Note de moi: Coucou!

Comme promis, un nouveau chapitre qui va être assez spécial, parce que d'une part, le fameux nouveau perso entre en scène ( suis morte de trouille... ) et puis aussi parce que les états d'esprit de Draco et Harry sont inversés. Maintenant, Harry sait ce qu'il fait et ce qu'il ressent, alors que Draco... C'est beaucoup plus compliqué.

Je tiens aussi à vous préciser que je ne sais pas trop quand le prochain chapitre sera posté. Demain, je vais m'inscrire à la fac, ma pré-rentrée est le 15 et comme vous devez vous en douter, j'aurai un boulot monstre, donc les up date seront un peu plus espacées, je vous tiendrai au courant, ne vous inquiétez pas et NOUS N'ABANDONNONS PAS LA FIC!

Merci beaucoup pour vos commentaires qui nous vont toujours droit au coeur, j'espère que ce chapitre-là vous plaira tout autant, bonne lecture, bizouxxx et à la prochaine fois! Tcho!


Chapitre quinze : Tourner la page?


- Harry -

La porte d'entrée claque, et comme à chaque fois depuis maintenant seize jours, mon coeur manque un battement.

C'est un bruit que j'ai appris à détester malgré moi.

C'est un bruit qui a tourné la plus grande page de ma vie.

Le bruit qui a fermé la porte sur toi...

Je suis fier de moi. Vraiment.

Depuis la dernière fois que l'on s'est vus, je n'ai pensé que très rarement à toi. A chaque fois que ton image s'impose à mon esprit, c'est Ginny qui en "paie" les frais. Et c'est loin de lui déplaire, crois-moi.

Notre vie de couple est revenue ce qu'elle était avant, à quelque chose près.

Elle réessaye de me séduire. Elle essaye de pimenter nos jeux. Elle frissonne quand je la frôle. Ses yeux s'assombrissent quand je la regarde.

Elle est attirante, je le sais.

Elle est belle, épanouie, charmeuse...

Elle fait tourner la tête à plus d'un, à commencer par ton meilleur ami.

Mais moi... Moi, je n'ai plus envie de tout ça.

Je n'ai plus envie de la magie, et de tout ce qu'elle m'a apporté.

J'ai envie de simplicité, de grands larges, d'une histoire pas compliquée et surtout, j'ai envie de ne plus penser.

Et pour ça, il faut que je revienne chez toi. Il faut que je te rende toutes les traces de notre méfait.

Tes lettres...

Celles que j'ai ouvertes, et celles que j'ai laissées telles quelles.

J'ai pensé à les garder pour moi, à en faire un beau souvenir, en quelque sorte.

J'ai pensé à remettre mes interrogations à plus tard.

Mais à quoi bon remuer le couteau dans la plaie ?

Je suis malade. Malade de toi, et il faut que je guérisse pour mon propre bien mental.

Je ne peux pas rester comme ça.

Pas à cause de toi.

Quand je suis seul, j'avoue que l'amour que nous avons fait ensemble me revient en mémoire.

Notre passion.

Notre désir.

Notre plaisir.

Tes yeux, qui jamais n'avaient été autant vivants.

J'y ai cru, tu sais...

J'y ai cru... Que mon mal était partagé.

Que toi aussi, tu avais été touché par... Ca.

J'y ai cru quand j'ai vu le plaisir que je te donnais.

Et puis, tu t'es relevé, sans que je comprenne comment, et tu es parti.

Non sans m'insulter avant.

Non sans me briser encore plus le coeur.

Maintenant, c'est fini.

Tu me l'as dit.

Je l'ai entendu.

Je le sais...

Tu n'envoies plus de hiboux. Tu dois être avec Neville... Vous aviez bien dû rire ensemble...

Tu as pensé à lui, n'est-ce pas ? Quand j'étais en toi... Pour jouir... Tu as pensé à lui ?...

Je regarde tes lettres posées sur mon bureau, et j'essaye de me décider.

Je voudrais te les rendre, mais je n'ai pas envie de te voir.

Je pourrais te les envoyer, mais... J'avoue... Je voudrais revoir une dernière fois cet endroit. Devant chez toi. Le lieu de ma plus belle et de ma plus cruelle illusion.

Après, je me promets de t'oublier.

J'espère que tu souffriras, Draco. Autant que moi, je souffre.

