Kikoo !!
Ah enfin de la pluie !! Je ne me lasse pas de regarder l'eau coulée en une douce musique…
Bref, ça y est, je me suis mise au chapitre 13 ! J'espère qu'il va vous plaire !!
Chapitre 13 :
Hermione appuya sur la sonnette ce qui fit légèrement sursauter Malefoy. Sa mère ouvrit la porte, elle était vêtue d'une robe simple et souriait chaleureusement à sa fille, découvrant ses dents parfaites.
Mère et fille s'enlacèrent.
« Bonjour maman. Je te présente… Draco. C'est l'ami dont je t'ai parlé. »
Sa mère toisa le garçon, Draco semblait nerveux.
« Bonjour Draco. Je suis très contente de faire ta connaissance. Entrez vite, il fait si froid dehors ! »
La maîtresse de maison les conduisit jusqu'au salon. Draco observait d'un œil critique chaque coin de la pièce. Il s'arrêta en particulier sur la lampe au plafond.
« Ca marche à l'électricité. » Expliqua Hermione par réflexe.
« A quoi ? »
Hermione éteignit puis ralluma la lumière et se lança dans une explication sur le fonctionnement de l'électricité. Heureusement pour Draco, la mère de Hermione revint avec des jus d'orange.
« Arrête de l'embêter avec tous ces détails techniques ! Moi-même je n'ai aucune idée de comment changer une ampoule ! »
Hermione se renfrogna mais sa bouderie ne dura pas car son père descendit les marches de l'escalier et alla les saluer. Draco commençait à prendre de l'assurance et leur dit dixit : « C'est très joli chez vous. »
Hermione prit cette formule pour une simple politesse, ayant entendu parler du manoir Malefoy mais elle reconnaissait que c'était un beau geste de sa part. Ses parents le remercièrent.
« Alors, tu es dans la classe de Hermione ? » Demanda son père.
« En fait, je suis dans une autre classe mais on a des cours en commun, runes, étude des créatures magiques et potions. »
« Ah oui, Hermione adore les cours de potions. Elle ne dit que du bien de ce professeur. C'est ta matière préférée, n'est-ce pas chérie ? » Dit son père avec entrain.
« Faut pas exagérer… » Grommela-t-elle entre ses dents.
S'il n'y avait qu'un sujet qu'elle aurait souhaité ne pas aborder c'était bien celui-ci. Elle ne voulait pas que l'on sache que ses cours préférés étaient ceux de potions et qu'en réalité elle admirait le caractère du professeur Rogue.
Draco lui sourit le plus sarcastiquement du monde avant d'ajouter qu'il ignorait ce détail. Un lourd silence s'en suivit.
« Ce que le temps passe vite… » Dit la mère de Hermione. « Alice et Raphaël ne vont pas tarder à arriver avec leurs parents. »
« Mais tu ne m'avais pas dit qu'ils venaient ! » S'écria Hermione.
« Dis donc Mimi, tu ne me parles pas sur ce ton ! »
Draco faillit s'étouffer avec son jus d'orange en entendant le surnom de Hermione !
« Et ils dorment où ? » Demanda 'Mimi'.
« Leurs parents dorment dans la chambre d'amis et Raphaël et Alice sur le clic-clac dans le bureau. »
« Et Draco ? » Demanda-t-elle de plus en plus blême.
« Tu peux bien dormir avec ton petit copain voyons. »
« CE N'EST PAS MON PETIT COPAIN !! »
« Très bien » Dit sa mère aussi rouge que sa fille. « Il y a un matelas dans la cave, va le chercher et mets-le dans ta chambre. »
« Draco peut très bien dormir dans la cave ! »
« Hermione, tu arrêtes ça tout de suite ! Ce n'est pas parce que tu es en pension dans ton école que je n'en suis pas moins ta mère alors tu obéis et à la seconde ! »
Hermione poussa un cri entre la plainte et la rage et monta hargneusement les marches de l'escalier, suivie par Draco.
