moi-même que je suis en train d'essayer de convaincre. La voix de Zabini me sort de mes rêveries.
- Euh, Weasley ? Je crois qu'il y a un problème.
Il me montre d'un signe de tête notre potion bleu clair.
- Et alors ?
Il se tourne et me montre cette fois, la potion d'Hermione, orange.
- Merde ! Je m'exclame. On a dû se tromper quelque part !
- Si tu avais été plus concentré…
- Oh la ferme, Zabini. On était deux sur ce coup-là. Et toi, qu'est-ce que tu as foutu ?
Rogue se lève et demande à tout le monde de remplir un flacon de sa potion et de le lui amener. C'est trop tard pour faire quoi que ce soit, maintenant. Je remplis mon flacon et je m'approche du bureau professoral quand Hermione m'arrête avec son bras. Elle fixe ma potion puis me lance un regard interrogatif.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Laisse tomber.
Je rends ma potion à Rogue. Lorsqu'il voit la couleur, ses yeux se mettent à briller d'une lueur perverse. Je me dépêche de sortir de la salle avant qu'il ne fasse une réflexion. Je me retourne en entendant un bruit de verre cassé. Rogue vient de détruire le flacon de Harry. Cet horrible sadique ! Malefoy en rajoute une couche:
- Oh, désolé Harry ! J'ai déjà nettoyé le chaudron !
- Et bien M. Potter, dit Rogue, ce sera un zéro, comme d'habitude.
Harry ne se démonte pas. Il fait demi-tour et va chercher un autre flacon dans son sac.
- Ne vous inquiétez pas monsieur, réplique-t-il, j'en avais un autre.
Il le pose sur le bureau et ajoute:
- Je vous le pose ici, comme ça il ne risque rien.
Malefoy est comme stupéfixé. Son visage se fige en une expression horrifiée.
- Bien joué, Harry ! Je lui dis lorsqu'il me rejoint dans le couloir. Tu as vu la tête de Malefoy ? C'était à mourir de rire !
- Tu vas peut-être m'expliquer, Ron, pourquoi ta potion était bleue claire ? Me questionne Hermione.
Décidemment, elle ne perd pas le Nord. De toute façon je ne lui dirais rien, pas question qu'elle sache quelles sont les rumeurs qui nous concernent.
- C'est la faute de Zabini ! Je lui réponds. Il m'a déconcentré…
- Qu'est-ce qu'il te disait ? Demande Harry. Je t'ai vu rougir…
- Rien.
Je ne veux pas que lui aussi sache.
- C'est à propos de ta famille?
- Non.
Hermione s'éloigne pour aller discuter avec Padma Patil et un autre serdaigle dont j'ai oublié le nom.
- C'est à propos d'Hermione ?
Comment sait-il ? Pas de panique, Ron, peut-être ne sait-il rien du tout et qu'il bluffe. Dans tous les cas, gagner du temps:
- Qu'est-ce que tu veux dire?
Il ne me répond pas et s'éloigne vers les escaliers. Ça ne veut pas dire qu'il ne sait rien pour autant. Quoi que. Harry est complètement obsédé par Vous-savez-qui, il ne pense qu'à ça toute la journée et ça m'étonnerait qu'il ait remarqué quoi que ce soit à propos de mes éventuels sentiments pour Hermione.
Je me rapproche d'elle et des deux serdaigles, ils sont en train de discuter des examens de fin d'année.
- … C'est un sort trop difficile pour qu'ils ne le mettent pas, dit le garçon dont j'ai oublié le nom.
- N'importe quoi, Terry (Ah oui, c'est vrai ! C'est Terry Boot), dit sèchement Padma, le principe des profs n'est pas de nous coller, mais de nous apprendre des choses.
Elle est stupide si elle pense que les profs sont des saints.
- Qu'est-ce qui ne faut pas entendre… Souffle Terry.
