Salut à tous, je suis enfin de retour ! Oui, je sais, il m'aura fallu le temps.

Si vous avez des plaintes, mon bureau est ouvert tous les 29 février de 00h00 à 00h01. Je suis toute ouïe !

Non, plus sérieusement, il s'est passé beaucoup de choses qui ont fait que j'ai fait une pause aussi longue.

- Pour commencer, je passais un concours en février/mars, donc je ne pouvais pas trop m'investir à ce moment-là… J'ai échoué à la dernière épreuve, si vous vous posiez la question.

- Ensuite, mon plaisir coupable… Zelda Breath of the Wild est sortie. Le jeu tant attendu ! Et comme il est sorti juste après que j'ai appris mon échec à mon concours… Disons que j'ai fini le jeu trois fois, dont une de façon « normale », une autre à 100% et la dernière en Speed Run (bouclé en 1h02…)

- Par la suite, j'ai été obligé de déménager, ce qui m'a pris encore du temps ! J'ai d'ailleurs perdu les données de deux chapitres presque terminés (malgré plusieurs sauvegardes) qu'il faut donc que je réécrive.

- Et pour finir, j'ai récemment commencé à travailler en horaire nocturne, ce qui n'a pas contribué à me remettre dans le bain, pour ainsi dire.

Mais me revoilà !

Avant de lire ce chapitre, je vous conseille vivement de relire les chapitres précédents, car je les ai réécrits. La plupart est restée identique, mais il y a également eu quelques modifications mineures mais importantes

J'aurais également une question importante à vous poser, mais je le ferai en bas de page...

Sur ce, Bonne Lecture !


Chapitre 3 : To leave the Chamber of Secrets…

« Je vois… » Murmura Saber, après un long moment de réflexion. « Donc, c'est ainsi… »

« Dans les grandes lignes. » Acquiesça Harry, éreinté.

Suite à la demande insistante de la jeune femme, le fils Potter avait fini par lui expliquer ce qu'il savait du Tournoi des Trois sorciers. Autrement dit, très peu. Au final, la Servant avait posé de nombreuses questions afin d'essayer de remplir les blancs, avec un succès modéré. Inévitablement, cela avait conduit le garçon à devoir déborder sur le monde sorcier en général, dont il ne savait pas beaucoup non plus, et sa vie en particulier. Pour cette dernière partie, le Boy-Who-Lived l'avait fait avec hésitation et une extrême réticence, tout en étant aussi vague que possible. Il n'aimait vraiment pas parler de lui. Malheureusement, Saber savait se montrer implacable et inflexible dans sa recherche d'informations et obtenir ce qu'elle voulait. Elle était suffisamment charismatique pour y parvenir.

Inutile de le dire, Saber ne semblait pas du tout satisfaite de ce qu'elle avait appris. Cela était visible au petit froncement de sourcils qu'elle arborait actuellement. Harry s'émerveillait d'ailleurs de la capacité de la jeune femme à transmettre une telle émotion en étant si peu expressive. Ou peut-être était-ce juste lui qui était particulièrement capable de la lire, mais il en doutait un peu. Le fils Potter n'avait jamais été doué pour ce genre de choses, la débâcle de sa première année avec la pierre philosophale en était la preuve. Jusqu'au dernier moment, il avait cru que Snape était celui qui voulait la voler. Pour être juste sur ce point, l'homme avait eu le parfait profil du méchant, ce qui était encore le cas aujourd'hui.

« Alors… Que fait-on ? » Demanda maladroitement Harry, essayant difficilement de retenir un nouveau bâillement.

« … Cela dépend de ce que vous attendez de moi, Master. » Annonça Saber. « Cependant, si vous me le permettez, je suggère que vous commenciez par prendre un peu de repos. »

« Je ne comptais pas faire autre chose dans l'immédiat. » Avoua le fils Potter, heureux pour le répit.

En raison de l'interrogatoire de la Servant, il était maintenant plus de 19 heures. Autrement dit, cela faisait un peu plus de 30 heures qu'il n'avait pas dormi. Et si l'on ajoutait à cela le stress d'avoir appris qu'il était devenu le quatrième champion du Tournoi des Trois Sorciers et le choc d'avoir invoqué Saber, Harry n'en pouvait plus. Il ne serait même pas surpris si, à tout moment, il venait à s'endormir sur place. D'autant plus qu'il était un adolescent en pleine croissance. Il avait besoin de son sommeil.

« Ensuite, je recommanderai que vous mangiez un peu plus. » Poursuivit la jeune femme.

« Pourquoi ? » Demanda Harry, la question touchant inconsciemment une corde sensible.

« Sans vouloir vous offenser, Master, vous êtes trop maigre ! » Informa Saber d'un ton sévère. « Votre visage est émacié et, même si vos vêtements le dissimulent bien, je peux voir que votre corps est presque squelettique. Nous reviendrons également sur votre tenue vestimentaire, mais plus tard. Ajouté à cela le fait que vous êtes trop petit pour votre âge, il est évident que vous ne mangez pas suffisamment. En tant que votre Servant, je me dois d'y remédier. »

« Mais… » Voulut protester le fils Potter.

« Master ! » Déclara la jeune femme avec un ton de finalité. « La faim est l'ennemie. »

« … Très bien. » Accepta finalement Harry avec réticence, pliant sous le regard intense de sa Servant. « Je mangerai un peu plus. Cependant, je refuse d'être gavé comme une oie. »

« C'est suffisant. » Affirma Saber en hochant la tête. « Même si manger est important, trop manger n'est pas une bonne chose. Il faut laisser le temps à votre organisme de s'habituer en augmentant les doses petit à petit. Faire de l'exercice physique peut également vous aider à développer votre appétit, en plus d'être bénéfique pour votre santé. »

« Je fais déjà du Quidditch, n'est-ce pas suffisant ? » Demanda le fils Potter avec fatigue et lassitude.

« Si j'ai bien compris ce dont il s'agissait à partir de ce que vous m'en avez dit, ce serait un peu comme monter à cheval. » Commenta la jeune femme. « Cependant, même alors, cela reste moins physiquement contraignant par bien des aspects. Un balai n'est pas un cheval, après tout. »

« … Compris. » Soupira Harry. « De toute façon, le Quidditch est annulé cette année, donc je suppose que je peux remplacer mes entrainements habituels par des séances de sport… Euh… Quel genre de sport ? »

« Nous pourrons y réfléchir plus tard. » Assura Saber. « Ce n'est pas la priorité à l'heure actuelle. »

« Bien… » Fit le Boy-Who-Lived, qui échoua à retenir un nouveau bâillement. « En avons-nous terminé ? »

« Je pense que le reste peu attendre. » Confirma la jeune femme en hochant la tête.

« Enfin ! » Soupira le fils Potter, de soulagement. « Maintenant, si je pouvais passer une bonne nuit de sommeil sans être dérangé, ce serait parfait… »

« Vous dormez dans un dortoir. » Se rappela Saber, pensive. « Craignez-vous d'être réveillé dans votre sommeil ? »

« Entre autres… » Marmonna évasivement le fils Potter. « Je ne me réjouis pas vraiment à l'idée de devoir y retourner, même si c'est juste pour dormir… »

« … Ne vous est-il pas possible de demander à avoir une chambre séparée ? » Interrogea la Servant.

