Note de moi: Hello! Comment cela va-t-il bien ce matin? Moi je me sens bizarre parce que je viens juste d'avoir la réponse de Pil' et je vous livre notre cinquième chapitre dans la foulée, c'est pas beau, ça?
Je tiens à vous prévenir que ce chapitre-là est très trèèèès noir, donc vous êtes avertis, il va vraiment falloir faire attention avec cette fic-là, elle ne sera pas pour tout le monde, j'en ai bien peur. On va vous décrire deux conceptions très différentes de l'Amour. Eh non! Ce n'est pas forcément ce truc tout rose et tout beau que vous voyez chez Disney; il en existe de tellement de sortes...
J'espère en tout cas que vous allez aimer; si ce n'est pas le cas c'est que vous êtes difficile, là! :p
Pil': J'ai une idée pour la suite, ça va être intéressant. Merci pour cette torture, j'ai adoré. Ca m'a fait mal, mais j'ai adoré!
Un grand merci particulier à Master Ice Eyes et Legeia... Y en a qui arrivent à nous comprendre... Vous êtes vraiment fortes les filles
Merci aux autres, cela va sans dire...
Profitez bien de ce chapitre-là, parce que c'est sans doute le dernier que vous allez avoir avant trois semaines...
RAPPEL: PIL PART EN VACANCE! JE REPETE: PIL PART EN VACANCE!
WARNING: Lemon et Lime + Dark fic
Merci d'avance pour vos petits messages, bisous, bonne lecture!
ON VOUS AIME!
Chapitre cinq: De sa peau à toi.
- Harry -
Lorsque je transplane devant ton manoir, je me sens un peu étourdis, un peu hagard. Est-ce parce que mon coeur bat à m'en briser les côtes, ou est-ce parce que je m'apprête à te voir?
Je suis tellement impatient, si tu savais à quel point...
Te faire regretter d'être né, voilà ce qui est désormais mon unique but.
Ca fait quatre jours que je t'ai envoyé ma dernière lettre, moi qui pensais que la provocation te pousserait à me répondre... Moi qui croyais que tu avais un tant soit peu de fierté...
En fait, tu es lâche. Lâche et fourbe.
Le parfait serpent qui pense qu'il n'a pas assez de venin pour s'attaquer à une proie plus grosse que lui. Parce que contre un Lion, qu'est-ce que le Serpent peut faire, à part fuir?
J'aurais pensé qu'au moins, tu essaierais.
Notre dernière rencontre t'a apparemment suffit, moi, il m'en faut plus maintenant, beaucoup plus et je suis bien décidé à l'obtenir.
Ton manoir est toujours aussi lugubre que dans mes souvenirs d'adolescent. Le vent qui souffle ici est à glacer le sang; je comprends aisément pourquoi ta famille si " illustre " a choisi cet endroit pour établir ses quartiers. C'est très aristocratique; tout est à sa place, l'herbe est impécablement tondue, il n'y a même pas de rouille sur ton portail. On aurait presque peur de mettre les pieds dans ton domaine tant il paraît surréaliste.
Une raffale de vent me décide à poser une main tremblante sur le loquet du portail surmonté par un "M" calligraphié et je ne quitte pas ton manoir des yeux, cherchant dans quelle pièce tu pourrais bien te trouver, me demandant si tu me vois arriver à travers l'une de tes fenêtres, et surtout quel est le sentiment qui t'assaillit alors.
Je remonte l'allée avec rapidité, et la seule chose à la quelle je pense, c'est toi.
Je veux te faire payer ton affront, je veux que tu blêmisses parce que je suis entré dans ton espace vital, je veux que tu avoues que je suis courageux.
Et je veux aussi te rendre tes lettres.
C'est pour cette raison - je crois - que je suis venu en priorité. Mais j'attendrai que ta femme soit dans la même pièce que nous, bien sûr... Autant faire les choses comme il faut.
Je monte à présent les marches de l'imposant perron en marbre - on ne se refuse vraiment rien quand on se croit important - d'un blanc de neige, et je resserre mes doigts sur la liasse de missives que j'ai dans ma poche, décidé plus que jamais.
Je n'ai même pas le temps de frapper, que la porte s'ouvre sur... ta femme.
A ce moment-là, je ne peux m'empêcher de lui sourire.
On ne m'avait pas trompé; elle est vraiment magnifique. Elle est blonde, fine, les yeux bleus et une bouche beaucoup plus charnue que la tienne. Mais elle te ressemble... Tu es donc narcissique à ce point ?...
