Traitors
Les Brumes du Monde
Chapitre deux
Disclaimer : Quasiment tout appartient à JK Rowling, le reste vient de notre histoire à tous.
Le petit mot de Berry : Merci aux revieweurs/euses qui ont pris le temps de me laisser un mot ! Je m'aperçois que j'ai omis de vous faire un petit résumé du découpage de la fic' (merci aux cours d'histoire qui me permettent de m'avancer dans la rédaction). Elle comprendra quatre parties, la première est la seule à faire des allers-retours dans le temps, je suis bien consciente du fait que ça peut perdre un peu les lecteurs ! C'est également la seule qui se déroulera directement pendant la Seconde guerre mondiale, n'oubliez pas le prologue ) Je n'ai pas d'estimation précise du nombre de chapitres étant donné que j'écris d'une semaine pour l'autre (ouh la vilaine !) en suivant mon plan évènementiel mais il s'agit d'une longue fic', c'est indéniable et je penche pour un minimum de 30 chapitres.
Concernant ce chapitre précisément, on fait la connaissance d'un de mes personnages favoris et on commence à entrer dans l'action ! Vous commencerez également à comprendre pourquoi j'ai mentionné des personnages légèrement OOC. Sur ce, bonne lecture !
…
Hiver 1943
Drago attendait devant l'église du village depuis déjà plusieurs minutes, frissonnant dans le vent glacial. Son vieil ami Blaise devait l'y rejoindre pour qu'ils puissent aller prendre le thé mais il était en retard d'un quart d'heure, ce qui énervait grandement le blond. Grommelant dans son écharpe, il se souvint une fois de plus que Blaise était connu pour tout sauf sa ponctualité.
Juin 1935, Lac de Côme, Italie.
Tac tac tac. Soupir. Tac tac tac.
Lucius Malefoy était agacé. On lui avait promis quelqu'un pour s'occuper de Drago pendant sa réunion et il ne voyait pas l'ombre d'une silhouette à l'horizon. Dix minutes qu'il attendait, son fils lisant sagement dans son hamac, inconscient de l'exaspération qui l'habitait. Il allait se lever pour secouer l'enfant, se résignant à l'emmener avec lui, quand soudain, il entendit un bruit de course. Se redressant dans toute sa splendeur, Malefoy se prépara à accueillir le retardataire comme il se devait. Cependant, quelle ne fut pas sa surprise en découvrant un gamin d'une douzaine d'années, à la peau ébène et au regard malicieux ! Assez grand malgré son évidente jeunesse, le garçon arborait un air fier et ne paraissait pas s'inquiéter de la colère du grand homme en face de lui. Lucius était estomaqué. Un enfant noir (1) veillerait sur son fils ? C'était là l'image même de l'expression « de la confiture donnée aux cochons » pensa-t-il.
« Dis donc gamin, c'est toi qu'on envoi ?! Retourne d'où tu viens, jamais je ne confierais ma propre chaire à un moutard de ta race ! » cracha-t-il.
Loin de se décontenancer, l'enfant lui répondit, amusé :
« C'est bien moi milord. Blaise Zabini, pour vous servir ! Monsieur Jedusor m'a envoyé expressément pour votre fils, dois-je vraiment retourner le voir et lui faire part de votre refus ?
Jedusor t'a envoyé, vraiment ? Et peut-on savoir comment aurait-il pu, sachant qu'il est actuellement en Allemagne ? » répliqua le patriarche d'un air suspicieux.
Sans départir de son petit sourire Blaise sortit de sa poche une enveloppe cachetée et la tendit à son interlocuteur.
Mon cher Lucius,
J'ai eu vent de ton voyage en Italie prévu pour cette semaine et je serais ravi d'en profiter pour discuter un peu avec toi. Ta femme m'a confirmé que tu serais accompagné de ton jeune fils, c'est pourquoi je te propose de confier sa garde au jeune Zabini pendant ta réunion, puis le temps que nous conversions autour d'une pinte (2). C'est un enfant qui, j'en conviens, ne correspond pas à mes critères habituels de fréquentations mais je connais bien sa famille, elle est tout ce qu'il y a de plus respectable et c'est chez eux que je loge actuellement (3). Madame Zabini, qui m'a régulièrement aidé dans mes entreprises et dont la fortune n'a d'égal que mon intelligence, m'a fait part de nombreuses fois de la solitude de son unique garçon, c'est pourquoi j'ai trouvé judicieux de réunir vos deux enfants le temps d'un après-midi. Blaise est très intelligent et je suis sûr que Drago et lui s'entendront parfaitement.