Je prends tes lettres, en priant tous les dieux que je connais pour que tu ne sois pas chez toi, avec un peu de chance, tu fais « une partie de chasse » avec ton amant, et je descends les escaliers pour me trouver dans le jardin.

Je n'en ai pas pour longtemps...

C'est juste une affaire de quelques minutes.

Un adieu au passé.

Une vague d'appréhension me submerge, alors que les contours de ton manoir se dessinent dans mon esprit.

Godric... Donnez-moi la force...

oOo – oOo

Le soleil qui tape ici est aveuglant, et je suis obligé de détourner les yeux un instant de l'imposante bâtisse, avant de me rendre compte que j'ai atterri juste là... A l'endroit où je me tenais quand tu m'as dit que tout était fini.

Tout est fini...

Tu ne me détesteras plus ?

Tu m'oublieras ?

Comment ?

Une potion ?

Un sortilège ?

Dans les bras d'un autre ?...

Rapidement, je monte les marches du perron immaculé, et pose le tas de lettres que j'ai soigneusement lié, au pas de la porte.

Malgré moi, une vague de tristesse m'envahit alors que je me détourne définitivement de mon passé.

Repartir... Vite.

Je redescends rapidement, sans un regard en arrière, le coeur battant, l'estomac noué de peur que tu ne sois là, en définitive.

De peur de te voir.

Je suis arrivé au début du chemin, quand une voix me cloue sur place. Une voix d'homme que je ne connais pas.

« Je peux vous aider ? »

Un nouvel amant, Draco ?... Tu ne perds décidément pas ton temps.

Je me retourne pour faire face à l'inconnu et ma voix se bloque dans ma gorge.

Ce visage... J'ai l'impression de revenir des années en arrière. Depuis combien de temps ne l'ai-je pas vu ?

Ce visage fin, aux traits réguliers, ces yeux noirs, en amande, cette peau mate, ces cheveux d'ébène, presque aussi en bataille que les miens, et cette douceur... Merlin, cette douceur...

« Chang ! Tu en mets du temps pour aller chercher le chloroforme dans le... »

Tu arrives, visiblement énervé, et mon coeur bat la chamade quand je vois l'expression dure qui déforme tes traits.

Chang ?...

Je reporte mon attention sur l'homme entre nous, et il s'approche en me tendant la main.

« Liam Chang. Heureux de vous rencontrer, monsieur Potter. » Me dit-il d'une voix chaude.

Je regarde sa main tendue, un peu désorienté. Puis, mal assuré, je la prends et la serre sans grande conviction. La chaleur qu'elle propage en moi me rassure un peu, et je plonge à nouveau mes yeux dans les prunelles noires.

J'ai toujours sa main dans la mienne, et je ne sais vraiment pas quoi penser.

Je le dévisage toujours.

Il me sourit. Et malgré moi, je souris à mon tour. Puis, il lâche ma main. Lentement.

« Vous connaissez Cho ? »

Ma question aurait pu paraître incongrue, mais son sourire s'élargit alors qu'il ne quitte pas mes yeux des siens.

« C'est ma petite soeur. »

Sa soeur... Oui... C'était forcé. Une telle ressemblance... Elle ne m'en avait jamais parlé.

« Elle m'a beaucoup parlé de vous, quand elle était à Poudlard. »

Oui... Sans doute.

« Je n'ai jamais entendu parlé de vous, moi...

-Evidemment, il est arrivé de Chine il y a trois jours. Chang ! Le chloroforme... »

Je détourne les yeux, presque surpris que tu sois encore là, et tu me regardes d'une façon indéfinissable. Je serais naïf, je penserais presque que tu es jaloux...

Mais je n'ai pas envie de m'attarder là dessus, je n'ai même pas envie de te voir ou de te parler.

Pourtant tu restes là, planté comme un piquet dans ta robe de sorcier verte pour changer, un livre sur les papillons communs de Grande – Bretagne à la main.

« Pouvez-vous attendre un instant ? J'aimerais beaucoup faire votre connaissance... »

J'acquiesce machinalement, et je le regarde s'éloigner.

Il est assez grand pour un asiatique. Presqu'aussi grand que toi. Et il dégage de lui une aura étrange, pour un lieu comme le manoir Malfoy. Une douceur et une paix intérieure incroyables.

Je l'ai vu dans ses yeux.

Je l'ai senti quand il m'a serré la main.