Arrivés dans la cave, Hermione retira le film protecteur du matelas et commença à le pousser vers la trappe qui menait au premier étage. Draco l'arrêta.
« Tu ne vas pas pousser ça comme une esclave. Vous n'avez pas d'elfes de maison ou un truc dans ce goût-là. »
« Non, Draco. L'esclavage a été aboli depuis longtemps en Angleterre chez les moldus. Il faut faire ça soi-même, comme des braves. »
« C'est horrible. En plus on ne peut même pas utiliser de baguette chez toi. Je vais mourir. »
« Car chez toi tu utilises ta baguette ? »
« Qu'est-ce que tu crois ? Le manoir est isolé des détecteurs du ministère. Heureusement ! »
Hermione ne voulut pas savoir ce que signifiait ce 'heureusement'. Son imagination était assez développée pour penser à pas mal de choses illégales qui auraient lieu dans la demeure.
Chacun prit un coin du matelas et ils dévalèrent les marches.
« Pfff… » Gémit Draco. « C'est pas possible, tu ne pousses pas !! Ca ne peut pas peser aussi lourd !! »
« La ferme ! »
« Calme tes nerfs Mimi ! Sinon maman va te gronder. » Dit-il sardoniquement.
A bout, Hermione lâcha le matelas et alla dans sa chambre non sans ajouter un « Pousse-le toi-même ton lit, à moins que tu ne veuilles dormir sur le toit ! »
C'est beau l'amour…
Draco regretta sa phrase, le matelas était impossible à déplacer seul, et au bout de dix minutes Hermione revint l'aider à le mettre dans sa chambre à côté de son propre lit, prise de pitié et à présent calmée.
Epuisés, ils s'avachirent sur le lit et observèrent silencieusement la pièce. Pour Hermione aussi c'était nouveau car elle avait laissé sa chambre aux bons soins de sa mère après l'explosion de juillet. Son chez-soi lui faisait penser à un intérieur tout droit sorti de Ikea, mais ne manquant pas de goût. Après tout, ça ne pouvait pas être pire que son ancienne chambre, elle se serait tuée si Draco avait vu son coffre à jouet avec ses trois tonnes de lego et ses peluches Marsupilami. Ici, la chambre était séparée en trois coins distincts. Dans un coin le bureau avec un grand meuble en chêne où Hermione devinait la place de ses livres, dans l'autre un grand bureau de chimiste (j'aurai jamais cru qu'elle en remettrait un après la catastrophe violette !) mais le principal de la grande pièce était constitué d'un large lit deux places blanc. La teinte principale était le blanc mais de légères touches de couleurs chaudes égayaient la pièce.
Mais bon, ce n'est pas le sujet principal (nda : comment se compliquer la vie pour une description que personne ne lira…)
« C'est qui Alice et Raphaël ? » Demanda Draco, le regard au plafond.
« Ce sont mes cousins. Leur mère est la sœur de la mienne. Alice a notre âge et Raphaël a 7 ans, tu vas beaucoup les aimer. C'est rare qu'ils passent Noël avec nous car ses parents ne m'aiment pas beaucoup. »
« Pourquoi ? »
« Ils savent que je suis une sorcière. Or il faut que tu saches que, comme certains sorciers n'aiment pas les moldus, d'autres moldus n'aiment pas les sorciers. »
Draco acquiesça, songeur.
Quelques minutes plus tard il lui dit, moqueur : « Alors tu craques sur Rogue ? »
« Pitié, je t'en prie… J'aime bien ses cours, c'est tout. »
« Dis plutôt que t'es parfaitement maso. »
« Si j'étais vraiment maso c'est sur toi que je craquerai, monsieur le prince des serpentards. »
« Ah oui ? »
Il se pencha du coté de la jeune fille et lui caressa taquinement le bras. L'air se bloqua dans les poumons de Hermione, elle l'expira difficilement. Soudain Draco se bascula au-dessus d'elle et lui embrassa le lobe de l'oreille. Après un léger gémissement Hermione réussit à lui dire d'arrêter.