« Je… Je ne sais pas… » Avoua Harry, hésitant. « Je n'ai jamais lu le règlement intérieur de l'école. En fait, je ne sais même pas s'il y en a un. Je veux dire, bien sûr qu'il doit y en avoir un… Je pense… Mais je ne l'ai jamais vu. La seule chose à ma connaissance qui pourrait s'en rapprocher serait les quelques instructions du professeur Dumbledore juste après la Cérémonie de Répartition, en début d'année. Il mentionne les évidences, comme le fait qu'il soit interdit d'aller dans la forêt interdite, et des choses moins évidentes, telles que le fait qu'il soit interdit de faire de la magie dans les couloirs de l'école. Il semblerait également qu'il y ait une liste d'objets et d'artefacts magiques interdits, plus ou moins arbitrairement, par Filch. C'est le concierge. En dehors de ça, je ne sais pas vraiment… »

« Je vois… » Fit la jeune femme, songeuse. « Eh bien, c'est un début. »

« Je devrais peut-être demander à Hermione. » Proposa le fils Potter. « Je ne serai pas surpris si elle savait quelque chose à ce sujet. »

« Peut-être plus tard. » Accepta Saber. « Pour le moment, ce que nous devons faire est de vous trouver de quoi manger et de faire en sorte que vous vous reposiez. »

« … Je ne veux pas aller manger dans la Grande Salle. » Déclara Harry, catégorique. « De toute façon, je n'ai pas faim. »

« … Master, votre mensonge est évident. » Informa la Servant, soupirant. « Cependant, votre appétit n'est pas vraiment le problème, n'est-ce pas ? Vous ne voulez simplement pas subir le regard des autres. »

« … » Le fils Potter, détournant le regard, refusa de répondre.

« … Soit. » Déclara finalement la jeune femme, après un instant de réflexion. « Je ne dirai rien pour cette fois en dépit du fait qu'il est évident que vous mourrez de faim. Cependant, à partir de demain, je serai intransigeante sur le fait que vous preniez part à tous les repas et que vous mangiez. Et je veillerai à ce que vous n'en sautiez aucun, même si pour cela je dois vous trainez moi-même dans cette Grande Salle. »

« … Compris. » Se résigna Harry, ses épaules tombant de défaite.

« … Master, je ne fais pas cela pour être méchante ou cruelle. » Déclara doucement Saber. « Je le fais pour vous empêcher de vous isoler. De ce que vous m'avez dit, presque tout le monde croit actuellement que vous avez mis votre nom dans la Coupe de Feu. Vous isoler ne fera que renforcer leurs convictions. Ils penseront que la culpabilité vous ronge et que vous n'osez plus vous montrer en public à cause de cela. »

« Je m'en fiche ! » Déclara automatiquement le fils Potter. « Ils sont déjà convaincus que je suis coupable. Rien, ou presque, ne pourra les faire changer d'avis. Je t'ai raconté ce qui s'est passé lors de ma deuxième année. Tout le monde croyait que j'étais l'héritier de Slytherin, même après qu'Hermione ait été pétrifiée. Et avec Ron, elle était ma meilleure amie ! »

« Il est vrai que la mentalité collective ici est assez… Particulière. » Consentit la Servant, choisissant soigneusement ses mots. « Peut-être est-ce parce que cette communauté est petite et presque totalement isolée du monde banal que les sorciers ont développé ce genre de mode de pensée. Un petit groupe de personne aura toujours un mode de pensée plus homogène qu'un groupe plus large. Il ne faut pas non plus oublier que ce sont des enfants, il est facile pour eux de rejeter le blâme sur ce qu'ils ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. Cependant, alors que je peux comprendre la réaction des élèves, celle des professeurs m'est beaucoup moins facile à accepter. Certes, l'ouverture de la Chambre des Secrets les a gardés occupés, mais cela ne justifie pas qu'ils aient laissé l'école vous en faire porter la faute. »

« Je… Ne sais pas quoi répondre à cela. » Avoua Harry, la fatigue ne l'aidant pas à réfléchir. « … Et qu'est-ce que tu voulais dire par monde banal ? »

« Banal, commun, normal, ordinaire… » Cita la jeune femme. « Autant de termes pour désigner le monde non-magique. »

« … » Le Boy-Who-Lived la regarda, levant un sourcil.

« Je refuse de me référer à la population non-magique par le terme moldus. » Clarifia Saber, d'un ton catégorique.

« … Il est vrai que moldu est un mot qui semble un peu péjoratif. » Consentit le fils Potter.

« Un peu péjoratif ? » Répéta la Servant. « Master, laissez-moi vous expliquer quelque chose. Si, à une échelle donnée d'une population, une majorité de personnes partage une même caractéristique, cela défini une norme qui sera la base du principe de normalité. En d'autres termes, une minorité possédant une caractéristique différente du reste de la population n'est pas normale. Master, vous devez comprendre que le monde sorcier représente cette minorité à l'échelle mondiale. Donc oui, et je le dis de façon purement objective, le monde sorcier n'est pas normal. Or, lorsqu'un sorcier utilise le terme moldu, il inverse le problème. Pour lui, ce sont les personnes non-magiques qui ne sont pas normales. »

« Je… » Voulut protester Harry, mais il fut interrompu par Saber.

« La plupart des sorciers ne pensent probablement pas ainsi. » Admit-t-elle. « Néanmoins, le terme moldu est à la fois subjectif et tellement ancré et accepté dans le monde sorcier que l'idée que je viens de vous expliquer est présente à un niveau subconscient. En ce sens, le terme moldu n'est pas seulement péjoratif, il est insultant. Cela insinue que les sorciers sont normaux et que les personnes non-magiques, qui représentent plus de 90% de la population mondiale, ne le sont pas. A mes yeux, il n'y a qu'une seule différence entre le terme moldu et le terme sang de bourbe, c'est que sang de bourbe est effectivement considéré comme une insulte, contrairement à moldu. »

« … » Le fils Potter sentit ses paupières devenir de plus en plus lourdes.

« Je peux également prendre l'exemple des sorciers et des sorcières nés de parents non-magiques. » Continua la jeune femme. « Pourquoi les appeler nés-moldus ? Ce sont des sorciers et des sorcières de première génération, ni plus ni moins ! Les appeler né-moldus, c'est leur rappeler constamment que leurs parents étaient différents, anormaux. Ce n'est pas sans raison que ce sont ces sorciers-là qui sont insultés de sangs de bourbe. A l'inverse, toujours selon le même état d'esprit, les Sang-Pur semblent être considéré comme une élite et un idéal. Or, pour être considéré comme un Sang-Pur, il faut au minimum être un sorcier de troisième génération ayant quatre grands-parents magiques. Même alors, une telle personne ne serait considérée que comme un Sang-Pur de première génération. Et pourtant, ces mêmes Sang-Pur représentent une minorité encore plus petite que les sorciers eux-mêmes à l'échelle planétaire. »

« Saber… » Marmonna Harry, sa voix trahissant une fois de plus son épuisement. « Ne serait-ce pas mieux d'en parler… Plus tard ? » Proposa-t-il en bâillant.

« … Mes excuses. » Déclara la Servant en baissant la tête. « Je me suis encore laissée emportée. Cela ne me ressemble pourtant pas. Je dois encore être en partie sous le choc d'avoir découvert que j'ai été transportée dans un monde parallèle… »

« … Si tu le dis. » Grommela le fils Potter, trop fatigué pour commenter.

