Note de moi: C'est avec émotion que je vous présente ce qui, pour le moment, est mon chapitre préféré, et de loin. Je ne sais pas trop quoi vous dire, je ne sais pas trop comment le qualifier, mais Pil' m'a fait verser UNE larme! --' Moi qui pleure très difficilement, ben voilà, c'est la honte lol
Je remercie, en nos deux noms, les anonymes qui nous ont laissé des petits messages, et je remercie encore une fois les autres, bien évidemment.
Sur ce, installez-vous confortablement, et mettez When you're gone de Miss Lavigne en fond... Larmes assurées! lol
Bizouxxxxx! A la prochaine fois!
Note importante: Nous allons inventer un nouveau personnage qui va faire son apparition au prochain chapitre. Beaucoup d'entre vous nous on demandé de faire sortir Draco de ses gonds, nous espérons que vous ne serez pas déçu(e)s!
Chapitre quatorze: En plein coeur.
- Harry -
Jamais je n'aurais cru que ma vie pouvait aller encore plus mal que jusqu'à présent.
Jamais, jusqu'à ce que j'entende tes insinuations salaces sur ce que j'avais fait avec toi, devant nos amis respectifs.
Et jamais je n'aurais cru que tu me rendrais dingue de jalousie.
Toi, le Serpent vicieux que j'ai haï toute ma vie.
Toi, avec qui je fais toutes ces immondices.
Toi, Malfoy.
T.O.I...
Toi, pour qui je ressens toutes ces choses. Ces choses que je ne veux même pas nommer parce que tout simplement c'est impossible.
Tu comprends ce que je dis?
C'est impossible !
Pas ça...
Dis-moi que je n'en suis pas arrivé là...
A haïr un ami qui m'a toujours été cher.
A vouloir le faire souffrir encore plus que ses propres parents n'avaient souffert sous le Doloris.
A vouloir le frapper encore et encore parce que tu étais à côté de lui.
A vouloir lui faire bouffer son sourire mielleux et désabusé.
A vouloir écorcher ses joues trop rouges de pudeur et de plaisir mélangés.
J'ai cru qu'en te frappant, ça me calmerait.
J'ai cru que toute cette haine que j'ai au fond de moi, cette haine qui grandit en mon sein tous les jours un peu plus, se calmerait si jamais je te faisais mal.
Si jamais je te touchais...
Mais cette lueur, presque d'amusement, cette lueur narquoise que j'ai vue briller dans tes yeux au moment où tu les posais sur moi, a eu raison de mon être, et j'ai préféré aller dans les jardins dans l'illusoire espérance que tout allait passer.
J'avais réussi, Malfoy...
J'avais presque réussi...
Lorsque, presque deux heures plus tard, je retournai au château, et là...
Là...
Juste à côté des serres...
Tu étais là...
Dans ses bras...
Tu le tenais contre toi...
Tu avais tes mains partout sur son corps...
Tu avais tes lèvres sur les siennes...
Ta langue dans sa bouche...
Tu te pressais sans pudeur contre lui, comme jamais tu ne l'avais fait avec moi... Et tu gémissais.
Alors qu'il ouvrait impatiemment ta robe, tu gémissais.
Alors c'est vrai, Malfoy?
Tu m'as oublié?...
Tu es passé à un autre spécimen?...
Tu voulais que je te fasse souffrir, que je te baise, pour me jeter après?...
Tu voulais mon cœur, Malfoy?...
Tu l'as eu... Putain, oui... Tu l'as eu.
Je l'ai compris quand tes yeux ont croisé les miens - je crois... - et quand tu as commencé à le déshabiller.
C'est tout ce que j'ai vu.
C'est tout ce que j'ai pu supporter.
Et maintenant, ces images me hantent. Alors que je t'attends devant l'imposante fontaine de ton jardin et que le temps devient de plus en plus menaçant.
Je me suis rendu compte que je viens toujours chez toi à un moment précis de notre relation. C'est toujours ici que se passent les moments importants.
Le grand théâtre de notre jeu se situe sur ton territoire.
Avais-tu tout manigancé?
Savais-tu que je deviendrais aussi accro à toi?...
