Note de moi: Coucou tout le monde! Alors comme je suis en train de faire mon inscription à la fac, et que nous sommes Mardi, j'ai décidé de vous livrer notre septième chapitre. Le lien entre la fac et notre fic? Bah Internet voyons --' J'en vois pas d'autres sinon, désolée.
Donc voilà, comme vous le savez tous Pil' est en vacances pour trois semaines et ne rentre que le 4 Août donc il va falloir patienter pour avoir la suite que j'ai commencé à écrire... Et qui va être assez... Comment vous dire?... Vous verrez bien lol
Je remercie tout le monde, comme d'habitude ( j'espère que j'ai répondu à tous les reviewers, sinon désolée, ce n'était pas un oubli voulu ) bisouxxx bonnes vacances, prenez bien le soleil, profitez-en! ECLATEZ VOUS!
Et merci d'avance à tous ceux qui nous laisseront un petit message!
Tcho!
Chapitre sept: Une once de perversité.
- Harry -
" Harry! Icare a une lettre et il refuse de me la donner, ça doit être pour toi! " Cria la voix de Ginny quelque part dans le couloir.
Le Survivant se leva d'un bond et noua le drap solidement autour de ses hanches, le coeur battant à tout rompre.
Toujours cette sordide impatience...
Toujours cette rapidité dans ses réponses, comme si lui aussi, commençait à s'enivrer de leur correspondance.
Parce que c'était bien le cas de Harry; il était enivré, dépendant, accro comme un vulgaire toxicomane.
Depuis qu'il avait revu le blond la première fois, ce n'était plus pareil. Il l'avait troublé, mais pas seulement... Il l'avait empoisonné comme il devait empoisonner ses papillons lorsqu'il les capturait.
Et maintenant, il avait besoin de sa dose de souffrance quotidienne, de cette once de perversité.
Maintenant, il voulait plus. Encore et toujours plus...
Il voulait l'avoir en son pouvoir, il voulait le faire plier, le faire s'incliner devant lui comme le blond le faisait à Poudlard lorsqu'ils s'affrontaient au Quidditch.
Et il voulait voir cette lueur de démence une nouvelle fois dans ses yeux.
Celle-là même qui lui avait sauté aux yeux quelques heures plus tôt alors qu'il faisait désespérément l'amour à sa femme.
Dire que Ginny avait pris cela pour de la fougue. Pour du désir...
Un désir, oui... Mais pour un autre.
Merlin, survivrait-il à ça?
" Harry! " S'impatienta Ginny.
A pas pressants, il sortit de sa chambre.
" Il est où? Demanda-t-il alors qu'il parcourait le couloir éclairé faiblement par un candélabre.
- A ton avis? Dans ton bureau! Dépêche-toi, il devient menaçant, il me fait peur... "
Arrivé dans le petit salon, l'ancien Gryffondor vit en effet sa femme qui se débattait inutilement avec Icare, perché sur le haut de son armoire, donnant par moment des coups de pattes énervés et hululant d'impatience.
" Laisse... Je m'en occupe.
- Je te l'avais dit le jour où tu l'as acheté que tu aurais pu en prendre un autre. Il n'a jamais été domestiqué avant nous, on l'a capturé dans la forêt. Marmonna Ginny en se massant ses mains meurtries.
-J'ai craqué quand je l'ai vu seul dans sa cage... Ne connais-tu donc pas les coups de foudre? "
Son regard vert fut de suite attiré par le morceau de parchemin qu'il portait à sa place et soudain, plus rien n'avait d'importance.
La rousse marmonna qu'elle allait soigner ses écorchures et pestait toujours contre le hibou lorsqu'elle sortit de la pièce.
Harry s'approcha lentement et tendit une main tremblante vers l'animal qui lui présenta la lettre dans un geste plutôt raide.
« Tu m'en veux, je sais... Il est tard, je ne t'enverrai plus cette nuit, tu vas pouvoir aller chasser. » Lui murmura l'ancien Gryffondor en lui montrant la fenêtre ouverte.
Icare la regarda avec méfiance, comme s'il avait peur que le brun ne la referme avant qu'il n'ait pu l'atteindre, puis se décida à déployer ses ailes pour prendre son envol. Une fois que son hibou fut dehors, Harry referma la fenêtre et alla s'asseoir devant son bureau.