L'interrogation se lit dans ses yeux alors qu'elle me dévisage en prenant son temps. M'a-t-elle reconnu?
" Que viens-tu faire ici? " Me demande-t-elle sans préambule.
Ses sourcils presque blancs, fins, se froncent légèrement et je ne peux empêcher mon sourire de s'accentuer. Apparemment oui, elle m'a reconnu.
" Ton mari est là? "
Cette fois-ci, c'est l'étonnement qui se lit sur son visage. Elle est tellement surprise, qu'elle me dévisage encore plus, cherchant peut-être à savoir pourquoi je te cherche. Si elle savait... Mais elle va bientôt savoir.
" Il est dans la forêt de Dean. Il cherche un mâle pour son dernier Nymphalidae. Il rentre en fin d'après-midi. " Me répond-elle sur un ton boudeur.
Je rêve ou elle a l'air de ne pas apprécier?
" Il te laisse seule? Ce n'est pas très galant de sa part... "
Un léger sourire vient cette fois étirer ses lèvres et elle baisse les yeux en rossissant légèrement.
" Je peux entrer? "
Je ne sais pas pourquoi je lui ai demandé ça.
Tu n'es pas là, elle est toute seule et la légère robe noire qu'elle porte lui va à ravir... Je pourrais presque deviner le tissu du soutien-gorge qui retient sa poitrine opulente. Et vu la façon dont elle me regarde, je serai prêt à parier que tu ne remplis pas tes obligations conjuguales.
Oserai-je? Oserai-je réaliser le plan machiavélique qui commence à se dessiner dans mon esprit?
Maintenant, il n'est plus question de père de famille, de mari ou autre.
Maintenant, c'est toi contre moi.
Maintenant, je ne pense à rien d'autre que ma vengeance, et crois-moi, tu vas souffrir.
Elle se mordille la lèvre inférieure; elle a vraiment l'air très timide. Ou a-t-elle aussi conscience de ce que j'ai en tête? Ou peut-être, serais-tu en colère que je sois chez toi et qu'elle le sait...
" Il te déteste, tu sais. Beaucoup plus qu'avant. " Me dit-elle alors, sans pour autant lever les yeux vers moi.
Je la dévisage à mon tour, surpris.
Pourquoi me dit-elle ça? Lui aurais-tu parlé de notre correspondance?
Mais comme si elle avait lu dans mes pensées, elle murmure.
" Il arrête pas de parler de toi... D'une façon que je ne lui connais pas. "
Mon coeur rate un battement et ma gorge se sèche tout à coup. Parce que moi aussi, je n'arrête pas de parler de toi depuis quatre jours. Tu es devenu une vraie obssession.
Alors, par vengeance sans doute, je lui sors la liasse de lettres et je la lui tends, sans rien dire. A ce moment-là, elle lève ses yeux clairs vers moi, et doucement, elle prend les missives de mes mains, presque sans bouger.
" C'est peut-être à cause de ça. " Lui dis-je sur un ton léger.
Elle ne dit rien; elle observe ton écriture. Et là, elle s'écarte pour me laisser entrer.
Le coeur battant, j'entre dans l'antre du Diable.
Le hall d'entrée est encore plus grand que dans mes souvenirs, et un silence de mort règne dans ce lieu froid et sans personnalité. Seuls les portraits qui m'observent et Astoria prouvent qu'il y a de la vie dans ce manoir. Un imposant escalier de marbre monte dans les étages, et j'observe chacune des portes, ne pouvant m'empêcher de me demander la quelle est votre chambre et surtout, dans la quelle tu m'as écrit toute ta haine.
Je repose mon attention sur ta femme, elle a toujours les yeux fixés sur tes lettres, du moins la première, elle ne semble même pas la lire, ses prunelles deviennent vitreuses et on dirait qu'elle se retient à grand peine de pleurer. Puis elle me regarde, pleine de questions, de plus en plus sur ses gardes.
Sa poitrine se soulève rapidement, et je sens la peur émaner de sa peau. Elle craint de pouvoir comprendre.
" Tu es venu me dire que vous êtes amoureux? Qu'il n'est pas dans la forêt de Dean ? " Chuchote-t-elle d'une voix sourde.
J'entends un portrait étouffer un cri et je me retiens à grand peine de ne pas ouvrir les yeux et la bouche trop grands sous le choc.
Amoureux?
Comment peut-elle dire une chose pareille?
" Pourquoi tu me demandes ça? " Je lui demande d'une voix tremblante.