Nous nous retrouverons dans quelques heures,
Languidus vincentur (4)
T.E Jedusor, Lord Voldemort
Rassuré quoique stupéfait par la rare ouverture d'esprit dont faisait usage son compagnon, Lucius fit un signe de tête au garçon, lui montrant le hamac. Drago était assis, le dos parfaitement droit, attendant qu'on lui présente cet inconnu. Son père nomma Blaise du bout des lèvres et se détourna, pressé d'arriver enfin à cette réunion pour laquelle il était déjà en retard. Il avait déjà parcouru quelques mètres lorsqu'il se retourna et fit signe au compagnon de son fils. Celui-ci trotta vers lui, l'air interrogateur :
« Oui missié (5)? demanda-t-il insolemment.
Un conseil pour l'avenir petit ne fais jamais attendre un Malefoy » rétorqua Lucius en poussant l'adolescent à terre.
Se drapant dans sa dignité, il partit, définitivement cette fois. Il n'était pas dupe. Jedusor avait admis à demi-mot qu'il tolérait la proximité des Zabini uniquement parce que leur argent était nécessaire l'enfant sournois qu'il venait de quitter retrouverait bientôt sa place.
« Hé ben mon vieux, tu as l'air encore plus gelé que d'habitude ! Je pensais pourtant qu'on vous chauffait au Manoir. »
Un grand garçon musclé, au visage avenant et aux dents blanches se tenait devant lui. Drago cligna des yeux plusieurs fois, s'extirpant de ses souvenirs, et répondit à son ami :
« Bah tu sais quoi, la prochaine fois tu arriveras à l'heure, ça nous changera un peu et j'aurai moins froid.
Tu ne sais pas apprécier les bonnes choses Dray. Je suis comme le bon vin des Français, plus on attend, meilleur je suis ! s'exclama Blaise amusé. T'avais l'air bien loin d'ici, il y a un problème vieux ?
Oh non, t'inquiète pas, je repensais à notre première rencontre. La tête de Père quand il t'a vu ! Cela reste un de mes meilleurs souvenirs ! »
Blaise sourit. Oui c'était sans doute un de ses meilleurs souvenirs à lui aussi, un des seuls jours où Lucius Malefoy était resté coi devant lui, le gamin à la peau noir et au sourire plus brillant que le diamant. Le vieux s'était étouffé dans sa salive lorsque Drago et lui avaient exprimés le souhait de se revoir. Son fils, ami avec un gosse de cette engeance ? C'était pourtant ce qu'il s'était passé : Drago n'avait certainement pas hérité du racisme de son père, Blaise était parfaitement conscient de l'intérêt uniquement monétaire que portait Jedusor à sa famille et les deux garçons s'étaient entendus comme larrons en foire. Après avoir passé plusieurs mois à correspondre et à se voir en période de vacances, Blaise avait finalement rejoint l'Angleterre en 1939, s'installant dans un des maisons de sa mère, à quelques kilomètres du Manoir Malefoy. Les garçons passaient énormément de temps ensemble et malgré leur totale opposition sur la plan physique, ils se sentaient comme frères dans leur cœur.
Reprenant ses esprits, Blaise regarda son ami d'un air interrogateur :
« - Alors Dray, il paraît que tu voulais me parler d'un truc, je cite « méga-super-giga important » ?
- Ah oui euh… balbutia Drago. En fait c'est assez embarrassant et plutôt intime donc je te serais reconnaissant de ne pas te moquer de moi. »
Intrigué Blaise pencha la tête de côté, indiquant à Drago qu'il avait à présent toute son attention.
- « En fait j'ai un petit souci. Tu te souviens quand cette famille de fermiers, les Granger, sont venus au manoir le mois dernier ?
- Ah oui, c'était pour une histoire de vol de bétail non ? Tu parles bien d'un gros monsieur un peu sournois qui était accompagné de sa fille ?
- Ceux-là précisément oui... répondit Drago en se mordillant la lèvre. Cette fille, on l'avait trouvé assez sympathique et on lui avait proposé de sortir avec nous.
