Disclaimers : Toujours pas à moi, y'a rien à faire, j'y arrive pas… Mais quand je gagne au loto, je me les achète
Disclaimers : Toujours pas à moi, y'a rien à faire, j'y arrive pas… Mais quand je gagne au loto, je me les achète ! Mais faudrait peut-être commencer par jouer pour gagner, ça aide… Mémo à moi-même : penser à jouer au loto !
Titre : Liens de sang
Auteur : Ephemeris
Résumé : Alors que la fin de la guerre avait séparé Heero et Duo, le conflit avec Mariemeia les fait se retrouver. Evidemment, ils ne peuvent se passer l'un de l'autre, mais plusieurs années après, un incident vient perturber leur bonheur.
Couples : 1x2x1, 2xH
Genre : J'ai bien peur d'avoir déjà exploité ce thème, mais j'espère que ce ne sera pas trop redondant…
Rating : T
Warnings : Yaoi ! Cette histoire commence entre la guerre et l'affaire Mariemeia. J'ai changé la façon dont les pilotes sont entrés dans ce deuxième conflit en occultant le fait qu'ils avaient décidé de détruire les Gundams en les envoyant vers le soleil.
Liens de sang
Chapitre 9
En fin de compte, cette école n'était pas si mal. Hélène avait eu peur d'être encore plus troublée en se retrouvant de nouveau dans une salle de classe avec d'autres personnes de son âge, mais le choix qu'avait fait son père la satisfaisait. Duo n'avait pas voulu remettre Hélène dans une école catholique, bien qu'il savait qu'il y en avait une de bonne réputation non loin de chez eux. Il avait opté pour une école publique, mais bien fréquentée dont il avait entendu du bien par certains de ses clients.
Rapidement, Hélène avait sympathisé avec quelques élèves et avait été très bien intégrée à la classe et à l'école en général. Le fait d'être partie de chez elle après la mort de sa mère n'avait pas affecté ses études et elle avait pu suivre sans problème le discours des différents professeurs. Ce dernier cours de la semaine, de sa première semaine, était un cours d'histoire où l'on arrivait à la fin du conflit entre les colonies et la terre qui avait eu lieu plus de quinze ans en arrière.
« Grâce à sa diplomatie et à son intelligence naturelle, Relena Peacecraft a réussi à convaincre les forces rebelles de cesser le conflit et de revenir à une époque de paix à la fin de l'année 195 d'après colonisation, » dit la femme qui leur tenait lieu de professeur.
« Intelligence naturelle, tu parles, » murmura le garçon qui était assis à côté d'Hélène. « Ma mère dit qu'elle est bête comme ses pieds et qu'elle a pas un brin de jugeote. »
« Elle est pas objective dans ses propos, la prof. Faut dire qu'elle vient de la terre, elle a pas connu l'enfer des colonies pendant cette période, » ajouta un autre qui s'était retourné. « Mon père m'a raconté que pendant cette guerre, beaucoup des habitants de la terre ne savaient pas qu'il y avait des problèmes avec les colonies. Et eux, surtout ici, ils crevaient de faim. »
« Un peu de silence derrière ! » s'écria le professeur.
Les garçons se turent et reportèrent leur attention sur le cours. Hélène en fit de même, attendant d'entendre les prochaines paroles de leur professeur.
« Une fois Treize Kushrenada mort et Zechs Merquise ayant obtempéré, la paix s'est installée sur terre et sur les colonies. Les habitants ont repris leurs activités et ont entamé la reconstruction de ce que la guerre avait détruit. Mais un peu moins d'un an après la déclaration de paix, en 196 d'après colonisation, un nouveau conflit éclata suite à l'enlèvement de Relena Peacecraft qui, à cette époque, était vice-ministre des affaires étrangères. Cet acte avait été commandité par Mariemeia Barton, qui se trouvait être la fille de Treize Kushrenada et qui avait en tête de continuer ce que son père avait commencé. Mais encore une fois, Relena Peacecraft a réussi à déjouer ses plans pour ramener la paix. »
« Et la voilà repartie dans son délire sur cette bonne femme, » reprit le garçon à côté d'Hélène, toujours à mi-voix. « J'en viens à regretter le vieux qui nous faisait cours avant elle. Il était mou, mais au moins, son discours était élargi. Là, on n'a qu'un point de vue. »
« Ouais, t'as raison. Vivement qu'on change de sujet, » lui répondit son camarade.
