Note de moi: Coucou tout le monde! Nous sommes de retour avec ce chapitre que je viens à peine de recevoir, voyez comme je vous gate...
Donc nous avançons doucement mais surement dans l'intrigue... Les masques tombent un peu et ils sont vraiment difficiles à garder ( les masques... lol ). En tout cas, vous n'êtes pas au bout de vos peines
Nous vous remercions tous sincèrement pour nous laisser des petits messages après votre lecture, ça nous touche toujours autant, je ne le dirai jamais assez lol Je tiens aussi à remercier particulièrement h-g-c ( moi aussi je suis une fofolle ), lilian evans potter, Elo et Ligeia ( j'avais demandé ton adresse à Pil' et je l'ai paumée... Zut! )
En espérant que ceci va vous séduire... Pil' a adoré lol Et bien sûr, j'ai adoré sa partie aussi :p
Bizouxxx, bonne journée à tous ( ou bonne soirée lol ) à la prochaine! Tcho!
Chapitre onze : Un désir comme un autre
- Draco-
Cela faisait 15 jours déjà qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Potter, et il se remettait tant bien que mal de ses blessures. Celles-ci guérissaient lentement, et certaines étaient encore purulentes, sans doute en raison de l'utilisation d'un couteau douteux, en lieu et place de son scalpel stérilisé.
Rogue lui avait appris à n'utiliser qu'un matériel impeccable, pour éviter les risques d'infection et autres désagréments liés à des instruments sales.
Les plaies devaient être nettes, propres et cicatriser rapidement, pour ne pas retarder les séances ultérieures.
Et Voldemort détestait quand la peau du jeune homme n'était pas impeccable…il aimait avoir l'impression qu'il lacérait la chair diaphane pour la première fois, avec au besoin l'aide de quelques camouflages de la part de Severus.
La virginité et l'innocence de Draco avaient enivré Voldemort au-delà de tout, et il voulait renouveler cette expérience ad libitum, même au prix de quelques arrangements avec la vérité.
Draco savait qu'il devait paraître terrorisé, pleurer et se débattre, ce qui excitait la cruauté naturelle du maître du Ténèbres et lui apportait une jouissance sans mélange, bien au-delà de l'acte. C'était comme un premier viol sans cesse recommencé.
A vrai dire, Draco était réellement terrorisé, ne sachant jamais vraiment jusqu'où Voldemort pousserait le vice. Mais très vite il avait, grâce aux entraînements de Rogue, acquis la faculté de se dédoubler, de fermer son esprit et quitter son corps, pour ne pas perdre la raison.
Parce que certains sévices étaient tellement ignobles qu'il n'aurait jamais pu les endurer sans préparation. Alors il regardait un jeune homme terrifié se débattre avec un monstre, de l'extérieur, comme s'il ne s'agissait pas de lui. Et il attendait que ça s'arrête. Une fois ou l'autre il avait prié intérieurement pour que le monstre le tue, mais il ne lui avait pas donné satisfaction.
Il se disait parfois qu'il ne devait sans doute d'avoir la vie sauve qu'à la mort prématurée de son bourreau, mais il soupçonnait Voldemort d'avoir bien pris garde à ne pas trop abîmer son beau joujou. Sa proie préférée.
Les Sangs Purs jeunes et blonds n'étaient pas légion, même chez ses partisans, et Draco était la plus pièce de sa collection. Un trésor de pureté et de noblesse.
A ce souvenir le regard de Malfoy se voila, et il appela son épouse pour ses soins quotidiens.
Quand elle rentrait dans la pièce, chaque soir, effarouchée, il regrettait amèrement la tenue et la distance de Rogue, impassible en toutes circonstances. Il traitait toutes les plaies de la même manière, les plus graves comme les plus superficielles, sans les commenter. Son indifférence était un réconfort pour Draco.
Astoria, en revanche, répugnait à le soigner et marquait toujours un temps d'arrêt quand elle arrivait aux initiales, ce qui le faisait fulminer.
Heureusement ce serait bientôt fini, car il avait retrouvé la formule de l'onguent qu'utilisait Rogue pour désinfecter certaines plaies, et il pensait pouvoir rapidement se passer d'elle.
Il avait repris ses activités habituelles, planifiées et ritualisées. L'entomologie et la dissection – de préférence à vif- de petits rongeurs. Mais il devait bien reconnaître que ces activités commençaient à l'ennuyer légèrement, après la fulgurance de ses rencontres avec Potter.
Les rongeurs n'avaient pas cette lueur émeraude dans leurs yeux, et leur fourrure n'avait pas la finesse de la chair mate.
En bref, il s'ennuyait.
Et le train-train quotidien dans lequel il s'était lui-même enfermé ne lui apportait plus le réconfort d'antan.
Non pas que Potter lui manquât, non. Bien loin de là.
