Disclaimers : Toujours pas à moi, y'a rien à faire, j'y arrive pas… Mais quand je gagne au loto, je me les achète

Disclaimers : Toujours pas à moi, y'a rien à faire, j'y arrive pas… Mais quand je gagne au loto, je me les achète ! Mais faudrait peut-être commencer par jouer pour gagner, ça aide… Mémo à moi-même : penser à jouer au loto !

Titre : Liens de sang

Auteur : Ephemeris

Résumé : Alors que la fin de la guerre avait séparé Heero et Duo, le conflit avec Mariemeia les fait se retrouver. Evidemment, ils ne peuvent se passer l'un de l'autre, mais plusieurs années après, un incident vient perturber leur bonheur.

Couples : 1x2x1, 2xH

Genre : J'ai bien peur d'avoir déjà exploité ce thème, mais j'espère que ce ne sera pas trop redondant…

Rating : T

Warnings : Yaoi ! Cette histoire commence entre la guerre et l'affaire Mariemeia. J'ai changé la façon dont les pilotes sont entrés dans ce deuxième conflit en occultant le fait qu'ils avaient décidé de détruire les Gundams en les envoyant vers le soleil.


Liens de sang

Chapitre 6


La journée s'était écoulée dans une bonne humeur presque naturelle. Hélène semblait bien se faire à son nouvel environnement, explorant avec les deux hommes le quartier dans lequel elle allait vivre, repérant les commerçants les plus proches de leur appartement et observant l'attitude de Heero et Duo. Ce dernier paraissait assez enjoué et son amant le regardait avec un petit sourire, heureux de le voir ainsi après les durs événements de la veille.

Avant de rentrer à l'appartement, ils s'étaient arrêtés dans la petite épicerie de la rue pour acheter de quoi manger et, après le repas, avaient passé l'après-midi à réorganiser l'appartement pour accommoder Hélène. Ils avaient tous retrouvé leurs lits avec plaisir une fois la nuit tombée, morts de fatigue qu'ils étaient.

Lorsque Hélène se réveilla le lendemain matin, elle se sentait reposée et sereine. Il n'était pas trop tard, ce qui fit froncer les sourcils à la jeune fille qui pensait étendre sa nuit jusque tard dans la matinée. Mais elle était bien réveillée et ne pouvait plus rester couchée. Elle se leva donc et entreprit de se rendre à la cuisine pour se faire un bon petit déjeuner.

Mais alors qu'elle s'attendait à découvrir dans la cuisine les deux hommes avec qui elle vivait depuis deux jours, elle fut surprise de trouver la pièce propre et inoccupée. On aurait dit que personne n'était encore passé par là.

« Non, ils dorment encore ? J'y crois pas ! »

Son premier réflexe fut d'aller voir dans leur chambre, mais un bruit lui parvint du salon où elle se précipita. Là, elle trouva Heero, agenouillé, en train de ramasser un tournevis qu'il avait sans doute fait tomber. Sur la table devant lui, Hélène remarqua un ordinateur éventré. Ce fut à ce moment que Heero remarqua la présence de la jeune fille.

« Ah, tu es réveillée. Tu as bien dormi ? »

Hélène acquiesça avant de demander :

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Cet ordinateur est en panne. Je l'ai ouvert pour voir ce qui ne va pas et pour le réparer. C'est mon travail, » termina-t-il avec un petit sourire.

« Et ça te plaît de faire ça ? » questionna Hélène, intriguée par ce sourire.

Heero se releva et, jetant un coup d'œil à la machine avant que son regard ne se perde dans la pièce, il répondit, l'air ailleurs :

« Tu sais, après avoir manipulé des armes pendant des années, la réparation de matériel électronique a quelque chose d'apaisant pour moi. Alors oui, ça me plaît. »

Hélène acquiesça alors que Heero s'était accroupi pour observer les circuits. Elle le regarda pendant quelques secondes enlever certaines pièces, les inspecter, puis revenir à la carcasse pour vérifier le tout. Puis, tout d'un coup, il s'arrêta et tourna le regard vers elle.

« Oh, si tu as faim, sers-toi. Je te laisse explorer, étant donné que c'est chez toi aussi maintenant. »

Cette phrase fit l'effet d'un coup de massue à Hélène. D'un coup, elle se sentait délaissée alors qu'elle avait un grand besoin d'attention, qu'on s'occupe d'elle. Mais elle savait que Heero était occupé et qu'elle ne pouvait pas exiger cela de lui. Elle eut alors une autre idée.