Je m'éclaircis la gorge et je sens qu'il n'y a pas que ma voix qui tremble; tout mon corps est convulsé et je te haïs encore plus à ce moment-là. Comment envisager un tel sentiment si innocent, si beau et si pur avec toi?
" Il ne le sait peut-être pas, mais je connais très bien Draco. Je connais ses habitudes, et je peux te certifier que s'il t'a écrit, c'est qu'il t'apporte de l'importance... Une grande importance... J'ai toujours su que ce jour-là devait arriver, Harry Potter. C'était trop beau pour être vrai qu'il t'ait rayé de sa vie après ce qu'il s'est passé à Poudlard et dans cette maison. "
A ce moment-là, un violent frisson la parcourt et par habitude avec Ginny, je m'approche d'elle et pose une main chaude sur son épaule dénudée.
Elle sursaute et se tend tout à coup, cherchant dans mes yeux pourquoi j'ai eu un tel geste envers elle.
Pour toute réponse, je lui souris et je me rends compte à quel point ses yeux ressemblent aux tiens.
Je ne sais pas pourquoi je m'approche encore plus d'elle, ni pourquoi sa respiration se fait plus erratique lorsque ma main - qui jusqu'à présent était restée posée sur son épaule - descend doucement le long de sa colonne vertébrale.
Je ne sais pas pourquoi j'ai envie de m'approcher encore plus, sans quitter ses yeux de plus en plus interrogateurs, ni pourquoi sa peau si blanche me fait penser à la tienne.
Je ne la connais pas. Je n'ai pas envie de la connaître.
Je sais juste qu'elle s'appelait Astoria Greengrass avant que tu l'épouses et que tu la fasses tienne, je sais que sa soeur aînée s'appelait Daphnée et qu'elle était en même année que nous. Je sais qu'elle a trois ans de moins que nous et qu'elle se sent perdue.
J'ai juste envie de la réconforter. Parce que j'ai l'impression qu'elle se sent seule et qu'elle est malheureuse.
Au moment où ma main se pose au creux de ses reins, elle se décide enfin à bouger, et maladroitement, elle pose la sienne sur mon bras.
On dirait qu'elle ne sait pas s'y prendre.
Je la colle contre moi, docilement elle se laisse faire et le plan machiavélique que j'avais échafaudé, devient de plus en plus clair dans ma tête. Si seulement j'en étais capable...
" Il te déteste, tu sais. Beaucoup plus qu'avant. " Me répète-t-elle alors.
Je ne lui réponds pas; j'observe juste son visage. Les points communs qu'elle a avec toi...
Et à ce moment-là, j'en meurre d'envie... Je commence à m'en sentir capable. Plus que capable...
Parce que tu vas me détester encore plus après. Oh oui, Malfoy... Déteste-moi encore plus...
J'essaye de me donner du courage et demande silencieusement pardon à Ginny pour ce que je vais sans doute faire. Mais je te haïs tellement...
Je ne pense à rien lorsque je pose mes lèvres sur les siennes.
Je ne pense pas à la façon dont elle se tend sous le coup de la surprise.
Je ne pense pas au fait que tout ça est complètement absurde.
Je ne pense pas que jamais au grand jamais je n'aurais fait ça en temps normal.
Je ne pense pas à Ginny et aux enfants.
Mais je pense à toi... Merlin, je pense à toi.
Au bout d'un petit moment, elle se détâche de moi et je vois ses yeux briller. Elle non plus, elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas que je fais ça contre toi.
Elle se détâche complètement de moi et me prend la main pour m'emmener contre le mur à côté de la grande porte d'entrée. Elle se colle contre, et me regarde droit dans les yeux, de façon presque douloureuse. Comme si... Elle avait oublié ce que ça faisait d'être touchée par un homme.
Je me demande ce que tu fais en ce moment, alors que ta femme me rapproche d'elle et qu'elle enlève lentement mon manteau sans me quitter des yeux et qu'aussi, je suis plus que jamais déterminé.
Maladroitement, elle passe ses mains sous mon t-shirt noir à manches longues et se passe la langue sur ses lèvres tremblantes.
Elle respire difficilement alors qu'elle se met sur la pointe des pieds pour poser à nouveau doucement ses lèvres contre les miennes. Petit à petit, son baiser devient plus pressant, et au moment où sa langue taquine l'entrée de ma bouche, je me recule, perdu et touché par sa détresse qu'elle tente de cacher désespérément.
Regarde ce que tu me fais faire, Malfoy. Regarde ce que je suis prêt à faire pour toi.
