Salut à tous ! Oui, je suis vivant ! Et oui, je suis de retour !

Je suis vraiment désolé pour mon absence prolongé, mais la vie réelle ne pardonne pas et, des fois, m'oblige à mettre de côté des choses que j'aime, comme l'écriture. Mais c'est bon, je peux enfin m'y remettre.

J'ai des choses importantes à dire, mais je vous en parlerai en fin de chapitre. Donc, pour le moment, contentez-vous de profiter de ce chapitre plus qu'attendu !

Bonne lecture !


Chapitre 5 : School starts again…

« Harry ! » Fut la première chose que le garçon entendit lorsqu'il traversa les portes de la Grande Salle.

« Hermione ? » Appela-t-il, confus, en la voyant arriver rapidement vers lui. « Qu'est-ce que tu… Waouch ! »

Pour la deuxième fois en moins d'une heure, le fils Potter tomba à la renverse, son dos claquant contre le sol, sa tête évitant heureusement de justesse le même destin. Clignant des yeux, il lui fallut quelques secondes pour reconstituer ce qui venait de se passer. Apparemment, sa camarade de Gryffindor, et précieuse amie, s'était jetée sur lui dans une étreinte renversante. Littéralement. Harry ne savait pas quoi penser d'un tel comportement. D'une part, cela lui ressemblait assez, mais, d'autre part, il y avait généralement une raison à de telles étreintes passionnées.

Cela dit, il ne s'en plaignait pas. Bien qu'il n'aime pas trop être touché, résultat d'une éducation moins qu'heureuse avec les Dursley, Hermione faisait partie des quelques rares exceptions à ce sujet. Inconsciemment, il se laissa aller à l'étreinte chaleureuse pendant un instant avant de remarquer qu'elle reniflait, son visage dissimulé dans les vêtements du fils Potter. Est-ce qu'elle pleurait ?

« H-Hermione ? » Répéta-t-il, légèrement paniquée. « Qu'est-ce qu'il y a ? »

« … » Plutôt que de répondre, elle se dégagea légèrement de lui et le regarda avec sévérité. « Harry James Potter, où étais-tu pendant tout ce temps ? » Exigea-t-elle de savoir d'une voix autoritaire.

« … Dans le château ? » Essaya-t-il, incertain de ce qu'il était censé dire et ne comprenant pas pourquoi son amie était dans un tel état. « Pourquoi ? »

« Pourquoi ? » Oups ! A en juger par le ton de la Granger, il n'aurait vraiment pas dû dire ça. «Tu ne t'es pas présenté aux repas hier, personne ne t'a vu de toute la journée et tu n'es pas retourné dormir dans le dortoir cette nuit ! »

« Je voulais simplement être un peu seul… » Marmonna Harry, retenant un soupir.

« Tu aurais au moins pu me dire où tu étais ! Je t'ai cherché pendant des heures, j'étais inquiète… »

Cela le fit se sentir mal. Hermione n'y était pour rien dans cette histoire. Au contraire, elle l'avait soutenu. Elle le croyait lorsqu'il disait qu'il n'avait pas mis son nom dans cette fichue Coupe, à la différence de Ron. Malheureusement, noyé dans ses propres problèmes, il s'était isolé de tout le monde, ce qui avait malencontreusement inclus la jeune fille. Il l'avait oubliée et le regrettait. Cela l'avait sans doute blessé qu'il l'ignore sans raison. Il ferait en sorte de ne pas recommencer.

« Désolé… » S'excusa-t-il sincèrement. « Je ne voulais pas t'inquiéter, c'est juste que j'ai eu tellement à penser hier que je n'ai pas vu le temps filer. »

« … Au moins, préviens-moi la prochaine fois. » Soupira finalement Hermione, clairement soulagée, en essuyant les dernières traces de larmes dans ses yeux. « J'ai vraiment eu peur que tu fasses une bêtise, tu sais ? »

« Pourquoi ferais-je une telle chose ? » S'étonna Harry, levant les sourcils de perplexité.

« Eh bien, lorsque tu es sous pression, c'est généralement là que tu commences à faire des choses stupides, ou héroïques, ou les deux. » Fit-elle remarquer en souriant timidement.

« Euh… » Maintenant qu'elle le disait, ce n'était pas tout à fait faux. Seulement un peu plus de trois ans à Hogwarts et il ne pouvait déjà plus compter le nombre de fois qu'une telle chose était arrivée. Il y avait certainement là un motif. « Je suppose que c'est vrai. » Admit-il à contrecœur. « Mais pas cette fois. Je voulais juste réfléchir à toute cette histoire sans être constamment dérangé par tout le monde. »

Hermione se contenta de le fixer, impassible.

« C'est la vérité. » Insista le fils Potter, se sentant inexplicablement agité sous son regard.

« Si tu le dis. » Fut la seule réaction de son amie, presque condescendante.

« Master ! » Intervint soudainement Saber, sonnant légèrement amusée. « Je ne veux surtout pas vous interrompre, mais vous commencez à attirer l'attention. »

« Hein ? »

Ne comprenant pas le commentaire de son Servant, le garçon commença à regarder autour de lui. Ce ne fut qu'alors qu'il remarqua qu'il était toujours allongé sur le dos devant les portes de la Grande Salle, Hermione se tenant au-dessus de lui à la vue de tous dans ce qui ne pouvait qu'être une position compromettante, ce qui le fit rougir soudainement. Les élèves, qui regardaient la scène de leur table et s'étaient tus à l'arrivée d'Harry, s'étaient mis à murmurer entre eux en fixant le duo pas si subtilement. Assurément, d'ici peu, une nouvelle rumeur à son sujet allait commencer et, comme d'habitude, la vérité serait tellement déformée et rocambolesque que tout le monde allait y croire.

Suivant le regard du fils Potter, Hermione parvint probablement à la même conclusion et ses joues prirent une teinte légèrement rosée. Elle se releva précipitamment.

« Ne bouge pas ! » Ordonna-t-elle avant de se précipiter vers la table des Gryffindor. Elle revint quelques secondes plus tard avec une pile de toasts enveloppés dans une serviette de table. Arrivant à sa hauteur, elle le regarda avec confusion. « Pourquoi es-tu toujours par terre ? »

« Euh… Parce que tu m'as dit de ne pas bouger ? » Essaya Harry, rougissant à nouveau, pour une raison complètement différente. Même lui admettrait la faiblesse de son excuse

Hermione leva les yeux au ciel, puis secoua la tête en signe de fausse exaspération.

« Honnêtement, Harry… » Soupira-t-elle, une pointe d'amusement dans la voix. « Je me demande parfois ce qui te passe par la tête. »

« … » Le fils Potter décida qu'il était trop digne pour réagir à ce commentaire.

« Peu importe. » Déclara-t-elle finalement, au soulagement secret du garçon. Elle lui tendit ensuite la pile de toasts. « Tiens. J'ai cru comprendre que tu n'avais pas mangé depuis samedi soir, et te connaissant je doute que tu veuilles rester dans la Grande Salle plus longtemps que nécessaire pour le moment. »

« Merci. » Fit-il, reconnaissant pour son attention.

