Quand l'infidélité devient une habitude

Chapitre second

Dans ce chapitre, il peut y avoir de la confusion si vous ne lisez pas attentivement ce qui suit: Yuki et Shuichi ressente ce ''manque de l'autre '' et chacun met la faute sur le l'autre ce qui peut expliquer les attitudes plutôt embrouillés qu'ils auront durant cette épisode de l'histoire. Mais ne vous inquiété pas, tout s'expliquera dans les deux prochains chapitres.XD Bonne Lecture!

Après avoir raccroché le téléphone de façon plutôt brutale, Yuki Eiri s'affala sur sa chaise de bureau et ferma les yeux pour tenter de faire disparaître ce terrible mal de tête qui lui brouillait le cerveau. Cette invitation à souper ne rimait à rien. Pourquoi avait-il accepté? Parce que Tôma serait capable de venir me chercher pour me traîner chez lui en me tirant par la cheveux pensa Eiri avec un léger sourire devant son exagération. Incapable de refuser quoi que ce soit à son ami d'enfance, l'écrivain finissait toujours par accéder à ces demandes.

D'un bond, l'homme blond se leva et saisit ses clefs avant de claquer la porte derrière lui et de descendre au sous-sol, dans le stationnement ou l'attendait patiemment son jouet favori; sa BMW. Il la fit démarrer dans un grand vacarme et s'engagea à toute allure vers la sortie. Ce soir-là, les lumières de la ville frappèrent l'esprit de Yuki comme un bâton frappe un balle de Baseball. C'était sa première sortie depuis qu'il était officiellement en couple avec Shuichi.

Habituellement, il n'était pas rare d'aller au restaurant ou au cinéma…avec Shuichi mais jamais il n'avait sortit seul, et encore moins pour aller souper avec Tôma! Rapportant son attention sur la route, le grand blond prit la sortie qui le mènerait à la demeure de sa sœur car bien que Tôma soit son ami d'enfance, il ne fallait pas oublier qu'il avait marié sa sœur! Une autre question lui vint à l'esprit; Mika serait-elle là?

Yuki se gara en face de la maison et, à peine était-il sorti de la voiture qu'une voix forte l'interpella.

Tu en a mis du temps Eiri, déclara un autre homme blond qui vint à sa rencontre pour le serrer dans ses bras. Allez vient, le souper est servi.

-Arigato Tôma…

Ce dernier ne répondit rien, comme si il lui importait peu que son ami soit venu de son plein gré. Il referma la porte derrière eux et le mena jusqu'à la cuisine ou les attendait une table parfaitement bien monté avec deux couverts.

Mika n'est pas là, demanda alors Yuki pour se rassurer lui même.

- Non elle est hors de la ville jusqu'à demain midi, l'informa le producteur avec un sourire. On a donc toute la soirée à nous.

- …

- Tiens c'est curieux que tu n'ais pas amené ton animal de compagnie, remarqua l'homme blond qui ne pouvait tout simplement pas accepter que quelqu'un lui ai volé le cœur de son bel ami blond.

- Tôma, soupira l'auteur. Combien de fois devrais-je te le répéter? Shuichi est mon petit am…

Il ne put continuer. Oui, Shindo était son petit ami alors pourquoi n'était-il pas avec lui? Pourquoi avait-il fallu que ce mystérieux sentiment se glisse entre eux? Ce vide qu'il n'arrivait pas à comprendre… Ce manque de lui…ce manque d'envie de lui plutôt…

- Eiri-san?

- Hum…

- Qu'est-ce qui ne va pas? J'ai dit quelque chose, l'interrogea Tôma qui n'aimait pas le voir perdu dans ses pensées.

- Non…ça va c'est juste que…je m'ennui, mentit-il.

- Alors laisse toi tenter par ce repas que j'ai confectionné juste pour toi.

N'y tenant pas vraiment, Yuki souleva le couvercle pour rester bouche-bée devant son assiette. Une petite montagne de fine tranche de viande était entouré de multiples légumes enduisent d'une sauce que l'homme blond devina sucré juste à l'odeur. Il leva un regard incompréhensible vers son ami d'enfance.