« Quoi qu'il en soit, nous ferions mieux de partir, à présent. » Décida la jeune femme.

« Enfin… » Soupira Harry de soulagement, claquant rapidement ses mains contre ses joues pour se maintenir éveiller.

Rapidement, Saber se retourna pour ramasser la Coupe de Feu et, au moment de la prendre, se figea, son attention fixée sur le sol humide. Elle ne bougea pas pendant plusieurs secondes, au point que le fils Potter, malgré son état de fatigue avancée, finit par s'en rendre compte.

« … Saber ? » Appela-t-il, incertain. »

« ! » La voix d'Harry fit sortir la Servant de ses pensées. Distraitement, elle tourna la tête dans sa direction. « Master ? »

« Qu'y a-t-il ? » Demanda le Boy-Who-Lived.

« … Il y avait autrefois un cercle magique à cet endroit. » Déclara la jeune femme, désignant le sol sous leurs pieds. « Il a été en grande partie effacé et ne fonctionne plus, mais il reste encore suffisamment de Prana résiduel dans la pierre pour que je puisse le sentir. »

« … Je n'ai aucune idée de ce qu'est un cercle magique. » Avoua Harry. « Je n'en ai même jamais entendu parler jusqu'à présent… »

« … Grossièrement, il s'agit d'un cercle que l'on trace au sol avec divers matériaux tels que du sel ou de la craie. » Expliqua Saber. « Lorsqu'il est activé, le cercle magique isole l'intérieur du cercle de toute influence extérieure, et réciproquement. La principale utilité d'un cercle magique est de contenir et de concentrer le Prana en son sein pendant un rituel. »

« … Quel genre de rituels ? » Demanda le fils Potter, intrigué.

« Il y en a de toutes sortes, plus que j'en connais. » Informa rapidement la jeune femme. « Celui qui m'est le plus familier set le rituel pour invoquer un Servant qui justement, dans des circonstances normales, nécessite un cercle magique. » Elle regarda ensuite le sol. « Toutefois, ce cercle magique n'était pas un cercle d'invocation. Son but était initialement destiné à autre chose, mais je ne saurai pas dire quoi exactement. »

« Initialement ? » Répéta Harry, remarquant l'usage du mot.

« Il semblerait, bien que je n'en sois pas certaine, que lorsque vous m'avez accidentellement invoquée, la Coupe de Feu ait utilisé le cercle magique, qui se trouvait là par coïncidence, comme d'une ancre pour faciliter ma venue en ce monde. » Expliqua la Servant.

« …Mais tu as dit que le cercle magique avait été presque entièrement effacé et qu'il ne fonctionnait plus. » Fit remarquer le Boy-Who-Lived. « Comment la Coupe de Feu aurait-t-elle pu s'en servir, dans ce cas. »

« En raison de la forte concentration en Prana dans l'air. » Précisa Saber. « La Chambre des Secrets possède une si grande concentration en Prana dans l'air qu'une partie de ce Prana s'est imprégné dans le tracé du cercle magique avant qu'il ne soit effacé, si bien que même s'il n'est plus visible ou fonctionnel, il existe encore dans un sens, assez en tout cas pour que sa fonction première, qui est de canaliser et de condenser le Prana en son sein, soit utilisable pour la Coupe de Feu. »

« Est-ce même possible ? » S'exclama le fils Potter, fasciné.

« Je ne sais pas, peut-être ? » Déclara la jeune femme en haussant les épaules. « La magie de votre monde semble être différente du Magecraft de mon propre monde d'origine et, déjà alors, je n'en étais pas une experte. Je ne saurai prédire les effets et les conséquences de la rencontre de ces deux fondations thaumaturgiques. La seule chose que je puisse affirmer avec certitude, c'est qu'il existe une certaine forme de compatibilité entre les deux. Ma présence en est la preuve. Pour le reste, je n'en sais pas plus que vous, Master. »

« … D'une certaine manière, je reconnais là ma chance. » Marmonna Harry. « Il y avait tellement de facteurs qui auraient dû faire échouer ton invocation, Saber. Et pourtant, te voilà… »

« Oui, me voilà. » Confirma-t-elle avec un léger amusement avant qu'une pensée soudaine ne la fasse froncer les sourcils. « Master ? »

« Oui ? » Fit le garçon à la cicatrice en forme d'éclair.

« Nous avions des choses plus importantes à discuter jusqu'à présent, donc je n'ai pas abordé le sujet plus tôt… » Commença la jeune femme, cachant adroitement sa curiosité. « … Mais c'est bien ici que vous avez affronté le Basilic, n'est-ce pas ? »

« … Dans cette direction. » Indiqua le fils Potter, pointant la sortie de la statue de Slytherin.

« Merci. » Remercia la Servant, inclinant légèrement la tête.

Rapidement, Saber attrapa la Coupe de Feu et se dirigea rapidement vers le cadavre du Basilic. Lorsqu'elle fut hors de vue, Harry soupira. Cette journée était vraiment interminable. Heureusement, la conversation sur les cercles magiques lui avait provoqué une légère poussée d'adrénaline, assez pour le maintenir éveillé encore un peu, mais cela ne durerait pas longtemps. Finalement, le fils Potter se décida à suivre sa Servant, n'ayant rien de mieux à faire et voulant s'assurer qu'elle ne se blesse pas accidentellement si l'idée lui venait de vouloir toucher l'un des crocs mortels.

Heureusement, il semblait que Saber était suffisamment intelligente pour ne pas toucher la carcasse du Basilic, se contentant de l'observer à une distance respectueuse, ce qui permettait également à la jeune femme de prendre la pleine mesure de la monstruosité longue d'une bonne quinzaine de mètres. Et à en juger par l'expression sur son visage, la Servant semblait plutôt impressionnée.

« … Voici donc l'une des créatures les plus dangereuses de ce monde. » Déclara-t-elle distraitement, réfléchissant à haute voix. « Aviez-vous vraiment seulement douze ans lorsque vous l'avez affronté ? »

« Presque treize. » Confirma le fils Potter.

« … Je n'arrive pas à savoir si je dois louer votre courage ou vous réprimander pour votre témérité. » Avoua Saber, sans cesser de regarder la carcasse du Basilic. « Savoir que vous avez affronté ce monstre est une chose, le constater de mes propres yeux en est une autre… »

« Il y avait des circonstances atténuantes. » Rappela négligemment le Boy-Who-Lived en haussant les épaules. « La vie de quelqu'un était en danger et je n'avais vraiment pas envie de laisser Riddle gagner. »

« … Oui, parlant de lui… » Déclara la jeune femme, reportant finalement son attention sur son Master. « Est-ce vraiment de ce Voldemort que vous tenez votre capacité à parler Fourchelang ? »

« C'est ce que Dumbledore m'a dit. » Confirma Harry, levant un sourcil.

« Je vois… » Murmura la Servant. « Cela ressemble à quelque chose qui existe dans mon monde d'origine, mais j'ignore à quel point cela pourrait se rapprocher de la vérité… »

« Dis toujours, on verra bien. » Proposa le fils Potter, son intérêt ravivé par les connaissances magiques d'un autre monde.

« Vous souvenez-vous de plus tôt, lorsque je vous ai parlé des circuits magiques ? » Vérifia Saber.