Il prit la nourriture et suivit Hermione alors qu'elle quittait la Grande Salle et se dirigea vers les escaliers, qu'elle commença à monter. Silencieusement, il grignota un toast tandis qu'il observait son seule… Son meilleure amie. Bien qu'elle avance avec détermination, elle semblait hésitante de quelque chose, voulant probablement lui parler mais n'osant pas le faire. Finissant distraitement sa tartine, Harry décida de lui donner une occasion en entament la conversation.

« Alors… Où allons-nous ? » Demanda-t-il.

« A notre salle commune. » Répondit Hermione, lui jetant un regard en biais. « Au cas où tu l'aurais oublié, nous sommes lundi. Les cours reprennent aujourd'hui. Tu dois récupérer tes affaires pour pouvoir suivre les cours. »

« … J'avais oublié. » Admit le fils Potter, penaud. Avec tout ce qui s'était passé durant le week-end, les cours n'avaient jamais été dans sa liste de préoccupation. Néanmoins, son amie avait raison.

« Aussi… » La fille de Gryffindor hésita à nouveau. « … Tu devrais écrire à Sirius. »

« Quoi ? Pourquoi ? » S'exclama le garçon, ses yeux se plissant imperceptiblement.

« Il t'a demandé de le tenir au courant de tout ce qui se passe à Hogwarts. » Lui rappela-t-elle. « Il voudra savoir… Et il le saura de toute façon. Ton entrée dans le tournoi ne passera pas inaperçu. Il s'agit d'un événement international très attendu, surtout après les événements de la Coupe du Monde de Quidditch, et tu es déjà célèbre. Le Daily Prophet va forcément en parler dans les jours à venir. Peut-être même dès aujourd'hui ! »

« Ce n'est pas une bonne idée… » Marmonna Harry, ne rejetant pas l'idée pour autant. « Le connaissant, Sirius va paniquer et faire quelque chose de stupide. »

« Tu n'es pas vraiment dans la meilleure position pour juger. » Fit remarquer Hermione sèchement. « Et que crois-tu qu'il fera en découvrant que tu es entré dans le tournoi contre ta volonté et que tu ne le lui as pas ? »

« … Il va paniquer encore plus. » Soupira le fils Potter, vaincu.

« Il vaut mieux qu'il l'apprenne de toi. » Lui assura-t-elle. « Au moins, de cette façon, tu peux le rassurer et lui dire que tu vas bien. »

« … Ouais, tu as raison. » Considéra-t-il. « Comme toujours. » Songea-t-il ensuite, avec une pointe de tendresse.

« Votre amie est vraiment prévenante. » Déclara Saber, approbatrice.

« N'est-ce pas ? » Confirma Harry. « Je ne pourrais pas espérer de meilleure amie qu'elle. Je me dis parfois que je ne la mérite pas… »

« Ne dîtes pas ça, Master. »

Le Boy-Who-Lived ne répondit pas. Il pensait ce qu'il avait dit. Il ne mérita vraiment pas une amie comme elle. A cause de cette amitié, il l'avait mis en danger bien trop souvent à son goût. En première année, sans même parler du Troll, elle avait accepté de le suivre pour défendre la pierre philosophale contre Quirell. En deuxième année, il y avait eu l'incident avec le Polynectar et, un peu plus tard, elle avait été pétrifiée par le regard du Basilic de la Chambre des Secrets. Et l'année dernière, Hermione avait accepté d'utiliser le retourneur de temps qui lui avait été confié afin de sauver Sirius et Buckbeak, l'hyppogriffe, de leur mort certaine, et risquant de ce fait de provoquer un paradoxe temporelle qui aurait pu mener à sa mort, ou pire, à sa disparition de l'existence. Et malgré ça, elle n'avait jamais cessé d'être son ami et de l'encourage à faire de son mieux.

Donc non, Harry Potter ne méritait vraiment pas son amitié avec Hermione Granger.

« Dans ce cas, dépêchons-nous de nous rendre à la volière. » Décida Hermione, inconsciente des pensées d'Harry. « Si on se dépêche, on devrait pouvoir passer par la salle commune et arriver aux cours à l'heure malgré ce détour. Heureusement, j'ai du parchemin et une plume sur moi, donc nous n'aurons pas à en récupérer avant d'aller à la volière. »

« … Tu te promènes toujours avec de quoi écrire ? » Demanda le fils Potter, ce qui eut pour effet de faire rougir légèrement son amie.

« C-C'est parce qu'on ne sait jamais quand il pourrait être utile de noter quelque chose pour éviter de l'oublier. » Bégaya-t-elle en détournant les yeux.

Harry se contenta de la regarder, sans rien dire. Même si ce qu'elle avait dit était censé, Hermione n'était pas du genre à oublier quoi que ce soit. En fait, il ne se souvenait pas d'une seule fois où elle ait oublié quelque chose. Il avait toujours pensé qu'elle avait une mémoire eidétique. Pour cette raison, il ne croyait pas vraiment en l'excuse de son amie. Elle devait vraiment vouloir qu'il écrive à Sirius. Comme l'avait dit Saber, la fille de Gryffindor était très prévenante.

Dans un silence légèrement embarrassé, le duo monta à la volière, Saber les suivant toujours sous forme astralisée et Harry finissant de manger le petit-déjeuner improvisé sur le trajet. Une fois arrivés, Hermione donna à Harry le nécessaire pour qu'il puisse écrire sa lettre à Sirius. S'asseyant et regardant le parchemin vierge pendant quelques instants, le fils Potter se mit à réfléchir à ce qu'il voulait dire à son parrain. Les mots ne lui venaient pas vraiment. Finalement, il décida de résumer la situation.

Cher Sirius,

Tu m'as dit de te tenir informé de tout ce qui se passait à Hogwarts, alors allons-y. J'ignore si tu le sais, mais le Tournoir des Trois Sorciers va à nouveau avoir lieu cette année et, samedi soir, j'ai été désigné comme le quatrième champion en compétition. Je ne sais pas qui a mis mon nom dans la Coupe de Feu, mais ce n'est pas moi. L'autre champion d'Hogwarts, le véritable champion, est Cédric Diggory, de Hufflepuff.

J'espère que tu vas bien, ainsi que Buckbeak.

Harry.

Le garçon relut sa lettre et hocha finalement la tête. Il ne pourrait probablement pas faire beaucoup mieux avec le peu de temps à sa disposition avant le début des cours, pas s'il voulait arriver à l'heure, en tout cas. Se relevant, il était sur le point de choisir un hibou quand il décida soudainement de rajouter une dernière ligne.