Mais enfin toute cette aventure était somme toute…distrayante. Surtout qu'il était alternativement bourreau et victime, et que c'était plutôt excitant.
Plusieurs fois il se surprit le scalpel en l'air, à rêver. Il se morigénait à chaque fois, mais la concentration n'était plus là.
Il avait appris non sans une certaine satisfaction que Potter était souffrant, mystérieusement malade depuis plusieurs semaines.
Cela lui apportait une joie subtile, ternie toutefois par le silence de ce dernier.
Etait-il réellement souffrant, ou juste honteux ??
L'avait-il oublié ?
Non…impossible.
Quoique.
Lors de leur dernière entrevue, Potter n'avait pas eu l'air d'avoir les idées nettes. Il semblait même avoir oublié ce qui s'était passé entre eux.
Encore que parfois Draco doutait que cette entrevue ait réellement eu lieu, tellement elle lui avait paru surréaliste. Et il était tellement fiévreux, à ce moment-là.
Potter lui avait-il vraiment demandé s'il lui avait fait l'amour ?
Il devait bien s'avouer que ce vocable de « faire l'amour » était toujours resté mystérieux, pour lui, alors qu'il connaissait la quasi-totalité des jeux sexuels imaginables. L'un étant peut-être la conséquence de l'autre, d'ailleurs. Il ne parvenait pas à comprendre comment la position du missionnaire arrivait à contenter les partenaires, du fait de sa pauvreté.
Et puis il fallait se…toucher, à mains nues, peau contre peau, et ça c'était intolérable. La nausée était immédiate à cette évocation.
Les instruments, les gants, les accessoires étaient un préalable incontournable à tout jeu. Et la souffrance. Pas de jouissance sans souffrance.
L'évocation du couteau qui lui avait lacéré le dos provoqua un irrépressible frisson.
Oui, ça avait vraiment été un moment fort. Intense.
Plus qu'il ne voulait bien se l'avouer.
Plus qu'il n'aurait dû l'être.
Potter l'avait baisé comme une chienne, et il avait aimé ça.
Et il avait envie que ça recommence, vite.
oOo - oOo
Un soir qu'il tentait vainement de se concentrer sur l'étude de la reproduction des Psychidae, il ressortit toutes les lettres de Potter de leur cachette, et les relut.
Il pensa avec agacement que ce dernier n'avait pas répondu à ses lettres, et ne les avait peut-être même pas lues.
Et ça c'était intolérable. Comme il était intolérable d'interrompre un jeu, sans excuse valable. Et l'unique excuse valable était la mort.
Les mots de Potter, surtout ceux de la dernière lettre, lui donnaient chaud. En particulier le « je vais te baiser comme une chienne » qui provoquait immanquablement une érection chez le Serpentard.
Potter devait penser que le jeu était terminé. Que Malfoy avait abandonné.
Mais un Malfoy n'abandonnait jamais une partie, jusqu'à la victoire finale. Et la surprise pouvait être l'élément décisif de la partie.
Il imagina Potter chez lui, dans son bureau ou sur son canapé, en présence de sa charmante épouse.
Potter qui lui avait délicieusement lacéré le dos.
Il sentit une chaleur se répandre dans son bas-ventre, et ressortit une feuille de parchemin, qui ressemblait à une recette de cuisine. Le protocole de leur prochain jeu.
Il avait envie de le voir, maintenant.
Pour prendre de ses nouvelles, en toute amitié, se dit-il en souriant.
Une petite visite amicale…après tout, ils étaient intimes, désormais.
Il évoqua le pénis de Potter pénétrant brusquement ses fesses blanches, et posa une main fébrile sur son bas-ventre.
Oui, le moment était venu pour une visite…
Il transplana jusque dans le jardin de Potter. Il n'était pas très tard, et les lumières du rez de chaussée étaient encore allumées. Ils devaient être en train de regarder la télé, se dit-il avec agacement. Il s'approcha de la fenêtre, mais ne vit que Ginny sur le canapé.
Il sourit. Potter était seul, quelque part.
Il se rendit dans le bureau, désert.
Etait-il déjà au lit ??
Avec l'impatience du prédateur qui sent que sa proie est proche et désarmée, il pénétra dans la chambre des parents et observa avec amusement les rideaux en dentelle blanche et la courtepointe rose. Un intérieur somme toute bien féminin.
Il s'approcha du lit sur la pointe des pieds et fut déçu de voir Potter endormi.
Bah, il saurait bien le réveiller, une fois arrivé chez lui. Il le prit dans ses bras et transplana. Il était à chaque fois surpris par la « lourdeur » de son corps viril.
Il l'installa dans le lit, avec délicatesse, et attacha rapidement ses bras et jambes aux montants du lit. Puis il se livra à son activité favorite de prédateur : attendre que la proie reprenne connaissance, pour lire la peur dans son regard.