« Oui. » Confirma le Boy-Who-Lived. « De ce que j'ai compris, un circuit magique semble être quelque chose de relativement similaire au noyau magique que nous avons. »

« En substance, c'est à peu près ça. » Admit la Servant en hochant la tête. « Il n'y a que deux véritables différences entre noyau magique et circuit magique : leur puissance et leur nombre. »

« Comment ça ? » Demanda Harry, confus, en fronçant les sourcils.

« Commençons par le plus simple… » Décida la jeune femme. « Chaque sorcier ne dispose que d'un noyau magique, n'est-ce pas ? »

« Je… Suppose. » Hésita le fils Potter. « Je n'ai jamais été vérifier, mais du peu que j'en sais, ce doit être le cas. »

« Comme c'est également le cas pour moi. » Poursuivit Saber. « Cependant, ce n'est pas le cas des circuits magiques. Il n'est pas rare pour un magus d'en avoir plusieurs. En fait, c'est même plutôt normal. En moyenne, un magus nait avec 20 circuits magiques. »

« … Wow ! » Fut la réaction du Boy-Who-Lived. « A quel point sont-ils puissants comparé à un quelqu'un qui dispose d'un noyau magique ? »

« C'est là que commence la partie difficile et complexe à expliquer. » Prévint la Servant. « Comme je l'ai dit, je ne connais personne d'autre dans mon monde d'origine à posséder un noyau magique. De plus, en raison de la nature particulière de mon noyau magique, j'ignore jusqu'à quel point il est similaire aux noyaux magiques de ce monde. Néanmoins, en supposant que nos noyaux magiques soient identiques, je devrais pouvoir l'expliquer à peu près correctement. Vouloir comparer un circuit magique à un noyau magique, c'est comme vouloir comparer un chat à un guépard. Ils partagent des similitudes en raison d'être de la même famille, mais c'est tout. Dans les faits, un noyau magique génère plusieurs centaines de fois plus de Prana non-raffiné, sous forme d'Od, qu'un circuit magique. »

« Donc, à moins de posséder des centaines de circuits magiques, un magus ne peut pas vraiment se comparer à un sorcier en termes de quantité d'énergie magique… De Prana, c'est ça ? » Résuma Harry, les sourcils froncés.

« De manière très simplifiée, mais oui. » Confirma la jeune femme. « En réalité, il y a quelques facteurs à prendre en compte, comme la taille du noyau magique ou la capacité des circuits magiques, qui ne génèrent pas tous les mêmes quantités de Prana, mais je préfèrerais que l'on évite de rentrer dans les détails. Pour aider mon explication, on va juste retenir qu'un sorcier moyen est plusieurs centaines de fois plus puissant qu'un magus moyen en pure capacité de Prana. »

« … Mais quel est le rapport entre Voldemort et les circuits magiques ? » Demanda le fils Potter, légèrement confus.

« J'allais y venir. » L'informa la Servant. « Il y a une raison pour laquelle je parlais de magus moyen, dans mon explication précédente. En effet, les vielles familles magus ont trouvé un moyen de rendre leurs descendants plus puissants artificiellement. »

« Comment ? » Interrogea le Boy-Who-Lived, suspendu aux lèvres de Saber.

« Grâce à quelque chose appelé une crête magique. » Expliqua-t-elle. « Initialement, les circuits magiques résident dans l'âme du magus. Toutefois, les vielles familles magus ont découvert comment extraire une partie de ces circuits magiques et les ancrer dans une crête magique qui sera ensuite transmise à la prochaine génération. A chaque génération, le cycle se répète. Le porteur de la crête magique transfère une partie de ses propres circuits dans ladite crête, avant de la transplanter à un nouveau porteur qui, à son tour, répétera le même cycle quelques décennies plus tard. Naturellement, plus une famille magus est vielle, plus sa lignée est élevée et plus la crête magique contient de circuits magiques. »

« … Et comment une crête magique est-elle transplantée ? » Demanda Harry, incapable de s'en empêcher.

« De la même façon qu'une greffe d'organe. » Clarifia la jeune femme. Physiquement, ce n'est pas si différent d'un tatouage sur la peau. Métaphysiquement, il faut penser à une crête magique comme à un organe interne spirituel. Une crête magique peut être transplantée n'importe où sur le corps et peut maintenir un magus en vie même s'il est mortellement blessé aussi longtemps qu'il y a de l'énergie magique en lui. Par ailleurs la crête magique fait également office d'archive thaumaturgique. Un magus, au moment de faire don de certains de ses circuits magiques à la crête, peut s'il le souhaite stocker en leur sein certains des sorts qu'il a appris au cours de sa vie. Les futurs possesseurs de la crête, auront ainsi accès à ces sorts, même si eux-mêmes ne les ont pas appris. »

« … » Le fils Potter regarda sa Servant, comprenant qu'elle essayait de lui dire quelque chose, mais incapable de saisir exactement ce dont il s'agissait. Et puis, soudainement, la compréhension se fit. « Attends, tu ne veux pas dire que… »

« Il est tout à fait possible que vous ayez involontairement hérité de l'équivalant d'une crête magique de Voldemort. » Conclut Saber.

« Mais… C'est ridicule ! » Protesta le Boy-Who-Lived. « Tu as dit qu'une crête magique ressemblait à un tatouage sur le corps. Je n'ai rien de tel ! »

« J'ai dit que ce n'était pas si différent d'un tatouage, pas que c'en était un. » Rectifia la jeune femme. « Une crête magique peut prendre d'autres formes. Master, corrigez-moi si je me trompe mais cette cicatrice, sur votre front, a été faite par l'Avada Kedavra de Voldemort, n'est-ce pas ? »

« … Oui. » Acquiesça Harry, quoiqu'à contrecœur.

« Pourtant, d'après ce que vous m'avez dit, l'Avada Kedavra est réputé pour provoquer une mort instantanée de la cible tout en ne laissant aucune trace sur le corps. » Rappela la Servant. « Dans ce cas, comment expliquez-vous cette cicatrice ? »

« … » Par réflexe, le fils Potter porta sa main à son front, son doigt traçant inconsciemment le contour de la cicatrice. Son visage avait légèrement pâlit.

« Le Fourchelang est une langue purement magique, que seule la lignée de Slytherin parle. » Poursuivit Saber. « D'une certaine façon, le Fourchelang peut être considéré comme un sort, et le fait que vous puissiez le parler en dépit de ne pas être un descendant de Slytherin semble être un point en faveur de ma théorie. »

« Je… Je n'arrive pas à y croire. » Marmonna le Boy-Who-Lived, un filet de sueur se formant sur son front. « … Qu'en serait-il des migraines et des émotions qui ne sont pas les miennes ? » Demanda-t-il.

« Cela pourrait être un effet secondaire indésirable. » Considéra prudemment la jeune femme. « Normalement, lorsqu'une crête magique est transplantée, beaucoup de précautions sont prises. Le receveur prend de nombreux médicaments pour éviter toute forme de rejet. Et évidemment, il faut qu'il soit compatible avec le donneur. A l'inverse, dans votre cas, il s'agissait d'un accident. De plus, votre crête ne dispose pas de circuit magique pour servir de stockage au Fourchelang. Bien que je ne sois pas une experte, je dirais que le problème vient du fait que votre crête magique est instable, désordonnée et sa structure est chaotique. Le fait qu'elle soit placée si près du cerveau n'arrange pas les choses. Naturellement, c'est s'il s'agit effectivement d'une crête magique et que je ne me trompe pas depuis le début. »

Harry médita silencieusement sur ces paroles pendant quelques instants avant que son expression ne change subitement.