Lui, au moins, à l'air plus perspicace sur ce sujet. Il lance à Padma un regard meurtrier. Je crois bien que ces deux-là se détestent. La dernière fois, j'ai vu Terry poser sa main sur une poignée de porte et la retirer rapidement au contact de celle de Padma qui avait attrapé la poignée en même temps. Oui, je crois que c'est assez clair qu'ils se haïssent. Je profite du fait que Terry s'en va pour chuchoter à Hermione:
- Pourquoi ces deux-là traînent-ils souvent ensemble s'ils se détestent tellement ?
Elle me regarde comme si j'étais un demeuré et me répond dans un soupir :
- Tu ne comprends rien !
À mon avis, c'est elle qui n'a rien compris. Elle est bonne en classe, mais côté contact humain, ce n'est pas vraiment ça !
Un bruit étrange semble provenir du bas des escaliers. Je m'approche et je vois Ginny tomber par terre. Je me précipite aussitôt en criant son prénom. Elle a l'air mal en point.
- Est-ce que ça va ?
- Oui, me répond-t-elle.
Elle a été victime d'un sort, c'est évident. Je regarde autours pour chercher le coupable, mais il n'y a personne. Je me tourne vers Ginny :
- Qui t'a fait ça ?
- Personne Ron. Je suis juste… Tombée, me répond-t-elle.
Ben voyons, à d'autre ! Quelqu'un l'a attaqué et je jure que cette personne va me le payer.
- Je vais la conduire à l'infirmerie, dit Harry en soulevant Ginny. Passez devant, je vous rejoins dans la salle d'Histoire de la Magie.
Je veux les suivre, mais Hermione me retient:
- Ne t'inquiète pas, elle est entre de bonne main. Allons plutôt en classe.
Le cours de Binns est comme d'habitude, c'est-à-dire soporifique et ennuyeux à mourir. Harry revient une demi-heure plus tard. J'ai envie de lui demander s'il a réussi à savoir qui avait attaqué Ginny, mais je pense que s'il le savait, il me l'aurait dit. Après tout, c'est mon meilleur ami. Au lieu de ça, je passe l'heure à gribouiller. En voulant dessiner un troll, je me rends compte qu'il ressemble étrangement à Goyle. Ils ne doivent avoir qu'un seul gène de différence.
Après le cours, Harry décide d'aller à la bibliothèque. Quant à moi, je décide de mener ma petite enquête sur l'agresseur de Ginny. Je commence par aller voir ses deux amies.
- Je ne sais pas ce qui s'est passé, me dit une fille brune, j'étais en cours d'astronomie.
Elle s'éloigne pour aller aux toilettes.
- Moi j'ai tout vu ! Un garçon de serpentard l'a bousculé et s'est énervé, me raconte l'autre fille. Il lui a lancé un sort de «jambencoton».
- Un serpentard ? Qui c'était ?
- Je ne sais pas, je ne connais pas son nom. Mais je crois que son prénom c'est Peter et qu'il est en sixième année.
Je la remercie et je parcours l'école à la recherche de serpentards. C'est lorsqu'on les cherche qu'ils disparaissent ! Après dix minutes de recherche, je tombe enfin sur un groupe de filles de troisième année. Elles m'apprennent que le type en question s'appelle Peter Devon et qu'il est, je cite, «incroyablement séduisant». Ce que les filles peuvent être niaises ! Elles se mettent toutes à glousser ensemble et je réalise que c'est le moment de partir. Encore cinq minutes et je trouve le type en question. Je lui lance le maléfice du saucisson pendant qu'il regarde ailleurs et, satisfait, je rejoins la Grande Salle où je trouve Hermione déjà assise.
- Tu as l'air heureux, fait remarquer Hermione.
J'évite de lui raconter ce que j'ai fait, je sais que de toute façon elle me désapprouverait.
- Oh, pas plus que d'habitude ! Qu'est-ce qu'on mange ? Je meurs de faim !