J'ai prit un temps fou à me souvenir de cette recette alors fais-moi plaisir, tais-toi et savoures, le devança Tôma avec un sourire satisfait.

En effet, il y avait longtemps que Eiri n'avait pas gouté une telle cuisine. Tellement longtemps d'ailleurs qu'il ne se souvenait plus du gout qu'avaient ces aliments si bien apprêtés. La première bouché fut une totale jouissance pour le palais de l'écrivain, suivit d'une deuxième et d'une troisième. Conscient du mal qu'avait du se donner le producteur de son petit ami pour lui préparer ce repas, Yuki ne put tout simplement pas détacher son regard du visage paisible de l'autre homme blond.

Comme si ce n'était pas assez, après quelques bouchés de plus, Shiguchi se leva pour revenir de la cuisine, une bouteille étrangement familière à la main pour l'homme resté à table. Il la déboucha et versa un verre à son fidèle ami. Le bouquet de ce vin particulier ramena de vieux souvenirs à l'esprit de Yuki…des souvenirs du temps de New York. S'abandonnant complètement aux saveurs exquises qui le submergeaient, Yuki en oublia toute sa raison et ses bonnes intentions.

Alors que dans la demeure des Shiguchi, le souper s'achevait, le repas du soir, pour Hiroshi Nakado, était depuis longtemps, entièrement englouti. Alors que ce dernier allait se saisir de sa basse pour entamer une heure de répétition pour la nouvelle chanson que son ami de toujours, Shuichi, venait d'écrire, quelqu'un sonna à la porte. Se demandant qui pouvait bien le déranger à une heure pareille, Hiro ouvrit tout de même la porte pour tomber nez-à-nez avec un Chewing Gum rose.

Shui..chi?

- Hai, répondit simplement le jeune homme tout aussi surpris que Hiro de sa réaction.

- Mais qu'est-ce que….?

En voyant la mine déconfite de son ami, Hiro stoppa net son interrogatoire, il le fit entrer et referma doucement la porte derrière lui. Shuichi ne lui accorda pas un regard et fonça vers sa chambre avant de se blottir dans ses couvertures. Le bassiste n'en revenait tout simplement pas! Qu'est-ce qui était arrivé à Shuichi pour que, tout d'un coup, il redevienne comme avant? Avant quoi déjà? Ah oui, avant qu'il ne commence à sortir avec Yuki!

Nakado s'approcha lentement du lit, redoutant une crise de larme comme il en avait vu à plusieurs reprises lorsque Shuichi venait le voir…mais rien ne se produisit. Seul une tête rose sortit des couvertures pour le regarder avec un timide sourire. Le jeune rouquin ne se fit pas prier et sauta dans le lit pour aller rejoindre son ami, une étrange lueur dans les yeux…

Lorsqu'enfin leur regard se croisèrent, Shuichi se sentit rapetisser sous les couvertures mais rétrécir…dans son pantalon. Hiro avait soudainement le regard d'un chasseur, le regard de Yuki… Il déglutit avec difficulté et tourna le dos à son grand ami pour éviter de repenser à l'homme qui, involontairement, le faisait souffrir. Hiroshi profita de ce mouvement pour enlacer Shuichi et l'étreignit avec une grande force. Ce soir, il était à lui !

En temps normal, Shindo aurait repoussé Hiro, trop attaché à son bel amant blond pour lui être infidèle mais ce soir, quelque chose était différent. Il avait voulu provoquer tout ça, il devait en assumer les conséquences. Tant pis pour Yuki, il n'avait qu'à résoudre leur problème avant ! Lentement, le chanteur tourna la tête pour croiser à nouveau ce regard qui le faisait sentir de plus en plus serré dans son pantalon déjà moulant.