« Qu'est-ce que tu fais si je n'arrête pas ? Tu vas crier ? » Lui susurra-t-il.
« Non, je ferai bien pire… » Menaça-t-elle doucement.
Et soudain… elle lui chatouilla les côtes ! L'effet était sans appel, Draco se tortilla dans tous les sens en refreinant avec difficulté ses cris. Hermione continuait sadiquement jusqu'à ce qu'Alice et Raphaël ouvrent la porte !
« Et ça se dit pas amoureux ! On vous a repérés vous deux ! » S'écria Alice.
Hermione fit un bond d'un mètre et s'éloigna de Draco.
« Alice, Raphaël, je vous présente Draco Malefoy. »
« Salut Draco. » Dit une petite frimousse blonde.
« Salut. » Dit à son tour Alice d'une voix enjouée. « Malefoy ? La fouine bondissante ? »
« Oui c'est moi, l'infâme Malefoy. Enchanté. »
« Hermione, tu m'avais caché qu'il était aussi craquant… »
« Alice ! »
« Sinon ta mère m'a dit de vous dire qu'on mange. Allez, grouillez-vous je meurs de faim, il gelait dans la voiture ! »
Le repas se passa joyeusement. On évita de parler de magie ce qui ne fut pas difficile et tout le monde mangea avec appétit. Draco était à présent plein d'assurance et trônait sur sa chaise en terrain conquis bien qu'il ne comprenne rien aux termes voiture, télévision ou BBC. Hermione était impressionné par la capacité qu'il avait à se mêler à une conversation politique sans ne rien connaître du système moldu ou de ses dirigeants et sans paraître une seconde ridicule.
« Bon » Finit par dire Alice le dessert terminé, « on passe à l'essentiel ? Les cadeaux ! »
Alice était une vraie pile électrique, elle n'avait cessé de parler pendant toute la soirée, en particulier à Draco ce qui n'était pas au goût de la griffondor.
Ils se mirent tous autour de l'arbre de Noël dans le salon et donnèrent à chacun en main propre leur cadeau.
Hermione reçut de l'argent de sa tante et son oncle, un set à plume de ses parents, un joli tee-shirt de sa cousine et des graines pour oiseau de son cousin.
« C'est pour pas que les oiseaux ils te mordent »
« C'est très gentil Raphaël, c'est un excellent cadeau. »
Draco reçut lui aussi un set à plume de la part des parents de Hermione.
Alice lui tendit un paquet en précisant : « Ce n'était pas évident de savoir quoi t'offrir puisqu'on ne t'avait jamais vu et que ce n'était même pas sûr que tu viennes alors on t'a pris un livre de magie moldu ; je pense que ça te fera bien rire. »
Draco ouvrit le livre et sourit en lisant la formule pour se faire aimer de l'être cher.
« Il y a des gens qui arrivent vraiment à lancer des sorts avec ça ? »
« Non, c'est un attrape-nigaud. Mais tu peux être sûr qu'il y en a qui ont essayé ! » Répondit-elle avec un clin d'œil.
Draco sourit de plus belle en lisant les instructions dont 'tournez sept fois sur vous-même un soir de pleine lune avec du miel sur tout le corps.'
Celui-ci offrit à chaque parent une bouteille de whisky pur feu et trois chocogrenouilles à Alice et à Raphaël qu'il avait par chance pris dans son sac. Raphaël passa cinq bonnes minutes à courir après sa chocogrenouille ce qui fit bien rire tout le monde sauf sa mère.
« Pour les cadeaux il ne reste que vous deux. » Fit remarquer Alice.
Hermione et Draco sentaient les regards portés sur eux. Le serpentard tendit son cadeau à Hermione qui le déballa avec précaution. Le paquet était assez gros et plat. A l'intérieur se trouvait un jeu de dames avec des pièces vertes et rouges.