- Ah mais oui c'est exact ! Doux Jésus, que c'était drôle ! Elle t'a regardé comme si tu venais de Mars, on aurait dit qu'elle allait gober les mouches avec sa bouche grande ouverte ! s'esclaffa Blaise.
- Oui oui, bon, en fait… Je l'ai revue » lâcha le blond.
Interdit, Blaise se gratta le crâne. Que voulait dire son ami par « revue » ? Avaient-ils échangé quelques mots en se croisant dans les rues du village ou avaient-ils eu un rendez-vous ? Cette option était problématique non pas que Blaise eût quoi que ce soit à reprocher à cette jeune fille mais elle était issue d'une famille de fermiers, assez riches et éduqués certes, mais certainement pas du niveau social de la famille Malefoy. Catastrophé, Blaise regarda son frère de cœur : si jamais Lucius apprenait que son héritier avait une relation avec la fille de ses fermiers, il ne donnait pas cher de leur peau à tous les deux.
Drago avait aisément suivi le raisonnement de son ami. Sans prononcer un seul mot, il hocha la tête, confirmant ainsi les pires craintes du brun.
- «Je suis désolé. Je crois que c'est vraiment sérieux, avoua-t-il. On s'est rencontré par hasard et on a commencé à discuter, je n'avais jamais rencontré de personne aussi intéressée par l'art, la culture et les livres mise à part toi ! Elle connait tout, elle a une mémoire fantastique, quasi-photographique. On a parlé de romans, de peinture, des sonates qu'elle joue au violon, des Américains, des Français et de mille autres choses : c'était incroyable ! Et mon Dieu, pendant qu'elle parlait je voyais ses yeux s'illuminer, son sourire était rayonnant et elle avait des joues qui rosissaient avec le froid mais elle ne s'arrêtait pas et j'étais comme hypnotisé mon frère…
- Alors vous vous êtes revus après ? interrogea doucement Blaise.
- Ouais et plusieurs fois. Je l'ai invité pour le thé mais elle ne voulait pas que les villageois jasent auprès de ses parents. Alors on est allé se promener plusieurs fois, on s'est retrouvé au fond de son jardin et dans le petit bois derrière le manoir. Il faisait froid mais elle apportait à chaque fois un énorme tas de couvertures et on se quittait transpirant ! »
Drago ne s'arrêtait plus. Il paraissait comme étranger au monde extérieur, comme s'il revivait ces instants de bonheur en compagnie de la jeune fille. Ses yeux étaient perdus dans le vague mais ils brillaient au souvenir du sourire de son amie. Soudain il se tu, le souffle court.
- « Tu ne t'es pas arrêté là, n'est-ce-pas ? demanda Blaise.
- J'ai fait une connerie Blaise... Une énorme connerie ! s'exclama Drago, les yeux fous. Elle était là, juste devant moi. Je n'ai pas pu me retenir tu comprends ? Putain mais quel con je suis… »
Il n'eut pas besoin d'aller plus loin puisque Blaise avait compris. Le blond avait embrassé la fille du fermier et s'était engagé avec elle dans une relation amoureuse qui les mènerait tous deux à leur perte. Blaise connaissait les Granger de réputation et ce qu'il savait d'eux n'étaient pas bon : riches et avides de pouvoir et de gloire, tous savaient qu'ils tentaient de faire de leur fille Hermione une bête de foire pour les salons londoniens. De l'avis du brun c'était la voie la plus sûre pour que la jeune femme devienne au pire, une fille de mauvaise vie, au mieux la maitresse d'un riche notable. La famille Granger était un peu trop intelligente pour son propre bien et c'était particulièrement le cas de leur fille qui n'ignorait rien des desseins de ses parents mais qui n'avait aucun moyen de leur échapper.
Blaise se fit un instant la réflexion que c'était peut-être là ce que recherchait Hermione : une échappatoire temporaire face à sa famille qui l'emprisonnait dans un salon de musique décoré avec trop de luxe pour que cela reste de bon goût. Cependant, il rejeta cette idée rapidement : il se souvenait bien de cette fille, et si elle lui avait paru diablement intelligente, elle semblait être une personne profondément intègre et droite.
