Traitors
Disclaimer : Personne ne m'appartient, rien que l'histoire !
Le petit mot de Berry : Oui je sais que j'ai une semaine de retard, j'en suis désolée. J'ai eu une semaine assez chargée et compliquée professionnellement et personnellement parlant mais tout va bien ! Je vous promets d'éviter au possible de nouveaux retards. Dans ce chapitre on entre plus dans l'action et on rencontre de nouveaux personnages, soyez sympas, dites bonjour ! Je vous retrouve en bas, bonne lecture ^^
Erratum : Comme me l'a fait remarquer Drey Var Emris, l'antisémitisme en Europe ne se cantonne pas à l'Allemagne. J'avais effectivement oublié de préciser ce point mais je compte un peu l'occulter pour des facilités scénaristiques. Attention, je ne minimise pas l'antisémitisme au 20ème siècle pour autant hein ! C'est un sujet très délicat, je ne veux blesser personne, comprenez bien que c'est pour forcer un peu le côté manichéen des choses.
Première Partie : Les Brumes du Monde
Chapitre 3
Hiver 1943
Ronald Weasley avançait dans le froid, seul et frigorifié mais déterminé. On lui avait fait confiance et il avait une mission, il fallait la remplir. Son objectif n'était plus très loin maintenant et il apercevait de la lumière au loin. Sa blessure le faisait souffrir plus qu'il ne l'aurait imaginé mais il ne devait renoncer sous aucun prétexte, il en fallait de la survie de plusieurs dizaines de soldats.
Au bout d'une heure, Ron se tenait enfin à l'entrée d'un petit village français. Il voyait tous les soldats britanniques qui y avaient fait escale, profitant du fait qu'il était abandonné et son cœur se serra. Il s'en voulait de troubler leur bonne humeur, leurs danses et leurs chants joyeux mais s'il ne le faisait pas il y aurait d'autres répercussions autrement plus importantes. Chancelant il fit quelques pas et s'avança dans la lumière : des cris se firent rapidement entendre et bientôt il fut sous la menace de nombreuses armes. Levant les bas en signe de paix, il bafouilla quelques mots dans un français correct, laissant volontairement son accent anglais ressortir.
« Bonjour, je suis le Captain (1) Ronald Weasley, j'appartiens à la Royal Army du Royaume-Uni. Je suis envoyé par le Major Lupin, caserne 27-336-6 (2), Salisbury, Wiltshire. J'ai une information de la plus haute importance à vous délivrer !
- Lupin hein ? J'le croyais mort ce vieux brigand tiens. Qu'as-tu de si important à nous dire pour que tu te risques dans la nuit et la neige, sans escorte, visiblement blessé ?».
L'homme qui venait de parler était un grand brun, les cheveux emmêlés et bouclés mais qui, malgré la crasse, dégageait un charme évident. Ron put distinguer quelques tatouages qui étaient loin d'être récents sur ses poignets. Son interlocuteur semblait avoir quelques années de moins que ses parents mais son visage, malgré plusieurs cicatrices, ressemblait à celui d'un gamin malicieux, du genre qui allait faire une bêtise et s'en faisait d'avance une joie. Serrant la main qu'on lui tendait, Ron se sentit rassuré par la chaleur qui émanait de cet homme. Il retira son couvre-chef et se mit au garde à vous. Soudain l'homme rugit de rire :
- Un Weasley hein ? Je pensais qu'il ne s'agissait que d'une coïncidence mais visiblement le monde est petit ! Où que l'on soit on finit toujours par tomber sur un de ces satanés rouquins ! Je suis le Major (3) Black petit, Sirius Black, caserne 26-459-7, Grand Londres. Ravi de faire ta connaissance.
- Black ? Sirius Black ? Mais vous êtes le parrain d'Harry ! s'écria Ron.
- Effectivement oui. Comment va mon filleul ? C'est ton coéquipier ? » répondit tranquillement Sirius.
Ron était estomaqué : cet homme était une légende chez lui : accusé à tort du meurtre des parents d'Harry, il avait été le bouc émissaire du gouvernement lors du début de la guerre, tout le monde l'accusant d'avoir tissé un réseau de criminels en prison, pour finalement être réhabilité grâce à Harry. Sirius était immédiatement parti se battre et était à présent connu pour sa haine vis-à-vis des MM. On disait qu'il les tuait à la batte de baseball lorsqu'ils refusaient de coopérer et de fournir des renseignements. Ron avait beaucoup entendu parler de ce personnage mais c'était la première fois qu'il voyait son visage excepté dans les journaux qui diffusaient des avis de recherches du criminel crasseux et il n'était pas déçu : il était bien plus avenant qu'auparavant, la lueur des lampadaires faisant briller sa dent en argent.