« Où est Duo ? » demanda-t-elle.

« Il est parti travailler tôt ce matin. Il rentrera ce soir, » répondit Heero sans détourner le regard de la machine.

Hélène acquiesça et repartit vers la cuisine. Elle prépara son petit déjeuner avec lassitude. L'image de sa mère lui apparut soudain. Tous les matins depuis sa naissance, elles avaient pris leurs petits déjeuners ensemble et d'un coup, Hélène se retrouvait seule devant sa tasse de chocolat. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais elle les refoula, se trouvant ridicule de s'émouvoir toute seule sur de telles choses.

Elle se reprit et mangea rapidement. Une fois cela fait, elle lava ce qu'elle avait utilisé avant d'aller prendre une douche. Lorsqu'elle fut de retour dans sa chambre, elle se rendit compte qu'elle n'avait rien pour se changer, elle n'avait que les vêtements dans lesquels elle était partie de chez elle trois jours plus tôt. Elle remit ces vêtements, mais cela allait poser problème. Elle retourna alors dans le salon et interrompit Heero une nouvelle fois.

« Excuse-moi Heero, mais je crois que je vais devoir retourner chez moi pour récupérer mes affaires. Je n'ai même pas de vêtements de rechange. »

Heero se retourna et observa la jeune fille un moment.

« Tu as raison, on va devoir retourner là-bas. On en parlera à Duo ce soir, d'accord ? En attendant, si tu veux, je crois que Duo a gardé des vêtements qu'il portait dans sa jeunesse. On pourra laver les tiens comme ça. »

Hélène acquiesça et Heero se leva pour se diriger vers sa chambre. La jeune fille le suivit jusque dans la pièce et elle observa Heero sortir d'un tiroir de la commode un pantalon noir et une chemise de la même couleur qu'il tendit à Hélène.

« Si je me rappelle bien, il avait prêté ces vêtements à Hilde pendant la guerre et j'ai l'impression en te regardant que tu as la même corpulence qu'elle à ton âge. »

Cette remarque fit sourire Hélène. Elle prit les vêtements et alla dans sa chambre pour les essayer. Bien sûr, il s'agissait de vêtements d'homme, mais ils étaient assez ajustés et lui convenaient plutôt bien. Elle les adopta et prit ses propres vêtements pour les mettre dans la machine à laver. Puis, elle revint voir Heero une dernière fois.

« Ca ne t'embête pas si je sors ? J'ai envie de prendre un peu l'air. »

« Non, ça ne m'embête pas. Tu sauras retrouver le chemin pour revenir ? Je peux te donner un plan de la colonie si tu veux. »

« Non merci, ça ira. J'ai toujours eu un sens de l'orientation très développé. »

« Très bien. Je ne bouge pas d'ici de la journée alors tu n'auras qu'à sonner pour rentrer. Cette bestiole m'en fait voir de toutes les couleurs, je suis pas tiré d'affaires. »

Hélène se mit à rire, puis salua Heero avant de sortir. Il faisait beau et le soleil artificiel lui fit un bien fou. Elle regarda des deux côtés avant de choisir de partir vers la droite. Elle se sentait bien et les vêtements qu'elle portait la rassuraient. De se dire qu'ils avaient enveloppé sa mère lui donnait de l'assurance dans les rues de cette colonie qu'elle ne connaissait presque pas.

Hélène regardait les gens qu'elle croisait, regardait dans la vitrine des magasins et se retournait fréquemment pour voir les choses dans le sens inverse. Ainsi, en se promenant, elle arriva devant une espèce de garage gigantesque surplombé d'une grande enseigne où l'on pouvait lire « Ferraillerie Howard ». Hélène fronça les sourcils en voyant ce nom. Il lui disait quelque chose, elle l'avait déjà entendu quelque part.

Intriguée, elle décida d'entrer et regarda ce qui se passait à l'intérieur. Il y avait des machines industrielles plus ou moins volumineuses, mais aussi des voitures et même des camions, mais ce qui attira son attention fut de voir, au fond, ce qu'elle reconnut comme une armure mobile. Bien qu'elle savait que les Gundams avaient été détruits, elle avait vu plusieurs fois à la télévision des armures mobiles qui étaient toujours utilisées par l'armée de la terre et des colonies. Elle voulut s'en approcher lorsqu'elle entendit quelqu'un crier.