« J'ai pensé que tu aimerais avoir le tien. »
« C'est gentil. On joue souvent aux dames. » Expliqua-t-elle.
« Regarde ce qui arrive quand un pion passe au-dessus de l'autre. »
Elle simula une partie en faisant prendre le pion par un autre. Les deux pions se changèrent en petites femmes qui se battirent comme des chiffonnières puis la gagnante poussa un levier qui venait d'apparaître et la perdante tomba au fond du jeu.
Alice, émerveillée, gratifia la partie de « Terrible ! »
Hermione tendit à son tour son cadeau à Draco. C'était une boîte à thé. Draco l'ouvrit et une délicate odeur en sortit. Dedans se frictionnaient des petites boules rouges aux éclats dorés.
« De l'infusion au nectar de jade. » Conclut Draco. « C'est très rare, je ne sais pas comment tu as pu en trouver. »
« J'ai mes sources. »
Draco et Hermione se regardèrent malicieusement. Cette infusion servait à ne pas faire de mauvais rêves.
Alice chassa leurs souvenirs : « Tout le monde sur la console ! Qu'on joue à mon nouveau Mario Party ! A l'attaaaaaaaaaaque !»
Draco eut plus de mal à simuler la connaissance sur le jeu. Il mit plusieurs parties pour bien associer les mouvements de la manette à son personnage à l'écran. Cependant, cette étape passée, il devint le meilleur joueur parmi eux quatre !
« Je suis verte ! » Hurla Alice. « Quand je pense que t'avais jamais touché à une console ! C'est trop injuste ! »
Vers les 3h du matin, la mère de Hermione leur demanda d'aller se coucher. Raphaël et ses parents dormaient déjà, Alice alla rejoindre son petit frère et les deux de Poudlard retrouvèrent la chambre.
Hermione ressentait un certain malaise mais elle mit cela sur le fait qu'elle n'était pas à proprement parler dans sa chambre. Cette pièce lui était étrangère, ce n'était pas à elle. Elle farfouilla en silence dans son sac le temps de trouver une robe de nuit.
« Je vais me changer dans la salle de bain. Quand je reviens, je veux te voir dans 'ton' lit, prêt à dormir. A tout de suite. »
Elle n'attendit pas sa réponse. Cinq minutes plus tard, elle revint dans la pièce. Draco s'était bien changé. Il portait son éternel jogging gris tout droit sorti d'une boutique de grand couturier. Seulement, il n'était pas couché ; il regardait distraitement une photo dans un cadre.
Hermione s'approcha pour voir que c'était une photo d'elle à 6 ans tenant fièrement sa dent tombée, ses parents autour d'elle.
Draco détacha son regard de la photo le visage assombri puis alla s'asseoir sur le lourd matelas qui avait été déplacé avec tant d'effort. Hermione se mit à son tour sur son lit en contre-plongée du sien.
« Alors, qu'as-tu pensé de cette soirée chez les moldus ? » Demanda-t-elle en se glissant sous les couvertures.
« Ta cousine est très mignonne. » Répondit-il son sourire malefoyien accroché à ses lèvres.
Hermione attrapa un coussin et le lui balança au visage, puis lui tira la langue.
« Tu ne penses vraiment qu'aux filles ! Enfin, au moins je peux me dire que tu gardes un bon souvenir de ton séjour. Ce n'est déjà pas si mal. »
Elle éteignit la lumière et se laissa rapidement gagner par le sommeil.
ooOoo
Des stries orangées hachuraient le visage somnolant de la jeune fille. Agressée par cette couleur, son corps se contorsionna en une boule éparse entraînant la couverture sous sa tête. Mais à ce moment, la chaleur à sa droite la quitta et elle en fut peinée. C'est donc tout naturellement qu'elle se recolla à cette aura chaude. Elle se nicha dans le creux axillaire et huma le parfum brut qui l'entourait, peu de temps plus tard sa jambe gauche et son bras gauche finirent à enlacer le gigantesque coussin vivant. Passées quelques minutes, le mouvement de rotation du soleil la remit dans la situation d'être éblouie et c'est les yeux clignotant qu'elle s'étonna de sentir sa main caresser un fin duvet de poils. Le serpentard avait dû la rejoindre alors qu'elle dormait.