Comme s'il avait perçu le malaise de son futur amant, Hiro fit lentement descendre sa main le long du torse de Shuichi pour tout simplement détaché son pantalon et ainsi, lui donner un peu plus d'espace. Rougissant jusqu'aux oreilles, le jeune homme à la tête rose ne fit pourtant aucun geste pour se sortir de cette situation qui devenait de plus en plus…excitante. Avide d'en avoir déjà plus, le plus jeune des deux approcha lentement son bassin de celui de son compagnon en le faisant légèrement onduler…

Hiro ne put retenir un gémissement de douleur car lui aussi, depuis que Shuichi c'étai enfuit sous les couvertures, se sentait asphyxier dans son pantalon. N'en pouvant plus, il saisit son menton et , en le retournant délicatement vers lui, posa ses lèvres sur les siennes. D'abord surpris par ce geste sacré, Shuichi s'abandonna totalement à ce baiser qui eut pour effet de le libérer des craintes qu'il avaient ressenties la veille. Yuki et lui avait besoin d'un temps de repos, un temps de diversion, pensa-t-il sans chercher à savoir si c'était ce qu'il pensait vraiment.

Hiroshi lui offrait une solution à tout ses problèmes, il n'était pas pour la refuser. De plus, il avait toujours été attiré par le grand musicien. Ce dernier pensait exactement la même chose de son chanteur. Shuichi avait été son premier véritable amour et il avait très mal digéré que quelqu'un vienne le lui voler; en l'occurrence, il n'avait jamais aimé Yuki Eiri.

Justement, l'écrivain finissait de souper avec son ami d'enfance quand celui-ci l'invita à passer au salon. Tôma savait, pour avoir étroitement surveiller Eiri durant le repas, que quelque chose le dérangeait voire même, l'obsédait. Il avait donc décidé de lui faire momentanément oublier ses soucis…durant une nuit! Alors que l'homme au regard meurtrier s'installait confortablement dans son divan préféré, soit un vieux fauteuil rembourré à l'aide de plumes d'oies, son hôte lui prépara un verre d'alcool.

Wisky glace, se surprit Eiri quand il eut le verre dans la main.

- Ton préféré, le devança Tôma avec un sourire mielleux.

- Arigato…, murmura Yuki en rougissant légèrement, surtout à cause de la grande quantité de vin qu'il avait ingurgitée.

C'est sous le regard satisfait de son ami que Yuki calla la moitié de son verre; Tôma avait raison, Eiri avait l'esprit préoccupé. Lentement, le blond s'approcha de l'homme de lettre et lui enleva son verre pour venir s'asseoir à califourchon sur lui. Son regard se plongea dans le sien…

Tôma qu'est-ce que tu…

-Chut….

La bouche pleine de Tôma vint interrompre la phrase de Yuki en embrassant longuement ses lèvres. Normalement, le producteur n'aurait pas tenter un tel coup mais ce soir, Yuki était un peu…saoul. En effet, la réaction qu'il eut était loin d'être celle prévue. Échauffé par l'alcool qui voyageait en grande quantité dans son sang, Eiri répondit avec ardeur au baiser de son amant d'autrefois. À cette initiative, Shiguchi sentit un violent élancement dans son bas ventre, signe d'une érection prochaine.

Pour sa part, Yuki ne maîtrisait absolument rien des réactions de son corps. Le doux roulement de bassin de Tôma lui tira une légère plainte de douleur qui se transforma assez rapidement en gémissement de plaisir lorsque les mains habiles de l'homme en face de lui, détachèrent son pantalon pour venir masser sensuellement son membre gonflé de désir.

Ce ne fut pas long que tout deux se retrouvèrent complètement nu, dans la chambre de Tôma, à échanger de langoureux baisers qui, minutes après minutes, ne faisaient que les exciter davantage. Alors, le seul des deux hommes à avoir gardé un peu de lucidité soit, le maître de la maison, descendit ses baisers pour couvrir chaque parcelle du corps de son amant et finit par s'immobiliser à la hauteur de son entre-jambe. Une grande chaleur envahit alors le corps déjà brulant de l'écrivain qui, couché sur le dos, n'avait pu que fermer les yeux et ouvrir la bouche pour laisser échapper un gémissement.