Mais ce discours avait agacé Hélène. Pourquoi ne parlait-elle que de Relena Peacecraft ? De ce qu'elle savait, à la fin de la guerre, cette femme n'avait qu'une quinzaine d'années et de ce que la jeune fille avait vu, il lui paraissait très difficile de croire qu'elle avait réussi à vaincre une organisation comme Oz et la fondation Romfeller seule. Et d'ailleurs, elle ne parlait pas de tout.
« Avez-vous des questions à ce sujet ? » interrogea la femme sans penser en obtenir.
Mais, à l'étonnement de tous, Hélène leva le bras pour demander la parole. Tous les élèves dans la classe s'étaient retournés vers elle, surpris, et attendirent d'entendre ce qu'elle avait à dire.
« Oui, Mademoiselle Maxwell ? »
Hélène baissa le bras et prit une grande inspiration pour ne pas s'énerver.
« Je sais bien que Relena Peacecraft est très importante aujourd'hui et qu'elle a un poste à hautes responsabilités, on en parle tous les jours à la télévision. Mais vous n'oubliez pas quelque chose ? Elle n'a pas agi seule. Nous sommes des habitants des colonies et pourtant, on ne nous en parle jamais. Pourquoi ne parlez-vous pas des Gundams et de leurs pilotes qui étaient originaires des colonies comme nous tous ? »
Un grave silence accueillit les paroles d'Hélène, silence outré pour le professeur alors que les autres élèves étaient admiratifs d'une telle audace. La femme se ressaisit du mieux qu'elle put et répondit à la jeune fille.
« Nous n'avons pas à parler des Gundams. Ces terroristes n'ont pas à être nommés. »
« Comment pouvez-vous les traiter de terroristes ? » s'exclama le garçon assis à côté d'Hélène. « Ils se sont battus pour nous, pour les colonies. Et si nous sommes tous dans cette classe aujourd'hui, c'est parce qu'ils ont été là des années plus tôt pour protéger nos parents qui nous ont mis au monde il y a quinze ans. »
« Et même s'ils étaient vraiment les terroristes que vous imaginez, ils ont joué un rôle dans cette guerre et ils méritent d'être cités puisque vous parlez aussi de Oz et de la fondation Romfeller, » ajouta une fille assise de l'autre côté de la classe.
Un bourdonnement de voix envahit la salle de classe que la femme ne put maîtriser. Mais la sonnerie de fin de cours la sauva, lui évitant de remettre de l'ordre pour terminer son exposé. Les élèves se précipitèrent à l'extérieur pour rentrer chez eux. Ce cours avait été le dernier de la semaine et chacun était heureux de pouvoir rentrer chez soi pour se reposer.
Hélène laissa le plus gros de ses camarades sortir avant de prendre ses affaires et de se diriger vers la sortie à son tour. Une fois dans le couloir, le garçon qui était assis à côté d'elle apparut devant elle.
« Salut, je crois pas m'être présenté encore. Je m'appelle Alex. »
« Moi c'est Hélène, » répondit la jeune fille, surprise.
« Enchanté, Hélène. J'ai été stupéfait de voir comment tu lui as parlé à cette bonne femme. J'aime bien ta façon de voir les choses et je suis assez d'accord avec toi. »
« J'ai cru comprendre que c'est un peu le cas de tout le monde ici. Dans mon ancienne école aussi, ils ne parlaient pas des Gundams et faisaient l'éloge de Relena, mais là, j'ai pas pu le supporter sans rien dire. »
Alex acquiesça et proposa à Hélène de faire un bout de chemin ensemble étant donné qu'ils allaient dans la même direction. Ils s'entendaient plutôt bien et Hélène était contente d'avoir trouvé un ami.