Il voulait prendre son temps pour sa lecture. Il voulait savourer le venin du serpent.
Avec des gestes lents, il décacheta la missive et commença à la lire.
Dès le début, il fronça les sourcils ; l'écriture était nette, précise et ne trahissait aucun tremblement.
Il n'avait donc pas réussi à le toucher un tant soit peu ?...
De longues minutes plus tard, alors que ses yeux se posaient sur la signature de son correspondant, les mains d'Harry tremblaient tellement et ses joues étaient tellement rouges que si sa femme était entrée à ce moment-là, elle aurait de suite pensé qu'il avait pris un coup de chaud.
Comment pouvait-on être aussi obscène ? Aussi tentant ? Aussi pervers ?...
Mais n'était-ce pas cela ce qu'il recherchait justement depuis le début ? Cette once de perversité...
Harry voulait sentir son coeur battre très fort, comme seul Malfoy avait le pouvoir de le faire.
Il voulait qu'il lui fasse connaître les limites de ses sentiments, et il désirait – oui, désirait... – avoir une relation avec lui. Aussi étrange et complexe soit-elle. Pour que la victoire de cette guerre soit amplement méritée.
Mais un mot le dérangea... Amoureux.
Il l'avait trop entendu ces derniers temps, pour qualifier l'état dans le quel il se trouvait.
Il n'était pas amoureux, ça non. De sa haine peut-être, mais de lui...
C'était fort, intense, pervers, c'était aussi complexe et ça le dépassait complètement. C'était un sentiment qu'il ne connaissait pas, donc ça ne pouvait être de l'amour.
Ce qu'il ressentait était au delà de la haine, il n'arrivait pas le qualifier correctement et il ne le voulait pas. Il voulait juste le ressentir, pourquoi donc Malfoy s'entêtait-il à mettre un nom dessus ?
Et puis il y avait cette proposition... De pure débauche, cet empoisonnement des sens.
Malfoy voulait avoir du sexe avec lui.
Etait-il seulement allé jusque-là en pensée ?
D'accord, il était allé jusque-là, mais le blond voulait du concret. Il semblait même savoir exactement de quoi il parlait. Avait-il déjà eu ce genre de relations avec quelqu'un ?
Une bouffée de chaleur se répandit en lui qu'il ne voulait surtout pas associer à de la jalousie, mais il était curieux de savoir avec qui Malfoy avait pu avoir ce genre de rapports...
Zabini ? Non... Trop aristocratique pour ça.
Nott ? Non... Trop hétéro pour ça – et lui, qu'est-ce qu'il était ? -...
Alors qui ?
Le mieux ce serait peut-être de le lui demander.
Oui. C'était ça ; lui demander...
Harry prit un bout de parchemin et sortit une nouvelle fois une plume et un encrier. Puis il commença sa réponse :
« Est-ce que mes yeux voient bien ? Est-ce que tu m'as bien proposé ce que je pense ?
Malfoy, tu me demandes de tromper ma femme avec... Toi . C'est bien ça ?
Qu'as-tu derrière la tête, à ton tour ?
Moi, je te demandais juste si tu peux être un bon comédien.
Je te demandais si tu pouvais être le contraire de ce que tu me parais être parce qu'entre nous, je sais que tu en es incapable, et toi, tu me demandes quoi ?
D'avoir ta queue entre les jambes de temps en temps.
Tu me prends pour qui ? Ou pire... Tu me prends pour quoi ?
Tu crois vraiment que je vais accepter ce genre de choses après ce qu'il s'est passé cet après-midi ?
Tu crois vraiment que tu vas pouvoir faire de moi ta chose ?
Il en est hors de question, Malfoy. Hors de question...
Si moi, je suis un connard selon tes dires, toi, tu es un pervers et un psychopathe et je ne sais toujours pas pourquoi nous échangeons encore des lettres. Peut-être parce que maintenant que la machine est en marche, il est impossible pour nous de sauter et qu'on l'a bien cherché.
Mais je suis sûr que tu me proposes ça à cause de ce qu'il s'est passé avec ta femme.
Tu veux me prouver que tu es meilleur qu'elle ? Que tu peux me faire crier dix fois ou cent fois plus ?
Pour ça, il suffit que tu me le demandes, Malfoy, je peux te répondre en toute honnêteté.
Honnêteté...