« … Le venin de Basilic. » Murmura-t-il d'une voix soudainement rauque.

« Pardon ? » Fit la Servant, perplexe et confuse.

« Le venin de Basilic. » Répéta le garçon un peu plus fort, passant une main tremblante dans ses cheveux. « A l'époque, j'avais autre chose en tête pour me soucier de cela mais, maintenant que j'y pense, le venin de Basilic est censé être foudroyant, capable de tuer un sorcier adulte en une dizaine de secondes ! Pourtant, presque deux minutes se sont écoulées entre le moment où j'ai été mordu et le moment où Fawkes m'a guéri ! » Il passa une main tremblante sur son visage. « … Plus tôt, tu as dit qu'une crête magique pouvait maintenir son porteur en vie même s'il était mortellement blessé. Je pense… Je pense que tu pourrais avoir raison. Ma cicatrice doit être une sorte de crête magique, ou quel que soit l'équivalant qui existe dans mon monde ! »

« Master… » Fit Saber d'un ton doux, compatissant.

« Mais savoir cela ne résout rien ! » Déclara le fils Potter, inspirant à fond pour se calmer. « Comment est-ce que je m'en débarrasse ? Est-ce que je devrais même m'en débarrasser ? Et si je ne m'en débarrasse pas, comment puis-je faire pour annuler les effets secondaires ? »

« … Je n'ai pas les réponses, Master. » Avoua la jeune femme. « La décision de conserver ou non cette crête magique ne peut être prise que par vous. Quant aux effets secondaires, un magus aurait pu vous donner des solutions mais, malheureusement, je n'en suis pas une. Tout ce que je peux vous conseiller de faire, c'est de méditer. La méditation permet d'améliorer la concentration et la focalisation, de lutter contre les pollutions mentales et d'aiguiser les sens. Je suis raisonnablement certaine que cela pourrait vous aider, ou au moins en partie. »

« … Ça vaut le coup d'essayer. » Consentit Harry après un instant de réflexion. « Et une chose de plus à ajouter sur ma liste des choses à faire. Il fallait déjà que je fasse en sorte de survivre au Tournoi des Trois Sorciers, que je poursuive mes recherches sur la Coupe de Feu, que je trouve une nouvelle activité sportive, et maintenant je dois également apprendre à méditer. L'année va être longue… » Soupira-t-il.

« Je serai à vos côtés pour vous aider, Master ! » Assura la Servant. « Je vous préparerai de mon mieux pour affronter toutes les situations. Je ferai également des recherches la nuit, pendant que vous dormirez, pour voir jusqu'où il m'est possible d'intervenir dans ce tournoi. Pour ce qui est de la méditation, je la pratique moi-même, donc je pourrais vous l'enseigner. Quant à trouver une activité physique, je pense également avoir une idée. Au vu de la façon dont vous avez tué le Basilic, je pense qu'il serait intéressant que vous appreniez à manier l'épée. Cela a également l'avantage d'augmenter vos chances de survie, donc les avantages sont doubles. »

« … J'ai deux questions. » Annonça le Boy-Who-Lived. « Peux-tu vraiment m'apprendre à manier une épée ? Et quand exactement prévoies-tu de dormir ? Je ne veux pas que tu t'épuises à la tâche pour moi. »

« Master… Je suis un Servant de classe Saber. » Rappela-t-elle. « Je peux naturellement vous enseigner les bases sans difficulté. Et ma condition de Servant fait que je n'ai pas besoin de sommeil. Certes, je peux dormir, mais cela ne m'apporte aucun bienfait particulier, autre que d'économiser mon Mana. »

« Mana ? Je croyais qu'il s'agissait de Prana ? » Interrogea Harry, les sourcils froncés.

« Le Prana est de l'énergie magique raffinée. » Corrigea la jeune femme. « Comme je vous l'ai déjà expliqué plus tôt. L'énergie magique non-raffinée existe sous deux formes : le Mana et l'Od. Le Mana est l'énergie magique omniprésente dans le monde, tandis que l'Od est l'énergie magique présente dans le corps d'un être vivant. En un sens, on peut dire que le Mana est l'Od du monde. Inversement, on peut également dire que, pour une personne, toute énergie magique non-raffinée qui n'est pas son propre Od est du Mana. Ainsi, l'énergie magique dont vous m'alimentez actuellement est de l'Od pour vous mais du Mana pour moi. »

« Attends, tu veux dire que tu aspires mon Od actuellement ? » S'exclama le fils Potter.

« Oui, pourquoi ? » Demanda Saber, perplexe. « Vous ne le sentez pas ? »

« Pas vraiment… » Admit le garçon, penaud.

« Eh bien, vous êtes épuisé, donc ce n'est pas si étonnant. » Songea la Servant à haute voix. « Il est également possible que vous n'ayez pas conscience de la fuite d'Od dans votre corps parce que vous n'êtes pas spirituellement conscient de votre noyau magique, quelque chose que la méditation devrait également corriger. Ou bien, il se pourrait que la Coupe de Feu soit celle qui m'alimente en Mana, plutôt que vous… Eh bien, ce n'est pas vraiment important pour le moment. Dans l'immédiat, nous devrions vraiment quitter la Chambre des Secrets pour que vous puissiez aller vous reposer. »

« Oui. » Accepta aussitôt Harry.

En réalité, il avait un peu peur que, s'ils restaient plus longtemps, ils allaient encore trouver quelque chose à commenter ou à débattre, repoussant encore davantage le moment de leur départ. Et ce n'était pas comme s'ils ne pouvaient pas revenir visiter plus tard, après tout. Cependant, il devait bien l'avouer, le choc des cultures magiques de deux monde différents avait quelque chose de fascinant, au point où on en oubliait facilement les petites choses… Comme dormir, par exemple ! Le fils Potter pouvait déjà imaginer la réaction d'Hermione lorsqu'elle rencontrerait Saber.

Parlant de ça…

« A tout hasard, tu ne serais pas capable de te rendre invisible ou quelque chose comme ça ? » Demanda le fils Potter, ramassant la Coupe de Feu qu'il avait récupéré de Saber, avant de sortir la carte du maraudeur et sa cape d'invisibilité.

« Malheureusement non. Alors que les Servants possèdent normalement la capacité de s'astraliser, ma condition particulière m'empêche de… » La jeune femme s'interrompit soudainement, clignant des yeux de surprise. « … En fait, il semblerait que je sois effectivement capable de m'astraliser. Comme c'est étrange… »

« A ce point ? » S'étonna Harry.

« Je ne suis pas censée pouvoir m'astraliser. » Eluda Saber. « Que j'en sois capable montre à quel point nos mondes fonctionnent différemment. »

« Mais… C'est une bonne chose, n'est-ce pas ? » Voulut s'assurer le fils Potter.

« Absolument. » Confirma la Servant. « Cela représente un avantage indéniable, quoiqu'inattendu. Cela me permettra de vous servir encore plus efficacement, Master. »

« D'accord… Et qu'est-ce que c'est exactement ? » Interrogea le Boy-Who-Lived, curieux.