Savais-tu que je...
Non...
Non..
Ne pas penser à ça.
Je scrute à nouveau les grandes fenêtres noires et sans vie de ton Manoir.
Il n'y a personne.
Ou du moins, toi, tu n'y es pas.
Tu es encore avec lui...
Tu es encore dans ses bras...
Tu lui as fait l'amour?...
Il était de mèche avec toi?... Depuis le début?...
Ton amant. Ta moitié. Ton amour?...
Un frisson de dégoût me parcourt l'échine et tu apparais enfin. Un peu plus loin dans le chemin.
Mon cœur bat un peu plus vite et mon estomac se noue alors que je m'approche de toi, en vacillant légèrement.
Ne rentre pas avant que je ne t'attrape, Draco. Surtout ne rentre pas...
Au moment où tu commences à monter les marches de ton perron, j'accélère le pas, la respiration sifflante.
Tu ne m'as pas entendu.
Peut-être est-ce à cause du vent. A cause de l'orage qui menace d'éclater.
Alors que tu t'apprêtes à poser ta main sur le loquet de la porte, je te saisis le bras et te retourne brutalement.
Une légère ecchymose s'est formée là où je t'ai frappé, et cette blessure m'émeut d'une étrange façon.
Tu ne parles pas. Tu n'as même pas l'air surpris de me voir là.
Moi, je t'observe.
Tes lèvres rouges et meurtries.
Tes cheveux blonds qui balayent ton front.
Tes vêtements froissés par un autre... Par celui que je croyais être un ami.
Tu lui as fait l'amour, Malfoy.
Je le sais. Je le sens...
C'est peut-être pour cette raison que je sors ma baguette.
C'est peut-être aussi pour ça que tu t'autorises un sourire.
Au loin, j'entends le tonnerre qui gronde alors que je pose ma baguette magique sur ton cœur.
Tu ne parles toujours pas, et moi non plus.
A quoi bon utiliser des mots quand on peut agir simplement?...
Je vais te tuer, Malfoy...
Pour tout ce que tu as fait avec moi et avec lui, je vais te tuer.
Je serai heureux après.
Ma vie reprendra son cours normal.
Je ne verrai plus ton oiseau de malheur sur le rebord de ma fenêtre.
Je ne verrai plus tes yeux gris avant de m'endormir.
Je n'imaginerai plus tes lèvres sur les miennes au point de m'en crever le cœur.
Je ne me dirai plus que tu peux être doux et passionné.
Je ne me dirai plus que je crois que je suis tombé amoureux de toi, Malfoy...
A cette pensée, je presse un peu plus ma baguette contre ton cœur, et un éclair zèbre le ciel menaçant.
" Alors... Tu t'es bien joué de moi avec ton amant... "
Je ne pensais pas que je serais le premier à parler. Ni que mes mots seraient prononcés d'une façon aussi triste.
Je pensais que tu sortirais ta baguette. Et qu'on se battrait jusqu'à la mort...
Parce que c'est de cette façon que ça doit se terminer entre nous.
Par la mort de l'un de nous, ou par notre mort à tous les deux...
Tu ne réponds toujours pas. Tu me regardes avec tes yeux sans vie.
Tu me jauges, comme si tu étais las. Presque comme si tu étais malheureux...
A nouveau, un éclair zèbre le ciel, et je me rapproche un peu plus, inconsciemment.
J'ai mal au cœur...
" Tu l'as bien fait crier? Il embrasse bien?... "
Je n'arrive pas à déchiffrer l'expression de ton visage.
Merlin, dis quelque chose. Insulte-moi...
Je m'approche encore un peu plus.
Je suis presque contre toi. Je pourrais presqu'entendre les battements sans doute réguliers de ton cœur, si seulement le tonnerre ne grondait pas au dessus de nos têtes, et tu pourrais écouter le mien... Le mien qui est prêt à exploser dans ma poitrine.
" Pourquoi ta route a-t-elle un jour croisé la mienne, Malfoy?... Pourquoi est-ce qu'on s'est haïs autant?... Pourquoi m'as-tu répondu quand je t'ai écrit?... "
Ma voix n'est qu'un murmure rauque, mais je suis certain que tu l'as entendue. Tout comme je suis certain que tu ne répondras pas...