Comment ça se fait que tu le connais ? Il est aux antipodes de ta personnalité.

Je continue à fixer la grande porte d'entrée, pour ne pas avoir à te regarder, attendant impatiemment qu'il revienne.

Je ne veux pas rester seul avec toi.

Pas après tout ce qu'il s'est passé entre nous.

Tu me regardes.

Je le sais.

Je le sens.

Mais je ne te donnerais pas le plaisir de te montrer mon émotion.

Au bout de quelques secondes, tu commences à te rapprocher, mais tu t'arrêtes toutefois à bonne distance et tu me demandes sur un ton abrupt :

« Que viens-tu faire ici ? Tu n'as pas compris ce que je t'ai dit la dernière fois ? »

Mon coeur bat douloureusement alors que je fais comme si tu n'étais pas là, comme si tu n'avais pas parlé.

C'est fini, Draco. Tu me l'as déjà dit. Alors, oublie-moi.

Mon mutisme te dérange apparemment, parce que tu te rapproches encore un peu. Mais avant que tu ne parles une nouvelle fois, les grandes portes d'entrée s'ouvrent et je ne peux m'empêcher de sourire en voyant Liam descendre, un flacon dans les mains.

« Tenez, cher collègue.»

Il te tend le chloroforme, un sourire léger sur les lèvres, mais tu ne fais pas du tout attention à lui.

Je ne sais pas trop pourquoi je reste là. Je devrais partir, je le sais. Mais il ressemble tellement à sa soeur, que ça en est intriguant.

Avec douceur, il place le flacon entre tes mains, et une autre voix surexcitée, plus connue cette fois-ci, se fait entendre :

« Draco ! Liam ! Venez vite ! Les Nymphalidae ont entamé la danse nuptiale ! »

Je me détourne pour voir Neville rouge d'excitation, et je sens un pincement au coeur. Ainsi donc, il est là lui aussi. A quoi aurais-je dû m'attendre, de toute façon ?

Il s'avance vers nous, pas très à l'aise de me voir, apparemment, et me salue timidement. Je me contente de le fixer, sans répondre.

« Vous vous intéressez aux papillons ? Je demande à Liam.

-C'est mon métier.

-Liam est l'un des meilleurs spécialistes de papillons au monde et il est venu étudier ceux que l'on trouve communément en Europe. » Répond Neville, non sans une once de fierté.

Par modestie sans doute, Liam tourne la tête.

« Vous voulez voir ma collection ? Me demande-t-il presqu'avec timidité.

-Vous l'avez apportée ?

-Oui... En partie. Monsieur Malfoy a très gentiment accepté que je la mette dans sa serre, parce que celle de Poudlard est trop petite.

-Potter ne s'intéresse pas aux papillons. Répliques-tu d'une voix morne.

-J'accepte. » Je réponds avec un léger sourire.

Liam me rend mon sourire, et sans un regard vers toi, je me laisse entraîner vers les serres derrière ton manoir.


oOo


- Draco -

« Vous voulez voir ma collection ? »… te demande cet imbécile de Chang.

Et bien sûr, toi, tu acceptes.

Alors que tu ne t'intéresses pas aux papillons.

Alors que tu ne t'es jamais intéressé aux papillons.

De qui tu te fous, Potter ??

On nage déjà en plein vaudeville, entre ta présence surréaliste et celle de Neville, et voilà que tu tombes littéralement sous le charme du frère de ta première petite amie.

Chez moi. Ben voyons.

Le bouquet.

Si je n'avais pas des envies de meurtre, je rirais, je crois.

Mais là, j'ai pas envie de rire, dommage.

J'ai déjà mis des jours à oublier notre dernier rendez-vous, et voilà que tu réapparais.

En quel honneur ?

Tu cherches quoi ?

Une nouvelle raclée ?

Je n'ai pas été assez clair, la dernière fois ?

Game over, Potter.

Le jeu est fini entre nous car tu n'as pas respecté les règles implicites.

Tu as été trop loin, beaucoup trop loin avec tes déclarations, tes yeux larmoyants, ton …amour.

C'était bien tenté, le coup de l'amour.

J'y ai presque cru.

Tous les coups sont permis et celui-ci était particulièrement retors de ta part, je l'avoue. Tu n'as pas eu de scrupule, toi non plus, à jouer sur la corde sensible.

Chapeau.

J'y ai presque cru...