Le désir qui lui dévorait le ventre à l'idée des futurs sévices était une douce torture.
Il avait déjà tout le protocole en tête, et il regardait le sommeil lourd du brun.
Enfin, au bout d'un temps infini, ce dernier ouvrit les yeux, hagard.
" Alors Potter, bien dormi ? Tu te couches avec les poules, dis-moi. T'as trop bu de tisane ou quoi ? "
Potter le regardait, interloqué, mais ne répondait pas. Malfoy reprit :
" Qu'est ce qui se passe ? T'as avalé ta langue ?
- Pardon ?? demanda le brun, hésitant.
- Mais tu ne me reconnais pas, ou quoi ? "
L'homme alité découvrait son environnement avec surprise, mais sans réellement fixer son attention sur un élément.
" Tu sais où tu es ?
- Hein ?
- Bon sang, mais réveille-toi !! Qu'est ce que t'as pris ? "
Visiblement le brun planait et n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait. Et, pire que tout, il n'avait pas peur.
Inadmissible.
" Regarde-moi, Potter … Tu prends des remèdes ? Tu es malade ?
- Je…je ne sais pas… "
Malfoy se leva d'un bond et l'observa attentivement. Il transpirait à grosses gouttes, était fiévreux et sa pupille était dilatée.
Il était soit malade, soit drogué. Voire les deux.
Et il n'y avait rien de plus frustrant qu'une proie affaiblie.
Enervé, il ramena le vieux livre des potions de Rogue et rechercha le type de remède correspondant aux symptômes. On préconisait l'utilisation d'une potion à base d'œufs de caille pourris macérés dans de l'hymen de jeune vierge, le tout vieilli pendant 40 jours. Impensable.
L'autre remède était un bain de lait caillé agrémenté d'herbes aromatiques diverses et de gelée royale. Draco leva un sourcil. Et pourquoi pas des pétales de rose, aussi ?
Puis il haussa les épaules. Après tout, pourquoi pas ? Il se rattraperait de toutes ces mièvreries plus tard…
Un peu écoeuré quand même, il prépara chaque ingrédient avec minutie, comme il faisait habituellement, pendant que Potter somnolait sur le lit. Il espérait qu'il reprendrait bientôt ses esprits, car leurs joutes verbales étaient le piment de leurs jeux. Cette haine entre eux.
Une heure plus tard, la baignoire en porcelaine débordait presque d'un liquide blanc et visqueux, peu ragoûtant. A l'idée d'y tremper ses doigts, même gantés, il eut un mouvement de recul. Il ajouta au tout une pincée de liqueur d'amande et soupira.
Décidément si on lui avait dit qu'il se retrouverait à soigner son pire ennemi et à le laver comme un bébé, il aurait éclaté de rire. Lui qui n'avait jamais baigné un seul de ses enfants.
Mais l'exercice était inhabituel et tentant. Cette fois il tenait son ennemi entre ses mains, et pouvait en faire tout ce qu'il voulait, sans qu'il proteste.
" Si tu savais tout ce que j'ai envie de te faire, Potter... " souffla-t-il.
Il enfila ses gants de cuir noir, ses préférés car ils étaient ceux qui lui donnaient le plus de sensations, et se mit à déshabiller Potter, toujours somnolent.
Les gants crissaient sur l'épiderme moite tandis qu'il retirait la veste de pyjama et il sentit un frisson derrière sa nuque quand il en fit glisser le bas.
En mordillant sa lèvre, il passa sa main gantée sur l'aine du brun, puis effleura le sexe au repos. Avec un sourire il vit que celui-ci réagissait, ce qui était plutôt bon signe sur l'état physique et nerveux du Gryffondor.
Il adorait caresser les épidermes avec ses gants, et se caressait souvent lui-même de cette manière, avec délectation. Avant d'introduire quelque pincement ou griffure pour corser le tout.
Le souffle court, il passa à nouveau sa main habillée de cuir noir sur le pénis, qui se mit à gonfler doucement. Il devait avouer que Potter avait été particulièrement gâté par la nature, et bientôt il amplifia ses mouvements, ravi de la fermeté et de la vigueur du large attribut érigé entre ses doigts.
Potter commençait à soupirer et à bouger les hanches, indifférent à l'homme qui le masturbait, entièrement livré à ses sensations. Draco avait du mal à garder son sang-froid, et il laissa un échapper un soupir en repensant à la vigueur de ce membre en lui, quelques jours plus tôt. Il souleva sa robe et fit glisser son propre boxer, libérant son érection.
Pour un peu il se serait masturbé de concert, mais ce n'était pas prévu par le protocole. Il interrompit donc ses gestes, avec regret, provoquant un gémissement de frustration chez sa victime.