Ps : Désolé de ne pas t'avoir envoyé cette lettre dès hier. Je n'avais vraiment pas la tête à ça…

Là, c'était mieux. Ce n'était toujours pas suffisant à son goût, mais cela le ferait. Comme en réaction, Hedwig vola vers lui et se posa sur son épaule. Harry retint un grognement d'auto-dérision. Il ne pouvait pas utiliser sa chouette pour envoyer cette lettre à Sirius, elle était trop voyante et Sirius lui avait spécifiquement demandé de ne pas le faire, et de changer de hibou à chaque fois. Cela signifiait qu'il allait devoir refuser la demande implicite de son amie à plume, et donc de s'attirer sa colère. Elle était très territoriale lorsqu'il s'agissait du courrier de son humain. Elle n'acceptait pas facilement de partager, encore moins lorsqu'elle-même n'avait rien à faire. Il pouvait déjà anticiper sa réaction grincheuse à venir, ce qui signifiait qu'il allait devoir la soudoyer avec beaucoup de bacon pour se faire pardonner. Bon, quand il faut y aller…

« Désolé, ma fille. » Lui dit le fils Potter d'un ton doux. « Je ne peux pas t'envoyer là-bas. » Il fit alors un geste pour désigner la volière, ou de nombreux hiboux de l'école se reposaient. « Je dois utiliser un de ceux-là… »

Sans surprise, Hedwig hulula, mais pas de contrariété ou de colère. Ce n'était pas de l'indignation non plus. Il y avait de la frustration, mais… Pas pour la lettre. Confus, Harry tourna la tête pour regarder sa chouette et rencontra le regard ambré de la beauté des neiges qui le fixait avec intensité. Ce fut à tel point que le garçon commença à s'agiter, mal à l'aise. Il ne comprenait vraiment pas ce qui se passait.

Finalement, Hedwig pencha la tête sur le côté, avant de se détourner et de regarder fixement dans une direction aléatoire, son plumage se gonflant d'importance… Ou d'arrogance. C'était presque comme si elle essayait d'intimider quelque chose ou quelqu'un en signalant qu'Harry était sa propriété. Le fils Potter n'avait aucune idée de comment il savait ça, il le savait juste. De la même façon qu'il savait qu'elle ne considérait pas qu'elle fût sa chouette mais qu'il fût son humain. Cette beauté était possessive comme ça.

« C'est… Un très beau familier que vous avez là, Master. » Commenta soudainement Saber, sa voix qui résonnait dans son esprit se teintant d'une pointe d'admiration.

« C'est Hedwig ! » La présenta Harry avec fierté. Il cligna ensuite les yeux de confusion. « … Qu'est-ce qu'un familier ? »

« Bien sûr, vous ne savez pas… » Soupira Arturia, pas vraiment en colère ou irritée, juste un peu résignée. « Un familier peut être littéralement n'importe quoi, mais sont souvent des animaux, qui forment un lien avec un être possédant de l'od. Dans mon monde, un familier est considéré comme une extension du magus avec qui il est lié, car il existe une connexion réciproque à la fois mentale et physique. Je ne sais pas ce qu'il en est dans ce monde, mais je doute que ce soit très différent. »

« Nos mondes sont différents, cela a déjà été établi. » Fit remarquer le fils Potter, choisissant un hibou et lui attachant la lettre à sa patte, avant de le laisser s'envoler. « Mon monde a-t-il même une chose telle que les familiers ? »

« Je peux vous assurer que oui. » Affirma la Pendragon. « Le Saint Graal de ce monde, je veux dire la Coupe de Feu, ne fonctionne pas exactement comme le Saint Graal de mon monde. Dans mon monde, lorsqu'un Servant est invoqué par le Saint Graal, celui-ci lui transmet des informations générales sur l'époque afin que l'Esprit Héroïque puisse comprendre le monde qui l'entoure. C'est assez superficiel, mais cela suffit pour les besoins de la guerre du Graal. La Coupe de Feu ne m'a cependant donnée aucune information. C'est pour cela que je n'ai pas compris immédiatement que j'avais été invoqué dans un monde parallèle si différent de celui que je connaissais. A cause de cela, je n'ai que les connaissances dont vous m'avez fait part et celles que j'ai pu me procurer dans la Salle sur Demande. Cependant, dans ce cas précis, ce savoir est instinctif. »

« Pourquoi ? » Demanda curieusement le garçon.

« Parce que je ressens un lien entre Hedwig et vous à travers ma propre connexion à vous. » L'informa Saber. « Et je pense que c'est réciproque. Hedwig doit être capable de me sentir, même si elle ne me voit pas, car elle fixe mon emplacement depuis qu'elle a cessé de vous regarder. »

« C'est pour ça ! » S'exclama Harry. « Je me demandais pourquoi elle agissait si différemment de d'habitude. Elle se sent menacée par ta présence ! Désolée pour ça, au fait, Hedwig est extrêmement protectrice, possessive et territoriale. »

« Ce n'est pas un problème. » Assura Arturia, magnanime.

« … » Harry fronça alors les sourcils, se remémorant soudainement un fragment de conversation. « Lorsque je t'ai invoqué, et pour simplifier ton explication, tu avais mentionné être une sorte de familier glorifié. C'était de ça dont tu parlais ? »

« Oui. » Confirma la jeune femme. « Comme je l'ai déjà dit, un familier peut être n'importe quoi, littéralement. Je suppose que cela signifie que vous n'aviez pas compris, en dépit de vos affirmations contraires. »

« Ç-Ça avait été une longue journée et je ne comprenais pas la moitié de ce qui se passait à ce moment-là. » Bégaya-t-il, embarrassé. « Je n'ai pas trouvé ça suffisamment important pour demander des informations plus détaillées sur quelque chose qui, au final, n'est pas si important. »

« … Je suppose que vous avez raison, Master. » Concéda Saber. « Néanmoins, à l'avenir, je vous prierai de ne pas ignorer une information que vous ne comprenez pas sous le prétexte qu'elle ne vous parait pas pertinente. Les détails peuvent parfois être ce qui fait la différence entre la vie et la mort lorsque vient le moment décisif. »

« Compris. » Accepta rapidement le fils Potter, quittant la volière avec Hermione, qui ne disait rien. « Donc… C'est pour ça que tu as été capable de sentir qu'Hedwig était mon familier ? Parce que tu en es un aussi et que vous êtes toutes deux liées à moi ? »

« Grossièrement, oui. » Confirma la Pendragon, hochant la tête bien qu'elle soit astralisée.

« Mais… Comment ai-je fait d'Hedwig mon familier ? » Songea le garçon, fronçant les sourcils. « Je veux dire, dans ton cas, je l'ai à peu près compris. Il s'agit d'un accident impliquant un certain nombre d'aléatoire que je ne connaissais pas à ce moment-là. Mais Hedwig ? Je ne savais même pas ce qu'était un familier et encore moins qu'ils existaient ! »

« Je… Ne suis pas sûre. » Admit la Servant. « Dans mon monde, les magi, ainsi que tout autre être capable de manipuler leur propre Od, ont besoin de suivre un certain nombre de règles très strictes afin de pouvoir utiliser leurs mystères. Il y a de nombreuses limitations et restrictions que je n'ai tout simplement pas remarquées dans ce monde depuis mon arrivée. Je peux évidemment me tromper, puisque cela fait moins de 24 heures depuis mon invocation, mais j'ai le sentiment que les choses fonctionnent différemment dans ce monde. Les lois primordiales régissant l'utilisation du prana sont plus lâches et souples, permettant une utilisation plus instinctive et capricieuse de la magie. Je pense que c'est ce qui s'est passé dans ce cas. »

« … Ce qui veut dire ? » Demanda Harry, qui n'avait pas compris cette explication trop compliquée à son goût.