Son ami semblait dévasté, comme si ses propres confidences lui avaient fait prendre conscience de l'ampleur du problème. Une relation hors mariage pourquoi pas. Une nuit avec la fille du fermier, si tant est qu'elle reste secrète, pouvait passer aussi. Mais les deux combinés n'étaient rien d'autre qu'un aller simple pour l'exil concernant Hermione et une suppression de l'héritage pour Drago. Soudain, Blaise fût pris d'un affreux doute :
-« Rassure moi, elle n'est pas juive ta copine ? Tu sais bien que je n'ai rien contre eux mais si jamais ton père le savait, il l'enverrait dans ces affreux camps en Autriche !
- Non mon ami, voilà au moins une chose à laquelle je ne me suis pas risqué. Et je te répète que ces camps ne sont que légendes urbaines et fausse propagandes de l'autre excité pour nous faire peur ! » répliqua Drago.
Blaise soupira. Voilà encore un autre débat sur lequel il ne souhaitait pas repartir le blond était persuadé que l'existence des « camps de la Mort » n'était que mensonges mais le brun savait de source sûre qu'ils existaient bel et bien, à sa plus grande horreur.
Drago regardait son ami, incertain. Il savait qu'il avait fait une bêtise en se liant à Hermione mais il se rendait compte qu'il s'agissait de quelque chose de profondément ancré en lui et il ne pouvait se résoudre à être séparé de la jeune fille. Il espérait juste que son ami le soutiendrait dans sa démarche et les aiderait, Hermione et lui à se voir en secret. Il ne souhaitait rien d'autre qu'une présence amicale et rassurante à ses côtés, quelqu'un qui saurait le protéger contre son père. Il avait pensé à se confier à sa mère mais elle était trop faible, pas assez forte pour garder son secret face aux multiples tortures mentales dont son père pouvait faire preuve.
Cependant, il avait visé juste. Si Blaise voyait cette relation comme une folie, il savait qu'elle n'aurait jamais vu le jour sans que les sentiments entre les deux partis soient forts. Il ne pouvait s'opposer à pareille chose mais il pouvait les aider, les protéger. Oui, c'est bien cela qu'il ferait. Après tout, n'était-ce pas son rôle de grand frère ?
Il se mit à réfléchir rapidement. La première chose à faire était d'éloigner Lucius le plus régulièrement possible. Un air sournois vint prendre place sur son visage il avait une solution toute prête.
- « Dis-moi Drago, tu m'as bien dit et répété que ton père n'attachait pas vraiment d'importance à la notion de fidélité hein ? demanda-t-il brusquement.
- Non c'est vrai, il trompe ma mère aux yeux de tous depuis des années. Je ne sais pas vraiment comment elle peut le supporter mais après tout, cela lui permet d'être tranquille. Mais excuse-moi, je ne vois pas le rapport avec ma relation avec Hermione, répondit Drago avec un froncement de sourcils.
- Eh bien, toi comme moi savons parfaitement que si Jedusor accorde une quelconque importance à ma mère c'est uniquement grâce à son argent mais son évidente beauté est un atout pour certaines négociations. De plus, ton père est un homme volage et avide de pouvoir. Ne penses-tu pas qu'on pourrait additionner ces deux variables pour maintenir ton père hors d'Angleterre ?
- Tu essayes de me dire que si mon père prenait ta mère pour maitresse, elle le garderait auprès d'elle et de Lui et qu'Hermione et moi serions à l'abri ? dit Drago, le regard incrédule.
- Oui c'est à peu près ça. D'autant plus que mère n'a jamais caché son intérêt pour ton père et le maître serait certainement ravi de cette « union », répondit Blaise, avant de se rendre compte de sa bêtise.
- Pardon ? Tu l'appelles « le Maître » toi aussi ? Tu es des leurs maintenant Blaise ? s'exclama le blond, rougissant de fureur.
- Pardon, ça m'a échappé ! Nous passons tellement de temps avec Nott, Goyle et tous les autres petits toutous à leurs papas que c'est rentré dans ma tête. Je suis désolé Drago, je ne voulais pas t'énerver, je sais comme tu es sensible à ce propos. »
Blaise était réellement navré. Il savait parfaitement que son ami ne supportait pas l'avilissement de son père auprès du Lord.