" ... Fais-moi l'amour, Harry Potter. Comme il te fait l'amour à toi... S'il te plaît, fais-moi l'amour. " Murmure-t-elle en reprenant mes lèvres avec plus d'envie.
Ne pas penser à Ginny et aux enfants. Surtout, ne pas y penser.
Elle est amoureuse de toi. Je le sens dans la façon dont elle m'embrasse, dans ses mains qui parcourent ma peau, comme avec dévotion. Je suis sûr qu'elle pense à toi à ce moment-là. Comme moi je pense à notre dernière rencontre. A la façon dont tu t'es frotté contre moi. A ce moment-là, je colle mon bassin contre le sien et bouge sensuellement mes hanches. Elle gémit dans ma bouche alors que pour la première fois, je m'autorise à toucher sa peau.
J'imagine la tienne aussi douce que celle-ci.
Je défais les bretelles de sa robe qui tombe dans un bruissement d'étoffe à ses pieds et elle touche fébrilement l'érection qui commence à grandir dans mon pantalon.
C'est à mon tour de gémir en tirant légèrement sur ses cheveux pour qu'elle se détâche de ma bouche.
Doucement, je la soulève pour qu'elle attache ses jambes autour de mes hanches, sans quitter des yeux sa bouche délicieusement rouge et elle halète lorsque ma main détâche son soutien-gorge de dentelle noire.
Je pense à toi alors qu'elle approche sa poitrine de mes lèvres et qu'elle penche la tête en arrière en fermant les yeux.
Je pense à toi lorsque ma langue effleure sa peau. Je pense à la rage livide qui apparaîtrait sur ton visage si jamais tu entrais à ce moment-là.
Je pense à ton coeur lorsque je sens le sien pulser sous sa peau.
Tout à coup, elle plaque ses mains sur mes fesses et me rapproche encore plus d'elle, me faisant comprendre qu'elle ne veut plus de préliminaires.
Elle a l'air si fragile lorsqu'elle défait mon pantalon... Si perdue lorsqu'elle baisse mon boxer et qu'elle empoigne ma verge tendue.
Elle observe mes yeux et sourit doucement. Elle doit y voir du désir, sûrement. Le désir violent et malsain de te faire souffrir.
D'un coup de baguette, je fais disparaître son shorty, alors qu'elle me masturbe de plus en plus langoureusement et que j'approche ma bouche de la sienne.
Son gémissement est étouffé de suite par mes lèvres alors que je plonge en elle et qu'elle commence à bouger sensuellement des hanches.
Elle gémit de plus en plus alors qu'une fois de plus, elle happe ma bouche de la sienne et que mes coups de rein deviennent de plus en plus rapides.
Nos langues dansent ensemble alors que j'entends un vague bruit dehors.
Je pense à toi, à tes lèvres et je souris lorsqu'elle se raidit sous le coup de l'orgasme.
J'accélère encore plus mes coups de buttoir ; je pense à toi...
Je ferme les yeux alors que mon bas ventre est en feu; je pense à ta main sur ma peau...
A nouveau, j'entends un bruit au dehors, mais je m'en fous, je m'en contre-fous.
Elle gémit de plus en plus alors que l'image du serpent que j'ai vu en rêve se fait de plus en plus présent à mon esprit puis, dans un dernier coup de rein, j'explose en elle et elle se raidit une nouvelle fois.
J'entends sa respiration saccadée alors que cette fois-ci un bruit retentit juste à côté de nous, à la porte d'entrée.
Je l'embrasse une dernière fois, tendrement, alors qu'elle détâche ses jambes de mes reins.
Tu lui as fait l'amour à travers moi, et elle a l'air heureuse.
Je n'ouvre toujours pas les yeux; je vois les tiens qui se reflètent derrière mes paupières, puis j'entends Astoria qui pousse un petit cri de souris et je me décide enfin à revenir sur Terre. Elle est blanche comme un linge et regarde vers la porte d'entrée. Rapidement, elle remet sa robe, et s'enfuit en courrant par le grand escalier de marbre puis, je me retourne.
Tu es là, immobile dans ta robe de sorcier noire coupée sur mesure, les cheveux légèrement emmélés, la bouche délicieusement amère, un grand bocal en cristal dans les mains où virvolte un papillon multicolore.
Je ne sais pas ce qu'il doit le plus définir ton expression: choc, douleur, rage ou haine.
A la façon dont les ailes de ton nez frémissent et la couleur de ton teint encore plus blanc qu'à l'ordinaire, je dirais que j'ai réussi ce que je voulais. J'ai remporté la plus éclatante de nos batailles.