Un mot que tu ne dois pas utiliser souvent, tout comme le mot « amoureux » que j'ai trouvé obscène sous ta plume. Je ne savais même pas que tu savais ce que c'était.
Ce n'est pas ce sentiment tiède et sucré que tu décris, non.
L'amour c'est beaucoup plus fort et c'est tellement plus brûlant.
L'amour est une intoxication dans le sens positif du terme s'il en existe un.
L'amour est à peu de choses près ce qui nous anime toi et moi, vu que nous ressentons sa soeur jumelle, tellement plus tentant, tellement plus malsain et surtout tellement moins dangereux, n'est-ce pas ?...
Demande à ta femme de te montrer ce qu'est l'amour, et tu verras. Laisse-toi griser quelques instants.
Alors je vais te poser une question. Une question que tu vas peut-être trouver étrange.
Mais qu'attends-tu de moi ?
Que veux-tu que je te fasse ? Tu veux que je devienne ton joujou sexuel personnel ?
Je ne suis pas convaincu... Trouve-moi d'abord. Convaincs-moi, parce que pour l'instant, ma réponse est « Non », Malfoy. Pas après ce qu'il s'est déjà passé...
HP
PS : Je voulais juste savoir quelque chose qui a suscité ma curiosité, je l'avoue. On dirait que tu es un adepte de la perversité que tu as commencé à me montrer. Un autre avant moi aurait-il accepté d'être ta chose, Malfoy ? Tu sais que j'ai toujours détesté être le deuxième... ».
Harry reposa sa plume, à moitié convaincu par ce qu'il venait d'écrire.
Ce qui était certain, c'était qu'il ne voulait pas que Malfoy le traite comme un objet. Il ne voulait pas que Monsieur le pervers l'appelle quand bon lui semble parce qu'il avait les bourses trop pleines et qu'il était frustré.
Non, il voulait qu'ils se surprennent l'un l'autre.
Il voulait être... Séduit en quelque sorte.
Il voulait connaître l'inconnu.
A ce moment-là, Harry ferma les yeux en focalisant ses souvenirs sur la sensation du sexe dur et palpitant de Malfoy dans sa main. De sa texture. De sa chaleur.
Des halètements du blond. De son râle. De ses tremblements...
Oui... Définitivement oui. Il voulait connaître l'inconnu, mais pas dans n'importe quelles conditions.
oOo
- Draco –
Oserais-je t'avouer que je ne suis pas surpris, Potter ? Tu te dégonfles, si j'ose dire – autant pour la réputation de courage des Gryffondor…
Que de doutes, de questions, dans ton parchemin !!
Je n'ai rien à cacher, moi, donc j'y réponds :
Pour qui je te prends ?
Pour un ex-héros à la ramasse qui essaie de trouver un sens à sa vie par des moyens dangereux…
Ta vie t'ennuie, ta femme t'ennuie, tu n'as plus ta dose d'adrénaline comme au temps où tu combattais Voldemort, donc tu cherches à remplir ta misérable existence.
Je te prends pour une âme perdue qui essaie de se refaire une virginité illusoire.
Je te prends pour un honnête père de famille qui cherche des frissons-et des ennuis- et qui vient de baiser ma femme contre le mur de l'entrée.
Je te prends pour un paumé qui recherche de la tendresse par tous les moyens, y compris auprès de son pire ennemi.
Je te prends pour un suicidaire, Harry Potter, et si tu continues à jouer avec le feu, tu vas bien finir par y arriver. Mais pas avant que j'en aie fini avec toi…
Ce que je te propose ?
De se rencontrer, à notre bon vouloir, dans des endroits improbables, à des moments inattendus, pour explorer les merveilles et abîmes des jeux d'adultes consentants, sans promesse, sans pathos inutile ou sentiments superfétatoires.
Je te propose d'aller au bout de tes fantasmes avec moi, comme j'irai au bout des miens avec toi, quelqu'en soit le prix…
Je te l'ai écrit : le sexe sans limite et sans tabou…C'est ça qui t'effraie ?
Allons donc, le Survivant a eu peur d'une bougie et une plume? Décidément, tu me déçois…Juste au moment où on commençait à s'amuser, Potter.
Car c'est un jeu, que tu le veuilles ou non.
Et ce n'est qu'un jeu, entre nous.