L'étonnement fit place au bien-être, elle ne lui en voulut pas. Bien au contraire, elle continua à caresser amoureusement la ligne de minuscules poils blonds sur le ventre du serpentard. Ceux-ci étaient à peine visible face à la peau laiteuse donnant l'impression d'un être imberbe. Encastrée avec lui, Hermione observait à présent son souffle long, sans à coups son torse montait et redescendait tel une horloge de songe. Elle se demanda à quoi il pouvait bien rêver… Rêvait-il d'elle ? En tout cas ce devait être un rêve plaisant car son visage était serein.
Délicatement elle se pencha jusqu'à ses lèvres et les baisa. Puis, sans un bruit, elle se détacha du lit et se rendit dans la salle de bain rattachée à sa chambre. Pendant qu'elle se douchait, elle se dit qu'elle était ridicule ! Pourquoi se cachait-elle ainsi ? Incapable d'avouer son amour à Draco et à ses amis. Car oui elle l'aimait, en dépit de tout ce que lui avait fait subir Draco toutes ces années, en dépit du fait qu'il soit un Malefoy et elle une sang-de-bourbe, elle ne pouvait nier la présence de ces milliers de papillons quand elle posait son regard sur lui, et du bien-être qu'elle en ressentait. Sa réaction n'était pas digne d'une griffondor et elle s'était voilée la face trop longtemps. Elle prit un soin tout particulier à la mise de son maquillage, retouchant plusieurs fois la couleur de sa paupière.
Revenue dans la chambre, elle trouva un Draco qui faisait incontestablement semblant de dormir ! Il se tenait droit comme un i et sa respiration s'arrêtait très légèrement à la fin de chaque expiration. Hermione n'en fut cure, doucement elle s'assit près de Draco et chuchota :
« Faudrait-il un baiser pour vous réveiller, prince charmant ? »
Elle redéposa ses lèvres sur les siennes doucement puis redressa sa tête. Un sourire ne tarda pas à démasquer le trompeur.
« C'est plus que je n'en espérais, douces lèvres. »
« Allez. Il est déjà 11h. Tu devrais aller te laver. » Dit-elle tout en se dégageant du lit pour rejoindre son bureau et commencer à ranger ses cadeaux dans son sac.
« Dois-je comprendre par là que tu ne me rejoindras pas sous la douche ? »
« Tu as bien compris » Elle lui tira malicieusement la langue.
Draco fit de même puis alla dans la salle de bain. Hermione nota qu'il n'avait pas mis le verrou, il ne manquait décidément pas d'air !
Ses affaires rangées, la porte d'entrée claqua. Le torrent Alice était à pleine vitesse, suivi de près par la mini tornade Raphaël.
« Et bien, on fait la grasse mat' cousine ! Pas bien ! Et où est passé ton bel apollon ? Ne me dis pas qu'il est déjà parti ! »
« Ne t'inquiète pas, Draco est sous la douche. »
Un sourire malveillant s'empara d'Alice et ses mains se frottèrent en une caricature de méchant de Tex Avery.
« Si tu allais finir de ranger ton sac, Raphy. »
« Mais heu.. » Balbutia son petit frère.
« Hop hop. Plus vite. » Et elle le chassa des lieux sans ménagement.