J'ai senti battre ton cœur sous ma main et le mien s'est emballé…

J'ai presque cru que je pouvais aimer, moi aussi…Avant que je ne reprenne mes esprits, une fois l'orgasme passé.

Alors c'est ça, l'amour ?

Un joli prétexte pour baiser, qui s'éteint post coïtum ?

Oui, j'aurais peut-être pu y croire, au coup de l'amour, si tu avais insisté, quand je t'ai insulté.

Si tu avais tambouriné à la porte.

Si tu m'avais écrit, si tu m'avais supplié de te revoir.

Si tu ne m'avais pas oublié en un éclair…

Oui, j'y aurais peut-être cru.

Mais tu as disparu sans un mot, preuve que tout ceci n'était que comédie de ta part.

Et tu réapparais, le teint frais.

Avec un attrait soudain pour les papillons…

A d'autres, Potter.

Qu'est ce qui t'attire chez lui ?

Ses grands yeux noirs, son gentil sourire, sa simplicité ?

Ou c'est juste pour m'emmerder ? Pour me rendre jaloux, comme moi je t'ai rendu jaloux avec Neville ?

Tu le suis à travers la serre et je sens une drôle de sensation, dans ma poitrine. Comme une épine.

Neville me frôle la main et je dois prendre sur moi pour ne pas le gifler. Cet idiot m'énerve. Il croit qu'il y a quelque chose entre nous alors qu'il n'y a rien, absolument rien.

Disons qu'il me distrait, depuis ton départ…

Disons que ma vie est un peu moins vide grâce à lui, depuis ton départ.

Même si le jeu est beaucoup moins amusant avec lui qu'avec toi.

oOo - oOo

Vous passez de cages en cages et il te montre ses spécimens, avec application, d'une voix douce.

Et tu as vraiment l'air intéressé par ses explications. D'où ils viennent, quelles sont leurs mœurs, lesquels sont les plus rares…Tu bois littéralement ses paroles.

Non, tu as l'air intéressé par lui, en fait.

Et ça m'agace prodigieusement.

Que tu viennes ici, dans ma serre, pour me narguer…C'est pousser le bouchon un peu loin.

Remarque, je vois que tu as progressé, en quelques semaines.

Dommage que je n'ai plus envie de jouer.

Je n'ai plus envie de grand-chose, à vrai dire.

Les papillons, qui me passionnaient, sont devenus un vague passe-temps. Je croise ma femme et mes enfants, parfois, presque avec surprise, dans les escaliers. Je n'ai rien à leur dire.

L'arrivée de Chang et ses spécimens m'ont à peine divertis, et si Neville n'avait pas insisté je ne l'aurais pas accueilli. J'aime rester des heures dans mon repaire, à écouter souffler le vent.

Tout est terne, fade, même la souffrance d'autrui. Même la mienne.

Je m'enferre dans un no man's land dont rien ne me sort, sauf, soudain, te revoir.

Et là, vraiment, la haine revient. Comme un flot chaud dans mon ventre. Cette haine salvatrice qui me réveille peu à peu, tandis que je vous suis, de loin.

Qu'est ce que tu fais là, Potter ?

Tu cherches quoi ?

Tu penches ta tête vers la sienne et l'épine s'enfonce plus profondément dans mon cœur.

Je ne suis pas jaloux, non, d'ailleurs je ne sais même pas ce que c'est la jalousie.

Non, c'est le fait de te voir chez moi, en train de m'ignorer superbement, qui me met hors de moi.

Neville me parle mais mes oreilles bourdonnent. Je ne l'écoute pas.

Vous passez lentement d'une vitrine à l'autre et mes poings se crispent. Il semble te parler à l'oreille. Je n'y tiens plus :

- Ne fais pas semblant de comprendre, Potter, tu simules très mal.

Tu tournes lentement la tête vers moi, comme si je te réveillais. Comme si j'étais un vague bruit, au loin.

- Il n'y a rien à comprendre, juste à admirer, intervient Chang avec cette douceur et cette gentillesse qui lui sont coutumières, et qui m'énervent souverainement.

Tu le regardes en souriant et j'enfonce mes ongles dans ma main, en m'approchant de vous :

- C'est bien gentil tout ça, mais on a du travail. Adieu, Potter. Je ne te raccompagne pas, tu connais le chemin…dis-je avec dédain en tournant les talons.