« Cela signifie que vous avez probablement instinctivement créé ce lien avec Hedwig pour faire d'elle votre familier. » Eclaircit patiemment Arturia. « Ou peut-être que c'est Hedwig qui l'a voulu et votre Od a simplement réagi pour le permettre. »

« Est-ce même possible ? » Songea le Gryffindor, légèrement émerveillé, en caressant le doux plumage de sa chouette qui, pour une raison quelconque, avait décidé de rester perchée sur son épaule.

« Je ne suis pas une experte. » Admit Saber. « Monde différent, système magique différent, je peux tout à fait me tromper. Ce n'est qu'une hypothèse basée sur des données incomplètes. »

« Je vois… » Fit-il, pensif. « Et donc, à quoi ça sert ? Je veux dire, d'avoir un familier ? »

« C'est… Compliqué. Comme je viens de l'expliquer, je ne suis pas une experte. » Rappela la jeune femme. « De plus, encore une fois, le système magique de votre monde est différent du mien. Peut-être que le peu que je sache n'a pas de pertinence pour vous et Hedwig. »

« Je veux quand même l'entendre. » Insista le fils Potter, curieux.

« Si vous le souhaitez… » Accepta la Servant. « En plus d'une connexion physique et mentale, lorsque vous possédez un familier, celui-ci peut alors réaliser des tâches simples pour vous, telles que livrer des messages ou observer des zones normalement inaccessibles pour vous. Il vous est également possible de partager vos sens, de voir par ses yeux, d'entendre par ses oreilles, et ainsi de suite. Le familier développe généralement une personnalité plus prononcée que pour un simple animal et devrait même pouvoir réaliser quelques prouesses magiques limitées tant que vous lui fournissez assez de prana pour le faire. Il arrive même parfois qu'il développe une sorte de capacité magique innée. Un familier croît toute sa vie et se renforce constamment puisqu'il est constamment nourri de prana. Au summum de son évolution, un familier peut pratiquement être considéré comme une créature magique. »

« C'est… Assez incroyable, en fait. » Avoua Harry, admiratif. « Pour ce qui est du partage de sens, est-ce que c'est réciproque ? »

« Je ne sais pas, peut-être. » Réfléchit Saber. « Pourquoi ? »

« Je me demandais si c'était comme ça qu'Hedwig savait toujours quand j'avais besoin d'elle. » Expliqua le garçon.

Maintenant qu'il savait qu'elle était un familier, tellement de choses avaient maintenant du sens. Cela expliquait pourquoi il la comprenait si bien, même lorsque tous ses camarades s'obstinaient à dire qu'elle n'était qu'une chouette, une chouette certes intelligente, mais toujours juste une chouette. En fait, une bonne partie de la raison pour laquelle il la comprenait était qu'il interprétait instinctivement ce que leur lien lui transmettait. Cela expliquait également la personnalité si particulière d'Hedwig, ainsi que certaines de ses manies. Le garçon devait admettre que tout cela était assez fascinant. Il décida que, lorsqu'il aurait le temps de le faire, il essaierait de trouver plus d'informations sur les familiers pour voir ce que son monde savait d'eux et comprendre les différences qu'il y avait avec le monde d'origine d'Arturia.

« Peut-être, ou peut-être s'agit-il simplement d'une capacité magique innée qu'Hedwig a développé pour être le plus efficace possible. » Considéra celle-ci, pensive.

La conversation mentale s'interrompit finalement lorsqu'Harry remarqua qu'ils étaient arrivés devant le portrait de la Grosse Dame, qui les permit le passage lorsqu'Hermione donna le mot de passe. Là, elle attendit devant l'entrée pendant que le fils Potter se précipita dans son dortoir pour récupérer ses affaires de la matinée. Une fois cela fait, il rejoignit Hermione et tous deux se dirigèrent vers leur premier cours de la matinée…


« Master, nous devons parler. » Annonça Arturia d'un ton mortellement sérieux. Ils étaient actuellement seuls dans la Salle sur Demande, donc elle n'était actuellement pas astralisée.

« Qu'y a-t-il, Saber ? » Demanda Harry, confus par le comportement de la jeune femme.

Aujourd'hui était le soir du 9 novembre, le deuxième lundi depuis l'invocation de l'Esprit Héroïque. Cela faisait donc un peu plus d'une semaine depuis le fiasco d'Halloween et l'invocation de la Servant. Sans surprise, la reprise des cours le premier lundi s'était avérée être une épreuve pour le garçon, et cela ne s'arrangea pas les jours suivants. L'atmosphère dans le château n'était cependant pas inconnue au fils Potter, bien au contraire. Avec juste un peu d'imagination, il aurait pu se croire revenu en deuxième année, lorsque tout le monde avait décidé qu'il était l'héritier de Slytherin. Ce n'était cependant pas aussi terrible, cette fois-ci.

Ron l'avait laissé tomber. Malfoy, fidèle à lui-même, était plus insupportable que jamais. Quant à Snape, mieux valait ne même pas en parler. Même Saber, en tant qu'observatrice objective, avait admis que le professeur de potion s'acharnait sur lui. Elle ne comprenait tout simplement pas pourquoi un tel individu était autorisé à enseigner à des enfants quand il était plus qu'évident, de par son attitude, qu'il les détestait. Tous ceux qui n'étaient pas à Slytherin, en tout cas. Selon elle, le directeur aurait dû l'avoir renvoyé depuis longtemps et elle ne comprenait pas pourquoi cela n'avait pas déjà été fait.

Hormis Hermione, aucun élève ne croyait en son innocence sur le fait qu'il n'avait pas mis son nom dans la Coupe de Feu. Eh bien, sauf peut-être Neville, mais le garçon était tellement timide et discret qu'il ne mettait pratiquement jamais en avant son point de vue. Oh, et il y avait cette fille, Luna, qu'il avait rencontré le lundi qui avait suivi Halloween. Harry ne savait pas si elle le croyait, mais elle semblait très perceptive au point de vue du fils Potter. Au cours de la semaine écoulée, il leur était arrivé plus d'une fois de se croiser et de discuter. Elle avait une façon de penser qui était… Intéressante. Atypique. C'était plutôt rafraichissant.

Hormis ces trois-là, tous les élèves de Hogwarts semblaient persuadés qu'il avait effectivement mis son nom dans la Coupe de Feu. Ceux de Gryffindor étaient impressionnés de cet exploit et le soutenait dans les épreuves à venir. Les trois autres maisons, pour leur part, étaient moins qu'enthousiastes. Les Hufflepuff avaient légitimement le droit d'être en colère. Après tout, la présence d'Harry éclipsait malgré lui celle de Cédric, leur propre champion. Slytherin n'était que trop heureux de le vilipender, Malfoy à leur tête, et ne ratait jamais une occasion de lui nuire de toutes les façons possibles. Quant à Ravenclaw, le fils Potter n'était pas tout à fait sûr. Peut-être qu'ils suivaient simplement la majorité.

Pour ce qui étaient des élèves de Durmstrang et de Beauxbâtons, ils ne s'impliquaient pas vraiment mais ne cachaient pas non plus leur désapprobation à son égard.

Harry se sentait aussi isolé que lors de sa deuxième année. C'était même pire parce que son amitié avec Ron avait été brisée à cause de cela. Et évidemment, quelqu'un voulait spécifiquement sa mort, cette fois-ci. Et pourtant, malgré tout cela, le fils Potter ne pouvait s'empêcher de trouver que cette fois-ci était en fait un peu plus supportable que pendant sa deuxième année. Cela ne le faisait pas se sentir mieux pour autant.