Car oui, désormais, on ne parlait plus de Tom Jedusor mais de Lord Voldemort. Suite à son élection en tant que chancelier, celui-ci avait pris le pouvoir peu à peu, de manière discrète et efficace. Il s'était constitué un gouvernement où figuraient deux de ses plus fidèles lieutenants (6) : Barty Croupton Junior, un jeune Mangemort qui avait connu une ascension fulgurante ayant pour cause une loyauté extrême envers les principes de leur leader et Corban Yaxley, un vieil intrigant qui ne souhaitait rien d'autre que le pouvoir. Jedusor avait comploté avec ses fidèles pendant de longs mois, discréditant ses opposants au Parlement Allemand et créant même des meurtres de toutes pièces pour ensuite accuser les « nuisibles » et les enfermer. Sa plus grande action, menant à son accession au pouvoir absolu, fût l'incendie dudit Parlement une nuit de février 1933. De nombreuses associations juives furent accusées de complot contre le gouvernement et plus de deux cent arrestations suivirent ce macabre évènement. Il avait fomenté un si complexe complot que bien que tous sachent que c'était lui, rien ne put être prouvé et les quelques malheureux qui avaient osés l'attaquer publiquement furent arrêtés avec les autres. L'été 1933 avait vu les dernières heures de l'Allemagne en tant que nation libre et accueillante l'arrêté proclamant l'avènement du régime autoritaire connu sous le nom de « Nach und Dunkel » (7) avait aussi été celui qui nommait officiellement Jedusor comme Lord Voldemort.
C'était bien un règne de terreur qui s'était mis en place en Allemagne, seuls les riches nobles appartenant aux vieilles familles pouvaient se targuer d'être à peu près à l'abri à moins de ne déplaire directement à leur dirigeant. Le Lord dirigeant s'était aussitôt lancé dans la conquête de l'Europe, pour la « purifier » et la « libérer du joug des misérables insectes qui gênaient le progrès ». C'était les propres mots de Voldemort, ceux-là même qui figuraient sur la déclaration de guerre lancée à la France, à la Russie et au Royaume-Uni. Ils furent les déclencheurs d'un des conflits les plus meurtriers de l'Histoire, mettant en marche une succession d'horreurs et de massacres qui allaient toucher le monde entier.
…
Notes du chapitre :
(1) : Gardez à l'esprit que le racisme est encore omniprésent à cette époque et surtout de la part des nazis.
(2) : On n'oublie pas que Jedusor est ici autrichien, et donc adepte d'une bonne bière à n'importe quel moment )
(3) : Je prends ici le nom de Zabini au pied de la lettre : ce sont des nobles affranchis italiens qui ont fait fortune dans le commerce. Ils vivent en Italie mais possèdent de nombreuses villas en Europe et sont connus pour leur goût du raffinement.
(4) : J'ai choisi de faire de cette phrase la devise de Voldemort : « Languidus vincentur » signifie « les faibles seront vaincus ».
(5) : Ici Blaise fait un clin d'œil à ses propres origines d'esclave, ne vous méprenez pas, c'est juste un personnage particulièrement facétieux et avec beaucoup d'auto dérision !
(6) : C'est une référence, pas forcément évidente je l'avoue, au fait que lorsque Hitler est nommé chancelier en 1933 il y a deux nazis au sein de son gouvernement.
(7) : Pure invention de ma part, je n'avais aucune idée d'adaptation du 3ème Reich à l'univers HP « Nach und Dunkel » signifie en français « Nuit et ténèbres ».
Petit retour chronologique :
janvier 1933 : Tom Jedusor est nommé chancelier.
août 1933: Tom Jedusor s'auto-proclame dirigeant de l'Allemagne à la mort du Président Fudge. Il prend le titre de Lord Voldemort.
1935 : Rencontre de Blaise et Drago en Italie.
1933-1939 : Arrestation massives et actes de violence entre les populations persécutées et le gouvernement allemand.
1939 : Installation de Blaise en Angleterre suite a la déclaration de guerre de Voldemort.
Hiver 1943 : début de la relation entre Drago et Hermione.
Un mot de fin : Ne vous étonnez pas si Drago n'apparaît pas ici comme un petit con méprisant, cela viendra plus tard et si on suit la chronologie du canon il l'est de moins en moins en grandissant… Pareil pour Jedusor, j'ai choisi ici de lui donner un aspect de leader charismatique et séduisant, qui manipule aussi bien ses alliés que ses ennemis : le Voldemort qui terrorise les Mangemorts n'est pas encore de la partie ! J'espère que vous appréciez l'apparition de Blaise, il va avoir un rôle très important tout au long de l'histoire ^^
Merci d'avoir lu jusqu'ici et à mercredi prochain !
Berry Riddle
