LA BROCHURE
Chapitre 4
Apprendre à connaitre son partenaire
Hermione regarda les yeux émeraudes de Minerva qui semblaient pratiquement sortir de leur orbite. L'artère sur le côté de son cou battait également une pulsation intéressante.
La jeune sorcière se pencha en avant et murmura: "Dîtes quelque chose ..."
Un gargouillis étranglé fut le seul bruit que la directrice était capable de produire.
Imperturbable, la brochure continua: "Ahem… hem. Comme je le disais…" Mais elle ne put finir sa phrase alors que Minerva McGonagall, qui avait contourné la table avec une rapidité surprit sa compagne, claqua la couverture d'un geste brusque.
La sorcière plus âgée se leva en grognant: "Je pars." Elle tremblait littéralement de colère.
Hermione pouvait le voir. Elle constata également quelque chose d'autre. Des yeux sombres brillèrent alors qu'elle sifflait. "Est-ce ainsi que ce sera ? Chaque fois que quelque chose de difficile se présente, vous vous levez et vous fuyez ? Quel beau mariage nous allons avoir !" Cette dernière phrase était accompagné d'un reniflement dégoûté.
Les mots d'Hermione arrêtèrent la sorcière plus âgée dans son mouvement. Sa colonne vertébrale était tendue et ses poings serrés douloureusement. Lentement, Minerva se retourna et, les dents serrées, gronda: "Je ne fuis pas les conflits."
Elle regarda Hermione prendre l'offensante brochure et se diriger lentement vers elle.
La tête haute, la sorcière aux yeux bruns fixa intensément les orbes émeraudes et murmura: "Moi non plus."
Minerva prit une profonde inspiration pour relâcher la tension dans sa poitrine. Expirant, elle acquiesça. "Bien. Allons-y."
Elle jeta plusieurs galions sur la table, puis tourna les talons et sortit du petit club assombri en murmurant: «Laissez les moldus se débrouiller avec ça."
Hermione secoua la tête. "Ça s'est bien passé."
La brochure a parlé, "En effet."
Roulant des yeux, la jeune femme fourra le livre dans son sac perlé.
"Il y a du monde ici !" Vint une plainte feutrée.
"Tais-toi." La jeune sorcière grogna alors qu'elle suivait sa femme par la porte.
Les deux sorcières marchèrent dans les rues de Londres pendant un certain temps avant que Minerva ne s'exprime. "Où habitez-vous ? Avez-vous besoin de faire un arrêt pour aller chercher vos affaires ?" Elle se tourna pour regarder la jeune femme.
Les traits d'Hermione avaient pris une expression mélancolique. Il y avait un regard lointain dans ses yeux bruns brillants: "Je suis restée chez mes parents. Je transplane à l'Université tous les matins."
Elle fit une pause et tapota son sac de perles en ajoutant: "Tout ce que je possède est ici."
Les yeux de Minerva s'écarquillèrent de surprise. "Qu'en est-il de vos parents?"
La jeune femme haussa les épaules avec indifférence. "Mes parents ? Ils ont voulu rester en Australie. Vu ce que j'ai fait, je ne peux pas leur en vouloir."
Clignant des yeux sous le choc, la sorcière plus âgée demanda: "Que voulez-vous dire par là ?" Elle se souvenait que les Granger étaient des parents gentils et aimants. Très attentionnés pour ce qui concernait leur fille unique.
Avec un soupir, Hermione répondit: "Avant qu'Harry, Ron et moi soyons partis, j'ai jeté un sortilège d'Oubli sur maman et papa. J'ai supposé qu'ils ne s'inquiéteraient pas de quelque chose dont ils ne pourraient pas se souvenir. De plus, ça les protégeait des mangemorts . "
Elle s'arrêta alors qu'une larme coulait de son œil droit. En l'essuyant avec un geste impatient, elle continua: "J'ai implanté dans leur esprit l'idée qu'ils déménagent en Australie."