En fait, cela le déprimait un peu de se dire qu'il avait déjà vécu pire et qu'il s'habituait en quelque sorte à cela…

Cela dit, pendant toute cette semaine, Saber n'avait cessé de le soutenir. Dès qu'il sentait son humeur sombrer, elle avait systématiquement eu quelques mots d'encouragement pour l'aider à supporter la pression. Hermione l'avait fait aussi mais, en quelque sorte, les paroles d'Arturia s'étaient montrées plus efficaces. Peut-être était-ce lié à cette stat Charisma qu'il avait vu dans sa liste de compétences... Dans tous les cas, elle parvenait à garder Harry calme et recueilli.

Au cours de cette semaine, un autre événement inattendu s'était produit. Depuis leur voyage à la volière, Hedwig avait, semblait-il, pris la décision d'accompagner son humain partout où il allait. Harry n'avait pas mis longtemps à comprendre que c'était sa façon de réagir à la présence de Saber dans la vie du fils Potter. La harfang des neiges refusait tout simplement de laisser la paire Master/Servant seule et sans supervision. Si Hedwig devait s'absenter, ce qu'elle faisait aussi rarement que possible, elle faisait toujours en sorte que ce soit quand son humain était en présence d'au moins une autre personne, généralement Hermione, et revenait toujours avant que le chaperon inconscient de l'être ne s'en aille et laisse Harry et Saber seuls. Pas même les professeurs n'étaient parvenus à la forcer de quitter l'épaule du garçon depuis qu'elle avait décidé qu'il s'agissait de son nouveau perchoir.

Harry se souvenait encore du concours de regard mémorable entre Hedwig et Snape qui s'était achevé sur la défaite du professeur. Cela avait coûté plus de 50 points à Gryffindor mais, de l'avis du garçon, ça en avait totalement valu la peine.

Au final, le fils Potter avait fini par s'habituer à l'omniprésence d'Hedwig et de Saber avec la chouette passant une bonne partie de son temps à foudroyer du regard l'emplacement de la Servant tandis que celle-ci semblait s'en amuser. Les deux étaient devenues une constante dans sa vie au cours de cette semaine, peut-être même plus qu'Hermione elle-même. La capacité à communiquer mentalement, associée à la nouveauté de toute cette situation, y était probablement pour beaucoup.

Pour en revenir à Arturia, sauf pour les quelques instants qui avaient suivi son invocation et qui avaient nécessité des éclaircissements, celle-ci s'était contentée d'observer les événements se dérouler et n'avait jamais exigé quoi que ce soit. Il était donc logique que sa soudaine demande, qui n'en était pas vraiment une, ait désarçonné son Master. Elle n'avait prononcé qu'une seule phrase, mais cela avait suffi à faire comprendre à son Master un message sous-jacent. Elle n'était pas satisfaite de quelque chose, elle allait donc prendre l'initiative pour changer les choses. Restait à savoir ce qui lui avait déplu…

« Master, vous êtes conscient que votre vie est en danger, n'est-ce pas ? » Demanda-t-elle d'un ton douteux.

« Bien sûr ! » S'exclama Harry, légèrement offensé.

« Dans ce cas, pourquoi n'avez-vous pas encore pris de mesure ? » Fit remarquer Saber, levant un sourcil.

« … Quoi ? » Fut la réponse un peu stupide du garçon.

« Pratiquement dix jours se sont écoulés depuis l'annonce de votre participation au Tournoi des Trois Sorciers. » Expliqua Arturia. « Qu'avez-vous fait pour vous y préparer ? »

« Comment veux-tu que je m'y prépare ? » Grogna le garçon, commençant à s'énerver. « Je ne sais même pas ce à quoi m'attendre ! »

« Parce que vous n'avez pas pris la peine de chercher. » Répliqua la Servant, catégorique. « Vous aviez pourtant commencé à le faire, c'est après tout comme ça que vous avez accidentellement fini par m'invoquer. Pourtant, depuis ce moment-là, vous semblé avoir abandonné. »

« Je n'ai pas abandonné. » Nia fermement le fils Potter.

« Ce n'est pas ce que je constate. » Fit remarquer la jeune femme. « Au début, je n'étais pas sûre de ce que vous faisiez. Je pensais que vous aviez peut-être un plan d'action dont je n'étais pas consciente, alors je vous ai laissé agir, vous observant et attendant que vous réclamiez mon aide. Cela fait sept jours, à présent, et ma conclusion est que vous vous efforcez d'ignorer le problème. »

« ?! » Quoi qu'avait prévu de dire Harry, il se tut en entendant cela.

« Vous avez continué à suivre vos cours comme si de rien n'était. » Continua la Pendragon. « Lorsque vous étiez seul, avec moi comme unique compagnie, vous sembliez prêt à vous battre contre le monde entier pour prouver votre innocence et à survivre aux épreuves qui vous seraient lancées. Mais, depuis que vous êtes revenus parmi vos paires, vous semblez vous être complu dans la normalité de votre vie d'élève, laissant de côté la réalité de votre situation, comme si en agissant ainsi cela allait convaincre vos condisciples de votre bonne foi… Comme si le feu qui vous avait animé à mon invocation s'était éteint et que tout cela ne vous concernait plus. »

« … » La bouche du garçon était sèche. Il déglutit difficilement. Il voulait nier les affirmations de Saber, il le voulait vraiment, mais il ne pouvait pas. Il ne trouvait tout simplement pas les mots qui pourraient réfuter les dires de son Servant, peut-être justement parce qu'il n'y en avait pas. Plus il y pensait et plus il se rendait compte qu'elle disait la vérité. Cependant, il ne voulait pas l'admettre. « C-Ce n'est pas… Ce n'est pas aussi simple. » Tenta-t-il faiblement.

« Oh, vraiment ? » Répliqua-t-elle, faisant un travail remarquable à ne pas se montrer sarcastique ou condescendante. « Dans ce cas, peut-être pourriez-vous m'expliquer ce qui vous empêche de vous préparer adéquatement ? »

« E-Eh bien… Il y a les cours… Et les devoirs ! » L'informa le Master. « Cela me laisse avec très peu de temps libre pour faire des recherches. Et le couvre-feu, le soir, limite encore plus le temps que j'aie… »

« C'est évident. » Déclara sèchement Arturia. « Et si vous aviez fait les recherches que vous aviez initialement prévu de faire, vous auriez su que ce que vous venez de dire est un non-sens. »

« Q-Quoi ? » le fils Potter s'étrangla presque à l'affirmation.

« Master, laissez-moi vous poser une question. » Demanda ou plutôt exigea la Pendragon. « Votre vie est actuellement en danger, alors pourquoi continuez-vous à suivre vos cours comme si de rien n'était ? »

« Ce n'est pas comme si je pouvais faire autre chose ! » S'exclama Harry, énervé.

« Vous auriez pu demander à suivre les mêmes cours que vos concurrents. » Fit remarquer Saber. « Ils sont en septième années alors que vous n'êtes qu'en quatrième année. Trois ans d'expérience et de connaissances vous séparent d'eux. »

« Les professeurs n'ont pas le droit d'aider les champions dans leurs préparations au tournoi. » Répliqua le fils Potter, serrant les dents.