« Non, Alice ! Ne fais pas ça ! »
« Juste une petite seconde ! Et toi qui ne cesse de répéter 'ce n'est pas mon petit ami', ça ne te dérangera pas si je jette un petit coup d'œil »
« Et bien si. C'est mon petit ami. Alors bas les pattes, cousine ! »
« Wooow ! J'arrive pas à y croire ! » Cria-t-elle au grand damne de Hermione avant de s'affaler sur son lit. « Vous l'avez fait chez tes parents, pendant qu'ils étaient présents dans la maison ! Même moi je n'aurai pas osé ! Alors, il est comment ? »
« Mais arrête, mon dieu ! Tu es incroyable ! Je… On… On n'a rien fait du tout ! Enfin si… Mais qu'est-ce que je raconte ? Ca ne te regarde pas un point c'est tout. »
Alice la regarda les yeux dans le vide puis répondit rêveuse : « Il est si bon que ça. »
Hermione ne savait pas quoi répondre tellement elle était exaspérée par le comportement de sa cousine. Même la Grande Inquisitrice Ombrage n'avait pas réussi à la rendre dans un tel état aussi vite. A sa réaction elle se fit la réflexion que c'était vraiment une mauvaise idée de parler de sa relation à ses amis (en particulier Lavande et Parvati).
Elle sortit rapidement de ses songes en s'apercevant qu'Alice avait son oreille collée à la porte de la salle de bain.
« Mais qu'est-ce que tu fais ? » S'écria Hermione.
« Chuuuut ! Quand tu m'as répondu tout à l'heure j'ai eu l'impression qu'il avait coupé l'eau, mais tout de suite après le bruit du jet est reparti. Allez ! C'est le moment ou jamais. »
Hermione assista aux évènements, impuissante. Alice ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec Draco enveloppé d'un peignoir de bain.
« Mais l'eau coule toujours... » Susurra Alice, peinée.
« Vous faisiez tellement de bruit que j'ai trouvé amusant de vous piéger, j'ai laissé l'eau couler dans le vide. »
Le teint blême, Alice marmonna qu'elle avait encore des affaires à ranger et précisa à Hermione que sa famille partait d'ici un quart d'heure de la maison.
« Je croyais que tu serais ravi de montrer ton corps dont tu es si fière à la 'mignonne' Alice. » Dit Hermione taquinement.
« Si j'avais montré mon corps à Alice, je me serai senti obligé de coucher avec elle. Après tout, c'est trop cruel de montrer à une femme l'incarnation de la perfection et de lui en interdire l'accès. Ta pauvre cousine ne s'en serait jamais remise. »
« Merci beaucoup de lui éviter un tel choc. »
Draco et Hermione finirent de faire leurs valises quand sa mère les pria de descendre pour faire leurs adieux aux quatre invités. Après de longues embrassades, Alice investit la voiture et la radio de la voiture et ce beau monde partit sous les recommandations de la mère de Hermione face au verglas.
« Le temps n'a pas été idéal mais ce fut un bon noël je crois. » Dit-elle à son mari. « Je nous prépare un petit repas avant que vous partiez les enfants. »
« Ce n'est pas la peine maman. De toute façon la mère de Ron va me remplir de nourriture et Draco ne doit pas tarder à rentrer. »
« Tu ne vas pas refuser à une mère la joie de voir sa fille une heure de plus alors que celle-ci ne la voit qu'une journée dans toute l'année scolaire ! » Répliqua sa mère calmement.
Hermione ne vit pas quoi opposer à cela et abdiqua, encore.
ooOoo
Madame Granger servit des haricots verts à Draco. De son coté, monsieur Granger se leva de table et alluma la télévision.
« Ici Héléna Toggins en direct de Liverpool. C'est ici un champ de ruines que vous apercevez. Des hélicoptères ne cessent de patrouiller pour récupérer les quelques survivants de ce cataclysme encore inexpliqué. C'est absolument incroyable ! De Liverpool à Gloucester, tout l'Ouest de l'Angleterre a été victime de ce que les spécialistes ont appelé une onde sismique impossible. Quoi que ce soit, ce phénomène a ravagé des centaines de maisons faisant des milliers de morts. Le plus étrange est de constater que ce fait ne s'est produit que dans les grandes villes. Qu'est-ce qui s'est passé ? Un témoignage de Pedro Sanchez, habitant de Liverpool qui a perdu toute sa famille.