- Non, attends…C'est incroyable qu'Harry s'intéresse aux papillons, intervient fort à propos Neville. Je savais que cette chasse nocturne dans la forêt de Dean aurait des effets bénéfiques et susciterait des vocations. Harry, tu es le bienvenu ici…Et... si tu veux nous accompagner un de ces jours, ce sera avec plaisir.

- ... Merci, Neville, réponds-tu. Oui, je crois que je redécouvre les papillons, aujourd'hui.

Exaspéré par votre petit cirque, je te saisis par le bras, et je t'emmène avec moi, loin d'eux :

- Excusez-moi messieurs, j'ai quelque chose à dire à notre ami Potter…On revient tout de suite.

- Mais…lâche-moi !! Laisse-moi tranquille, dis tu en essayant de te dégager de ma poigne, en vain.

Nous nous dirigeons vers la sortie de la serre, et je te coince derrière la porte, ma baguette pointée vers toi :

- Je crois que tu n'as pas très bien compris, Potter. Je ne veux plus jamais te voir ici, jamais. Et encore moins avec MES amis. Pourquoi tu es revenu, cette fois ?

- ... Pour te rendre tes lettres, Malfoy…

- Et c'est tout ? Mais…mais tu n'en as pas ouvert la moitié !!

- Ta prose ne m'intéresse plus…Tu as tendance à te répéter, je crois. Lâche-moi, on m'attend.

L'éclair vert dans tes yeux attise ma colère :

- Je pourrais te les faire bouffer ces lettres, tu sais, si je n'avais pas des invités. Pourquoi tu fais semblant de t'intéresser aux papillons ?

- Je ne fais pas semblant. Faire semblant, c'est plutôt ta spécialité, Malfoy…Et arrête avec cette baguette, tu me fais mal…

- Comment ça ?

- Les explications de ton ami étaient vraiment intéressantes, et je me demande pourquoi il fréquente quelqu'un comme toi. Il a l'air sensible et intelligent, lui…

- Putain, Potter, si tu l'approches encore, je te tue. Ou je le tue, lui…dis-je en me pressant contre toi, encore un petit peu plus.

- Et bien, vas-y, Draco…Tue-moi. Depuis le temps que tu en rêves…

Je lève ma baguette, le corps saisi d'un frisson violent et je murmure :

- Attends…tu vas avoir ce que tu mérites, d'abord, Harry. Endoloris !

Le flux t'atteint de plein fouet, et tu t'écroules, en poussant un cri.

J'ai à peine le temps de profiter de ta souffrance que j'entends des bruits de pas derrière moi : « Expelliarmus !! »

Merde. Neville et Chang. Je les avais oubliés.

Neville se précipite pour ramasser ma baguette, et me secoue violemment :

- Draco !! Mais tu es devenu fou ! Pourquoi tu as fait ça ?

Chang se penche vers toi, pour écouter battre ton cœur, et vérifier su tu vas bien. Il te parle doucement, et passe sa main sur ton visage. Je me détourne, écœuré. Neville insiste, et me murmure :

- Draco…S'il te plait, parle moi, à moi. Tu peux tout me dire, tu sais…

- Lâche-moi, Neville…Fous-le dehors.

Que dire d'autre ? Que ses mains sur ton visage me révoltent, que ton regard voilé me tue ?

Il t'aide à te relever et il te glisse :

- Il faut vous reposer. Venez, je vous raccompagne chez vous…

Sans un regard, tu disparais avec lui, et je reste avec Neville, une épine fichée dans le cœur.

- Draco ? Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi tu as fait ça ? Qu'est ce qu'il t'a fait, pour que tu le détestes à ce point ?

- Tout, Neville. Il m'a tout fait.

Il me fixe, interloqué, ne se doutant pas de l'étendue de l'aveu.

- Mais je m'en fiche, qu'il aille au Diable. Viens, Neville…

Oui, je m'en moque, Harry.

Complètement.

Tu peux bien lui faire les yeux doux, l'embrasser de ta bouche tendre, lui dire que tu l'aimes à voix basse…

Tu peux bien le laisser caresser ton magnifique corps, le laisser te donner tout le plaisir que tu cherches, que tu mérites, tout le plaisir que je ne peux pas te donner …

Je m'en fiche. Ca m'est égal.

Tu n'es plus rien pour moi.

Même ta mort ne m'amuserait peut être pas.

Je voudrais juste que les battements assourdissants cessent, maintenant.

A suivre...