Je sais que je suis encore nu, et je m'en moque. Tu m'as vu baiser ta femme et c'est tout ce qui compte. J'ai réussi à te faire mal.
Un sourire mauvais et triomphant étire mes lèvres alors que tes yeux se posent sur la liasse de lettres à tes pieds et que tu serres les dents.
Doucement, en savourant ma victoire, je commence à me rhabiller comme si de rien n'était, comme si c'était la chose la plus banale du monde que d'enfiler mes vêtements devant toi après avoir fait l'amour à ta femme.
Puis au moment où je repose les yeux sur toi, tu t'approches de moi à pas vifs et mon sourire s'efface aussitôt lorsque je vois l'éclat dangeureux qui brille dans ton regard. Le même que lors de notre dernière rencontre...
oOo
- Draco -
Ce que j'ai entendu en premier en arrivant, ce sont les gémissements.
Des gémissements rapides, rauques, comme il n'y en a que deux sortes : de plaisir ou de souffrance. Dans cette maison, on en entend plus souvent de la seconde sorte.
Et puis j'ai reconnu la voix d'Astoria. Ma femme était en train de gémir, sans retenue, vraisemblablement dans l'entrée. Immédiatement j'ai pensé qu'elle avait été attaquée par quelque bandit, ou animal égaré, et qu'elle était blessée…pourtant je n'ai pas couru. Un Malfoy ne court pas. J'avais juste un petit frisson qui me parcourait l'échine, et un drôle de pressentiment.
Et puis je vous ai vus…Tes fesses musclées, tes coups de rein, ses seins dressés et sa tête en arrière, avec une expression d'abandon obscène, comme je ne lui en avais jamais vu avant.
Elle était debout, les jambes en l'air, contre un mur, comme une vulgaire pute. La mère de mes enfants.
Et il y avait cette expression sur ton visage… Pur plaisir, jouissance extrême, et ce râle dans ta bouche… Je n'oublierai jamais cette expression, Potter, jamais….
J'ai pensé à te tuer Potter, immédiatement, sans autre forme de procès, comme j'écrase les insectes sous ma botte, dans un petit craquement. Je n'ai même pas lâché le bocal.
J'ai pensé à débarrasser le monde de ta présence superflue avec un « Avada » bien senti, et je me suis mis à bouillir, intérieurement. J'ai senti les flots de haine monter en moi, en vague brûlante tandis que tu te rhabillais tranquillement, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
J'ai attrapé ma baguette pour te faire payer ton crime, Potter. Je t'ai détesté comme jamais je n'ai détesté avant. Des flots de bile dans la bouche et la rage au ventre.
Ta mort. Je voulais ta mort. Misérable insecte.
Mais tu ne bougeais pas.
Tu n'avais pas peur.
Tu attendais ce moment depuis longtemps.
C'est là que j'ai compris. Malgré la rage, j'ai compris.
Il n'y avait qu'une raison pour que tu fasses ça. Une seule.
Ta lettre désespérée.
Tu voulais mourir.
Tu voulais mourir, Potter, tu me l'avais écrit et je l'avais bien vu dans tes yeux, quand j'avais failli t'étrangler. Tu voulais que je te tue pour avoir l'ultime plaisir de m'envoyer à Azkaban….
Judicieux.
Machiavélique.
Tentant…
Mais je ne te ferai pas ce plaisir-là, Potter. Mourir d'un coup, en quelques secondes…Non.
Si je dois te tuer, Potter, ce sera à petit feu, après avoir longuement profité de ta souffrance.
Alors, peut-être, quand je serai repu de tes cris et de tes larmes, alors, oui, je te soulagerai…peut-être.
Il fallait que je me venge, quand même…J'ai levé ma baguette :
« Endoloris ». Le flux a giclé de la baguette, sans que tu bouges.
Et j'ai eu le plaisir immédiat de te voir tomber et te tortiller d'une manière grotesque à mes pieds.
J'ai gardé ma baguette tendue longtemps, heureux de sentir le flux de souffrance qui jaillissait jusqu'à toi. Ce moment, j'en rêve depuis des années, Potter…ton corps au bout de ma baguette, et la souffrance qui déforme tes traits. Mon rêve.
Avoir droit de vie et mort sur toi…pure jouissance pour moi.
Tu souffres depuis une bonne minute déjà et tu transpires à grosses gouttes, le corps arqué, tremblant, les mâchoires serrées, les yeux exorbités. Le spectacle me fascine. Les gémissements que tu pousses sont une douce mélopée à mes oreilles.