« L'astralisation est le fait d'entrer dans le plan astral. » Expliqua la jeune femme. « Essentiellement, le pan astral est un plan d'existence spirituel. De ce fait, il est détaché de ce que l'on pourrait appeler la réalité conventionnelle, en trois dimensions. Les êtres matériels ne peuvent exister en tant que tel dans le plan astral. Il leur est toutefois possible d'y accéder par le biais d'une méditation intense. Lorsqu'ils atteignent un état de transe, ils peuvent alors projeter leur conscience dans le plan astral. Littéralement, cela s'appelle une projection astrale. Toutefois, les Servants n'ont pas à passer par cela. Ce sont des Esprits Héroïques, des âmes à l'état pur, et donc des êtres spirituels plutôt que matériels. Leur réceptacle, qui les ancre dans la réalité du monde, n'est pas à proprement parlé physique, mais plutôt métaphysique. De ce fait, en s'astralisant, un Servant devient invisible et intangible. Techniquement, il n'existe même plus dans le plan matériel. »

« Je vois… » Murmura Harry, avant de froncer des sourcils. « Pourtant, tu as presque dit plus tôt que tu avais une condition particulière qui t'empêchait de t'astraliser. Serait-ce malvenu ou impoli de demander ce que voulais dire par là ? »

« … Eh bien, garder cela secret n'a plus vraiment d'importance, puisque ce n'est plus d'actualité. » Réfléchit Saber à haute voix. « En effet, j'avais une condition particulière qui m'empêchait de m'astraliser. Master, il vous faut avant tout comprendre que je ne suis pas devenue un Esprit Héroïque de manière conventionnelle. D'ordinaire, une personne devient un Esprit Héroïque après sa mort, parfois même plusieurs décennies ou siècles plus tard, le temps que sa légende se propage. Cependant, ce n'est pas mon cas. En quelque sorte, je suis devenue un Esprit Héroïque alors que mon corps était toujours vivant. Mortellement blessé et placé en stase, mais pas encore mort. De ce fait, mon âme est toujours relié au monde matériel par le biais de mon corps, ce qui m'empêche de pouvoir m'astraliser. Eh bien, je suppose que je aurais pu m'atraliser pendant que je médite, mais je n'ai jamais essayé. Pas que cela aurait vraiment été utile, puisque le véritable intérêt de pouvoir s'astraliser est de pouvoir se déplacer dans cet état… »

« … Qu'est-ce qui a changé, dans ce cas ? » Demanda le fils Potter, confus. « Pourquoi peux-tu soudainement t'astraliser alors que tu n'en étais pas capable auparavant ? »

« Parce que ce que je viens de vous expliquer n'était valable que pour mon monde d'origine. » L'Informa la jeune femme. « C'est dans mon monde d'origine que repose mon corps, ce qui m'empêchait de m'astraliser. Cependant, mon corps n'est pas présent dans votre monde, Master. De ce fait, mon âme n'est plus retenue au monde matériel, ce qui me permet de m'astraliser comme n'importe quel Servant. »

« C'est une bonne chose, dans ce cas. » Déclara le Boy-Who-Live, un peu hors de sa profondeur. « Enfin, je suppose… »

« Peut-être devrions-nous y aller ? » Proposa Saber, voyant que son Master commençait à avoir du mal.

« Oui, c'est sans doute la meilleure chose à faire… » Accepta immédiatement Harry, soupirant une fois de plus. Il ne se souvenait pas avoir jamais autant soupiré qu'en ce jour. Il espérait simplement que cela ne deviendrait pas une habitude..

Se contentant de hocher la tête, la Servant s'astralisa. Le fils Potter put ainsi observer de ses propres yeux le phénomène. Honnêtement, il n'y avait pas grand à voir. Un instant, elle était là et, l'instant suivant, elle n'y était plus. Curieux, le Boy-Who-Lived s'approcha de l'endroit où Saber avait été avant de disparaître et agita une main dans le vide. Naturellement, il ne toucha rien.

« Master, n'avez-vous rien de mieux à faire ? » Interrogea Saber avec un soupçon d'amusement dans la voix.

« Désolé… » S'excusa automatiquement le garçon. « C'est juste que… Cela semble tellement plus utile qu'une cape d'invisibilité… »

« C'est un pouvoir conçu pour faire la guerre. » Soupira la jeune femme. « Mieux vaut laisser les choses telles qu'elles sont. C'est préférable. »

« Tu as raison, je… » Harry cligna soudainement des yeux. « Attends une seconde ! Pourquoi est-ce que je t'entends dans ma tête ? »

« Communication télépathique. » Déclara Saber. « C'est l'un des effets de la liaison Master/Servant. Nous pouvons également partager nos sens, si besoin. Comment pensez-vous sinon qu'il me serait possible d'entendre un ordre absolu de l'un des sceaux de commandement si je devais ne pas être en votre présence ? »

« Vu comme ça, je suppose que c'est logique… » Admit le fils Potter après un instant de réflexion.

« Lorsque je suis astralisée, la communication télépathique est la seule méthode à ma disposition pour parler avec vous, Master. » Expliqua la jeune femme. « Sous forme astrale, je ne peux pas interagir avec le monde matériel. Cependant, il m'est possible de voir et d'entendre aussi bien que si j'étais physiquement présente. »

« Cela reste néanmoins utile… » Songea le Boy-Who-Lived, mettant la cape d'invisibilité sur sa tête. Un instant plus tard, il se raidit. D'un geste brusque, il l'enleva, puis la remit, puis recommença une seconde fois. « … Tu dois te moquer de moi ! »

« Master ? » Appela Saber, surprise par la réaction de son invocateur.

« Sérieusement, est-ce que quelqu'un, quelque part, a décidé de m'en vouloir ? » S'exaspéra Harry, sans se rendre compte qu'il avait recommencé à parler à haute voix. « Cette journée n'a-t-elle pas déjà été suffisamment longue ? Pourquoi dès que je prends la décision de quitter la Chambre des Secrets, quelque chose me détourne de cet objectif ? »

« Master, quel est le problème ? » Demanda la jeune femme, essayant d'attirer son attention.

« Je veux juste aller me coucher ! » Grommela le fils Potter. « C'est tout ce que je demande ! Ne peut-on pas me laisser un répit pour aujourd'hui ? Je ne peux pas en prendre plus, il faut que ça s'arrête maintenant ! »

« Master ! » Hurla presque la Servant.

« … Quoi ? » Demanda-t-il, avant de finalement se rendre compte qu'il avait vocalement laissé échapper sa frustration.

« Quel est le problème, Master ? » Interrogea Saber, se sentant concernée.

« Je te vois. » Fut la réponse brève du Boy-Who-Lived.

« … Master ? » Hésita la jeune femme, incertaine.

« Je te vois. » Répéta Harry. « Je te vois vraiment ! Lorsque je porte ma cape d'invisibilité, je suis capable de te voir, même lorsque tu es astralisée. »

« … Cela ne devrait pas être possible. » Murmura la Servant, légèrement choquée.

« Si tu savais le nombre de fois que je me suis dit ça depuis que j'ai découvert le monde magique… » Commenta le fils Potter avec lassitude, en enlevant une fois de plus sa cape d'invisibilité.