" Attends, Potter… Ne sois pas trop pressé… Je m'occuperai mieux de toi après... " souffla t-il en le soulevant à nouveau dans ses bras et en le déposant dans la baignoire.
Le brun soupira d'aise en se retrouvant dans le liquide chaud, et ferma les yeux. Malfoy approcha une petite fiole de ses lèvres, et chuchota :
" Bois ça, tu te sentiras mieux… "
Harry entrouvrit ses lèvres et but docilement. Draco s'assit sur le bord de la baignoire et observa le corps immergé, guettant ses réactions.
Au bout de quelques secondes des vaguelettes agitèrent la surface et il comprit ce qu'il était en train de faire.
Il attrapa la main du brun et la sortit de l'eau. Puis il attrapa l'autre main qui avait remplacé la première. Potter gémit et s'agita, éclaboussant tout autour de lui.
" Tss ! tss ! on ne t'a pas appris à te tenir en société, Harry ? " murmura-t-il à son oreille.
Potter grogna et s'agita de plus belle, l'esprit embrumé mais le corps réveillé.
Malfoy prit un gant de crin et commença à frotter le torse et les bras. La peau devenait rouge et Harry grognait doucement. Il le redressa sans ménagement et lui frotta le dos vigoureusement, puis les fesses. Les grognements devinrent gémissements de plaisir et il sourit.
Puis il glissa sa main toujours gantée dans l'eau et constata avec plaisir que le sexe était toujours en érection. Il prit le savon, le frotta contre ses gants et empoigna la verge fermement entre ses doigts. Les petits cris rauques de Potter l'excitaient terriblement, et n'y tenant plus, il se leva, enleva sa robe et sa chemise rapidement, et rentra dans la baignoire avec Potter, nu.
Avec ses gants de cuir noir.
Il ne comprenait pas ce qu'il faisait, car c'était contraire à tous les protocoles, mais il ne pouvait s'en empêcher. Il avait trop envie de sentir cette verge en lui, encore.
L'eau était chaude et un peu gluante. Harry ne sembla même pas remarquer sa présence, occupé à se soulager, les yeux clos, la bouche entrouverte. Il n'était pas vraiment sorti de son rêve.
Immédiatement Draco sentit des dizaines de picotements dans son dos, dus à ses plaies.
Il ne put s'empêcher de sourire. Au moins, la souffrance serait présente, rachetant ses péchés.
Il s'approcha de Potter, se retourna, passa ses jambes par-dessus celles d'Harry et vint s'empaler d'un coup sur le pénis, en retenant un cri.
Immédiatement les sensations furent violentes : son dos meurtri qui brûlait désagréablement, le sexe érigé introduit sans préparation, et les coups de rein intenses de Potter, qui agissait avec lui comme avec un banal sex-toy. Il n'était visiblement qu'un élément extérieur destiné à lui procurer du plaisir. La brutalité des gestes était néanmoins adoucie par l'eau savonneuse, et peu à peu Draco détendit ses muscles intimes et le plaisir remplaça la douleur.
Les remous étaient de plus en plus forts, éclaboussant tout autour d'eux, et Draco se sentait merveilleusement envahi par ce sexe vigoureux qui le ravageait sans hésitation. C'était comme s'il était embarqué par un tourbillon, ne pouvant plus rien contrôler, se laissant prendre comme une vulgaire poupée, la tête ballante. Il voyait ses propres mains gantées sur le bord de la baignoire et se raccrocha à l'idée que c'était un nouveau jeu, inventé pour l'occasion.
Le plus jouissif était de pouvoir avoir un rapport aussi intense avec son ennemi sans aucun sentiment. Sans le regard de l'autre posé sur lui. Sans émotions.
Le sexe pour le sexe.
Harry ahanait bruyamment et Draco tentait de garder un reste de quant-à-soi, en vain. C'était beaucoup plus fort que ce à quoi il s'attendait, sans qu'il en connût la vraie raison. L'eau tiède, la brutalité des gestes, l'absence d'émotions personnelles ?
La verge entrait et sortait de plus en plus rapidement et Harry s'accrochait à ses hanches, impulsant les mouvements avec une vigueur accrue, insoutenable. Lorsqu'il toucha plusieurs fois de suite un endroit très précis en lui, Draco sentit ses entrailles se soulever et la jouissance arriver, irrépressible.
L'orgasme fut long, incroyablement profond et Draco se laissa aller, quelques instants, contre le corps de son ennemi.
Bien vite il se ressaisit et sortit de l'eau, pour se sécher.
Il retira ses gants trempés avec une grimace tandis qu'une idée désagréable se faisait jour : est-ce qu'il ne prenait pas trop de plaisir avec Potter ?
Est-ce qu'il n'était pas en train de « s'attacher » à lui ??