Pas de l'amitié, pas de respect, pas de l'amour…De la haine, peut-être…Oui. Sûrement.
La haine était là, au début, et elle sera toujours là, pour pimenter notre jeu.
La haine qui soulève nos entrailles et fait monter l'adrénaline.
Parce que ce ne sera toujours qu'un jeu entre nous, Potter. Et je sais ce qui t'effraie…
Pas le fait de tromper ta Rousse, non, tu y es prêt, visiblement, à voir la rapidité avec laquelle tu me réponds, et ta venue incongrue dans mon Manoir.
Sait-elle, ta Ginny, que tu as profité sans vergogne de la faiblesse coupable de mon épouse, qui a par ailleurs passé de forts mauvais moments depuis, par ta faute ?
Ce ne sont pas les remords qui t'étouffent, Potter, pas plus que la morale. Tu as envoyé 24 personnes au cimetière, ton âme est déjà noire comme de l'encre….
Non, ce qui te retient, c'est la peur, Potter.
Pas la peur d'être infidèle.
Pas la peur d'avoir mal.
Tu as peur d'aimer ça.
Tu as peur d'y prendre goût. Tu as peur de devenir un « sex addict »…Parce que tu as aimé le petit moment qu'on a passé ensemble, Potter.
Tu as aimé être nu, yeux bandés, à ma merci.
Tu as aimé le silence, le glissement du scalpel, l'attente. Le vent frais sur tes jambes. La plume indécente. La brûlure de la cire.
J'ai vu ton ventre sursauter à chaque goutte brûlante. J'ai entendu ton souffle court. J'ai vu tes mains s'accrocher aux draps, m'attendre, m'espérer.
J'ai vu ton sexe gonfler sous les frôlements et les brûlures. J'ai vu ta bouche entrouverte, attendant en vain un baiser. J'ai entendu ta voix me supplier de te toucher.
Tu bandais, Potter, comme tu n'as jamais bandé pour aucune femme, parce qu'il y avait ce petit ingrédient de plus : la peur. L'inconnu.
T'es tu entendu râler de plaisir ?? Te souviens-tu de ta main sur ma verge ?
Je ne t'ai forcé à rien, Potter. Tu m'as caressé sans même que je te demande, et tu as pris ton pied comme jamais tu ne l'avais pris avant. Et c'est ça qui te fait peur.
Ta peur est dans la question que tu poses, Potter, dans ton parchemin :
« Mais je suis sûr que tu me proposes ça à cause de ce qu'il s'est passé avec ta femme.
Tu veux me prouver que tu es meilleur qu'elle ?
Que tu peux me faire crier dix fois ou cent fois plus ? ».
La réponse est oui, Potter. Mille fois oui. Et de mille façons. Dans mille endroits.
Je peux te faire crier aussi longtemps que je le veux, Potter, jusqu'à ce que tes cordes vocales explosent.
De douleur ou de plaisir, à notre bon vouloir…les deux à la fois, de préférence…
Parce qu'on se déteste et qu'on se détestera toujours, même s'il y a du sexe entre nous.
Même si on fait semblant d'être amoureux. Parce qu'on fera semblant d'être amoureux.
Mais tu ne m'aimes pas, Potter, et je ne t'aime pas.
Tu as juste honte, et c'est normal. Ca fait partie du jeu.
Tu me dis « non » pour te dédouaner, t'absoudre de tes fantasmes honteux, te prouver que tu es innocent.
Tu veux que je joue le rôle du méchant et toi le rôle de la victime, pure et innocente.
Si c'est ça qui t'excite…pourquoi pas ?
Mais on ne reviendra pas en arrière, Potter, parce que tu as été trop loin, parce que tu es déjà sous mon contrôle…
Parce que, que tu te l'avoues ou non, tu adores cette plongée dans l'inconnu.
…Parce que tu ne me connais pas, Potter.
DM.
PS : tu veux savoir si j'ai déjà pratiqué ces petits jeux pervers avant toi ? La réponse est oui : j'y ai été initié par un de nos valeureux professeurs de Poudlard, dont je tairai le nom, car il n'y a qu'une règle absolue en la matière : la discrétion.
Avec un sourire satisfait et un parfait contrôle, Draco enroula le parchemin autour de la patte du hibou, et le libéra. Son sourire s'accrut lorsque des rafales de vent pénétrèrent dans son antre, le décoiffant et le faisant frissonner.