« Duo ! Viens ici ! »

Elle vit alors son père sortir de sous une voiture, vêtu de son bleu de travail dans lequel elle l'avait découvert pour la première fois, et se diriger vers l'homme qui venait de l'interpeller.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« On a reçu une armure mobile qui a des problèmes dans le système de défense. Tu peux regarder ça ? »

« Attends Fred, je suis super occupé là. Mon client veut récupérer sa voiture dans la journée et j'ai encore le remontage du moteur à faire. »

« Davis va s'en occuper. Je préfère que ce soit toi qui t'occupes des armures mobiles. Je sais pas comment ça se fait, mais tu es super doué pour ça. »

Duo fronça les sourcils.

« Mon client va pas être content si c'est pas moi qui m'occupe de sa voiture. »

« Bon, ça suffit les caprices Duo. Une commande de l'armée est plus importante que la voiture d'un habitant merdeux de cette colonie. Je te rappelle que ton dernier client qui t'a confié une voiture n'a pas encore payé toutes les réparations que tu lui as faites. »

Duo ne répondit rien. Ce genre de choses le mettait hors de lui, mais que pouvait-il faire ? C'était son travail et il ne pouvait pas se permettre de manquer de respect à son patron. Même s'il le tutoyait et qu'il l'appelait par son prénom, il s'agissait tout de même de son patron.

« Bon, je m'en occupe. Le système de défense tu dis ? Qu'est-ce qu'ils font avec leurs armures mobiles pour toujours endommager le système de défense ? C'est délicat ces machines, il faut s'en servir gentiment, c'est tout. »

Fred se mit à rire en entendant la réflexion de Duo.

« Tu sais qu'on dirait vraiment que tu en as piloté une à t'entendre parler. Enfin, tu sais ce que tu as à faire. »

L'homme tourna les talons et retourna à son travail tandis que Duo se dirigeait vers l'armure mobile en bougonnant. Hélène, qui n'avait été repérée par personne depuis qu'elle était là, suivit Duo jusqu'à l'armure mobile. Elle s'arrêta à quelques mètres derrière lui et le regarda escalader le métal jusqu'à la poitrine du monstre de fer qui était couché sur le dos. Là, il ouvrit une petite trappe et observa les circuits électroniques.

Sans lâcher des yeux ce qu'il regardait, il prit dans sa ceinture un tournevis et le fit tourner à l'intérieur en marmonnant.

« Bande d'abrutis, si vous faites trop chauffer les circuits, elle va vous rester dans les mains cette pauvre bête. Désolé ma grande, on ne te prête pas beaucoup d'attention, mais je vais te réparer. »

Il joua un peu dans les systèmes sous le regard d'Hélène qu'il n'avait pas vue, puis, en fouillant dans sa ceinture, il sembla ne pas trouver ce qu'il cherchait et regarda autour de lui avant de poser les yeux sur la jeune fille. Il retourna à ses circuits en disant :

« Hilde chérie, tu peux aller me chercher une plaque de… »

Mais il s'arrêta brusquement, tournant vivement la tête vers celle qu'il avait prise pour Hilde, se rendant compte de son erreur. Rapidement et d'un geste habitué, il descendit de l'armure mobile et se retrouva devant sa fille.

« Pardon Hélène, je t'ai prise pour Hilde. J'ai regardé trop vite et avec ces vêtements… Qu'est-ce que tu fais ici ? »

La jeune fille resta bouche bée un moment. Il l'avait confondue avec sa mère. Cela lui faisait plaisir dans un sens, de se dire qu'elle lui ressemblait, mais d'un autre côté, elle en éprouvait une certaine colère sans savoir pourquoi. Reprenant contenance, elle répondit à sa question.

« En fait, c'est un hasard. Je me promenais et j'ai été attiré par l'enseigne. Qui est Howard ? Le patron ? Je connais ce nom. »

Duo acquiesça en entendant les explications de sa fille.