Il secoua la tête : non, il expérimentait, seulement. Il créait de nouveaux jeux à la hauteur de son adversaire.
Puis il le sortit très péniblement de l'eau, sans qu'il ait repris conscience et il le sécha. Il le frotta méticuleusement avec une serviette propre son corps musclé et abandonné, et murmura :
" Tu es vraiment exceptionnel, Potter. Ce sera un plaisir de jouer avec toi. Jusqu'à la mort. "
Mais il devait bien s'avouer qu'il était de moins en moins pressé de le tuer. Il restait tant de jeux à expérimenter.
Il se rhabilla en grimaçant, le recoucha, nu, dans le lit à baldaquin blanc, le recouvrant d'un drap et s'assit sur le bord du lit, le dos douloureux.
Peu à peu la douleur s'empara de lui et il sentit une colère salvatrice poindre.
Est-ce que Potter n'était pas en train de se jouer de lui ? Sa haine ne risquait-elle pas de s'éteindre, à se frotter contre lui, comme il venait de le faire ? N'était-il pas en train de se laisser endormir, voire séduire ??
Il faudrait se montrer prudent. Ne pas perdre ses objectifs de vue. L'objectif du bain avait été de le remettre sur pieds, pas de prendre du plaisir. Et ils en avaient eu tous les deux. Encore une erreur.
Il s'étonnait par ailleurs que le bain et la potion n'aient pas eu d'autre effet que de replonger le brun dans le sommeil. Du moins sa fièvre semblait avoir cessé et il dormait paisiblement.
A moins que ce ne soit une simple conséquence de la jouissance ?
Il fallait qu'il se ressaisisse, et vite.
Il repensa au passé, aux lettres de Potter, à la manière dont il lui avait gravé ses initiales dans le dos et la rage monta, attisée pas ses plaies qui suppuraient.
Tant pis si Potter n'était pas réveillé. Il voulait gagner la manche en cours, et surtout se venger.
Il alla chercher son scalpel et souleva doucement le drap qui recouvrait le corps dénudé. Il exsudait une délicate odeur d'amande et paraissait particulièrement velouté.
Avec un frisson, il frôla la poitrine mate et les tétons, qui réagirent.
" Je pourrais te tuer, Potter, chuchota-t-il. Te tuer et t'arracher le cœur… "
Il sourit et approcha délicatement le scalpel argenté de la chair fine. Puis, avec un plaisir infini, il grava ses initiales sur son torse, d'une incision légère, juste à l'endroit du cœur.
" Maintenant, tu es à moi, Harry… "murmura-t-il d'une voix rauque.
Et il lécha du bout de sa langue le sang qui perlait.
oOo
- Harry -
C'était un rêve...
Un rêve merveilleux dont il ne voulait pas se réveiller.
Il sentait une langue courir délicatement sur le milieu de son ventre et aussi des petits picotements au niveau de son coeur.
Les maux de tête étaient partis, la fièvre était partie et il ne restait plus que les sensations; le liquide chaud et bienfaiteur dans lequel on l'avait plongé, ses muscles qui s'étaient peu à peu détendus, ces mains inconnues qui l'avaient parcouru avec autant de douceur que de vigueur, son bas ventre qui s'était peu à peu enflammé, cette respiration légère et précipitée qu'il avait entendue et l'amour qu'il avait fait...
L'amour ?...
A cette pensée, Harry ouvrit péniblement et à contre coeur les yeux. Il ne reconnut pas de suite le baldaquin blanc, mais cette langue mutine qui s'approchait doucement mais sûrement de son nombril, il la connaissait certainement.
Souriant devant la contraction de ses abdominaux, le brun commença à s'étirer voluptueusement et laissa ses mains partir à la rencontre de son merveilleux bourreau.
Lorsqu'il lui toucha les bras, il sentit les muscles se tendre légèrement, mais il n'y prêta aucune attention; au contraire, il sourit légèrement; Ginny avait toujours aimé le réveiller en douceur. Faisant courir ses doigts sur l'épiderme soyeux, il les laissa voyager le long des biceps, puis les posa sur les épaules musclées.
Musclées?...
Ginny avait fait du Quidditch en professionnel, mais elle n'avait jamais eu une telle carrure, même au meilleur de sa forme...
Harry continua de regarder la chambre dans laquelle il se trouvait et grogna de déception lorsqu'il ne sentit plus la langue parcourir sa peau.
Maintenant qu'elle avait allumé le feu, il espérait vraiment qu'elle n'allait pas le laisser s'éteindre... De toute façon, avec l'érection qu'il avait, il n'allait pas le lui permettre.
Son regard s'attarda quelque peu sur la baignoire en porcelaine un peu plus loin du lit, et sur les papillons qu'il voyait voleter dans la pénombre.