« J'ai entendu dire que tu vivais sur une autre colonie avant. Pourquoi tu es partie ? »
« Je suis venue vivre avec mon père suite au décès de ma mère. »
« Ca n'a pas été trop dur ? »
« Au début si, j'en voulais beaucoup à mon père, mais ce n'était pas de sa faute. Il ne savait pas. »
Alex parut ne pas comprendre et Hélène se rendit compte qu'elle en avait trop dit. Elle ne le connaissait pas encore assez pour lui raconter ce genre de choses. Elle s'excusa alors en changeant de sujet. Ainsi, elle apprit que ce garçon vivait avec ses parents et son petit frère dans une petite maison non loin de l'endroit où ils se trouvaient à cet instant. Ils arrivèrent finalement à une intersection où Alex prit à droite et où Hélène continua tout droit.
« On se voit lundi ! » lui lança Alex en lui faisant signe de la main.
Hélène lui fit signe à son tour et reprit sa route. Elle avait un peu traîné et accéléra le pas pour ne pas que Heero et Duo ne s'inquiètent de son retard. Une fois arrivée à la porte de l'appartement, elle fit tourner la poignée pour ouvrir la porte, mais celle-ci s'ouvrit d'elle-même, comme aspirée de l'intérieur. Hélène fut un peu entraînée par le mouvement, la main toujours sur la poignée, mais elle fut arrêtée par le torse de Heero qui se retrouva devant elle.
« Ah, c'est toi Heero ! Je me demandais ce qui se passait. »
Le jeune homme, en reconnaissant Hélène, sourit, mais la jeune fille voyait que quelque chose le gênait.
« Ca ne va pas ? » demanda-t-elle.
Heero recula pour la laisser entrer et alors qu'il regardait de loin par la fenêtre du salon, il répondit.
« Non, c'est pas grand chose. C'est juste que Duo n'est pas encore rentré et j'ai un mauvais pressentiment. »
Hélène fronça les sourcils.
« Comment ça il n'est pas rentré ? Je croyais qu'il avait des heures fixes. »
« Oui, mais ça lui arrive parfois d'avoir quelque chose à terminer. »
Le visage troublé de Heero déplût profondément à Hélène qui, après être allée déposer son sac dans sa chambre, était revenue dans l'entrée.
« Bon, je vais voir ce qu'il fait. Et puis ça sent super bon, je vais pas attendre des heures qu'il arrive pour manger ce que tu as préparé. »
Cette phrase redonna le sourire à Heero. Ces paroles dites sur ce ton lui rappelèrent Duo. Il acquiesça et laissa partir Hélène qui prit le chemin de la ferraillerie. En temps normal, elle n'aurait pas agi ainsi, mais cet air inquiet qu'elle avait perçu sur le visage de Heero lui avait fait un très mauvais effet.
Bientôt, elle arriva en vue de l'enseigne de la ferraillerie, mais alors qu'elle n'était qu'à quelques mètres de l'entrée, elle vit Duo sortir, toujours en habits de travail. Ce dernier fut surpris de voir sa fille à cet endroit et l'interrogea silencieusement à ce sujet.
« Heero était inquiet que tu ne sois pas encore rentré alors je suis venue voir ce que tu faisais. Et puis je meurs de faim alors dépêche-toi de rentrer pour qu'on mange ce qui sent si bon dans la cuisine. »
« Tu en as trop dit, j'en ai l'eau à la bouche… »
Ils se mirent à rire tout en prenant le chemin de leur appartement. Hélène observa le profil de son père avant de reprendre la parole.
« Je peux te poser une question, même si tu ne vas pas l'aimer ? »
« Dis toujours, je verrais si j'y réponds. »
« Pourquoi tu n'as pas voulu vivre avec Maman ? »
Duo prit une profonde respiration avant de répondre.
« Parce que je ne l'aimais pas comme elle l'aurait voulu et même si on s'entendait très bien, je pense, avec le recul, qu'elle n'aurait pas été vraiment heureuse. »
« Mais c'est plus naturel pour un homme de vivre avec une femme. C'est normal. »
« Parce que tu crois qu'avec la vie que j'ai menée, je suis quelqu'un de normal ? »
Sur ce point, Hélène ne pouvait que donner raison à Duo. Mais elle insista tout de même.