Minerva fut stupéfaite d'entendre cela. C'était une magie compliquée à exécuter. Elle regarda la jeune femme serrer ses bras autour d'elle.
La jeune femme fronça les sourcils, "Quand la guerre fut finie, je suis allée les chercher et j'ai défait la magie que j'avais mise en place. Elle sourit tristement en ajoutant: "Ils n'étaient pas amusés."
En reniflant, Minerva répondit: "Je suppose que non."
Secouant la tête, la jeune femme continua: "Ils m'ont dit qu'ils resteraient en Australie. Que je pouvais avoir la maison à Surrey et qu'ils veilleraient à ce que les factures soient payées jusqu'à ce que je trouve un emploi."
Elle sentit une autre larme couler de ses yeux. "Bien de leur part, je suppose." À nouveau, une main impatiente essuya la larme.
"Êtes-vous en contact avec eux ?"
Hermione rit doucement, "Anniversaires et Noël. J'ai envoyé une carte de fête des Mères à maman. Elle a envoyé une carte de remerciement en retour. Pas de note, pas de lettre. Juste signée" De maman ", gentil hein ?" La jeune femme jeta un coup d'œil à son ancien mentor, maintenant sa femme.
"Peut-être qu'ils ne savent pas quoi vous dire?"
Hermione se mit à rire. Ce n'était pas un son agréable. "Cela ne les a jamais arrêtés avant." La sorcière aux cheveux châtains arrêta la foulée en disant: "Écoutez, peut-on juste laisser tomber ?"
Minerva s'approcha, sachant reconnaître un sujet sensible quand elle en voyait un, et répondit avec un sourcil levé: "Pour l'instant."
Le crac sonore accompagnant un déplacement magique annonça le retour de la Directrice dans sa vénérable école. En ouvrant les portes, Minerva fit signe à Hermione d'entrer: "Bienvenue dans votre nouvelle maison."
Un sourire ironique se posa sur les lèvres de la jeune femme qui contemplait le paysage familier. Ses yeux sombres brillèrent presque quand elle répondit: "Vous savez, c'est le seul endroit où je me suis vraiment sentie chez moi."
Minerva nota cette information en silence. La classant avec toutes les autres qu'elle avait rassemblé au sujet de sa nouvelle femme. La vie avait certainement eu des conséquences néfastes sur la jeune femme.
"Venez." Dit-elle alors qu'elle commençait à emprunter le chemin séculaire qui menait à l'école. Elle ne se retourna pas pour voir si Hermione suivait.
Son audition améliorée lui permit de détecter le doux bruit de petits pas sur le sentier pavé.
Alors que le couple s'approchait de l'entrée principale, l'ancienne porte en chêne s'ouvrit et plusieurs membres du personnel sortirent. Rolanda Bibine et son épouse Henny se tenant à l'avant du groupe.
"Alors, qui as-tu eu ?"
Ils n'avaient vu pas Hermione car elle se trouvait directement derrière la Directrice.
Minerva se racla la gorge alors que le troisième membre du trio d'or sortait de derrière sa grande femme.
Les bouches s'ouvrirent et les yeux s'écarquillèrent lorsque la femme choisit pour Minerva était révélée.
"Ah bah putain ..." murmura Bibine en se balançant sur ses talons.
Ses yeux chocolats se rétrécirent et ses narines s'évasèrent tandis qu'Hermione s'avançait dans l'espace personnel de Bibine et sifflait. "Avez-vous un problème avec ça ?"
Minerva saisit sa femme par le biceps, "Ils n'ont pas de problème. Ils sont juste surpris." Le ton de sa voix calma momentanément la jeune femme.
Une petite femme aux yeux d'un bleu vif et aux cheveux noirs en épis s'avança: "C'est vrai ... et peut-être un peu curieux." Elle saisit la main de Bibine.
Hermione pencha la tête. "Qui êtes-vous ?"