J'attendais ce moment depuis longtemps.
J'espère que tu en as bien profité, de mon épouse, car tu vas payer cher cette petite partie en jambes en l'air, Potter. Très cher.
Quand tes grognements finissent par me lasser, je relève ma baguette et je t'observe, couché par terre, en sueur, inanimé…
J'espère vraiment que le jeu en valait la chandelle, Potter….
Mais je n'en ai pas fini avec toi. Pas encore…tu es à mes pieds, évanoui. Avec une grimace, je me penche pour te ramasser. Tu es lourd, musclé. Je te soulève difficilement, et ta tête retombe dans mon cou, inerte.
Je monte les marches avec difficultés jusqu'à ma tour, là où personne ne vient jamais. La rage me donne la force de grimper les escaliers. Pas question que mes enfants voient ce que je vais te faire subir, Potter. Tu auras une petite surprise à ton réveil…
Je prépare ta couche comme on prépare sa nuit de noce : soigneusement, méticuleusement.
Un lit que je déplace d'une chambre inutilisée ; des draps propres et blancs : on n'est pas dans un bordel, ici ; des cordelettes pour tes bras et jambes : tu es fort, et je ne fais pas le poids ; une plume, pour la torture ; un foulard de mon épouse, délicate attention ; des bougies pour l'ambiance, même si tu n'en profiteras pas. Du moins, pas avec les yeux…et mes instruments d'entomologiste, indispensables…
Je t'installe difficilement sur le lit, toujours assommé par la douleur, et j'attache précautionneusement tes poignets et chevilles aux montants du lit, les renforçant par un sort. Je me maîtrise – même si j'aimerais te frapper, t'écorcher, te lacérer, là…
Puis je m'installe le bord du lit et j'attends. Je te regarde et je murmure, presque malgré moi :
« Pourquoi tu veux que je te tue, Potter ? Qui va me détester, si tu meurs ? ».
Tu ne réagis pas. J'attends.
J'ai tout mon temps, Potter.
Tout mon temps pour définir la stratégie et le protocole, comme je le fais pour les papillons. Rien n'est laissé au hasard. Un mince sourire étire mes lèvres tandis que tu commences à te réveiller. Tu transpires encore et ton regard est hagard. La souffrance semble t'avoir vidé de toute ton énergie.
" Alors Potter ? Que penses-tu de mes préliminaires ? Tu as vu les bougies ?
- …
- Tout d'abord, je ne félicite pas pour ta manière de faire, Potter…C'est ça que tu appelles faire l'amour ? Debout contre un mur, en deux minutes trente ? Je savais que tu étais un sauvage, mais à ce point là !! Et tu crois vraiment que tu as contenté mon épouse comme ça ?? "
Tu grimaces mais tu réponds, presque distinctement :
" Il faut croire…
- Qu'est ce qui te fait croire ça ?? Elle a peut-être simulé…
- Simuler des contractions vaginales ? Impossible…Elle a joui, et pas qu'une fois. Et ça faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé, visiblement …
Tu récupères vite. La haine m'envahit à nouveau, comme une flamme. Oui, vas-y, insulte-moi.
Je te saisis par le col :
" Ne pousse pas, Potter !! N'abuse pas de ma patience…Ou je te soumets à un nouvel Endoloris, pour t'apprendre à dire la vérité…
- Demande-la à Astoria, la vérité, Malfoy. Vas-y.
- Ne t'inquiètes pas, je m'occuperai d'elle plus tard. Honneur aux invités…Qu'est ce que tu es venu faire ici, Potter ?
- Te rendre tes lettres…
- Et c'est pour ça que tu as profité de ma femme ? Tu cherchais quoi ? Ta rousse ne te suffit plus ?
- A ton avis ?
- Je ne suis pas là pour jouer aux devinettes, Potter. Mais rassure-toi, je sais pourquoi tu es là. Désolé, tu n'auras pas satisfaction…mais je ne veux pas que tu repartes les mains vides…si j'ose dire. Je vais t'apprendre quelque chose, qui te sera très utile pour éviter de sauter sur les dames, dans les couloirs. Tu verras, tu me remercieras… "
Je me penche vers toi et j'attrape ton menton entre mes doigts, pour ne pas que tu te débattes. Rapidement je noue le foulard de soie autour de tes yeux.
Tu grommelles :
" Quoi encore ? T'es pas plus courageux que ça ?