Je t'ai démasqué, Malfoy. Je suis prêt à parier que ce que nous avons fait ensemble, ce n'était que pour attiser la jalousie de Neville. Que je suis tombé au bon moment...
" Pourquoi depuis des semaines, je n'arrive plus à dormir? Pourquoi est-ce que je pense tout le temps à toi?... Pourquoi mon cœur bat vite quand tu es près de moi?... Pourquoi je n'ai pas envie de ta haine?... Pourquoi j'ai envie de te tuer pour ce que tu as fait avec lui, et non pour ce que tu as fait avec moi?... Pourquoi est-ce que j'ai envie de pleurer en me disant qu'à lui, tu l'as tenu dans tes bras, tu l'as embrassé alors que tu me l'as toujours refusé?... Dis-moi pourquoi... Pourquoi on se fait mal de cette façon..."
Maintenant que je te pose les questions qui tournent dans ma tête à longueur de journée, maintenant que je te montre mes interrogations, j'ai le cœur encore plus déchiré qu'avant.
Je te hais... Si passionnément, alors que tu es inerte contre moi.
Alors que tu ne dis rien et que tu ne fais aucun geste pour me repousser.
Je te dégoûte à ce point, Malfoy? Au point que tu ne veuilles pas me toucher, même à travers mes vêtements?... Tu ne disais pas ça, il y a quelques jours...
Je presse un peu plus ma baguette contre ton cœur et je continue. Je continue mon monologue insensé.
" Tu es le Serpentard au fond moi, Malfoy. Celui qui est dans ma cage thoracique, c'est toi. Tu m'as bouffé le cœur. Tu as gagné... C'est ce que tu voulais, non?... Gagner... Tu vas pouvoir le dire à ton amant... Mais ne lui dis pas ça, Draco... Ne lui dis pas ça... "
A ces mots, je prends ta main et la pose sur les battements désordonnés de mon cœur.
Tes doigts sont froids, crispés.
Tes doigts sont dociles, alors que je voudrais qu'ils se referment sur moi.
J'entends que tu prends une lampée d'air et ton bras tremble.
Oui, tremble...
Tremble de m'avoir mis dans un tel état malgré moi.
Tremble parce que mon cœur ne bat plus que pour toi...
" Tu ne lui diras pas, n'est-ce pas?... Qu'il bat pour toi... Tu le ferais souffrir... Et c'est un ami. Du moins, c'était un ami... Je t'oublierai, Malfoy... Quand j'aurai trouvé le courage de te tuer, je t'oublierai. Pardonne-moi... De ressentir ça pour toi... "
Cette fois-ci, je m'éloigne. A contre cœur, mais il le faut.
Il faut que je te tue, Malfoy. Parce que maintenant tu sais... Tu sais mon terrible secret. Même si je te l'ai qu'à moitié avoué...
Je ne peux pas prendre le risque de t'aimer d'avantage.
Je ne peux pas prendre le risque que tu me tues avant moi.
Je lève ma baguette vers ton cœur, alors que les larmes obstruent ma vue et que la pluie commence doucement à tomber, comme si la Nature elle-même pleurait pour la perte proche d'un des êtres qu'elle a le mieux réussis sur Terre.
Et au moment où je m'apprête à te les dire, ces mots si beaux en temps normal mais si honteux et inavoués, ici, tu me saisis violemment le poignet, et je sens la terre basculer...
oOo
- Draco –
Je le savais.
Je savais que tu viendrais m'attendre, à mon retour.
Je savais que la jalousie te ramènerait à moi plus rapidement que les courriers. Plus rapidement que n'importe quoi d'autre.
Parce que tu es tombé dans mes filets, Potter. Comme un papillon de nuit se précipite sur une lumière, tu es tombé dans le piège, tête la première. Tu n'as pas marché, non, tu as couru.
Tu es là, ému, tremblant, sous la pluie.
Alors que je viens de baiser Londubat, ton ami.