« Ils n'ont pas le droit non plus de vous entraver dans vos efforts. » Contra la Servant. « Or, en vous refusant le même niveau d'éducation que les autres champions, ce serait exactement ce qu'ils feraient. »

« … Oh ! » Le Boy-Who-Lived senti ses yeux s'agrandirent en se rendant compte de la logique derrière les mots d'Arturia. Elle avait pris le problème à l'envers, mais cela ne rendait pas ses paroles moins vraies. Au contraire, elle avait ainsi mis en évidence quelque chose qu'il n'avait pas compris par lui-même.

« De même, je me dois à présent de vous demander pourquoi vous avez décidé de continuer à suivre les cours d'Astronomie, d'Histoire de la magie, de Divination et de Potions. » Déclara l'Esprit Héroïque.

« Parce que ces cours sont obligatoires ! » Répondit automatiquement le garçon.

« Vraiment ? » Son visage resta stoïque, mais il pouvait pratiquement sentir la femme sourire à travers leur lien. « Et puis-je vous demander ce que l'Astronomie, l'Histoire de la magie et la Divination peuvent vous apporter dans votre préparation au tournoi ? »

« Euh… » Il ne savait pas. En fait, il était à peu près sûr que cela ne lui apporterait rien d'utile. Ces trois classes étaient à peu près une perte de temps pour Harry à l'heure actuelle, même lui pouvait le dire. « Cela ne change rien au fait que ces cours sont obligatoires ! Et les potions peuvent être utiles ! »

« Je n'ai jamais dit que le cours de Potions n'avait aucune utilité dans votre préparation » Fit-elle remarquer, et le fils Potter se rendit alors compte qu'effectivement elle n'avait pas mentionné c'était le seul des quatre cours qu'elle n'avait pas mentionné dans sa précédente question. « Malheureusement, vous avez un professeur qui cherche activement à vous dégoûter de cette matière et à vous empêcher d'apprendre correctement en se montrant aussi insupportable que possible lorsqu'il est en votre présence. »

« Il a toujours été comme ça, je n'ai jamais compris pourquoi il me détestait tellement. » Admit le Boy-Who-Lived. Une pensée soudaine le fit alors sourire. « Son comportement ne pourrait-il pas être considéré comme une entrave à mes efforts ? »

« En effet, Master, vous avez raison. » Approuva Saber. « Et c'est la raison pour laquelle je l'ai mentionné avec Astronomie, Histoire de la magie et Divination. En fait, c'est pour cela que je vous aie dit plus tôt que vous auriez dû poursuivre vos recherches et votre préparation pour le Tournoi des Trois Sorciers. Vous auriez alors su qu'un champion pouvait librement décider de son emploi du temps afin de se préparer aux épreuves à venir. Après tout, seul le champion peut décider de ce qui lui est utile ou non. Pour cette raison, tout cours devient alors optionnel plutôt qu'obligatoire, permettant ainsi de disposer de tout le temps dont il a besoin pour s'entraîner. Pour cette même raison, le couvre-feu ne s'applique plus à vous. Dîtes-vous qu'en tant que champion, vous n'êtes plus un simple élève mais le représentant de votre école, pratiquement au même titre que le personnel. A ce titre, vous êtes considéré comme un adulte capable de prendre vos propres décisions. Le fait que vous ayez été sélectionné pour concourir en dépit de la ligne d'âge rend ce fait encore plus absolu. »

« C'est… Est-ce vrai ? » Marmonna Harry, n'arrivant pas à y croire.

« Oui. » Confirma Arturia, hochant brièvement la tête.

Avec cela, le fils Potter n'avait plus aucune excuse pour ne pas prendre au sérieux sa préparation pour les épreuves prochaines du Tournoi des Trois Sorciers. L'Esprit Héroïque avait raison, il avait inconsciemment évité le problème en espérant que, s'il l'ignorait, il finirait par se régler de lui-même. C'était naïf de sa part, il le savait, mais il n'avait jamais voulu autre chose que d'être un élève comme les autres. Sa célébrité lui pesait et était d'autant plus lourde à porter qu'elle contenait le poids du sacrifice de ses parents. Une petite partie de lui savait qu'il ne pourrait jamais être ordinaire, mais il s'était toujours efforcé d'étouffer cette pensée dans l'œuf, cherchant désespérément à préserver le peu d'anonymat qu'il croyait avoir. Il devait cesser d'agir ainsi. Il était temps de prendre les choses en main et de faire ce qu'il fallait pour survivre.

C'était une insulte à ses parents s'il continuait à laisser les choses se produire sans rien faire pour s'y préparer. Il ne voulait pas leur donner l'impression que la vie de leur fils, qu'ils avaient protégé de la leur ne signifiait rien à ses propres yeux. Parce que pour le moment c'était exactement l'impression qu'Harry donnait en se contentant d'agir comme un élève lambda qui n'avait rien à voir avec le tournoi hormis d'être un spectateur vaguement intéressé. Il ne l'était pas. Il était l'un des principaux acteurs. Quelqu'un l'y avait inscrit et voulait probablement l'y voir mourir. Il survivrait, il ferait le nécessaire pour ! Sa décision prise, il reporta son attention sur son Servant, ayant encore quelques questions pour elle.

« Saber, pourquoi ne pas avoir inclus les cours de Soin aux Créatures Magiques et de Botanique parmi les cours inutiles à ma préparation ? » Demanda-t-il curieusement. « Et devrais-je continuer à suivre mes cours actuels hormis les Potions, l'Astronomie, l'Histoire de la Magie et la Divination ? »

« Je n'ai été invoqué que depuis une semaine, Master. » Rappela-t-elle. « Je n'ai pas assez de connaissances concernant la magie de ce monde et le Tournoi des Trois Sorciers pour déterminer si vos cours, hormis ceux que j'ai déjà mentionnés, peuvent vous être utiles ou non. Vous seuls pouvez déterminer si cela en vaut la peine, bien que faire plus de recherches sur les précédents tournois pourraient vous aider à prendre cette décision. Pour ce qui est de Soin aux Créatures Magiques et de Botanique, je ne les ai pas considéré comme dispensables parce qu'il est très fréquent que les épreuves du tournoi inclues des plantes et des créatures magiques. Du moins était-ce le cas dans les précédents tournois, cela pourrait avoir changé dans celui-ci étant donné qu'il est censé être plus… Sécurisé. »

« Je vois. » Murmura Harry, s'amusant intérieurement du fait qu'Arturia avait le même avis que lui concernant la sécurité de l'actuel Tournoi des Trois Sorciers. Il réfléchit ensuite pendant quelques instants à son dilemme actuel et se retrouva à douter de la décision à prendre. Finalement, après un peu plus d'hésitations, il fit son choix. « … Pour le moment, je vais surtout me concentrer sur ma propre survie. Les cours ne sont pas mauvais, et pourraient même s'avérer utiles, mais pour le moment ce serait plus une perte de temps qu'autre chose tant que je n'en saurai pas plus sur les épreuves à venir, sans compter les devoirs à rendre en plus. Je demanderai à Hermione de me faire un résumé des cours que je manquerai, comme ça je ne serai pas trop à la traîne lorsqu'il faudra que je rattrape mon retard. »

Il fronça ensuite les sourcils et retint une grimace.