- Non. Le courage, c'est typiquement Gryffondor. Et moi je suis un Serpentard, Potter. Un serpent. Je suis vil et je me glisse dans les pires endroits. Sache que si je fais ça, c'est pour t'éviter un douloureux spectacle. Et pour que tu m'écoutes, en te taisant… Tu m'écoutes, Potter ? "
Je baisse la voix peu à peu, pour que tu tendes l'oreille. Tu relèves la tête.
" Potter, les dames, c'est comme les papillons…on ne les éventre pas en deux minutes, en en mettant partout…du moins pas quand on est civilisé. D'abord, on les frôle, pour faire monter la tension. Mais pas avec les doigts, pour les papillons…On va dire que tu es un papillon, Potter…
- Arrête tes jeux pervers, Malfoy, et bats–toi comme un homme. En face à face, mains nues. Si tu en es un…
- Oh ? C'est à ça que tu veux jouer ? Qui a la plus longue ? Qui pisse le plus loin ? mouis…Un peu enfantin, non ?
- Tu n'es qu'un lâche, Malfoy, pas étonnant que ta femme soit frigide…
- Oui, vas-y continue…insulte-moi. Tu me simplifies la tâche. Mais si tu tiens à ta misérable vie…tu ferais mieux de te taire. "
Et là tu te débats comme un beau diable, essayant de te débarrasser de tes liens. Peine perdue.
" MMmm oui…continue. Joli spectacle. Joli déhanché. C'est comme ça que tu baises ta femme ?
- Je –ne –la –baise -pas… Je lui fais l'amour.
- C'est pas ce que j'ai vu… Calme-toi, Potter. Tu te fatigues pour rien.
- Détache-moi, maintenant !! C'est plus drôle…..
- Sssshhhh…tais-toi, ou je vais vraiment me fâcher. Un mot de plus Potter, et je te cisaille du bas en haut….
- Mais t'es un malade, Malfoy, un malade ….
- Oui….Et c'est ce qui te plaît, non ? C'est pour ça que tu es venu me chercher, non ? Attends, tu vas voir….On est toujours puni par là où on a pêché, Potter…Mais je ne te toucherai pas de mes mains, comme pour un papillon. "
J'attends.
La tension monte.
Les bougies dégagent un parfum un peu lourd.
Je saisis le scalpel que j'utilise pour les papillons et je le fais glisser sur tes vêtements, en commençant par le bas du pantalon. Au crissement du scalpel, à la sensation sur sa peau, tu sursautes et tu t'accroches aux draps.
" Ne bouge surtout pas, Potter, où je vais te blesser….
- Mais…
- Ne dis rien. Ne bouge pas. Pour ta sécurité. "
J'aime voir la peur qui s'inscrit sur ton visage, et ta main crispée sur le drap.
Je remonte lentement, avec précision, comme un chirurgien. Le tissu cède facilement, et se déchire, laissant entrevoir tes mollets, tes cuisses musclées. J'écarte les pans délicatement, d'un geste sûr. L'air froid sur tes jambes te fait frissonner.
Quand j'arrive à ton ventre tu mords ta lèvre. Tu as peur et en même temps il y a comme un abandon, une confiance. Comme si tu glissais ta nuque dans mes mains pour que je la brise. Après tout, c'est toi qui es venu à moi…
Un peu ému, mais la main sûre, je découpe ton t-shirt, et ton ventre apparaît. Il est plat, musclé. Ton corps est en pleine forme, d'une virilité triomphante.
La lame glisse sur ton nombril, et tu gémis.
" Ssshhhh…ne bouge pas. "
J'ai presque peur pour toi. Peur de trembler. Peur de dévier, d'appuyer trop fort et d'aller vérifier où se cache le fragment d'âme de Voldemort. Peur que tu en aies envie aussi.
Le silence est parfait, à part le crissement du tissu et tes soupirs. Tu transpires. Tu respires de plus en plus vite. Je me concentre de plus en plus.
Je me convaincs que tu n'es qu'un insecte. Que les battements sourds en moi sont les tiens, seulement les tiens, puisque moi je n'ai pas de cœur…
Ton corps est à moitié dénudé, découvert en son milieu. J'écarte tes vêtements. Il ne reste que ton boxer intact.
Ton boxer noir, qui ne cache rien de ton érection.
Et bien, Potter, on dirait que ça t'excite d'être un papillon, je souffle à ton oreille. Tu verras, tu me supplieras de t'achever, tout à l'heure…
Ma voix rauque provoque un sursaut de ta verge. Tu halètes. Tu bandes.