Shiguchi était un maître dans l'art d'aguicher mais ce soir-là, il se contenta de concentrer ses énergies pour soulager le plus vite possible son amour secret. Il accéléra son mouvement de tête tout en exerçant une plus forte pression autour du membre bien dressé du beau blond. Celui-ci manqua de peu l'extase quand, d'un coup, la bouche de Tôma cessa de le toucher. Se relevant sur un coude en poussant un grognement de protestation, Yuki aperçut alors la lueur de désir qu'il avait tant cherché dans les yeux de…de qui déjà? Il se laissa retomber sur le matelas, incapable, ou plutôt, incertain de vouloir entendre ce nom.

Soudain animé d'une flamme qui l'avait délaissé depuis bien longtemps, Yuki se releva et, à genoux dans le lit, amena à lui la mince silhouette de Tôma. Sans plus attendre, il le positionna à quatre pattes devant lui et le pénétra d'un coup. Ravalant un cri de douleur, car il y avait bien longtemps que Shiguchi n'avait pas été dominé, il enfouit sa tête dans l'oreiller et se laissa complètement aller à la cadence déjà très rapide que lui imposait son amant.

Eiri n'en pouvait plus de refaire ce même mouvement sans ressentir ne serait-ce qu'une once de désir. Mais ce soir, c'était différent. Il n'était pas avec LUI. Il ne ressentait pas ce vide immense pendant qu'ils échangeaient leurs coups de bassin, il ressentait du désir. Comprenant soudainement que c'était ce qui manquait depuis plusieurs semaines à son couple et qu'en quelques minutes à peine il l'avait trouvé, avec un autre homme, Yuki entra dans une colère sourde et, saisissant sa pauvre victime par les cheveux, il lui tira la tête vers l'arrière et accéléra considérablement ses allées et venus.

Tôma n'en put plus et il se mit à crier son plaisir. Une main se plaqua violement contre sa bouche et une autre dans le creux de ses reins. Cette fois, il n'échapperait pas à la bête sauvage qui avait prit possession de tout son être. Le uke se vida par à coup, souillant par la même occasion ses draps blancs. Mais le pire dans tout ça était que Yuki lui, n'avait pas encore finit…

En sentant le corps de Tôma se tendre dans un ultime spasme, Eiri attendit patiemment qu'il se soit complètement vidé avant de reprendre aussitôt son membre en main et de recommencer à le masser en ne lui laissant aucun repos. Cette fois-ci fut la dernière mais comme l'homme positionné à quatre pattes avait déjà jouit, le plaisir s'en trouva décuplé. Alors que la fin s'annonçait proche pour le grand blond au regard de chat, il approfondit ses grands coups de bassin tout en accélérant encore un peu et, alors qu'il touchait pour une deuxième fois le point G de son amant, il atteignit à son tour l'orgasme et se vida en lui avant de s'écrouler lourdement sur le pauvre corps de Tôma.

Au même moment, bien des rues plus loin, dans l'appartement de Hiroshi Nakado , une tête rose se sentit rougir jusqu'aux oreilles.

Je t'ai toujours désiré, répéta à nouveau Hiro à l'oreille de Shuichi.

Tout deux étaient allongés dans le petit lit du grand musicien et la conversation venait de dévier vers leurs plus grands désirs. Shindo enfouit sa tête sous l'oreiller pour tenter de cacher la rougeur qui se propageait de ses joues à son visage en entier. Surprenant sa soudaine coloration, Hiro sourit d'un air entendu et, sous les draps bleuté, recouvrit son ami de son corps. Ainsi positionné au-dessus de lui, Nakado avait le loisir de dévisager son amour de toujours.

T'es vraiment trop kawai…, lui murmura-t-il à l'oreille alors que Shuichi plongeait son regard dans le sien.

-Et tu es canon, lui avoua à son tour le jeune chanteur.