Alors que j'ai encore le goût de son sexe sur ma peau, dans ma bouche. Je l'ai baisé pour toi, tu sais. Pour te rendre jaloux. Pour te faire revenir, de ton plein gré.
Pour continuer le jeu.
Non, pour goûter la douleur dans tes yeux.
Et je ne suis pas déçu. Tu en crèves, Potter, de savoir que je l'ai baisé, lui. Que je l'ai embrassé, lui.
Parce que tu es si près de moi que tu la sens sûrement, son odeur.
Parce que j'espère que tu m'as vu gémir, trembler, dans ses bras.
Je me suis donné beaucoup de mal pour ça, tu sais.
Pour avoir l'air d'aimer ça.
Pour avoir l'air amoureux.
Pour toi.
Pour te faire souffrir.
Il était presque touchant, tu sais, à tellement aimer ça, à prendre tellement de plaisir avec quelques coups de reins brutaux.
Sa peur m'a réjouit et son innocence m'a comblé.
Maintenant tu poses ta baguette sur mon cœur et tu me regardes avec rage.
Tu veux quoi ? Me tuer ?
Vas-y, je suis prêt. Fais-toi plaisir, Potter. Venge-toi.
Je sens un mince sourire sur mes lèvres.
Tant de choses que tu voudrais faire, Potter…Tant de choses que tu n'oses pas faire. Tu oserais me tuer, comme ça, froidement, sans ciller, alors que je suis désarmé ?
Alors que je porte encore la trace de ton coup sur ma bouche ?
Je ne pense pas.
Alors tu veux quoi ? M'embrasser ?
Vas-y, ça risque d'être très douloureux pour moi, donc tout à fait inoffensif.
Je ne bougerai pas, Potter.
Je ne dirai rien.
Je ne vais pas te faciliter la tâche, quel que soit ton but…Vengeance, amour, haine, il faudra que tu te décides tout seul, Potter. Que tu ailles au bout de ton désir, cette fois. Quel qu'il soit.
Le ciel menace de s'écrouler sur nos têtes, et je frissonne.
Tu me parles, et tu te rapproches de moi.
Toutes ces questions, auxquelles je ne répondrai pas. Tu n'as pas voulu répondre à mes hiboux, je ne répondrai pas à tes questions, Potter. C'est un peu tard, maintenant.
" Tu l'as bien fait crier? Il embrasse bien?... "
Non, mais ça je ne te le dirai pas.
Tu continues, avec tes questions infernales, et un étau me sert la gorge. Tu t'es rapproché, encore un peu. Ta voix est sourde, basse. Tu n'as jamais été aussi près, je crois, même quand on baisait ensemble. Je n'ai jamais vu ce regard dans tes yeux. Tu continues :
" Pourquoi depuis des semaines, je n'arrive plus à dormir? Pourquoi est-ce que je pense tout le temps à toi?... Pourquoi mon cœur bat vite quand tu es près de moi?... Pourquoi je n'ai pas envie de ta haine?... Pourquoi j'ai envie de te tuer pour ce que tu as fait avec lui, et non pour ce que tu as fait avec moi?... Pourquoi est-ce que j'ai envie de pleurer en me disant qu'à lui, tu l'as tenu dans tes bras, tu l'as embrassé alors que tu me l'as toujours refusé?... Dis-moi pourquoi... Pourquoi on se fait mal de cette façon..."
J'ai tenu sous la torture, Potter, je n'ai pas frémi, pas bougé alors que Voldemort m'utilisait pour son plaisir personnel, faisant craquer mes os, égratignant ma peau, alors je supporterai bien tes questions.
Je ne bougerai pas.
Je ne tremblerai pas.
Je ne serai pas ému.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?...Toujours tes questions.
Pourquoi je te fais mal, je le sais.
Pourquoi tu acceptes cette souffrance, çà, je préfère ne pas le savoir.
Ca ne m'intéresse pas. C'est une question inappropriée.
Il n'y a pas de « pourquoi » dans le jeu. Il n'y a que des « comment ».
Je veux juste savoir jusqu'où tu accepteras mes jeux… Jusqu'où tu t'humilieras devant moi, avec tes questions.