Harry arrive de la bibliothèque et s'assoit à côté d'Hermione. Il nous raconte qu'il a surpris une conversation entre des élèves de Poufsouffle à propos de lui et de Ginny. L'histoire a été complètement transformée par les rumeurs. Il y a vraiment des gens assez bêtes pour croire qu'un mangemort serait venu à Poudlard ?
En tout cas, Malefoy est l'un d'eux (ça ne m'étonne pas !). En sortant de table, il nous aborde pour parler de la rumeur :
- Ah tiens, voilà le héro du jour ! Ricane-t-il.
Crabbe et Goyle se mettent aussitôt à rire. Je pense très sincèrement que Malefoy doit avoir un complexe d'infériorité ou quelque chose dans ce goût-là. Pour quelle autre raison, sinon, serait-il toujours à insulter Harry à cause de sa popularité ?
- Ce n'est pas à toi que ça arriverait ! Lance Hermione.
Je n'ai pas besoin de me donner en spectacle pour être populaire, Granger, réplique-t-il d'un air supérieur.
Tu parles ! Dans tes rêves Malefoy ! Je lui dis:
- Parce que quoi que tu fasses, tu ne le seras jamais !
J'ai touché juste, il semble déstabilisé. Je me sens en pleine forme aujourd'hui ! D'abord Peter Devon et maintenant Malefoy ! Rien ne pourrait m'arrêter sur ma lancée !
- Mademoiselle Granger, justement je vous cherchais.
Sauf McGonnagall.
Elle donne une feuille à Hermione. Je tends la tête pour voir ce que c'est mais elle se dépêche de la ranger dans son sac. Harry nous traîne jusqu'à la salle commune. Dire que c'était mon instant de gloire !
Je n'ai aucune envie de travailler. Au lieu de ça, je joue aux échecs avec Parvati. Elle est vachement plus forte que ce que je pensais ! La partie est passionnante et tellement prenante que plusieurs autres élèves se regroupent autour de nous. Le seul problème avec Parvati, c'est qu'elle ne s'arrête pas de parler. En particulier de sa sœur. Elles doivent êtres vraiment proches.
À l'heure du dîner, on apprend que la nouvelle version de la rumeur de l'histoire de ma sœur s'est transformée en course poursuite avec un vampire. Les gens ont vraiment de l'imagination !
En retournant à la salle commune, je croise Padma. Déjà que j'ai entendu parler d'elle presque tout l'après-midi, et maintenant elle ne veut pas me lâcher. J'en profite pour me renseigner un peu.
- Il se passe quelque chose entre toi et Terry Boot ?
- Pas du tout ! Répond-t-elle précipitamment.
Je le savais, Hermione est nulle en ce qui concerne les contacts humains. Padma décide de changer de sujet et me reparle du bal en quatrième année pendant lequel elle a été ma cavalière.
- J'ai passé un très bon moment avec toi, me confie-t-elle.
Je crois pourtant me souvenir qu'elle s'était emmerdée jusqu'à ce qu'elle se trouve un autre cavalier en la personne d'un garçon de Beauxbâtons. Il est clair qu'elle pense toujours à lui. J'arrive enfin à me débarrasser d'elle à force de sourires et je m'affale dans un fauteuil près de la cheminée. Hermione entre et me sourit. Je repense à ce qu'avait dit Zabini quelques heures plus tôt. Et si... ? Non, en fait, je n'ai pas envie d'y penser pour l'instant, on verra ça plus tard. Pas la peine de se prendre la tête avec ça pour l'instant.
En montant dans le dortoir je vois Coq endormi sur mon lit. Ce n'est pas censé être un animal nocturne le hibou ? Décidément elle est anormale cette bestiole. Je l'emmène jusqu'à la volière pour éviter que le massacre de ce matin se renouvelle demain et je retourne me coucher. Harry est déjà endormi, il a l'air très paisible. Il y a de quoi, après tout, c'est les vacances !!
Je précise que Dokky est l'un des têtards de Ron qu'on voit dans le deuxième livre et qui est devenu un gros crapaud par la suite. Mais si, rappelez-vous ! (le nom est purement arbitraire, bien sûr)