« Alors, pourquoi tu as voulu vivre avec Heero plutôt qu'avec Maman ? »
Duo eut un sourire doux alors qu'il tournait la tête vers sa fille.
« Tu te sens bien avec Heero, tu peux donc comprendre ce que je ressens. »
Hélène ne trouva rien à rajouter. Oui, elle se sentait bien avec Heero, elle était à l'aise avec cet homme avec qui, a priori, elle n'avait rien à voir. Mais il avait un côté apaisant et aimant qu'elle ne pouvait nier.
« Ca s'est bien passé à l'école aujourd'hui ? Les autres ne te font pas de misères ? » demanda alors Duo, changeant de sujet.
« Bien sûr que non, je suis trop mignonne pour qu'on me fasse des misères. Il faut juste un moment d'adaptation, tu sais ce que c'est. »
« En fait, non, j'ai jamais été à l'école en fait. »
Cet aveu surprit Hélène sur le coup, mais en y réfléchissant, quand aurait-il pu aller à l'école puisqu'il avait toujours vécu dans la rue et qu'il n'en était sorti que pour devenir pilote de Gundam ? Cette pensée lui rappela alors le cours d'histoire qu'elle avait eu et sa rencontre avec Alex.
« Je me suis fait un ami aujourd'hui. Il s'appelle Alex et on est d'accord sur plein de choses. »
« Ah oui ? Comme quoi ? »
« Tu sais, on a eu un cours d'histoire cet après-midi. On a parlé de la guerre entre la terre et les colonies, mais la prof n'a fait que l'éloge de Relena Peacecraft sans évoquer les Gundams et je me suis énervée. »
« Je vois, je comprends bien ce que tu ressens, mais fais tout de même attention de ne pas trop te faire remarquer à cause de ça et de ne pas trop t'énerver à ce sujet. »
Hélène eut un sourire amusé.
« Pourquoi ? Tu as peur que je fasse trop de remous et que tu sois convoqué par le directeur pour discuter de mes propos déplacés ? »
« Pas tout à fait, disons que ce qui me fait peur, c'est que si je suis convoqué, moi aussi je vais m'énerver à ce sujet et ce sera sans doute pas beau à entendre. »
Ils s'arrêtèrent en même temps, se regardèrent et éclatèrent de rire. Hélène imaginait Duo, face au directeur et à ce professeur d'histoire, tous deux outrés par ses propos passionnés sur la beauté des Gundams et sur l'imbécillité de Relena Peacecraft. Leur hilarité finit par redescendre et Duo dit :
« Et c'est sur ce genre de choses que ton nouvel ami est d'accord avec toi ? Ca promet ! »
« En plus, une grande majorité des élèves de ma classe est d'accord pour dire que les Gundams sont importants dans ce conflit et que les profs devraient en parler. C'est pour ça que… C'est quoi cette lumière rouge ? » s'interrompit-elle, perplexe tout à coup.
« Quelle lumière rouge ? » demanda Duo en fronçant les sourcils et baissant la tête vers son torse que sa fille fixait.
Il le vit alors, ce petit point qui ne bougeait que faiblement sur sa poitrine. Duo ouvrit alors de grands yeux et recula d'un pas sans lâcher le point du regard. Lorsqu'il vit que ce point, après son mouvement, se replaça au niveau de son cœur, il dit doucement à Hélène :
« Ne t'approche pas de moi. Si je m'écroule, retourne à l'appartement en courant. Tu m'as compris ? »
« Duo… » tenta Hélène qui ne comprenait pas en esquissant un pas vers son père.
« Ne t'approche pas ! » s'écria ce dernier.
Hélène sursauta et releva les yeux soudainement, mais elle n'eut pas le temps de crier lorsqu'elle vit un homme armé s'approcher de Duo et lui poser le canon de son revolver sur la tempe.
« On bouge plus, » dit l'homme qui menaçait Duo.
Mais ce dernier, peu habitué à se laisser donner des ordres, et dans un mouvement que son opposant ne vit point venir, saisit rapidement le poignet qui tenait le revolver, tordit le bras de l'homme dans son dos et attrapa l'arme qu'il lui colla sur le crâne alors qu'il était maintenant au sol, surplombé par Duo.