Mais tu as l'air de plus en plus perdu, tu te rapproches dangereusement… Je te regarde t'empêtrer dans tes déclarations, tes sentiments. J'ai honte pour toi.
C'est comme ça que ça marche ? Plus je t'humilie et plus tu m'aimes ?
J'ai envie de partir.
Vite.
Mais je ne bouge pas.
Je regarde tes lèvres bouger, formuler tout ce que je ne veux pas entendre. L'impensable.
Tout ce qui est hors-jeu.
" Tu es le Serpentard au fond moi, Malfoy. Celui qui est dans ma cage thoracique, c'est toi. Tu m'as bouffé le cœur. Tu as gagné... C'est ce que tu voulais, non?... Gagner... Tu vas pouvoir le dire à ton amant... Mais ne lui dis pas ça, Draco... Ne lui dis pas ça... "
Oui, tu l'as dit.
J'ai gagné.
Indubitablement, j'ai gagné.
Le jeu est terminé, donc. Je n'ai plus qu'à rentrer, t'oublier.
Pourquoi ça ne me fait pas plaisir ?
Pourquoi est-ce que je ne te ris pas au nez ?
Pourquoi est-ce que tu poses ma main sur ton cœur ?
Pourquoi est-ce que, soudain, en te touchant, en te regardant, je tremble ?
Non, c'est une erreur. C'est le froid. La pluie. Je ne tremble pas.
Tu n'es rien, pour moi. Rien.
C'est quoi ce cœur qui bat la chamade, sous mes doigts glacés ?
Pourquoi est-ce qu'il bat aussi fort ?
Pour qui ?
Non, ne réponds pas, Harry. Surtout pas.
" Tu ne lui diras pas, n'est-ce pas?... Qu'il bat pour toi... Tu le ferais souffrir... Et c'est un ami. Du moins, c'était un ami... Je t'oublierai, Malfoy... Quand j'aurai trouvé le courage de te tuer, je t'oublierai. Pardonne-moi... De ressentir ça pour toi... "
Et tu fais mine de t'éloigner, de reculer, avant de poser ta baguette sur mon cœur.
Qui bat.
Je crois.
Je ne veux pas que tu le sentes battre. Je ne veux pas que tu me dises ces mots qui brillent dans tes yeux.
Non, ne les dis pas, Harry.
S'il te plaît…Ne les dis pas.
Je ne le supporterai pas.
Dis-moi que tu me détestes…. Déteste-moi, je t'en supplie.
Alors que tu ouvres la bouche pour parler, pour dire ces mots qui vont me tuer, je te saisis par le poignet violemment et je te fais tomber à terre, lourdement :
-Tais-toi, Potter !! Tu ne sais plus ce que tu dis…Tais-toi.
Tu m'attrapes par la jambe et tu me fais tomber à mon tour, dans la boue. On se bat, en se flanquant des coups de pied et de poing, comme des gamins. Comme à Poudlard.
La haine nous va bien.
D'un coup de rein tu es sur moi, au sol, me tenant par les poignets. Tu es proche, si proche que je sens ton souffle rauque :
-De quoi tu as peur, Malfoy ? De mes sentiments ? Ou des tiens ?
-Tais-toi, Potter !!
-Non… Je ne me tairai pas… Je t'…
Avant que tu aies pu aller au bout de ta phrase, je précipite mes lèvres contre les tiennes, pour te faire taire. Nos dents se heurtent violemment, m'écorchant à nouveau la lèvre, et le sang emplit nos bouches avides.
Ta langue me pénètre, s'enroule autour de la mienne, avec une fougue qui fait exploser mes entrailles.
Je ne sais pas si c'est un baiser que nous échangeons, ou une tentative désespérée pour se mordre, se faire mal, encore, mais je n'ai jamais vécu un moment aussi fort, aussi intense. Je n'ai jamais senti battre mon cœur de cette façon, jamais eu autant envie, besoin de me fondre en toi, de te dévorer, d'aspirer ton âme.
Non, ne te frotte pas à moi, Harry. Pas comme ça.
Ne pose pas ton ventre contre le mien, ne glisse pas tes jambes entre les miennes.