- Je revenais du travail, en route pour fêter Noël. Il était environ 21h et là, c'est le trou noir. Je ne me souviens de rien. Mon dernier souvenir, je vois ma maison étalée à terre comme si un bulldozer l'avait écrasé. »
« Mon dieu… » Murmura Hermione.
Ses yeux s'embuèrent sans qu'elle puisse les en empêcher. Une main gisante sortait des décombres, des pompiers en sortirent le corps exsangue d'un enfant. Hermione porta sa main à sa bouche en voyant des dizaines de tissus funéraires au bord d'une route, son autre main était fermement serrée dans celle de Draco.
« Vous pensez que cet homme a perdu la mémoire sous le choc. Rien n'est moins sûr car toutes les personnes interrogées nous répondent la même chose. 'Je ne me souviens pas'. D'ores et déjà la plupart des pays ont proposé leur aide à la Grande Bretagne tout comme des ONG. Le premier ministre s'est déclaré profondément choqué et fera une apparition ce soir au journal de 20h. De plus, depuis tôt ce matin, les chefs politiques affluent pour témoigner de leur soutien face à cette catastrophe sans précédent. »
« Tu crois que ce sont des mangemorts ? » La voix de Hermione n'était qu'un murmure.
« Je ne sais pas. C'est tout de même étrange cette histoire. »
Hermione tenta de se rassurer en se disant que ça pouvait être 'naturel', elle regarda ses parents, eux aussi étaient livides en regardant la carte d'Angleterre avec les zones touchées.
« Les lignes téléphoniques sont bien évidemment saturées. Un numéro d'urgence vient d'être mis en place, que vous pouvez lire en boucle toutes les 2 minutes.
Dans cette série d'horreur, le Noël Noir, comme l'a déjà surnommé la presse, ne laisse pas de répit. Au nord de Londres, une famille entière a été retrouvée morte. Les Finnigan avaient une expression de terreur sur leur visage, la police penche pour un empoisonnement. Mais le plus étrange est que deux autres familles ont été retrouvées dans le même état, habitant pourtant à plus de 50 kms les unes des autres, les Venegas et les Jetminn. »
« Là il n'y a plus de doute. » Dit Draco. Il se leva de table. « Je dois rentrer tout de suite. Dumbledore a dû réunir tout le monde, ils vont me chercher. »
Hermione mit deux secondes à cogiter avant de se lever à son tour.
« Je suis désolée de partir ainsi mais c'est urgent, je vous enverrai très vite un hibou. » Dit Hermione avant d'enlacer très fort son père et sa mère.
Puis elle courut jusqu'à sa chambre. Ses parents se mirent à discuter de leurs proches, se demandant s'ils étaient parmi les victimes.
« La guerre a bel et bien commencée. » Dit Hermione en sortant la petite cuillère du chiffon.
« Elle était déjà commencée depuis bien longtemps ! Mais il faut croire que le Seigneur des Ténèbres a à présent réussi ses alliances avec les géants et d'autres créatures, et il a voulu montrer au monde sorcier qu'il avait récupéré toute sa puissance. »
Hermione se rongea maladivement l'ongle du petit doigt.
« Ne t'inquiète pas. Il n'attaquera pas Poudlard. » Ajouta Draco.
« Ce n'est pas pour moi que j'ai peur. Prends la cuillère. »
Tous deux la prirent en même temps et se retrouvèrent dans leur appartement de préfets-en-chef.
A suivre…
Wow… J'ai fini… j'ai fini… Wow ! Ouiii j'ai fini ce chapitre maudit ! C'est un miracle Pour ceux qui ne croyaient pas que le 13 portaient malheur je vous prouve le contraire.
En tout cas, en attendant la suite, que diriez-vous d'aller lire 'Sous Protection' ? C'est ma fic en association avec Melinda Potauxroses, sous le compte des choco-snapies ! Bon j'arrête de faire ma pub, et j'attends vos reviews !
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