Cette fois-ci, ce fut Hiroshi qui rougit légèrement, lui qui était jusque là incertain des véritables sentiments de son ami. Du désir…ce n'était pas de l'amour, mais c'était mieux que rien. Alors, très lentement, l'aîné des deux jeune hommes détacha la chemise de l'autre, boutons après boutons en prenant bien soin de couvrir chaque nouvelles parcelles de peau par de langoureux baisers. Fermant les yeux sous cette caresse qui lui avait tant manqué, Shuichi écarta les jambes, sachant pertinemment que les lèvres d'Hiro finiraient leur course dans cette région sensible.

En effet, quelques instants plus tard, la fermeture Eclair de son pantalon descendit sous les doigts impatient de son ami qui se glissèrent sous son caleçon pour venir masser lentement son membre déjà très tendu. Shuichi gémit sous la main de Hiro qui ne faisait que rapetisser l'espace qu'il avait dans son pantalon moulant.

Hiro tu devrais…peut-être…

- Enlever ton pantalon, compléta-t-il, un regard pervers braqué sue le visage rougit de Shuichi.

- Hai…

Aussitôt dit aussitôt fait, le pantalon s'écrasa sur le sol rapidement suivit du caleçon que le musicien jeta à bout de bras. Maintenant, il était libre de faire ce qu'il voulait du corps ainsi dénudé et vachement sexy de son amant. Avec un empressement qui le surprit lui même, les lèvres de Nakado se saisir du sexe de Shindo pour venir le titiller du bout de la langue. Un doux gémissement s'échappa de la bouche de la tête rose, encourageant son nouvel amant à continuer. Les lèvres pleines du bassiste encerclèrent plus fermement la verge dressé du chanteur avant que sa bouche entière ne vienne l'engloutir.

Cette fois, le gémissement qui monta de la gorge de Shuichi fut plus fort, plus désireux. Oui, il voulait Hiro, maintenant, sans plus attendre.

Hiro, gémit-il. Prends-moi.

Momentanément surprit par la rapidité avec laquelle Shuichi s'abandonnait à lui, Hiro ne se plaignit toutefois pas. Il se débarrassa de ses vêtements qu'il considérait comme inutile dans une pareille situation et s'allongea délicatement sur le corps mince de son amour. Menant habillement son membre à l'entré de l'intimité du jeune chanteur, Hiro n'attendit pas plus longtemps et s'enfonça lentement dans les profondeurs du corps de Shindo.

Nouant ses bras autour de la nuque de son ami d'enfance, la tête rose se mit à gémir au fur et à mesure que le mouvement qu'avait commencé Hiro s'accélérait. Incapable de se taire plus longtemps, Shuichi laissa sa bouche grande ouverte pour laisser passer ses exclamations de plaisir, juste à côté de l'oreille frémissante de Nakado qui prenait ses sons pour des encouragements. Plusieurs minutes plus tard, le rythme des coups de bassin devint insoutenable pour le plus jeune des musiciens et c'est dans un grand cri que le corps de Shuichi fut parcourut d'un ultime soubresaut et se vida entre leur deux corps déjà humides de sueur.

Hiro accéléra dans un dernier effort et, bien que les puissants cris de Shindo auraient été capable de ranimer son désir, il s'abandonna complètement et jouit dans un profond râle de plaisir. Il resta un moment en Shuichi, simplement par plaisir de se sentir uni à lui et finit par se retirer, non sans regret. Constatant que ses draps avaient été mouillés de leur semence, Hiro sourit; il garderait un souvenir de cette nuit dont il avait toujours rêvé.

Enlaçant tendrement le corps encore vibrant d'excitation de son amant, Nakado déposa un dernier baiser sur ses lèvres avant de fermer les yeux en caressant doucement les cheveux humide de Shuichi. Se dernier était à la fois, comblé et inquiet. Se pouvait-il que ce soit ça? Il avait toujours désiré Hiro et alors que maintenant tout était fini, la lumière se faisait dans son esprit. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas désiré Yuki de la sorte. C'était ÇA le manque, le désir de l'autre!