La femme aux cheveux noirs sourit: "Je suis Henrietta Penelope Proudfoot. Rolanda est ma femme."
"Henny pour faire court." Bibine offrit un sourire à sa femme.
Soudain, Hermione renifla, "Henny ? ... Henny Penny Proudfoot ?" Sa voix était incrédule, ce qui poussa les autres à penser que la jeune sorcière se moquait peut-être du couple.
Minerva toussa alors qu'elle saisissait la main d'Hermione, "Venez. Nous avons besoin de ..." Elle fut brusquement arrêtée alors que sa femme se tenait obstinément face à la sorcière aux cheveux noirs.
Le reste du personnel se tenait toujours à côté, en silence… se demandant où était allée la douce et innocente Hermione Granger et qui était cette espèce de petite créature en colère.
Soudain, Hermione eut un sourire alors qu'elle fixait la sorcière aux cheveux noirs, "Vous écrivez des livres pour les enfants magiques. Les histoires de Henny Penny, n'est-ce pas ?"
Henny sourit, heureuse d'être reconnue pour son travail. "Oui c'est moi."
Hermione tendit la main, souriante alors que Henny la serrait dans une poignée de main amicale. "C'est un plaisir de vous rencontrer. J'ai lu tous vos livres pendant l'été qui à précédé ma première année ici."
Sur ce, elle lança un autre sourire à l'auteure, puis suivit Minerva qui était aussi abasourdie que tous les autres.
Hermione haussa un sourcil. "Quoi ?"
Minerva pouvait sentir un mal de tête s'installer alors qu'elle se tenait avec son épouse dans l'escalier en colimaçon qui les conduisait à son bureau.
Cette nouvelle Hermione n'était pas comme la jeune fille à qui elle avait enseigné. Oh non ... cette FEMME était pleine de pisse et de vinaigre. La grande bataille avait sûrement endommagé l'âme de cette pauvre sorcière.
Elle se demandait comment elles pourraient construire un mariage harmonieux.
Hermione, pour sa part, souriait intérieurement. Oui, elle avait un peu secoué la Directrice habituellement stoïque. Minerva avait toujours eu un tel bâton dans le cul. C'était bien de la voir un peu déséquilibrée.
Un doux ricanement glissa entre ses lèvres.
Avec l'audition exceptionnelle de son animagus, Minerva fronça les sourcils. Alors le petit cul sage jouait avec moi, hein ? Hmmmmm.
Les escaliers s'arrêtèrent finalement et les deux femmes descendirent et se dirigèrent vers les grandes portes en chêne qui menaient au bureau du chef de Poudlard. Sentant la magie de Minerva, les portes s'ouvrirent de leur plein gré.
Hermione suivit la femme plus âgée dans le bureau en regardant autour d'elle. Aucun des instruments, babioles, et bibelots qui avaient décoré l'espace de Dumbledore n'étaient présent.
Au lieu de cela, ils avaient été placés avec soin dans un grand cabinet de curiosité occupant la plus grande partie du mur.
Minerva remarqua où Hermione était en train de regarder et dit: "J'ai une armoire spécialement conçue pour tout ce chaos. Elle a été ensorcelée pour la protection des curieux." Elle lança un regard noir dans l'armoire en disant: "Certains de ces fichus objets mordent !"
Un léger rire fit se retourner les deux femmes pour faire face au bureau immense qui dominait le centre de la pièce. Sur le mur directement derrière se trouvait le portrait d'Albus Dumbledore lui-même.
Des yeux bleus étincelants brillèrent alors qu'il répondait directement à Hermione, "Ils ne font que mordre ceux qui ne sont pas éclairés." Il lança un clin d'œil à la jeune femme en regardant Minerva gonfler indignité.
"Pas éclairé mon cul, vieux fou !"
Ignorant le commentaire acerbe de son amie, il se concentra sur Hermione. "Je vois que le chapeau vous a assorti avec notre Tabby."
