Vous imaginez France en tant que grand peintre?...


Déambulant sans grande conviction, de salle en salle, au milieu des visiteurs, Arthur regardait d'un air indifférent l'exposition qui se tenait au Louvre. Une simple présentation de tableaux et sculptures mondialement connus, mais cette fois-ci avec l'ajout de touches personnelles propres aux artistes. On aurait dit une modernisation du grand musée parisien. Certaines œuvres étaient tellement modifiées qu'elles ne ressemblaient plus à rien ou appartenaient plus à l'art contemporain, ce qui n'était pas franchement du goût d'Angleterre.

Si l'anglais était ici, aujourd'hui, c'est seulement parce que Francis avait fait des pieds et mains pour sa présence. Il avait fini par accepter, pour qu'il arrête de le harceler avec cette idée, et puis parce qu'il aimait bien l'art du français, partageant parfois les mêmes goûts (même si il ne l'avouerait jamais). Mais en arrivant ici, Arthur se demandait dans quoi France l'avait encore fourré. D'ailleurs, il n'arrivait pas à mettre la main sur le fameux fauteur de troubles.

Angleterre entra dans une nouvelle salle, dédiée à l'art pictural, où quelques visiteurs y admiraient les peintures présentes. Au moment où il entra, quelques regards se posèrent sur lui et très vite des ricanements, plus ou moins étouffés, et des visages gênés envahirent la pièce. Arthur sentit qu'il était le centre de ces étranges réactions, pourtant il n'avait rien de choquant ou de drôle. Habillé d'un costard gris, il avait chaussé ses yeux d'une paire de lunettes rouges, pour paraître plus professionnel et ne pas abîmer ses vieux yeux. Il ne voyait rien qui pourrait déclencher le rire, chez un groupe de lycéens qu'il croisa. Ne sachant toujours pas la raison de tout cela, l'anglais continua son chemin en essayant d'agir le plus naturellement possible, et d'ignorer les bavardages dans son dos.

Une grande peinture attira son attention, elle semblait plus classique et traditionnelle que les précédentes œuvres.

Mais arrivé devant la grande toile, il se figea.

Le tableau était une interprétation simplifié de La Création d'Adam de Michel-Ange, seul quatre personnages y étaient représentaient sur le paysage semblable à l'œuvre originale. À la différence de se frôler, ici, les mains de l'homme et de "Dieu" s'entrelaçaient dans un cœur rose. Une rose cachée l'entrejambe de l'homme, "Dieu" ressemblait plus à un ange avec son auréole au-dessus de la tête et ses rougeurs aux joues, et deux chérubins l'accompagnaient. Mais ce qui mis réellement Arthur dans une gêne immense et une rage folle, c'est les personnes qui y étaient clairement représentés. L'homme portait évidemment le visage de Francis, tandis que "l'ange-Dieu" le sien, les angelots étaient Alfred et Mathieu plus jeunes.

Voilà pourquoi le français avait tellement insisté pour qu'il vienne à cette exposition. Et il pensait peut-être se sentir fier de ce stupid frog?! Pas étonnant que tout le monde ayant vu la peinture le regardent bizarrement. France regretterai amèrement d'avoir voulu se prendre pour Michel-Ange!

C'est à ce moment précis que le concerné choisi de faire son apparition, en fonçant vers Angleterre, les poings serrés et tremblant pour essayer de contenir sa colère.

-Angleterre! Est ce que tu veux m'épouser?

-WHAT?! No way, stupid frog! Did you really think that I would accept, with this?! Hurla l'anglais en secouant le peintre improvisé comme un prunier.


Dans un coin de la pièce, Gilbert et Antonio admirait la scène tout en mangeant du pop-corn. Toujours aussi excitant ces disputes de couple! Leur meilleur ami français était bien décidé à conquérir l'insaisissable cœur de l'anglais, mais apparement ce n'était pas comme ça qu'il parviendrait à ses fins.


Tentative n°379 de France pour sa demande en mariage à Angleterre.

Insipiré d'une image prise sur Internet (dites moi si vous voulez la référence). ^^