« … » Saber ne répondit pas, mais compatit néanmoins. Elle pouvait presque sentir le poids qui reposait sur les épaules de son Master, et ce n'était pas seulement à cause de la fatigue. Il avait déjà traversé beaucoup d'épreuves. Son attention se porta alors sur la cape d'invisibilité. Ses sourcils se froncèrent. « … C'est étrange. »

« Toute cette situation l'est déjà bien assez à mon goût… » Répliqua le Boy-Who-Lived. « Alors, c'est quoi cette fois ? »

« … Je ne suis pas certaine. » Avoua Saber, se rapprochant de son Master. « C'est comme si votre cape d'invisibilité m'était familière… Comme si je l'avais déjà vu quelque part… Un peu comme l'écho d'un souvenir oublié. Pourtant, je sais que je n'ai jamais vu un tel artefact, même dans mon monde d'origine. »

« Cela ne nous avance à rien… » Gémit Harry, qui soupira. Encore. « C'est insupportable ! Je n'ai jamais autant voulu de réponses à mes questions que depuis que je t'ai invoquée. Cela m'obsède un peu, à vrai dire. Ce n'est pourtant pas mon genre… »

« Peut-être un effet secondaire imprévu de la combinaison de notre lien Master/Servant avec votre crête magique instable… » Supposa la jeune femme, bien qu'elle soit légèrement dubitative. Une fois de plus, son attention dériva vers la cape d'invisibilité. « Puis-je la toucher ? »

« De quoi ? » Demanda le fils Potter, confus pendant un instant avant de finalement comprendre. « Oh ! Oui, bien sûr… »

« Merci, Master. » Le remercia Saber, approchant sa main de la cape d'invisibilité. Ses doigts entrèrent finalement en contact avec le tissu et commencèrent à glisser dessus. « Impossible… »

« Un de plus à ajouter à la liste… » Grogna le Boy-Who-Lived avec une pointe de sarcasme. « Quel est le problème, cette fois-ci ? »

« Je peux toucher votre cape d'invisibilité. » Expliqua la jeune femme.

« Et ? » Fit Harry, qui ne comprenait pas.

« Je peux la toucher ! » Répéta Saber, insistant sur ce point. « Je suis sous forme astralisée ! Je ne devrais pas pouvoir interagir avec le monde matériel ! Même les murs, je leur passe à travers. Et pourtant, je peux toucher votre cape d'invisibilité… »

« Oh ! Oui, je comprends mieux pourquoi cela te met dans tous tes états. » Admit le fils Potter en hochant légèrement la tête.

« D'où provient cette cape ? » Demanda la Servant.

« Tout ce que je sais, c'est que mon père la possédait déjà, et son père avant lui également. » Affirma le Boy-Who-Lived.

« Un héritage familial… » Résuma Saber, en pleine réflexion. « Cette cape semble agir comme un filtre visuel permettant à celui qu'elle dissimule aux regards de percevoir le plan astral, ou au moins les êtres spirituels normalement invisible, probablement afin de s'en protéger… »

« Es-tu sure ? » voulut savoir Harry, levant un sourcil.

« Malheureusement, je crains que non. » Avoua la jeune femme avec réticence

« Dans ce cas, oublions ça. » Décida le fils Potter. « Pour le moment, en tout cas. Ce n'est pas vraiment une priorité, comparé à tout le reste que l'on a encore à faire… Commençons par le plus urgent, on pourra toujours revenir dessus si on en trouve le temps. »

« Compris, Master. » Accepta facilement la Servant.

« Et au fait, tu pourrais arrêter de m'appeler Master ? » Demanda Harry, avec une légère supplique dans la voix. « Je ne veux vraiment pas avoir à expliquer à tout le monde pourquoi une fille mignonne sortie soudainement de nulle part m'appelle Master… »

« Aviez-vous l'intention de parler de moi à quelqu'un, Master ? » Répondit Saber.

« Je ne devrais pas ? » S'étonna le Boy-Who-Lived.

« Vous devriez taire mon existence, au moins pour le moment. » Expliqua la jeune femme. « Quelqu'un a mis votre nom dans la Coupe de Feu. Cette personne risque d'être méfiante de tout nouveau venu. Cependant, elle n'aura pas de raison de se méfier si elle ne sait pas que je suis là en premier lieu. »

« Ce qui est possible grâce à l'astralisation ! » Comprit le fils Potter, ses yeux s'élargissant.

« Exactement ! » Approuva la Servant. « Puisqu'à première vue votre vie ne semble pas à en danger en dehors du Tournoi des Trois Sorciers, cela signifie que je peux quitter votre côté sans craindre pour votre santé et votre bien-être. Je pourrai donc enquêter en secret et vous rapporter mes découvertes. C'est généralement ainsi que l'astralisation est utilisée pendant une guerre du Graal. »

« Je peux voir pourquoi… » Commenta Harry. « Quoi qu'il en soit, sortons d'ici ! Cet endroit commence à me déprimer… » Remettant sa cape d'invisibilité sur sa tête, il prit la carte du maraudeur dans une main et sortit sa baguette avec l'autre. « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ! »


« L'astralisation est vraiment quelque chose d'incroyable… » Songea le fils Potter, émerveillé.

Continuant à marcher, Harry regarda à côté de lui. Grâce à sa cape d'invisibilité, il lui était possible de voir Saber qui le suivait fidèlement, se fiant au bruit de ses pas pour le repérer. Cependant, elle n'apparaissait pas sur la carte du maraudeur. Même les fantômes de Hogwarts y figuraient, Peaves inclus, mais pas la Servant. Elle était véritablement indétectable… Sauf pour cette fameuse cape d'invisibilité. Ce devait vraiment être un artefact magique puissant pour pouvoir accomplir un tel exploit !

Sur une note de côté, la carte du maraudeur semblait commencer à avoir des bugs. Parfois, le point représentant Harry, ainsi que son nom complet, semblait clignoter brièvement, disparaissant un très court instant avant de réapparaître. Un tel phénomène n'était jamais arrivé auparavant. Et bizarrement, cela se produisait toujours alors qu'il l'observait du coin de l'œil. Quand il fixait clairement la carte du maraudeur, même pendant une durée prolongée, il ne se passait rien. Etait-ce son imagination ? Peut-être… Il était tellement fatigué qu'il se pourrait bien qu'il commence à imaginer des choses.

Après quelques minutes, le duo arriva enfin au septième étage. Ce ne serait plus très long avant qu'ils n'atteignent enfin la salle commune de Gryffindor. Et alors qu'Harry ne voulait toujours pas faire face à ses camarades, l'attrait de son lit douillet surpassait sa répulsion du moment envers les autres élèves. Fatigué comme il l'était, il était presque prêt à faire n'importe quoi si cela signifiait pouvoir enfin fermer les yeux et dormir. Et il était si proche de pouvoir le faire…

Naturellement, il fallut que sa Servant choisisse ce moment pour s'arrêter.

« Saber ? » Appela Harry dans un mélange de lassitude et de résignation. « Qu'est-ce que tu fais ? »

« Il y a quelque chose d'étrange avec cette porte. » Informa la jeune femme en pointant dans la direction où elle regardait. « Il y a une extraordinairement forte concentration de Prana qui la recouvre. »

« … Quelle porte ? » Demanda le fils Potter, observant l'endroit indiqué mais ne voyant rien.