Il mit une cape sur ses épaules, d'un geste rapide, murmura quelques mots et transplana.
Il arriva dans un charmant jardin, agréablement fleuri. Il cueillit un bouquet de fleurs écarlates, et observa la maison.
Où se cachait-il ?
Il scruta la façade, dans la semi-obscurité et paria pour la 2ème fenêtre à gauche.
La maison de Potter.
La vie de Potter. Une femme, des enfants. Une belle voiture.
Et des regrets…Des remords. Des désirs.
Un frisson passa dans son dos quand il vit le hibou de Potter frapper exactement à la fenêtre dite.
« Tu es tellement prévisible, Potter » pensa-t-il en un éclair. Il compta jusqu'à trente.
A cette heure-ci, les enfants étaient couchés, Ginny faisait la vaisselle et Harry Potter, dit le Survivant, attendait sa prose comme un drogué attend sa dose.
Il sourit et transplana jusqu'à l'intérieur de la maison, dans le couloir, aux abois. Il passa devant des chambres d'enfant sans y prêter attention, et s'arrêta devant une porte close.
Il était là…
Il était sûrement là…En train de l'attendre, sans le savoir.
Draco se retourna, vérifia qu'il n'y avait personne, et entra sur la pointe des pieds. Potter était au bout de la pièce, assit à un bureau, à côté d'une fenêtre, et il lisait sa lettre.
Draco attendit. La tâche serait difficile. Mais il ne voulait plus reculer.
Il voyait les épaules de Potter, de dos, s'affaisser légèrement. Il entendit un soupir. Potter cacha sa tête entre ses mains et murmura une phrase inaudible. Sa respiration s'accéléra visiblement.
Une latte craqua sous le pied de Malfoy et Harry sursauta puis demanda, sans se retourner :
-C'est toi, mon amour ?
Malfoy ne répondit pas, et se pencha vers lui, glissant doucement son corps contre son dos :
-Oui, c'est moi, mon amour…
Harry ferma les yeux, et pencha la tête en arrière, à l'abandon. Puis, ne reconnaissant ni la voix ni l'odeur de sa femme, il se redressa et se retourna, interloqué :
« Malfoy ? Mais qu'est ce que tu fais là ?
-Je ne pouvais pas attendre jusqu'à la semaine prochaine, à Poudlard. Tu serais venu pour la chasse dans la forêt de Dean, n'est-ce pas ?
-Je…je ne sais pas. Oui, je pense. Tu veux quoi ?
Draco ferma les yeux, rapidement, et se recula :
-Je …je me suis laissé prendre à notre petit jeu, je crois. Quand j'ai terminé la lettre et que le hibou est parti, je me suis rendu compte que…que ce n'était peut-être plus un jeu, pour moi…que j'avais été cruel.
-Tu te moques de moi ?
-Non…non, crois-moi, Harry. Je pense à toi tout le temps. Je ne dors plus. Tu peux bien te moquer de moi, Potter…ou me demander de partir. Mais je voulais que tu le saches…fit-il, gêné. Je crois que je vais repartir…excuse-moi.
Il fit demi-tour et s'éloigna vers la porte. Harry se leva d'un bond:
-Non. Attends. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien à ce que tu dis.
-Je sais. Je n'ai jamais su montrer mes sentiments. Sois heureux avec ta femme et ta famille, Harry…Je ne te ferai plus souffrir.
-Attends Malfoy…C'est vrai, ce que tu as écrit dans ta lettre ?
-A quel propos ?
-Que c'est un jeu, pour toi ?
Une lueur rapide passa dans les yeux gris.
-Ca pourrait en être un, oui. Mais tu ne veux pas. Je suppose que tu as raison. Je suppose que je suis trop malade pour être digne d'être aimé.
-Malade ?
-Enfin…pervers. J'aime torturer des petits animaux, chasser les papillons. C'est la chose qui me fait vraiment vibrer. Mais je ne sais pas aimer. Sauf si…
Il s'interrompit. Il regarda Harry longuement, un peu tristement. Il s'éloigna à nouveau :
-Il vaut mieux que je parte…
-Sauf si quoi ? demanda Harry, le cœur battant.
-Non, rien…Et toi, qu'est ce que tu ressens pour moi ?
-Moi ?