Il se senti aussitôt vraiment bête face à cet homme qui n'avait peur de rien mais était prêt à mourir pour la paix malgré tout le mal que ce monde lui avait fait. Ron se reprit bien vite cependant, se souvenant de l'urgence de mission :
« Euh oui c'est exact, il allait pas mal quand je l'ai quitté. Par contre, vous, vous n'irez pas bien si vous ne déguerpissez pas sur le champ ! s'écria-t-il.
- De quoi parles-tu ? demanda Black, les sourcils froncés.
- On a enfin réussi à déchiffrer la machine des Allemands (4) ! Plusieurs cibles, dont ce village, sont au menu chez les Bosches. Si vous ne bougez pas, dans quelques heures vous serez envahis par des chars allemands pleins de gars armés jusqu'aux dents. On ne peut pas tout éviter, ce serait trop suspect vous voyez donc on a décidé de bouger les casernes petit à petit, vers un nouvel objectif. Il fallait que vous soyez informé le plus tard possible, pour pas que la panique monte !
- Donc tu es en train de nous dire que cet endroit va sauter à l'aube c'est ça ? demanda Sirius, un air sournois se peignant sur son visage.
- Exact ! Donc prenez vos hommes et on débarrasse le plancher si vous voulez bien ! » s'exclama nerveusement Ron.
Il n'aimait pas l'air de conspirateur qu'avait son supérieur. Cela sentait les problèmes à plein nez et ça, il connaissait un peu trop bien. Il voulait juste partir le plus vite possible, il avait une hanche à soigner quand même !
« Bon Weasley, repose toi un peu, on va tout ranger vite fait. LES GARS ! Vous avez entendu ? Je vous veux dans une heure, prêt à partir, les retardataires je les laisse derrière moi ! » gueula Sirius. « Je vais leur préparer un petit comité d'accueil moi… » marmonna-t-il sournoisement.
« Ma parole mais vous êtes fou ! Ils sauront qu'on les a démasqués si vous leur tendez un piège ! coupa Ron.
- Hé bien regarde attentivement Weasley, tu vas voir, je vais leur faire un cadeau de bienvenu et ils penseront tous que c'est de leur faute… » rétorqua le brun, clignant de l'œil.
…
Lucius Malefoy arpentait son salon d'un pas décidé, réfléchissant aux paroles de son fils. Une visite chez Madame Zabini serait tout à fait appréciable oui, d'autant plus qu'il pourrait y voir son maître en toute tranquillité. Il n'en pouvait plus de se terrer dans son manoir, à l'abri des regards indiscrets des quelques badauds qui trainaient l'œil avide d'apercevoir un criminel recherché pour trahison. De plus, il souhaitait depuis longtemps voir la riche dame dans son lit. Certes, c'était une femme indigne de lui et de rang inférieur, cependant, si son maître la gardait depuis si longtemps, elle ne pouvait pas être foncièrement mauvaise non ? Le charme des femmes « exotiques » était connu partout dans le monde mais Lucius n'avait jamais eu l'occasion d'y goûter... Et puis, une invitation de la part de la maîtresse elle-même ne se refuse pas, n'est-ce pas ? C'était décidé, il irait. En hiver, il préférait de loin être en Italie, proche du soleil et de l'action plutôt qu'en Angleterre où il était persona non grata. Il lui fallait juste inventer un prétexte assez plausible pour partir rapidement, non pas que Narcissa se fasse des illusions sur leur mariage mais plutôt vis-à-vis de son travail. Son entreprise penserait qu'il fuyait et se rebellerait contre lui si jamais il leur offrait l'image d'un homme craintif et lâche. Ah comme il avait hâte de partir !