« Non, Howard n'est pas le patron. C'est un réparateur d'armures mobiles que j'ai connu pendant la guerre et lorsque cet endroit a ouvert peu de temps après que je me sois installé ici avec Heero, j'ai proposé ce nom pour l'entreprise et le patron a trouvé ça accrocheur. La preuve en est que tu es là ! Et si ce nom te parle, c'est sans doute parce que ta mère a dû en parler ou l'évoquer. Elle l'a connu aussi, ce réparateur. »

Duo s'arrêta un moment et continua, mais plus pour lui-même que pour sa fille.

« Et ainsi, s'il passe par là, peut-être qu'il comprendra que je suis ici maintenant. »

Hélène le regardait avec un air curieux. Elle se rendait compte que jamais elle n'avait demandé, ni à Duo ni à Heero, ce qu'ils faisaient comme métier.

« Alors tu es garagiste, » dit-elle doucement, regardant autour d'elle.

« Pas exactement, je ne m'occupe pas que de voitures. D'ailleurs, on me fait beaucoup travailler sur des armures mobiles quand on en a à réparer. Ils trouvent que je me débrouille bien là-dedans. Je dois avoir un don pour ça. »

Hélène fronça les sourcils. Par la façon que Duo avait de dire cela, elle comprenait qu'il n'avait pas abordé le fait qu'il avait été pilote de Gundam par le passé et que c'était en grande partie grâce à cela s'il connaissait si bien le fonctionnement d'armures mobiles en tout genre. Mais alors qu'elle allait poser une question par rapport à cela, Duo fut plus rapide qu'elle et prit la parole.

« C'est Heero qui t'a donné ces vêtements ? Ca te va terriblement bien, comme à Hilde d'ailleurs. Je me trouve tellement bête de t'avoir prise pour elle à l'instant. Ca fait des années que je n'ai pas travaillé avec elle, mais dans ce contexte et avec ces vêtements, je me suis revu quinze ans en arrière. Désolé. »

« Duo ! Qu'est-ce que tu fais ? » s'écria alors Fred qui accourut vers le jeune homme. « C'est pas spécialement urgent de réparer cette armure, mais c'est pour l'armée et c'est préférable de se dépêcher. C'est pas le moment de discuter avec ta copine. D'ailleurs, je trouve que tu exagères de sortir avec des gamines pareilles. Bon, tu me la sors d'ici et tu te remets au boulot maintenant. »

Puis il repartit en bougonnant. Hélène avait les yeux comme des soucoupes volantes tant la surprise avait été grande. Mais alors que Duo tentait de s'excuser de la brutalité de son patron, la jeune fille ne semblait pas considérer ce détail.

« Il a cru que j'étais ta copine… »

Puis, un autre détail la frappa. Si cet homme l'avait prise pour la petite amie de Duo, cela voulait dire qu'il ne connaissait pas Heero et qu'il ne savait que pas Duo vivait avec lui. Elle regarda rapidement autour d'elle et se rendit compte que les différents employés travaillaient les uns avec les autres ou côte à côte de manière à pouvoir discuter ou s'entraider. Mais Duo, lui, travaillait seul.

« Tu n'as pas d'amis ici ? » demanda-t-elle à Duo qui fut très étonné de cette question.

Il n'y répondit pas. Il lui demanda de l'attendre un moment puis il partit un peu plus loin chercher quelque chose dans une caisse en bois avant de revenir. Il remonta agilement sur l'armure mobile, posa ce qu'il avait à la main dans les circuits et, après quelques coups de tournevis, il redescendit, attrapa Hélène doucement par le bras et interpella son patron.

« Fred, le système de défense de l'armure mobile est réparé. Il y avait autre chose ou c'est bon ? »

A l'air agréablement surpris de son patron et à la réponse négative à sa question, Duo sortit du garage avec Hélène.

« Ecoute, je travaille jusqu'à cinq heures normalement ce soir et tu ne peux pas rester ici. Mais je vais essayer de prendre congé rapidement pour qu'on s'occupe du reste en ce qui concerne son installation ici. »

« Il faudra que je retourne à la maison pour récupérer mes affaires. »

« D'accord. On en reparlera ce soir. »

Duo fit un sourire à sa fille. Alors qu'il allait lui caresser la joue, il eut un mouvement de recul en se rendant compte que ce geste faisait partie de ceux qui étaient devenus naturels envers Hilde, mais que celle qu'il avait en face de lui n'était pas Hilde. Il se contenta alors de lui ébouriffer les cheveux avant de retourner dans le garage et de retourner à sa voiture.