Une baignoire?... Des papillons?...
A présent, la douleur qu'il ressentait au niveau de son coeur était légèrement plus vive, et il passa une main tremblotante dessus alors que sa femme s'était apparemment relevée. Quelque chose d'un peu visqueux recouvrit ses doigts et Harry remonta son bras pour voir ce que c'était. Il quitta immédiatement son état cotonneux, lorsqu'il y vit du sang.
Du sang?...
Le Survivant se releva d'un bond, le coeur battant contre ses côtes; c'était un cauchemar.
Comment se faisait-il qu'il était ici ?
Comment se faisait-il qu'il était chez lui ?
La tête lui tournait un peu de s'être relevé aussi rapidement et il se refusait de voir en face de lui car il avait peur que son rêve ne soit en fait la vérité.
" De retour parmi nous, Potter? "
Cette simple phrase, murmurée sur un ton moqueur, le figea sur place.
Il sentait ses muscles se retendre sous sa peau, il sentait que ses mains recommençaient à trembler mais il sentait aussi son estomac se tordre douloureusement.
" J'ai été peiné de voir dans quel état misérable et maladif tu te trouvais, Potter. A croire que même tes proches veulent ta mort. "
Harry ne répondit toujours pas. Il ne le regarda toujours pas, non plus, d'ailleurs.
Il ne voulait pas le voir, il voulait juste partir et rentrer chez lui. Quitte à perdre une petite bataille...
" Qu'est-ce que tu fais? Lui demanda alors le blond.
- Je rentre chez moi.
- Sûrement pas! "
L'ex Gryffondor allait se lever lorsqu'il sentit une main gantée de cuir lui serrer le poignet et qu'il remarqua pour la première fois depuis qu'il était réveillé, qu'il était entièrement nu.
" Mais t'es un malade, Malfoy! Qu'est-ce que je fais ici? Pourquoi... Pourquoi est-ce que je suis tout nu? "
Avec effroi, il sentit ses joues s'empourprer et resserra maladroitement le drap blanc et froissé autour de sa taille.
" Je t'ai soigné, et c'est comme ça que tu me remercies?
- Toi?... Me soigner? Tu m'aimes donc à ce point? " Railla le brun en sentant son coeur battre contre ses côtes.
Une main enserra alors sa gorge et Harry fut forcé de détourner la tête pour faire face aux yeux gris et glacés.
L'ex Serpentard était encore plus blanc dans la pénombre et ses iris lançaient des éclairs alors que sa main se refermait doucement sur son cou.
" Ne m'insultes pas de cette manière... "
La phrase avait été à peine murmurée, mais Harry eut l'étrange impression qu'il l'avait hurlée de toute la force de ses poumons.
" Enlève tes sales pattes de ma peau, Malfoy... Ou tu vas le regretter amèrement. "
Un sourire mauvais étira les lèvres du blond alors qu'il s'éloignait doucement de lui, le fixant toujours.
" Des promesses...
- Non... Une réalité. "
Harry contourna le lit lorsqu'il vit ses vêtements à côté de la baignoire et alla se rhabiller. Cette douleur au niveau du coeur ne lui disait rien qui vaille. Il espérait vraiment que c'était le fruit de son imagination et que le blond n'était pour rien dans son état physique. Et quand il baissa les yeux pour ramasser ses affaires, c'est là qu'il la vit.
Là... Sur son coeur... A l'endroit même où le sang pulsait.
Elle était légèrement rouge et le sang perlait toujours, comme si elle avait été faite il y avait à peine quelques minutes.
Elle était nette, propre.
Une parfaite cicatrice.
Une parfaite appartenance...
Un " D " et un " M " qui devaient mesurer dans les huit centimètres.
Comme celles qu'il avait lui-même marquées sur les reins de l'ancien Serpentard, quelques jours plus tôt.
Lentement, il se retourna et vit le large sourire goguenard qu'affichait Malfoy.
Il savait qu'il l'avait vue.
Et il savait aussi parfaitement dans quel état d'esprit ça l'avait mis.
" Qu'est-ce que tu m'as fait dans cette baignoire? " Souffla Harry.
Mais Draco ne répondit pas. Il se contenta de prendre encore mieux ses aises sur son lit, de façon totalement désinvolte et amusée, comme s'il assistait à une représentation de spectacle particulièrement distrayante.
" Tu as voulu te venger?
- Disons que ta dernière victoire est nulle... "
Le jeu...
Encore et toujours ce jeu, Harry l'avait presque oublié.
Tout ce qu'ils faisaient, ce n'était pas réel. Ce n'était qu'un jeu. Ce n'était qu'une façon de savoir qui était le plus fort des deux...
Mais lors de sa dernière victoire il l'avait...
" Tu ne m'as pas... ? Demanda-t-il d'une voix blanche.