La jeune sorcière gloussa alors qu'elle voyait les joues sa femme se colorer de dix nuances de rouge au surnom.
"Bon sang Albus !"
Pliant son doigt, il fit signe à la jeune sorcière de se rapprocher en disant dans un murmure conspirateur: "Ne prenez rien personnellement de ses absurdités."
Minerva a bafouillé, "Absurdités ? Qu'est-ce que tu veux dire par absurdités? Je suis très facile à côtoyer !"
"Oui. Faîtes juste comme elle veut et tout ira bien." Vint le ton doucereux du portrait de Severus Rogue.
Des ricanements, des reniflements, des sifflements et des éclats de rire résonnaient dans chacun des tableaux de la pièce, ce qui a fait éclater de rire Hermione.
Dumbledore fit un clin d'œil à Minerva et elle comprit immédiatement que sa taquinerie était sa façon d'alléger un peu l'humeur d'Hermione. Heureusement, cela semblait fonctionner.
Levant un sourcil, la sorcière plus âgée dit: "Venez. Je vais vous montrer votre chambre."
Le sac de la jeune femme émit un cri étouffé, mais les deux sorcières choisirent de l'ignorer et se dirigèrent vers les chambres privées qui se trouvaient derrière une porte discrète située dans une minuscule alcôve, juste derrière le bureau gigantesque.
Quelques heures plus tard, Hermione était assise sur le lit dans sa nouvelle chambre. C'était très agréable.
Minerva, toujours réfléchie dans ses actions, avait fourni à la jeune sorcière son propre espace. Un espace qui comprenait un grand lit à baldaquin deux places avec une table de chevet de chaque côté, et un grand coffre de cèdre au pied du lit avec une armoire surdimensionnée le long d'un mur. La chambre avait deux grandes fenêtres qui donnaient sur le lac Noir.
Un antique bureau était placé devant l'une des fenêtres. La chambre était décorée avec goût et il était évident que Minerva avait essayé de mettre la jeune femme à l'aise dans son nouvel environnement.
Souriant à cette pensée, Hermione fouilla dans son sac de perles et sortit la brochure. S'appuyant contre la tête de lit, elle commença à feuilleter les pages.
Son attention fut détournée par un léger coup à la porte. "Oui ?"
"Puis-je entrer?"
Assise, Hermione répondit: "Bien sûr."
La porte s'ouvrit et Minerva entra. Elle jeta un coup d'œil autour d'elle et demanda: "Aimez-vous votre chambre?"
"Elle n'est pas censée avoir une chambre séparée." La voix inimitable de Dolores Ombrage résonna dans la pièce.
Les yeux émeraudes de Minerva s'assombrirent instantanément dans un regard furieux, "Pardon ?"
Hermione s'assit brusquement sur l'objet offensant, ce qui lui fit émettre plusieurs cris étouffés. "Rien. Rien du tout. Nous allons simplement ignorer ce livre démoniaque, d'accord ?"
En soufflant, la sorcière aînée marmonna, "Je voulais juste vous faire savoir que j'ai du thé et des biscuits prêts si vous voulez partager ?"
Hermione reconnut que Minerva essayait d'être civile. Il ne serait d'aucune aide que la stupide brochure fasse sortir la femme de ses gonds ! Hochant la tête, elle suivit Minerva hors de la pièce.
"Mais et moi ?" Vint un gémissement plaintif de la brochure.
Hermione passa la tête dans la pièce, "Chut!"
"Alors j'étais là couverte de boue, de neige, de pluie et de tout ce que le temps pouvait nous imposer. Mes lunettes étaient cassées et je savais que je devais frapper le cognard ! Je pouvais l'entendre arriver mais tout ce que je pouvais voir était trois boules géantes et floues se déplaçant dans ma direction ! "
Hermione gloussa en écoutant Minerva raconter ses jours de Quidditch avec l'équipe nationale écossaise. Ce fut une agréable surprise d'apprendre que sa femme avait une fois joué lors de la Coupe du monde de Quiddich.