…
Hermione et Drago profitaient de quelques instants de tranquillité dans le jardin d'hiver du manoir. Leurs joues étaient rosies par la fraicheur de l'air mais leurs cœurs étaient bouillants, plein d'une ardeur nouvelle quant à l'annonce du départ de Lord Malefoy. Ils chuchotaient discrètement, assis derrière une haie de roses d'hiver qui embaumaient l'atmosphère. Si on avait un jour demandé à Hermione si elle aurait jamais pensé vivre un tel bonheur, la réponse eût été assurément négative. Elle ne pouvait se résigner au fait que cette idylle était condamnée dès le départ et souhaitait plus que tout s'enfuir avec Drago. S'enfuir, loin de la guerre, de leurs parents, de l'argent et de la société qui les séparait. Mais Hermione était aussi la bonté faite femme et elle ne pouvait se résoudre à abandonner ses parents, seuls en pleine guerre, sans assurance que leur fils unique soit en vie. Son projet était plus raisonnable : elle voulait attendre la fin du conflit, qui semblait pointer le bout de son nez, et partir étudier aux Etats-Unis. Après quelques mois, Drago la rejoindrait et ils s'établiraient secrètement, lui enseignant tout son savoir aux plus jeunes, elle écrivant et découvrant sans cesse de nouveaux domaines dignes de son intérêt. C'était un peu idyllique, elle le savait mais elle ne pouvait s'empêcher d'y penser fréquemment tant elle était sûr d'aimer Drago à vie.
Lui était plus discret mais n'en pensait pas moins. Il aimait Hermione plus que sa propre mère mais il était douloureusement conscient du fait qu'ils ne pourraient jamais être heureux ensemble tant que son père serait en vie. Narcissa aurait accepté une telle union du bout des lèvres et seulement si son fils l'avait menacé de disparaître mais elle l'aurait accepté, elle. Lucius aurait à peine pris le temps d'écouter Drago qu'elle serait déjà en route pour un de ces fameux camps dont Blaise lui parlait à longueur de journées, si tant est qu'ils existaient. Jamais Drago ne laisserait son père faire du mal à sa belle et c'est pour cela que l'issue du combat lui paraissait déjà écrite. Un jour viendrait où il devrait se séparer d'Hermione pour ne pas leur faire de mal à tous les deux et son cœur se serrait d'avance à cette pensée. Il huma les cheveux d'Hermione qui reposaient sur son épaule, un doux parfum de verveine, de feu de bois et de fleurs lui chatouillait les narines. Bien malheureux était Drago Malefoy en ce jour de décembre 1943, si près et si loin de son amour.
…
Le feu, le sang. Des cris partout et au milieu, un rire tonitruant mais étouffé par les bruits d'explosions. Ron ne savait pas s'il était plus terrifié ou épouvanté. Sirius avait été brillant mais si cruel. « En même temps, se raisonna-t-il, c'était eux ou les allemands ». En temps de guerre il fallait choisir. Sirius avait renvoyé toute la compagnie à l'abri dans la montagne et était resté avec Ron pour vérifier l'efficacité de son dispositif : il avait dissimulé plusieurs charges explosives sous des corps de blessés morts de leurs blessures, imbibé d'alcool de cuisine la paille des fermes et s'était lui-même chargé de tirer dans le tas pour mettre le feu à tout le village. Les allemands, qui avaient attaqués sans même prendre le temps de vérifier si le village était occupé, avaient tous cru qu'un de leurs tirs avait été maladroit et avait atteint de vieilles voitures entassées dans un coin de la place principale. Tout avait sauté, les armes, le village et les Allemands avec. C'était grandiose mais Ron ne pouvait s'empêche de ressentir de la compassion pour ces bougres d'une vingtaine d'années, arrachés à leurs familles pour combattre dans une guerre qui n'aboutissait pas à la victoire promise. Le roux cligna des yeux rapidement, revenant à ce qui se passait devant lui. Dans une grimace il porta la main à sa hanche qui le faisait toujours autant souffrir. Il espérait que Black l'escorte jusqu'au point de secours le plus proche, peut-être même pourrait-il appuyer sa demande de permission. Treize mois qu'il n'avait pas revu sa famille et ses amis. Bien sûr il voyait Harry quotidiennement mais il voulait serrer Hermione dans ses bras, boire une bière avec Neville et revoir son amie de cœur, Lavande. Elle lui manquait tellement, ses rires, ses joues rouges sous l'effet du froid, son bonne humeur à toute épreuve… Oh bien sûr qu'elle pouvait être pénible avec son amour ses ragots et sa tendance à la superficialité mais Ron savait parfaitement qu'il était chanceux qu'une fille comme elle veuille bien de lui.