- Tu as vraiment mal quelque part? "
Oui... Il avait vraiment mal quelque part, mais ça, il refusait de se l'admettre à lui-même alors lui dire à lui...
" Non.
- Tu as des courbatures?
- Non.
- Tu as encore envie de me baiser comme une chienne?
- ... Non... Tu vas me ressortir cette phrase à chaque fois?
- Oh oui, Potter... Parce que j'adore t'imaginer en train de te dire que tu n'es pas aussi parfait que tu en as l'air.
- ... Toute façon, je ne te crois pas. Tu veux juste que je capitule. Si j'avais vraiment fait ça, je m'en souviendrais, même avec une gueule de bois monumentale. Jamais je te baiserai, Malfoy. Et encore moins, je te ferai l'amour. Je ne couche pas avec les animaux vils et vicieux dans ton genre. "
S'il avait voulu le provoquer, il avait parfaitement réussi car l'ancien Serpentard se leva d'un bond et se jeta sur sa gorge où il resserra ses doigts d'une façon brutale, plongeant ses yeux gris et froids dans les émeraudes du Survivant.
D'un mouvement brusque, le blond cogna son bassin contre celui de l'ex Gryffondor et serra les dents.
" Qu'est-ce que tu sens? A part ton souffle qui commence lentement mais sûrement à t'échapper? Qu'est-ce que tu sens, là? " Lui demanda-t-il en plongeant sa main libre dans le drap qui entourait les hanches halées du brun.
Harry haleta lorsqu'il sentit les doigts du blond se refermer violemment sur sa verge tendue. Il concentra tous ses efforts pour ne pas fermer les yeux, sous le coup de la douleur tout comme du désir. Il sentait des petites larmes perler au coin de ses yeux et il referma une main tremblante autour du poignet du blond pour lui faire lâcher prise.
" Ne m'as-tu jamais dit que tu avais envie de me faire... l'amour, Potter? "
Pour toute réponse, Harry haleta, alors que sa tête recommençait à lui tourner.
" N'as-tu jamais ressenti un désir violent à mon encontre?...
- ... Quand... Je te prenais pour ma femme... Oui... "
Sa réponse eut l'effet escompté, car le blond le lâcha immédiatement pour lui donner une gifle magistrale qui résonna dans le silence de la pièce.
Jamais quelqu'un ne l'avait giflé.
Pas même son oncle ou sa tante.
Pas même sa femme.
Personne...
Et ce n'était pas lui qui allait commencer.
Une colère sourde s'emparait de lui alors que la douleur sur sa joue gauche devenait piquante.
Il plongea son regard vert et menaçant, tout en se massant doucement la gorge, dans les iris polaires du blond tandis que ce dernier semblait à grand peine se retenir de recommencer.
" Tu n'aurais jamais dû faire ça, Malfoy... "
Harry avait dit ça sur un ton très calme. Comme s'il lui avait commenté la décoration de sa chambre.
Malfoy semblait toujours hostile, comme s'il se préparait à une réplique physique.
Et Merlin, comme il avait raison...
Le brun referma son poing droit et le balança de toutes ses forces contre la pommette délicate de son ennemi de toujours. Ce dernier fut tellement surpris, qu'il chancela et tomba sur le sol. Quelques secondes plus tard, Harry perdit l'équilibre et tomba lourdement sur le blond qui martelait ses côtes de coups de poings plus vengeurs les uns que les autres.
Et le brun lui rendit sa fureur.
Il lui rendit sa vengeance.
Coup pour coup.
Et sentir Malfoy aussi féroce, aussi passionné, décupla encore plus son désir.
Dans leur bataille, Harry voyait les yeux gris s'assombrir d'un plaisir malsain, pur, sauvage, le même qu'il savait être dans ses prunelles. Il encaissait les coups et les rendait avec encore plus de rage à mesure que le temps passait.
Il sentait une érection se presser contre la sienne, il sentait leurs bassins qui se frottaient langoureusement l'un contre l'autre, il sentait son coeur lui opprimait la poitrine.
Il sentait la douleur... Cette enivrante et délicieuse douleur...
Et il se sentait vivant... Incroyablement vivant.
Quand un sourire douloureux étira ses lèvres, le blond le fit basculer sur le dos et bloqua ses poignets dans ses mains moites, le souffle court.
Combien de temps restèrent-ils là à se jauger l'un l'autre, aucun des deux n'auraient pu le dire.
Harry essayait de graver dans sa mémoire le moindre trait de ce visage si près de lui, déformé aussi bien par le désir que par la rage et il pria intérieurement que le sien ne reflète pas la même chose.
Il essayait d'oublier qu'il était incroyablement excité et qu'il avait envie de bouger ses hanches contre celles du blond.
" Alors?... Tu n'as toujours pas envie?... Murmura le blond d'une voix rauque sans le quitter des yeux.