Prenant une gorgée de thé, elle demanda: "Alors, qu'est-ce que vous avez fait?"
Minerva sourit en révélant des dents blanches et nacrées. "J'ai frappé celle du milieu."
La jeune sorcière éclata de rire.
Elle est vraiment adorable quand elle est détendue. Cette pensée fit que la sorcière plus âgée se tortilla un peu.
"Est ce que ça va?"
Minerva sentit une petite main toucher la sienne plus grande.
"Um… tout va bien." Une rougeur colora les traits de la sorcière plus âgée.
Souriant, Hermione décida de changer un peu de sujet. "La dernière fois que je suis allée à la Coupe du Monde de Quiddich, un groupe de ces connards de Mangemorts l'a royalement foutu en l'air et Barty Croupton a accusé Harry !"
Minerva fronça les sourcils devant le langage dur d'Hermione. "Vous parlez comme un marin sur le départ jeune fille."
Haussant les épaules, Hermione attrapa un triton au gingembre, "Désolée. Être en fuite avec Harry et Ron m'a donné une appréciation pour ..." Elle réfléchit un instant, puis poursuivit, "On va dire... les métaphores colorées."
"Flamboyantes de couleurs, je dirais." Remarqua sèchement Minerva.
Hermione se leva du confortable canapé en cuir et dit: "Vous savez, nous devrions vraiment jeter un coup d'œil à cette brochure." Elle leva la main pour devancer les objections de Minerva. "Je sais, je sais. La voix ressemble à celle d'Ombrage ... nous allons juste devoir faire avec."
Elle n'attendit pas de réponse. Elle se retourna, entra dans sa chambre et attrapa le livre.
'Qu'est-ce que la sexualité? Le moldu Freud voyait le sexe comme une puissante force psychologique et biologique, tandis que des psychologues et des guérisseurs sorciers en soulignaient les dimensions sociologique et culturelle.'
Minerva et Hermione se regardèrent en même temps, "Hein ?" Elles eurent toutes les deux les mêmes sourcils froncés alors qu'elles écoutaient la voix de Dolores Ombrage retentir une fois de plus ...
'Le mot sexualité a généralement une définition plus large puisqu'il fait référence à tous les aspects de la sexualité. La sexualité signifie une dimension de la personnalité au lieu de faire référence à la capacité de réponse érotique d'un individu.'
Une fois de plus les deux femmes se regardèrent, "Hein ?"
On pouvait entendre un soupir venant de la brochure qui disait: "Vraiment mesdames, vous devez essayer de comprendre ce que j'essaie de dire."
Minerva grogna alors qu'elle se levait brusquement. "J'en ai assez de toi !" Elle ramassa l'opuscule et le jeta à travers la pièce en direction de la cheminée.
"Noooooooonn !" Le livre cria alors qu'il traversait la pièce. Le lancer de Minerva était précis car la missive atterrit carrément dans l'incendie.
Malheureusement, rien ne s'est passé.
On pouvait entendre des rires venant de la brochure dans une voix aiguë de petite fille: "Ahem .. Hee-Hee .. J'ai été protégé contre toute destruction non autorisée. Je suis la propriété du Ministère de la Magie et par conséquent tout dommage ou destruction intentionnelle de mon être sera sévèrement punie ! "
"Qu'est-ce qui pourrait être pire que d'être soumis à ton discours insensé !" Rugit Minerva alors que l'artefact se soulevait mystérieusement du feu pour se poser sur la table basse.
En pointant un long doigt vers le livre incriminé, elle ajouta: "Et si vous salissez ma table ancienne, je jure que je vais vous donner à manger aux Sombrals !"
"Un trimestre à Azkaban pour la destruction de biens appartenant au Ministère serait la punition." La brochure renifla en retour.
Hermione secoua la tête et se mit à crier, "FERMEZ-LA !"
Le livre et la directrice se turent tous les deux.