Il n'était qu'un petit fils d'esquire (5), un noble sans titre et au petit domaine. Sa famille était particulièrement nombreuse et vivait dans la simplicité ce qui lui valait des regards méprisants de la part de leurs pairs sur son passage. Evidemment qu'avec six fils les Weasley ne pouvaient prétendre à un train de vie luxueux ils étaient déjà heureux de vivre somme toute confortablement d'avoir établi leurs garçons ! L'aîné, Bill, était au service de la banque Barclays (6) et s'était marié deux ans auparavant avec une charmante française nommée Fleur qui travaillait avec lui. Charlie avait été très tôt pris en apprentissage auprès d'un zoologiste écossais, réputé pour ses travaux sur les reptiles. C'était un solitaire, éternel célibataire qui préférait la compagnie des animaux à celle des hommes. Le suivant, Percy, était un jeune homme ambitieux qui avait réussi, à force de travail acharné et de patience, à intégrer le cabinet du Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Anthony Eden (7). Venaient ensuite les jumeaux, Fred et Georges, de facétieux inventeurs de jouets pour enfants ils avaient créés de leurs propres mains un commerce qui faisait fureur dans la région et Molly espérait bien que leur renommée allait séduire quelques jeunes filles. Enfin Ron arrivait, un bon garçon, généreux comme personne et toujours prêt à aider son prochain. Il avait aidé ses parents au domaine mais s'était engagé dans l'armée dès que son âge l'avait permis. Ron était parfois indélicat et un peu immature mais son sourire rayonnant de joie et son humour désastreux en faisait un personnage sympathique à tous égards.
Il aimait la bonne nourriture, son confort personnel et avait besoin de repères pour se sentir à l'aise en société. De ce fait, son engagement dans l'armée avait beaucoup surpris : le petit Ronnie, loin de sa maman, entre les cadavres et les explosions ? Il avait rétorqué que de toute façon il était sur le point d'être appelé : pourquoi retarder inutilement l'échéance ? Il voulait se battre pour son pays, pour sa liberté. Il avait son meilleur ami, Harry, à ses côtés et tous deux avaient le cœur gonflés d'espoir et de promesses fantaisistes sur le conflit. Finalement ils s'en étaient plutôt bien sortis tous les deux : les premiers combats avaient été violents et cruels mais ils en étaient ressortis plus forts et encore plus déterminés. Le courage et leur habileté au combat s'étaient manifestés de nombreuses fois depuis l'année précédente et tous deux avaient reçus plusieurs médailles et même une permission. Mais quel courage, avait-on dit dans toutes les casernes de la région, lorsqu'ils l'avaient refusée, arguant que revoir leurs familles affaiblirait leur ardeur au combat ! Les deux amis avaient souvent regretté ce choix, les faisant prendre conscience qu'ils pouvaient ne jamais revoir leurs proches mais leur volonté s'était raffermie à la lecture des courriers qu'ils recevaient régulièrement. Hermione leur faisait part de ses progrès au violon, en algèbre et en botanique.
Ah cette Hermione ! Toujours prête à en apprendre plus, avide de connaissances et dévoreuse de savoirs. Souvent Ron regrettait que son amie ne soit pas née noble : elle aurait été tellement plus gratifiée pour son intelligence hors du commun… Elle lui manquait, pour sûr. Sa dernière lettre lui avait donné l'impression de parler à une autre personne : c'était les mots d'une Hermione plus enjouée que jamais qu'il avait lu. Elle avait une grande nouvelle à leur partager mais ne souhaitait pas prendre le risque de la coucher par écrit : c'était en tout cas ce qu'avait pu déchiffrer Ron au travers du langage codé de la jeune fille. Il avait hâte de la retrouver, d'aller courir dans la forêt avec elle, de l'aider à travailler à la cuisine, de l'écouter avec ennui parler de ses fichus bouquins. C'était quelque chose dont il avait horreur avant la guerre mais l'atrocité du conflit lui avait fait prendre conscience de l'importance de petites choses du quotidien telle que celle-ci et cette soporifique activité en venait à lui manquer.
Oui définitivement, son foyer lui manquait. Il n'aspirait qu'à rentrer se reposer quelques semaines avant de revenir sur le front, plus énergique que jamais.