Comme si cette révélation avait ébranlé son âme elle-même, le jeune homme aux cheveux couleur de gomme-balounne , ressentit soudainement une grande fatigue l'envahir. Le sommeil l'appelait et il ne pouvait lutter. Il retournerait à la maison le lendemain avec la ferme intention de parler à Yuki peu importe l'impact que ses paroles auraient sur lui.

Dans le lit de Tôma Seguchi, l'écrivain venait de prendre la même décision. Au bord du sommeil qu'il avait tant mérité, l'homme blond décida que dès le lendemain, il parlerait à Shuichi. S'abandonnant enfin au monde des rêves qui l'appelait depuis plusieurs minutes déjà, Yuki ferma les yeux et s'endormit contre la poitrine de Tôma.

Le lendemain matin, Yuki se leva du mauvais pied. Mika était revenu plus tôt que prévu et, puisque leur nuit avait été plutôt mouvementé, les deux amants blonds ne s'était pas aperçue que l'heure du réveil était dépassé depuis quelques heures maintenant. Elle avait donc surprit son frère et son propre mari dans les bras l'un de l'autre, dans sa chambre. C'est donc avec l'esprit piqué à vif que Yuki Eiri repartit de la demeure de sa sœur, sautant dans sa BMW noire pour partir sans même avoir dit merci à Tôma pour la soirée qu'ils avaient passés ensemble.

L'homme de lettre conduisit dangereusement dans les embouteillages matinaux, espérant secrètement arriver à temps pour le réveil de Shuichi qui devait s'être endormit en l'attendant. Yuki appuya sur l'accélérateur ; il devait sans doute se faire un sang de cochon !

Contrairement à ce que Yuki pouvait penser, Shuichi Shindo avait eut un réveil des plus agréables. Un peu avant le lever du soleil, Hiro s'était réveillé avec une idée en tête ; préparer un petit déjeuner au lit pour son amant. Alors, lorsque Shuichi ouvrit les yeux sur une assiette délicieusement montée avec des fruits frais, des œufs et du pain, il eut l'impression de rêver. Hiroshi était aussi bon cuisinier que musicien. Pendant un peu plus d'une demi heure, le jeune chanteur savoura avec délice la merveilleuse cuisine de son ami d'enfance.

Puis, le temps de partir arriva. Nakado tenta bien de retenir son jeune amour mais sa décision était prise.

Je dois parler à Yuki…au moins pour essayer de le raisonner. J'ai comprit ce qu'il nous manquait…grâce à toi, répondit-il alors que Hiro venait de lui demander pourquoi il était si pressé.

Le cœur douloureusement blessé, le bassiste avait tout de même laissé partir son ami, non sans l'avoir embrassé dans un dernier effort. Inutile, dès que leurs lèvres s'étaient quittées, la porte derrière Shindo s'était refermé dans un bruit qui résonna longuement dans la pièce devenu soudainement silencieuse. En descendant les marches pour atteindre la sortie, Shuichi se sentit soudainement plus….léger. Il avait résolu le mystérieux problème de son couple et il allait rejoindre Yuki, qui devait sans doute l'attendre impatiemment à la maison, pour lui expliquer la chose.

Plusieurs minutes plus tard, il arriva en face de l'immeuble de condo qui abritait son nouveau chez soit. Décidant de faire une exception, il prit l'ascenseur, non sans une pointe de nostalgie au souvenir du premier baiser échangé avec son grand blond, et sortit à la hâte lorsque la cloche résonna dans la cabine pour indiquer qu'il avait atteint l'étage souhaité.

Au bout du couloir, un homme blond ouvrit la porte de la cage d'escalier qui menait au sous-sol et, sortant els clefs de sa poche, se prépara à rentrer chez lui après une nuit d'absence. Les deux hommes marchèrent en direction opposé sans jamais se voir jusqu'à ce que, arrivé à quelques pas de la porte de leur appartement, ils se dévisagent enfin. La surprise qui se peignit sur leurs traits était la même. Une seule question résonna dans leur esprit et c'est de concert qu'ils ouvrirent la bouche pour dicter els mort fatidiques à l'unisson.

Ou étais-tu?