- ... De te faire mal, j'en aurai toujours envie...
- C'est un désir comme un autre... "
Un désir comme un autre...
" Je ne garderai pas ton tatouage... "
Harry vit les yeux du blond se rétrécir lorsqu'il prononça cette phrase, et les mains moites se fermèrent plus violemment sur ses poignets.
" Je ne t'appartiens pas, je ne t'appartiendrai jamais.
- ... Mais tu m'appartiens déjà, Potter. "
Le Survivant serra les dents et essaya de se libérer de la prise de l'ancien Serpentard. En vain.
" Tu penses à moi tout le temps... Ton petit coeur palpite quand tu es près de moi... Tu as envie que je te... caresse... Que je... t'embrasse... "
" Qu'il se taise... Par Merlin, qu'il se taise... " Pensa alors désespérément Harry.
" Tu m'appartiens, toi aussi, alors... " Souffla-t-il alors en défaisant brusquement la prise que le blond avait sur lui.
Fébrilement, il passa ses mains sous la chemise blanche et légèrement trempée par leur lutte, pour toucher le creux des reins du blond où il sentit les initiales qu'il avait gravées sur la peau blanche.
Un sourire ironique étira alors les lèvres du Survivant alors que le blond serrait des dents.
" Tu vois... En voici la preuve éclatante, Malfoy... Elles sont toujours là, même au bout de semaines entières... Tu m'as dans la peau... "
A ce moment-là, Draco fondit sur ses lèvres entrouvertes, mais pas pour les embrasser... Pour les mordre. Comme pour le faire taire.
Il le mordit si profondément qu'Harry en planta ses ongles dans la peau blessée de son dos. Lorsqu'il sentit son sang couler abondamment sur son menton, il le poussa sans ménagement contre la baignoire derrière lui.
Ils se toisèrent un instant tandis que le blond souriait tranquillement et que lui-même essuyait son sang.
" Et après tu vas me dire que tu n'es pas un animal... Si tu voulais que je t'apprenne à embrasser, Malfoy, il fallait simplement me le demander... "
Pourquoi avait-il dit ça ? Pour se venger, sans doute...
Harry avait vu que le blond avait perdu de sa superbe et qu'il allait répliquer au moment même où il prenait son visage en coupe, mais plus rien n'avait d'importance. Plus rien, à part les pulsations cardiaques précipitées qu'il sentait sous ses doigts et les lèvres mystérieusement fraîches qui restaient impassibles sous les siennes. Le Survivant se rapprocha encore un peu plus de sa Némésis et s'assit à califourchon sur ses hanches alors qu'il traçait du bout de la langue le contour de sa bouche.
Ce ne fut que lorsqu'il frotta langoureusement ses hanches contre celles de Malfoy que ce dernier ouvrit ses lèvres, comme s'il voulait reprendre sa respiration, ou qu'il voulait répliquer. Harry en profita pour approfondir le baiser et laissa ses mains se balader sur le corps ferme et vigoureux sous lui.
Son propre coeur fit un saut périlleux dans sa poitrine lorsqu'il vit les yeux du blond se fermer lentement et prendre part au baiser.
Petit à petit, ce dernier devint plus pressant, plus maladroit, comme si chacun des deux hommes cherchaient à aspirer la vie de l'autre dans sa bouche.
Draco planta vigoureusement ses mains les hanches du Survivant, comme s'il voulait le repousser tout en le retenant et Harry gémit légèrement alors que le baiser devenait plus voluptueux, presque... amoureux...
Amoureux...
C'est lorsque ce mot frappa l'esprit de l'ancien Gryffondor qu'il se détacha brusquement du blond alors que celui-ci grognait de protestation, mais Harry n'y fit pas attention.
Il prit fébrilement la baguette magique dans le dos de Malfoy tandis que ce dernier revenait doucement sur Terre et murmura un contre sort en pointant l'objet sur sa cicatrice.
Lorsqu'il l'entendit, Draco ouvrit brusquement les yeux et contempla avec effarement que ses initiales avaient disparu.
Harry prit rapidement ses vêtements tout en évitant le regard ahuri du blond puis il jeta la baguette un peu plus loin.
Lorsqu'il se releva, il croisa le regard gris qui semblait vitreux, comme si Malfoy venait de se réveiller et murmura, d'une voix étrangement sourde avant de transplaner:
" Game over, Malfoy... "
A suivre...
On revient sur Terre, s'il vous plaît! :p Bon alors je tiens à préciser ( parce que Pil' n'avait pas très bien compris lol ) Que la dernière phrase, c'est Harry qui la dit... On voulait autant de violence que de douceur dans ce chapitre, et il est sorti ceci lol En espérant que vous avez passé un bon moment Bizouxxxx!