« C'est bon Davis, je m'en occupe maintenant. »

Hélène tourna les talons, mi triste, mi énervée. L'attitude mal à l'aise de Duo la dérangeait. Il n'avait pas été ainsi la veille et elle avait du mal à comprendre pourquoi aujourd'hui, c'était différent. Elle n'eut plus envie de se promener et décida de rentrer à l'appartement, quitte à passer le reste de la journée dans sa chambre si Heero était toujours aux prises avec son ordinateur.

Lorsqu'elle arriva devant la porte, celle-ci n'était pas fermée à clé. Elle put donc entrer sans avoir besoin de déranger Heero, mais à peine fut-elle à l'intérieur qu'elle vit le jeune homme s'avancer vers elle avec le sourire.

« Ah, Hélène. C'était bien ta promenade ? Tu as faim ? Je suis en train de préparer à manger. »

La jeune fille suivit Heero dans la cuisine, remarquant à peine les odeurs de cuisson qui parvenaient de la pièce, lui donnant faim. Ils s'installèrent tous les deux à table alors que Heero rajoutait un couvert pour Hélène et il commencèrent à manger dans le silence. Ce fut Hélène qui le brisa.

« Tu as terminé tes réparations ? »

« Pas tout à fait, mais j'en ai plus pour très longtemps. En fait, c'était un tout petit problème, mais j'ai dû tout démonter pour le trouver. La réparation est faite, il faut juste que je remonte la machine. »

Hélène sentit alors la curiosité la prendre et voulut en savoir plus sur la façon de travailler de Heero. Elle l'interrogea.

« Tu travailles toujours à la maison ? »

Le jeune homme avala ce qu'il avait dans la bouche et répondit.

« Oui, la boîte pour laquelle je travaille me téléphone quand il y a quelque chose à réparer. Je vais le chercher, je répare et je rappelle la boîte pour leur dire que j'ai terminé. En général, après, je rapporte la machine et j'en prends une autre. »

Hélène acquiesça, mais elle ne se sentait pas très bien par rapport à ce que Heero lui avait exposé. Elle revoyait Duo, travaillant seul malgré les autres employés du garage et elle releva des yeux désolés sur Heero qui resta perplexe face à ce regard.

« Alors tu ne vois pas grand monde. Tu travailles toujours tout seul. Et lui aussi, il est tout seul. Cette vie vous convient ? »

Heero, malgré son étonnement, comprit immédiatement que la jeune fille parlait de Duo. Oui, il n'avait pas vraiment d'amis et il savait que c'était le cas également pour son amant, mais ils étaient heureux ainsi.

« Oui, ça nous convient. En fait, on a seulement besoin l'un de l'autre. On n'est pas bien quand l'autre est pas là. Des amis à l'extérieur, des collègues de travail avec qui on est un peu plus liés, on n'en a pas besoin. Pour moi, il n'y a que Duo et pour lui, il n'y a que moi. »

Cette dernière phrase, bien qu'elle aurait pu paraître très prétentieuse à n'importe qui d'autre, tomba comme une vérité tranchante dans le cœur d'Hélène. Elle avait remarqué cet état d'esprit qu'avaient les deux hommes, mais même si elle ne voulait pas le voir, elle en était bien obligée à présent. Ce fut alors que Heero reprit la parole, la sortant de ses pensées.

« Pourquoi tu me dis ça si soudainement ? Tu as vu Duo ? »

« En me promenant, je suis tombée sur le garage où il travaille. »

Elle s'arrêta, fixant son assiette à moitié vide, avant de reprendre.

« Il a dit qu'il allait essayer de prendre congé pour qu'on retourne chez moi chercher mes affaires. »

Heero acquiesça sans demander plus d'explications, sentant la jeune fille troublée. Ils en parleraient le soir, au retour de Duo.


A suivre…


Note de l'auteur : Les examens terminés et le sommeil récupéré, voici un nouveau chapitre tout beau et tout frais. Je n'avais pas imaginé un tel chapitre au commencement de l'histoire, mais j'ai eu un coup d'inspiration dans ce sens qui me laisse assez satisfaite en fin de compte. En espérant que ce soit le cas pour vous aussi. Merci de suivre cette histoire et à bientôt.

-Ephemeris-