La jeune femme commença à faire les cent pas, "Je n'arrive pas à y croire!" Elle jeta un regard noir à Minerva. "Vous avez une dispute avec un putain de livre !"
Elle se concentra sur le livre en question et siffla: "Et tu es juste attardé !"
Elle regarda sa femme: "Plus je vous connais, plus je réalise à quel point vous êtes vraiment névrosée !" Grognant, la jeune femme entra dans sa chambre et attrapa sa cape de voyage.
En rentrant dans le salon, elle s'aperçut que sa femme et le livre étaient toujours sans voix. "Je vais sur le Chemin de Traverse pour voir un ami." Elle grogna et ajouta, "Et peut-être aussi passer mes nerfs." Sur ce, elle ouvrit la porte et franchit le seuil.
La porte claqua avec une finalité retentissante.
"Je crois que votre femme est un peu vexée."
Minerva baissa les yeux sur le livre incriminé avec une expression incrédule, "Tu crois ?"
Hermione sortit du Chaudron Baveur et alla sur le Chemin de Traverse. Son expression était sombre. Si bien que quiconque la reconnaissait s'écartait largement.
La destination de la jeune femme devint claire lorsque les Farces pour sorciers facétieux apparurent. Au cours des dernières années, elle était devenue assez proche de George Weasley.
Dans un genre de grand frère bien sûr.
Elle avait vraiment besoin de lui parler de sa situation avec la Directrice colérique avec laquelle elle était mariée. Cela ne faisait même pas un jour et elle avait déjà craqué.
En entrant dans le magasin, elle fut surprise de voir Arthur Weasley derrière le comptoir.
"Arthur ? Qu'est-ce que vous faîtes ici ?"
L'aîné Weasley sourit. "Je garde juste la boutique. George et Angelina ont une réunion avec un distributeur potentiel."
"Angelina est une associée ici ?" Demanda Hermione les yeux écarquillés.
En hochant la tête, Arthur répondit: "Eh bien, elle a épousé George."
Hermione rit, "Comment est-ce arrivé ?"
Arthur sembla un peu perplexe. "Je ne suis pas vraiment sûr. Quelque chose à propos d'elle mettant son beurre de cacahuète dans son chocolat et de lui mettant son chocolat dans son beurre de cacahuète." *
"Hein ?"
Arthur fronça les sourcils. "C'est compliqué, mais au moins ils sont heureux." Il remarqua son expression pensive. "Maintenant, qu'est-ce qui vous fait froncer les sourcils jeune fille ?"
Hermione expliqua qu'elle avait été jumelée à Minerva, leur mariage et à cette foutue brochure. Secouant la tête, elle se plaignit: "Elle se lit tellement comme les instructions du magnétoscope."
Sachant ce qu'était le dispositif moldu évoqué et comment il fonctionnait, Arthur comprit exactement de quoi la jeune femme parlait.
Hermione secoua la tête. "Au rythme où nous allons, l'année sera finie et nous serons exilées parce que nous ne pouvions pas comprendre de quoi parlait cette stupide brochure !"
Soudain, Arthur s'éclaira: "J'ai une idée !"
Hermione le regarda avec une curiosité qui brillait dans ses yeux sombres. "Laquelle ?"
"Avez-vous déjà entendu parler d'une 'Pensine bleue' ?"
-à suivre
* "- Quiconque a déjà eu un pot de beurre de cacahuète Reece comprendra. Bien que j'aie eu du mal à expliquer la référence à Tan. Je ne pense pas que les Britanniques ont découvert celui-ci pour le moment."
AN : Je retranscris les commentaires de l'auteur mais je dois avouer que je ne les comprends pas moi-même, n'ayant jamais eu un pot de beurre de cacahuète entre les mains, encore moins celui évoqué.
Cela correspondait-il à vos pronostiques ? La relation va-t-elle pouvoir s'améliorer ou bien se battront-elles jusqu'à la fin ?