Hélène, qui avait tout vu, était stupéfaite de ce qu'elle avait devant les yeux. Déjà, le visage de son père avait totalement changé, il était froid et presque cruel. La voix de Duo s'éleva alors, froide, glaciale même.
« Qui es-tu ? Comment oses-tu m'attaquer moi ? Sais-tu seulement qui je suis ? Je suis la mort, on ne tue pas la mort, on ne menace pas la mort. Est-ce que tu crois que ton ami, le sniper, va pouvoir quelque chose pour toi ? Alors, réponds.»
« Calme-toi Duo, ce n'était qu'une petite plaisanterie, » s'exclama un autre homme arrivant derrière Duo.
Ce dernier reconnut cette voix, mais pour être sûr de l'identité de la personne, il tourna la tête. La chemise fleurie du nouvel arrivant ne fit que confirmer son idée.
« Howard ? » dit-il froidement.
L'homme éclata de rire en continuant d'avancer. Duo se releva, lâchant l'homme au sol, mais gardant l'arme à la main. Howard arriva alors tout près de Duo et lui tapa sur l'épaule, visiblement heureux de le revoir. Hélène, qui observait la scène, avait du mal à comprendre. L'homme qui avait menacé Duo se releva alors avec quelques difficultés et en se massant le bras.
« Je retire ce que j'ai dit Howard. Ca a beau faire quinze ans qu'il a arrêté ce genre d'activité, il s'est pas ramolli. Mon revolver je vous prie, » termina-t-il en tendant la main vers Duo.
A l'approche de l'homme, le jeune homme pointa l'arme sur lui, soupçonneux. L'attaquant leva les mains en reculant, comprenant que Duo n'hésiterait pas à tirer s'il disait encore quelque chose de déplaisant à son oreille. Le garçon regarda de nouveau Howard.
« Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? »
« Oh, Duo, c'est pas très gentil de m'accueillir comme ça après tant d'années sans se voir. »
« Quand un sniper me menace de son arme et qu'un blanc-bec me prend de haut, ce n'est pas pour me mettre dans un état d'esprit de retrouvailles. Et qu'est-ce que tu as dit tout à l'heure ? Une plaisanterie ? Parce que tu trouves ça drôle peut-être… »
« Oh, Duo, c'était un peu comme un test, pour voir ce que ces quinze ans de vie paisible avaient eu comme conséquences sur toi et tes réflexes. »
« Pour les réflexes, ils sont très bons, » ajouta l'homme qui massait toujours son bras douloureux.
Cet homme eut un coup d'œil meurtrier de la part de Duo et préféra ne plus intervenir. L'ancien pilote n'était pas d'humeur à parler et bien que pendant plusieurs années, il avait voulu revoir Howard, la façon dont ces retrouvailles se faisaient ne l'enchantait pas du tout.
« Je suis touché Duo, » continua Howard. « Le nom de cette ferraillerie où tu travailles, c'est un peu comme un hommage à ma personne, non ? C'est grâce à ça que je t'ai retrouvé. J'ai d'importantes choses à te dire. »
Il regarda alors vers Hélène.
« Mais ce sont des choses à ne pas dire devant certaines personnes, viens avec moi. »
« Elle est avec moi et tu peux parler devant elle. Je ne vais nulle part sans elle de toute façon. »
Howard parut alors choqué, semblant comprendre une chose plutôt déplaisante.
« Vraiment Duo, tu exagères. Ce n'est qu'une gamine. Je sais bien que tu aimes bien les petites brunes, mais elle n'a même pas l'air d'être majeure… »
« Howard, c'est ma fille. Arrête de dire de telles bêtises. »
L'homme parut étonné. Il regarda Hélène un moment puis revint à Duo qui commençait à s'impatienter.
« Oui, c'est vrai qu'elle ressemble à Hilde quand on regarde bien. »
Hélène se sentit rougir d'une telle observation de la part de cet homme qu'elle ne connaissait pas. Elle voulait rentrer, elle n'aimait pas cette expression sur le visage de son père et elle pensait à Heero qui les attendait. Duo devait se dire la même chose car il pressa Howard à dire ce pourquoi il était venu.