J'attends. Tu es inquiet. Ta respiration s'accélère. Tu ne sais pas ce que je vais faire. Tu ne sais même plus de quoi tu as envie, je parie.
J'attends. Tu bouges tes hanches. Tu gémis. Tu as chaud.
J'ai ta vie sous mes doigts, Potter.
Alors, délicatement, je pose le scalpel sur le tissu du boxer et je monte, provoquant un soubresaut de tes reins. Une fine goutte de sang sur ton aine.
" Potter, Potter…reste tranquille…ou ça va mal finir. "
Une plainte rauque s'échappe de tes lèvres quand ta verge se libère enfin. Elle se dresse sur ton ventre, gorgée de sève.
" Mmmm…beau spécimen…
- Arrête…
- Ssshhhh…"
Et je saisis la plume que j'ai arrachée à ton hibou…je commence à la promener sur ton corps, en remontant lentement, avec des gestes précis, selon une trajectoire précise. Tu sursautes à nouveau, et ton ventre bat de désir.
Doucement, lentement, je la fais courir sur tes jambes, tes hanches, ton ventre. Tu gémis de plus en plus, haletant, fou de désir.
Je m'attarde sur ton nombril. Une goutte perle sur ta verge, sur laquelle je souffle doucement. Sans te toucher.
Je sais que tu en veux plus, alors je ralentis.
Je titille les mamelons de la plume et tu bouges tes hanches sans retenue. Je continue, longtemps, ton supplice. Tu as peur, tu as envie.
Enfin, je caresse ton sexe avec la plume et tu pousses des râles…d'abord le gland, délicatement, puis les bourses qui se resserrent. Et enfin je remonte à nouveau la plume jusqu'au gland, faisant des va et vient de plus en plus rapide et tu gémis :
" Oui, oui , oui…
- C'est bon, Potter ?
- Oui…
- A qui tu penses ?
- A ma femme….
- Menteur …tu vas voir. "
Je saisis une bougie et je fais couler la cire sur ton ventre. Tu cries. Tu es à bout de nerfs. Le spectacle me fascine, et, malgré moi, m'excite. J'ai du mal à garder mon calme habituel. Heureusement que tu ne me vois pas.
J'ai envie de te toucher. Je ne le ferai pas. Tu n'es qu'un insecte pour moi.
Je recommence le protocole, alternant caresses légères de la plume et brûlures superficielles de la bougie, et tes coups de rein dans le vide trahissent ton désir, et ton corps est trempé.
" Qu'est ce qui se passe, Potter ?
- Touche-moi…touche-moi, Malfoy…
- Non…je t'ai prévenu…
- Je t'en supplie…soulage-moi…
- Non…je ne te toucherai pas. Pas après avoir vu où tu as mis ta queue…débrouille-toi seul.
- Touche-moi….touche-moi… "
Tu me troubles. Je soulève ma robe de sorcier et je libère mon érection, assis à côté de toi. Je crois que je n'ai jamais eu autant envie.
Je veux te voir.
Je veux te voir te caresser. Je défais un de tes bras et immédiatement tu poses ta main sur ton sexe et tu te masturbe, avec force.
Je ne veux pas que tu jouisses trop vite. Je veux te voir. J'attrape ta main et je te demande :
" A qui tu penses ?
- A ma femme… "
Je ne relâche pas ton bras. La frustration te rend fou :
" A ta femme… "
Tsss…tsss…mauvaise réponse.
" Draco…Lâche ma main…
- Attends…Attends. "
Je libère ton autre main et je la pose sur mon sexe, gorgé de désir. Tu hésites, et tu commences à me caresser, fébrilement.
Je ferme les yeux, je rejette la tête en arrière. Ta main est puissante, habile. Impatiente. Tu me tortures délicieusement.
Je me penche vers toi, et je te souffle :
" A qui tu penses ?
" ... A….à toi. "
J'écarte mes doigts pour libérer ton autre main et tu repose ta main sur ton sexe, et nous masturbes d'un même geste, brutalement, presque douloureusement. Je touche le paradis. L'enfer.
J'ai perdu cette bataille. Je ne voulais pas te toucher.
J'entends des râles, la vague monte, irrépressible, le plaisir explose entre tes doigts. Mon sperme se mêle au tien, sur ton ventre.
Par Salazar, je te déteste.
J'aurais dû te tuer, Harry Potter.
A suivre... Sadique? Moui, c'est une façon de voir les choses... A la prochaine fois!