Tout ce qu'il voyait était un énorme tableau qui recouvrait toute cette partie du mur et représentait Barnabas le Follet tentant d'apprendre la danse classique à des trolls. En tout cas, c'était ce que disait la petite plaque descriptive associée à l'œuvre. Dans un sens, Harry pouvait presque admirer la stupidité de l'homme. Lui-même avait eu le malheur de faire face à un troll des montagnes dans sa première année, sans surprise le jour d'halloween, et il pouvait confirmer que leur stupidité n'avait d'égal que leur dangerosité… Et ils étaient extrêmement stupides ! Cependant, le Boy-Who-Lived ne voyait aucune porte, pas même dans la peinture, qui soit dit en passant était inintéressante.

Oui, franchement inintéressante…

« Vous ne la voyez pas ? » Vérifia Saber, fronçant les sourcils.

« … Il n'y a rien. » Déclara le fils Potter d'une voix monotone.

« … Master ? » Appela la jeune femme, plissant légèrement les yeux. « Essayez de vous concentrer sur l'endroit que pointe mon doigt, s'il vous plait. »

« Si tu y tiens… » Soupira Harry, étrangement ennuyé.

« … » La Servant observa les réactions du garçon alors qu'il fixait, ou plutôt tentait de fixer, l'endroit indiquer, et comprit finalement ce qui se passait. « Donc, c'est comme ça… Il semblerait que le Prana qui recouvre la porte soit au moins capable de camoufler la porte, de détourner l'attention des gens et peut-être même de provoquer un désintérêt croissant, ce qui expliquerait vos réactions. »

« … Je suppose que cela se tient. » Consentit le Boy-Who-Lived, les sourcils froncés. ' »Mais comment se fait-il que tu sois capable de la voir, dans ce cas ? »

« Je possède une très forte résistance à la magie. » Expliqua brièvement Saber. « Même alors, j'ai failli ne pas remarquer cette porte… » Avoua-t-elle, légèrement impressionnée.

« Bon, et maintenant ? » Soupira Harry. « Je suppose que tu veux qu'on ouvre la porte… »

« Cela peut attendre demain… » Avoua la jeune femme d'un air détaché.

« … Puisqu'on est déjà sur place, autant voir ce qu'il en est. » Décida Harry. « En fonction de ce qu'on trouvera, on pourrait avoir à revenir une autre fois mais, s'il n'y a rien, autant s'en assurer tout de suite. »

« Compris, Master ! » Accepta la Servant, hochant la tête. « Il serait préférable que ce soit moi qui ouvre la porte, juste au cas où il y aurait quelque chose de dangereux de l'autre côté. »

« Je vais vérifier les alentours avec la carte du maraudeur. » Annonça rapidement le fils Potter, avant de faire exactement cela. « C'est bon, la voie est libre ! »

Acquiesçant, Saber quitta immédiatement sa forme astrale. Sans perdre de temps, elle attrapa la poignée et la tourna. Avec un clic sonore, la porte s'ouvrit. Entrant prudemment, la jeune femme vérifia l'intérieur et, confirmant qu'il n'y avait aucun danger, reprit sa forme astrale. Le tout n'avait pris qu'une seconde.

« Il n'y a pas de danger, Master. » Annonça-t-elle. « Vous pouvez venir. En fait, je pense que cela va vous plaire… »

Honnêtement curieux, Harry passa le cadre de la porte… et se retrouva dans une chambre aux couleurs de Gryffindor. La surprise fut telle qu'il en resta bouche bée. C'était honnêtement inattendu… Mais également plus que bienvenu ! Cela tombait étonnamment bien, comme si la salle avait été préparée spécialement pour lui, ce qui bien sûr était ridicule. Néanmoins, pour qu'il trouve exactement ce qu'il désirait le plus au moment où il en avait besoin, c'était une très étonnante coïncidence, surtout en prenant en compte tous les charmes et autres sorts placés sur la porte.

« Est-ce vraiment sûr ? » Voulut confirmer le fils Potter.

« Totalement ! » Confirma Saber. « Mes sens ne me trompent pas et sont formels. »

« Dans ce cas, je dormirai ici pour ce soir. » Décida le Boy-Who-Lived.

« Soit, tant que vous allez manger quelque chose à votre réveil demain matin. » Accepta la jeune femme avec sévérité.

« La faim est l'ennemie, je sais… » Soupira Harry.

« N'ayez crainte, Master, je veillerai sur vous. » Assura sa Servant. « Rien ne vous arrivera en ma présence. »

Dans des circonstances normales, cela l'aurait énormément dérangé de s'allonger dans un lit tandis qu'une fille à côté de lui annonçait qu'elle allait le regarder dormir toute la nuit. Toutefois, en l'occurrence, il était tellement fatigué qu'il se contenta de s'étaler de ton son long sur le matelas et de fermer les yeux. Sans surprise, en à peine dix secondes, il était enfin endormi. Sa dernière pensée cohérente avant de sombrer dans le monde des rêves fut de se rappeler le nom qu'il avait eu le temps d'entrapercevoir pendant un minuscule instant sur la carte du maraudeur.

Arturia (Saber) Pendragon


Et voilà, c'est terminé pour ce chapitre !

Pour être franc, ce chapitre n'est pas du tout ce que j'avais prévu à la base. Dans mon esprit, l'histoire aurait dû progresser beaucoup plus. Malheureusement, des idées me sont venues de plus en plus à mesure que j'écrivais ce chapitre et… Eh bien, ça a donné ça.

Le coup de la crête magique, par exemple, m'est venu sur le coup. Ceux qui sont familiers avec le Nasuverse doivent avoir fait le lien. Pour les autres, je vous conseille d'aller lire le wikia anglais sur le sujet, c'est super intéressant !

La cape d'invisibilité aussi a eu droit à son petit truc. Ce coup-ci, cependant, c'est presque uniquement basé sur le Potterverse. Je pense que les plus attentifs d'entre vous auront déjà compris ce que je comptais faire avec ça.

Pour le reste, il y a tellement de choses à dire, mais je ne veux pas spoiler les futurs chapitres. Disons simplement que ce n'est pas la dernière fois que Saber et Harry iront dans la Chambre des Secrets…

A présent, j'aurais une question sur un sujet assez délicat. Au début, je ne comptais pas en parler, mais puisque la question m'a été posée de nombreuses fois dans mes messages privés, j'ai senti le besoin d'en parler.

Récemment, plusieurs de mes lecteurs m'ont demandé si je comptais créer une page Tipeee. Pour être France, je ne savais même pas de quoi il s'agissait avant qu'on m'en parle. Bref, pour résumer, c'est un site qui permet de faire des dons !

Je suis… Assez incertain de ce que je dois décider de faire.

Dois-je créer une page Tipeee ou non ?

A l'origine, et c'est d'ailleurs toujours le cas, mon travail est à but non-lucratif. C'est vraiment juste partager mes histoires, ma passion et mon imagination. D'un autre côté, les dons ne sont pas vraiment un paiement mais une forme d'encouragement de mes lecteurs donc… Je ne sais pas.

J'aurais vraiment besoin de vos avis sur la question.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine et on se reverra bientôt !

ps: un lecteur anglais m'a également parlé de P-atreon (le mot sans tiret est censuré pour une raison quelconque). Je ne suis pas sûr, mais je crois que c'est la même chose (je n'ai pas eu le temps de vérifier...).