« Un problème, Master ? » Demanda Saber.

« Je ne suis pas sûr. » Avoua le garçon. Il sortit sa baguette et l'inspecta distraitement. « Peut-être est-ce juste le stress… Mais j'ai l'impression que ma baguette me répond moins bien qu'avant. Je la sens plus léthargique entre mes doigts, comme si nous n'étions plus tout à fait sur la même longueur d'onde. »

« Est-ce inquiétant ? » S'enquit l'Esprit Héroïque, concernée.

« Je en sais pas. C'est la première fois que j'ai cette sensation. Peut-être que ce n'est rien. » Assura faiblement le fils Potter. « De toute façon, je ne l'utiliserai probablement pas beaucoup dans un avenir proche… »

« Cela signifie-t-il que vous voulez que je commence à vous entraîner au maniement de l'épée et à la méditation ? » Voulut savoir la jeune femme, qui avait déjà proposé cela par le passé, sans suite jusqu'à présent.

« Entre autre. » Confirma Harry. « Je vais également poursuivre les recherches sur le Tournoi des Trois Sorciers. »

« Je vous aiderai dans cette tâche. » Affirma Arturia.

« Merci. » Murmura le Boy-Who-Lived, sincère. Il soupira ensuite et gémit. « Demain matin, j'annoncerai à Hermione que je cesserai d'aller en cours. Je peux déjà entendre ses protestations d'ici… »

« Elle a votre bien être à cœur, c'est une qualité que tout le monde n'a pas. » Fit remarquer la Servant.

« Je sais, et je ne la remercierai jamais assez pour son soutien. » Avoua Harry avec tendresse. « Cela ne change rien au fait qu'elle ne verra pas mon abandon des cours d'un bon œil. Cela fait partie de ces choses sacrées aux yeux d'Hermione. »

« Je vois. »

« … » Une pensée surgit ensuite dans l'esprit du Gryffindor. « Je devrais également cesser d'aller aux repas dans la Grande Salle. »

« Master… » Commença Saber, sa voix chargés d'avertissement.

« Je ne dis pas que je sauterai les repas. » S'empressa d'ajouter le fils Potter. « La faim est l'ennemie, et tout ça… Je voulais juste dire que je ne participerai pas aux repas avec tout le monde. Je mangerai de mon côté. »

« Master, la Salle sur Demande ne peut pas produire de nourriture. » Rappela la Pendragon.

« J'en suis conscient. » Assura le garçon, le front plissé. « Cela ne devrait pas être un problème. Je pense avoir la solution pour me procurer des repas qui n'implique pas d'aller manger dans la Grande Salle. »

« Vous ne devriez pas non plus vous isoler ainsi, Master. Cela ne fera que vous rendre plus coupable aux yeux d'autrui. »

« Saber, tu as pu observer tout le monde autour de moi pendant plus d'une semaine. » Fit remarquer Harry. « Crois-tu vraiment que ma présence changera quoi que ce soit à leur manière de penser ? »

« … Non. » Avoua-t-elle avec réticence. « Mais je maintiens que vous devriez socialiser davantage. Vous ne dormez déjà plus dans votre dortoir et avez déménagé toutes vos affaires dans la Salle sur Demande. Ce n'est pas un comportement sain. »

« J'ai déjà Hermione, ainsi qu'Hedwig et toi, ça me suffit. » Marmonna-t-il, mais l'Esprit Héroïque n'était pas impressionnée. Finalement, il grogna. « Bon, d'accord. J'irai manger dans la Grande Salle les week-ends. »

« C'est tout ce que je demande. » Le remercia la jeune femme en s'inclinant légèrement.

« Bien. » Fit le Boy-Who-Lived en baillant. « A présent, si tu n'as rien d'autre à me dire, je vais aller me coucher. »

« Dormez bien, Master. »


Arturia Pendragon, invoquée en tant que Saber par Harry Potter, regardait son Master dormir. Son visage était si paisible, dépourvu de toute la tension qu'il semblait avoir lorsqu'il était éveillé. Elle ne pouvait pas vraiment le lui reprocher. De ce qu'elle avait pu voir jusqu'à présent, la vie du garçon avait été particulièrement complexe. Le plus troublant était qu'il n'avait jamais eu une figure parentale à laquelle s'identifier. Il s'était essentiellement construit tout seul. C'était admirable autant que perturbant. Lorsque la crise actuelle serait passée, elle se pencherait sur la question.

En attendant, elle continuerait à se montrer utile à son Master. Il avait clairement besoin d'elle.

Harry Potter était… Différent. C'était la seule façon dont elle pourrait le décrire sans trop entrer dans les détails. Autant il refusait de l'admettre, c'était le cas. Célèbre pour quelque chose dont il n'y avait rien d'être fier et dont il ne se souvenait même pas, sa personne avait été idéalisée par sa communauté sans qu'il n'en soit au courant, isolé qu'il avait été de son héritage. Il n'avait pas été préparé à sa vie actuelle et, de toute évidence, ne savait pas comment gérer les choses. D'une certaine façon, il avait été jeté aux loups et laissé à se débrouiller seul.

Mais ce n'était pas pourquoi il était différent, du moins du point de vue de Saber. Pour elle, il était une énigme à divers niveaux. Il avait après tout été capable de l'invoquer, elle, de toutes les personnes. Non seulement il était parvenu à appeler un Esprit Héroïque d'un autre monde, mais c'était elle, Arturia Pendragon, qui avait répondu. Ou plutôt, elle n'avait pas répondu à l'appel, elle avait été emmenée de force ici, dans un monde entièrement différent du sien, sans que son avis ne soit pris en compte. Ce n'était pas qu'elle se plaignait, juste qu'elle était agacée de ne pas avoir eu son mot à dire.

Elle n'en tenait pas rigueur à son Master, il avait été tout aussi surpris qu'elle par son invocation, peut-être même plus.

Evidemment, de nombreux facteurs plus ou moins inconnus avaient interféré avec cette invocation, raison pour laquelle cela s'était achevé d'une telle manière. Après tout, il devrait être impossible pour un Esprit Héroïque d'être invoqué hors de son monde d'origine sans l'interférence de la seconde Vraie Magie, Kaleidoscope, ce qui s'était pourtant produit cette fois-ci. Et l'invocation d'Arturia était encore plus impossible que tout autre Esprit Héroïque parce qu'elle était littéralement liée à son monde d'origine. Elle avait passé un contrat quelques instants avant sa mort, devenant ainsi un Esprit Héroïque en échange de la possibilité de continuer à chercher le Saint Graal qui lui permettrait de faire le vœu de réparer ses erreurs passées.

La nature de ce contrat était la raison pour laquelle, bien qu'elle soit un Esprit Héroïque, elle n'avait pas la capacité de s'astraliser. Son corps n'était pas mort, simplement placé en stase et caché à Avalon, elle ne pouvait donc pas se libérer du plan physique pour passer au plan astral. Du moins avait-ce été le cas dans son monde d'origine. Dans ce monde, le monde de son Master, elle était capable de s'astraliser, preuve que son contrat avec son monde avait été rompu. Cela devait également vouloir dire que son corps avait finalement péri, ce qui étrangement ne la rendait pas spécialement triste. Ce qu'elle se demandait, en revanche, était : est-ce qu'Harry Potter avait été celui à briser le contrat de Saber avec son monde d'origine ? Si c'était le cas, il devait être encore plus puissant qu'elle ne l'avait initialement pensé.