…
Des gémissements retentissaient de partout. L'air était saturé de moiteur, de transpiration et de pourriture. Le peu d'eau dont ils disposaient avait un un goût de souffre et la couleur de la vase. Un jeune blond toussa un coup, grelottant. C'était comme si plus il faisait froid, plus on leur enlevait le peu d'habits dont ils disposaient. Cet épuisement physique et mental mettait à mal le précaire équilibre de l'esprit du garçon. Il sentait ses démons intérieurs reprendre peu à peu des forces mais luttait autant que possible pour les maintenir à l'écart. Son ami, le cheveu brun et ras, était affalé sur la paillasse voisine de la sienne. Sa fièvre ne baissait pas depuis plusieurs heures, malgré les soins élémentaires prodigués par le médecin français du baraquement d'en face. Il lui faudrait chercher le supérieur au lever du jour si la situation ne s'améliorait pas et il pouvait déjà anticiper les sévices qu'il allait subir en punition pour cette perte de temps. Il s'ennuyait, passait le temps comme il le pouvait. Il pouvait à présent compter ses côtes et leur netteté lui faisait peur. Ses cheveux, autrefois fournis et brillants, étaient à présent ternes et fins. Son visage était émacié, on lui donnait facilement dix ans de plus. Son évidente musculature avait fondu à cause du manque de sport, de leur malnutrition et il avait fini par se recroqueviller sur lui-même. Il essayait souvent de se rappeler des visages de ses proches mais tout lui paraissait si dur et si loin. Il entrevoyait parfois un sourire de sa mère, un regard de son père mais tout finissait par lui échapper comme une fumée tenace mais insaisissable.
Il jeta un regard vers son ami. Ils avaient de la chance de s'être trouvé tous les deux. Ils venaient d'Angleterre, étaient férus de récits de batailles glorieuses et de héros légendaires et avaient vaillamment combattu sur le front jusqu'à l'épuisement. Il ne savait plus trop comment mais ils s'étaient retrouvés ici il y a quelques semaines, deux mois tout au plus. Il avait un peu perdu la notion du temps dans cet endroit. Depuis leur arrivée il ne s'était toujours pas décidé : valait-il mieux être mort qu'ici ou non ?
Le garçon à côté de lui remua. Cormac sourit et tendit une main vers son ami qui papillonnait des yeux. « Eh Andrew, mon vieux, ça va aller ? ».
…
Notes du chapitre :
(1) : J'ai choisi d'utiliser la hiérarchie de l'armée britannique, ça me paraissait plus naturel. Le Captain est le supérieur du lieutenant mais le subordonné du Major. Ce rang, assez élevé se justifie par les récompenses qu'ont reçu Ron et Harry. En français c'est l'équivalent du Capitaine (en dessous du commandant).
(2) : Alors ça j'admets que c'est une pure invention de ma part. Je ne sais pas du tout si ça fonctionnait comme ça mais bon, au moins j'instaure un peu d'originalité et de nouveauté ! Les numéros sont pris vraiment au hasard.
(3) : Pareil que pour le Captain, le Major n'existe pas littéralement en français pour ce grade, ce serait plutôt le Commandant.
(4) : Petite référence à la machine Enigma, décodée par Alan Turing. (Allez voir le film Imitation Game sur le sujet, il a des défauts mais il est très intéressant et vous comprendrez de quoi je parle ^^).
(5) : Le titre d'esquire est attribué aux petits nobles anglais se situant tout en bas de la hiérarchie, ils ne possèdent pas de titre ou de particule à proprement parlé, en général ils vivent des rentes de leur domaine.
(6) : La banque Barclays est une véritable banque britannique qui a été créé en 1896. C'est l'une des plus importantes au Royaume-Uni.
Le retour chronologique me paraît inutile pour ce chapitre. Si vous ne l'avez pas compris, tout se passe à l'hiver 1943 de manière parallèle.
Le mot de la fin : Pffiou c'était un chapitre compliqué à écrire ! J'avais toujours l'impression d'en avoir écrit des tonnes alors que pas du tout, bonjour le moral… J'espère que ma manière de procéder avec les personnages et l'espace-temps ne vous gêne pas trop, je le fais pour qu'on ait vraiment un sentiment de progression de toute part dans le récit. Je ne suis pas une grande fan de Ron mais je vous promets d'éviter le Ron-bashing, ce n'est pas utile pour l'histoire ! On entrevoit de nouveaux personnages, qu'en pensez-vous ?
Merci de votre lecture et à la semaine prochaine !
Berry Riddle