Harry rougit, se retourna vers la fenêtre et murmura :
-Je ne sais plus…
-Tu veux que je parte ?
Harry secoua la tête négativement, sans se retourner. Draco s'avança alors doucement vers lui, hésita, et passa ses bras autour de lui, sans un mot, sans un sourire.
Il posa son menton sur l'épaule musclée du brun et soupira. Ils restèrent de longs instants l'un contre l'autre, à s'écouter respirer, à se sentir. Un flux chaud passait entre eux. Ils étaient bien.
Alors, timidement, maladroitement, Draco se mit à caresser lentement les hanches, puis le ventre musclé. Le désir embrasa Harry qui soupira une nouvelle fois et releva ses bras pour les passer derrière la tête du blond, et attirer sa bouche.
Draco fit mine de dérober ses lèvres, gêné, puis il se laissa embrasser avec délicatesse, craintivement, comme si c'était douloureux.
Comme si c'était la première fois.
Harry se retourna pour lui faire face et il posa à nouveau ses lèvres sur celles de Draco, qui étaient fraiches.
C'était un moment fragile, magique, et doucement, sans brusquerie, Harry glissa sa langue dans la bouche du blond, qui hésita, puis enroula la sienne à son tour. Le baiser devint intense, profond.
Draco passa sa main froide dans la nuque d'Harry, provoquant une vague de frissons chez ce dernier. La main était incroyablement douce, et Harry en fut troublé.
Ils se frottaient doucement l'un à l'autre, leurs hanches s'épousant parfaitement. Leur désir palpitait entre eux.
Harry commença à déboutonner la robe de Draco, pour accéder à son cou. Lorsqu'il posa ses lèvres sur la clavicule, pour l'embrasser et la lécher amoureusement, Draco gémit.
-Je te fais mal ?
-Je…je n'ai pas l'habitude…
Le blond paraissait terriblement mal à l'aise, et Harry passa doucement la main sur son visage :
-Tu n'aimes pas les caresses ?
Draco se mordit la lèvre, tendu, inquiet, et enfouit sa tête dans le cou rassurant du brun :
-Serre-moi fort, Harry. Très fort. C'est nouveau pour moi. Pardonne-moi.
-De quoi ? souffla ce dernier
-De tout ce que je t'ai fait…De tout le mal qu'on va faire…à nous et à nos familles.
-Chut…n'y pensons pas maintenant. Embrasse-moi.
Et Draco reprit les lèvres d'Harry, tandis que ses mains allaient et venaient dans son dos, délicieusement, et que le doux rythme de son ventre faisait naître des orages dans les entrailles du brun.
Il était incroyablement doux et timide, et Harry en fut bouleversé.
Etait-ce bien le même homme qui lui avait administré un châtiment impardonnable, et qui l'avait froidement torturé ? Que s'était-il passé ?
Il caressait les cheveux blonds, s'enivrant de son odeur, s'enivrant de ce bonheur.
Il voulait l'aimer, maintenant.
Il voulait faire l'amour, tout de suite. Tant pis pour Ginny et les enfants.
-J'ai envie de toi, Draco…
-Moi aussi, mais…pas maintenant. Pas comme ça.
-Comment ?
-Je ne le supporterai pas. Je ne suis pas prêt.
-Pas prêt ?
-Je te l'ai écrit. Je ne supporte ni les baisers ni les caresses. Là je suis au maximum de ce que je peux supporter, Potter. J'espère que j'ai bien rempli ma part du contrat, mais il faut que je rentre chez moi…
-Du contrat ? Mais… ??
-Quoi ? Tu ne te rappelles pas de ta lettre ? Tu voulais que je te mente, que je t'embrasse…Je pense avoir été convaincant, non ?
-Mais tu es une vraie ordure, Malfoy !!
-Pourquoi ? Parce que je t'ai obéi ? Tu ne sais vraiment pas ce que tu veux, Potter !! Avec tout le mal que je me suis donné…Et n'oublie pas, le prochain jeu, c'est le mien, dit-il en disparaissant.
Il ne restait qu'un bouquet de fleurs écarlates par terre.
A suivre...
Sadique hein? J'ai trouvé aussi... Pil' m'a laissé un mot d'ordre: n'oublie pas la haine. Vous inquiétez pas, je ne vais pas l'oublier... Merci encore et bizouxxx!