« Oui, eh bien, puisque tu veux que je parle devant cette jeune fille… J'ai été contacté par un homme politique de la terre qui voyage beaucoup dans les colonies. Il est très atterré de constater que les projets de reconstruction qui datent de la déclaration de paix d'il y a quinze ans ont soit été arrêtés en cours de route, soit n'ont jamais vraiment commencé. Rares sont les colonies dont l'économie est vraiment repartie. Même L4 a des problèmes malgré le petit Winner. »
« Et alors ? »
« Alors, cet homme a fait appel à moi pour recréer une équipe de pilotes qui seraient aux commandes d'armures mobiles similaires aux Gundams pour contrer le gouvernement de la terre qui coupe une grande partie des subventions envoyées aux colonies. Evidemment, j'ai pensé à toi en premier. Je suis en mesure de te recréer une armure mobile à quatre-vingts pourcents identique au Deathscythe. Je n'ai malheureusement pas la science de ces types qui ont créé les Gundams pour t'en refaire un identique, mais… »
« Non, » le coupa Duo.
Howard, mais aussi l'autre homme et Hélène furent très surpris d'une telle réponse.
« Comment ça non ? »
« Je dis non parce que je ne partirai pas. Ce combat que vous projetez n'a aucun sens. Vous voulez quoi ? Attaquer le royaume de Sank avec Relena dedans dans l'idée qu'elle aura si peur des coups de canons qu'elle dira oui à vos demandes ? Désolé de te dire ça, mais les Preventers ne vous laisseront pas faire, surtout avec celui qui les dirige maintenant. »
« C'est vrai que ton ami Wufei n'est pas très coopératif. »
« Ca n'a rien à voir Howard. Le problème de cette histoire, c'est que Relena a toujours été à côté de la plaque. Elle est noyée dans son utopie de paix universelle sans se rendre compte qu'elle se fait manipuler par les gens qui travaillent avec elle. Elle est trop naïve. Tu veux du changement ? Mets son frère à sa place. Mais celui-là, personne ne sait où il est maintenant. »
Duo resta silencieux un moment avant de se retourner vers Hélène et de la tirer par le bras pour qu'elle le suive. Mais alors qu'ils s'éloignaient, la voix de Howard leur parvint, les faisant s'arrêter.
« C'est quoi ce discours Duo ? Tu as bien changé. Hilde serait partie immédiatement avec nous si je lui avais proposé une place de pilote. Elle aurait repris les commandes dans la seconde. Vous étiez si semblables, pourquoi tu ne veux pas ? »
Hélène, en plein processus d'intégration de ce qui venait d'être dit, sentit la poigne de Duo sur son bras se resserrer légèrement. Son père tourna alors la tête vers Howard et répondit avec une voix grave :
« Si Hilde était toujours en vie, pour la même raison qui me fait refuser ta proposition aujourd'hui, elle aurait dit non. »
Et il se remit en marche, entraînant Hélène avec lui et laissant Howard bouche bée par la réponse négative de Duo, mais également par la nouvelle de la mort de Hilde qu'il ignorait. Il regarda celui en qui il avait mis ses espoirs et la jeune fille s'éloigner avec un drôle de pressentiment.
A suivre…
Note de l'auteur : Ce chapitre s'est beaucoup fait attendre, je m'en excuse. A la base, il devait être le dernier, mais il en devenait interminable. J'ai donc décidé de le couper en deux, vous en offrant la première partie maintenant, ce qui me laissera le temps de bien terminer cette histoire dont la fin me pose problème depuis un bon moment déjà. Je remercie chaleureusement les quelques personnes qui m'ont laissé des reviews depuis le début de cette histoire. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de vous répondre, mais je tenais à vous exprimer tout de même ma gratitude. Je remercie également les personnes qui ont suivi cette histoire sans laisser de message pour l'avoir lue et, je l'espère, appréciée. En espérant que ce chapitre vous aura plu et que la fin qui approche vous conviendra. A très bientôt.
-Ephemeris-