Ne m'embrasse pas.
Ne me touche pas.
Ne me donne pas envie de te faire l'amour, l'envie de jouir, l'envie de mourir entre tes cuisses.
N'allume pas un incendie dans mon ventre, dans mon cœur.
Sans que je le comprenne, sans que je le veuille, ma robe remonte dans la boue, découvrant mon pantalon devenu trop serré. D'une main impatiente et malhabile, tu entrouvres ton pantalon trempé par la pluie et tu te frottes à moi, tu frottes ta verge contre moi, en gémissant.
L'envie de toi devient obsédante, douloureuse, et nos baisers voraces ne me suffisent plus. Hélas.
Alors quand enfin tu t'attaques à ma ceinture, quand tu arraches la fermeture de mon pantalon, et qu'enfin tu le baisses d'un coup sec, avec un grognement de rage, je prends peur. Peur de cet éclat dans tes yeux, de cette rage dans ta bouche, peur de mon désir le plus secret.
Peur de prendre du plaisir.
Tu me fixes avec une intensité effrayante, me retenant toujours par les poignets, penché sur moi, une lueur de folie dans les prunelles.
D'un coup de bassin tu me pénètres, me faisant hurler. La douleur est brutale, elle me coupe le souffle. Je crois que des larmes me montent aux yeux, heureusement mêlées à la pluie.
Ton pénis tape encore et encore contre ma prostate, sans ménagement. Mais la violence et la douleur ne me dérangent pas, elles sont mes amies, depuis longtemps.
Vas-y, fais-moi mal.
Non, ce qui me dérange c'est cette vague que je sens en moi, ce plaisir qui monte, sauvagement, lentement, me faisant serrer les dents. Ce plaisir interdit.
Ton sexe en moi, profondément. De plus en plus loin. De plus en plus fort.
Oh par Salazar, je vais jouir.
Je vais jouir...
Et pas de souffrance, cette fois, mais de plaisir…
Parce que ton pénis est pure jouissance en moi, parce que tu as refermé ta main sur ma verge, parce que tes caresses m'envoient au paradis, parce que ton souffle se mêle au mien.
Et plus j'essaie de réprimer cette vague insensée, plus elle enfle, jusqu'à que je crie.
De plaisir.
Je me déverse entre tes doigts et je crois que tu souris.
Je te déteste, Harry Potter.
Je te déteste de m'avoir fait subir ça.
Je te déteste pour tes yeux brûlants, pour la douceur de ta peau, pour ce cœur qui bat en moi.
Tu jouis à ton tour et tu laisses tomber sur moi, sous la pluie.
Je me dégage, avec colère, rapidement. Il faut que je me reprenne, et vite.
C'est inacceptable, intolérable.
Pas moi.
Pas avec toi. Jamais.
Comment as-tu osé m'aimer ?
J'ai violemment envie de te tuer, pour te faire payer ça.
J'attrape ton cou épais dans mes mains, et je commence à serrer. Tu deviens écarlate. Il y a à nouveau cette lueur, dans tes yeux, qui me dit: « Oui, vas-y, tue-moi. Délivre-moi ».
Tu n'auras pas satisfaction, Potter. Pas déjà.
Mais tu paieras, quand même. Et cher.
Je me relève, couvert de boue, et je te flanque un coup de pied :
-Mais t'as pas compris Potter ? T'as pas compris que tu n'es rien pour moi, qu'un vulgaire sex toy ? C'est fini entre nous, fini. Game over. Tu m'as amusé, mais c'est trop tard. Et pour répondre à ta question, oui, Londubat embrasse mieux que toi. Et il baise mieux, aussi. Alors fous le camp, Potter. FOUS LE CAMP !!
Et je rentre chez moi, claquant violemment la porte derrière moi.
Va au diable, Harry Potter.
A suivre...
Pour savoir où est-ce que ma larme a coulé ( lol ) ben c'est à la fin, forcément... Ca va super bien avec la chanson... J'espère que vous avez passé un bon moment, j'ai légèrement commencé la suite, alors patientez A la semaine prochaine, bizouxxx! Et encore merci!