Car puissant, son Master l'était.

Arturia s'en était rapidement rendu compte. Sans un Graal pour alléger le fardeau qu'elle représentait, tout le mana nécessaire à son ancrage dans la réalité était fourni par Harry lui-même. Il ne s'agissait pas là d'une petite quantité. Bien des magi de son monde n'aurait pas été capable de supporter le drain plus de quelques minutes. Son Master ne semblait pourtant même pas le remarquer. Il ne se sentait pas plus fatigué ou léthargique que d'habitude, alimentant sans difficulté l'Esprit Héroïque permettant à celle-ci de ne pas avoir à se rationner. C'était alors qu'elle était dans un état de non-combat, mais cela restait un exploit incroyable.

L'apparition des sceaux de commandement sur le corps de son Master n'avait pas été une surprise car, après tout, même s'il n'y avait pas de guerre du Graal, elle avait été invoquée par le biais d'un Graal. C'était le fait qu'il possède deux ensembles de sceaux qui l'avaient laissée perplexe. Il devait forcément y avoir une explication à cela, mais elle n'avait toujours pas trouvé laquelle.

Ainsi donc, une fois avoir été invoquée dans un autre monde et avoir pris conscience de ce fait, elle avait dû l'expliquer à son Master. Cela s'était avéré… Intéressant. Il y avait suffisamment de différences entre leurs mondes d'origine pour qu'elle puisse le convaincre de la vérité, bien que son puissant charisme ait pu également avoir eu un rôle dans l'acceptation d'Harry. Toujours était-il qu'il l'avait plutôt bien pris, avec le recul. En fait, il semblait l'avoir pris dans la foulée, presque comme si ce genre de choses lui arrivaient tout le temps. Ce ne fut que plus tard que Saber avait compris à quel point c'était effectivement le cas. Harry avait vécu tellement de situations extraordinaires qu'à ses yeux cela s'était en quelque sorte banalisé.

Il fallait dire également que la magie de ce monde était beaucoup moins structurée que dans celui d'Arturia, plus chaotique… Ou peut-être capricieux. Et plus instinctif. Les règles et les limites à son utilisation n'avaient jamais été clairement définies, bien que certaines aient pu être trouvées. Quant à la magie elle-même, elle semblait ridiculement proche de celle de l'âge de dieux du monde de Saber, et c'était enseigné si négligemment ! Cela devait contribuer que la magie ne semblait pas être une ressource finie ici et que les sorts ne perdaient pas en efficacité à mesure que plus de gens les maîtrisaient.

La cape d'invisibilité de son Master avait été une surprise, cela dit, même selon les critères absurdes de ce qu'elle avait pu voir jusqu'à présent dans ce monde. Non seulement il permettait de dissimuler parfaitement son porteur à la vue, mais, à travers le tissu, il était même capable de percevoir Saber lorsque celle-ci était astralisée. Quoi que soit cet artefact, ce n'était pas quelque chose d'ordinaire. Arturia était même tentée de dire que c'était quelque chose qui pourrait se rapprocher d'un Noble Phantasm par sa nature. Ce serait quelque chose à vérifier plus tard…

Cela dit, quelqu'un d'autre avait été capable de la voir sous forme astrale, et ce sans l'utilisation d'un artefact semblable à la cape d'invisibilité de son Master. Et ce n'était pas à Hedwig que la Pendragon pensait. Dans le cas de la chouette, c'était compréhensible puisqu'ils pouvaient se sentir mutuellement par liens interposés au travers d'Harry et ne la voyait pas tant qu'elle percevait son emplacement. Non, c'était à Luna Lovegood que Saber faisait référence. Lors de leur première rencontre, elle avait regardé fixement l'emplacement de l'Esprit Héroïque. Arturia n'avait pas été certaine alors que la fille soit effectivement capable de la voir et avait choisi de rejeter cela comme une coïncidence. Néanmoins, après plusieurs autres rencontres au cours de la semaine écoulée, elle devait bien admettre que l'élève de Ravenclaw était au moins vaguement conscience de l'existence d'Arturia.

Quant à savoir si elle la voyait vraiment ou la percevait juste, cela restait à voir. Cela restait cependant un exploit impressionnant de détecter quelque chose sur un autre plan d'existence.

Ainsi, pour éviter de futurs désagréments, Saber passait ses nuits à lire et à en apprendre davantage sur l'histoire et les mœurs du monde sorcier. D'une part, cela pourrait l'aider à se fondre dans la foule si jamais elle devait abandonner sa forme astrale et interagir avec les gens et, d'autre part, la Pendragon estimait que son Master avait lui-même assez peu de connaissances sur le sujet.

Elle estimait donc être de son devoir d'en apprendre autant que possible. Son utilité en tant qu'Esprit Héroïque était franchement limitée dans ce monde puisqu'il n'y avait pas de guerre du Graal pour elle de se battre. Elle devait donc montrer sa valeur à son Master d'une façon différente. A partir de demain, elle allait commencer à l'entraîner au maniement de l'épée et à la méditation, ainsi que l'aider dans ses recherches sur le Tournoi des Trois Sorciers. Mais puisqu'elle n'avait pas besoin de dormir, elle pouvait donc passer les nuits à prendre de l'avance sur les différents sujets.

Et ce fut exactement ce qu'elle commença à faire…


Et voilà ! Ce sera tout pour cette fois.

Je ne m'étendrai pas sur le chapitre en lui-même, je suis sûr que vous avez déjà compris l'essentiel par vous-même. Si jamais il y a des points que vous souhaitez éclaircir, n'hésitez pas à me demander…

… Et justement ! En parlant de me contacter, voici quelques petites annonces importantes que je voulais vous transmettre !

Il y a quelques temps, moi et plusieurs autres auteurs français avons formé une petite communauté d'écrivains nommée « La Ligue des Chroniqueurs ». Le but de ce groupe est assez simple : essayer de relancer la fanfiction française qui se meurt. Notre fandom de prédilection est principalement Naruto, mais ne s'y limite pas.

Pour nous suivre, c'est facile.

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Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est Discord, il s'agit d'un système de chat en temps réel franchement pratique. Personnellement, je l'apprécie beaucoup. J'y suis également et suis raisonnablement actif.

Toujours à propos de Discord, je commencerai à faire des « Lives » certains soirs pour répondre aux questions qui me seront posés (les dates seront annoncés sur le Discord quelques jours à l'avance). Ce sera également un moyen pratique d'apprendre à nous connaître plutôt que par commentaires interposés ou messages privés. Que ce soit mes retards, mes annonces et tout le reste, vous le trouverez sur le Discord !

Nous accueillons aussi bien les auteurs que les lecteurs, et même les bêta-lecteurs, donc ne soyez pas timides et n'hésitez pas à y faire un tour.

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En outre, merci à Flavien Donnet, à Alexis Cassaigne et à Naxedim pour leur contribution !