si quelques-uns s'en souviennent (oui je sais, ça date), dans cette fic Hermione a les cheveux courts.
J'ai donc décidé de la dessiner histoire de vous donner une petite image
Pour ça, allez sur : misswitchia ; skyblog ; com
En remplaçant les « ; » par des « . »
Et vous ne rêvez pas, voici la suite. Je ne vais pas vous embêter plus longtemps en paroles, bonne lecture !
Chapitre 14 : du plaisir d'aimer
Tous deux la prirent en même temps et se retrouvèrent dans leur appartement de préfets-en-chef.
Draco se jeta littéralement sur la feuille de papier où Hermione avait marqué l'absence de celui-ci. « Elle n'a pas l'air d'avoir été déplacée. »
Il sortit sa baguette et jeta un sort de combustion. Aussitôt le petit mot partit en fumée. Puis il se retourna vers Hermione.
« Je dois y aller. »
« Je t'accompagne. »
« Ne dis pas n'importe quoi ! Wesel et le balafré doivent être morts d'inquiétude à l'heure qu'il est. Va les rejoindre. Je suis sur que la belette va te faire un gros bisou. »
« Arrête d'être à ce point cynique ! C'est mon rôle de préfète-en-chef de rester à Pourdlard. Je vais leur envoyer un hibou, voilà tout. De toute façon, je ne te demande pas ta permission ! »
Elle posa son sac à terre et se dirigea rapidement vers la Grande Salle.
La salle était une fourmilière géante où de petits groupes se réunissaient autour du meneur, c'est-à-dire l'un des possesseurs de la gazette du sorcier. Beaucoup de gens pleuraient. Parmi les serdaigle, Hermione reconnut une fille de 5è année d'origine moldue, comme elle. Elle était plus pâle que la mort. Plus tard Hermione apprit que ses parents habitaient près de Liverpool mais par chance sa maison n'avait pas été touchée.
N'arrêtant son pas, la préfète-en-chef se dirigea jusqu'au directeur de Poudlard.
« Miss Granger, je ne m'attendais pas à vous voir aujourd'hui. Vous déjeunerez avec nous ? » Dit Dumbledore, un sourire poli aux lèvres.
A travers ses lunettes en demi-lunes, ses yeux semblaient avoir pris 30 ans.
« Non merci professeur. Je suis revenue déposer mes affaires mais face aux circonstances actuelles, je souhaiterai rester à Poudlard pour aider mes camarades élèves. C'est mon devoir de préfète. »
« Vous savez, » dit Mc Gonagall en s'introduisant dans la conversation, « personne ne vous en voudra de rester parmi votre famille miss Granger, ou chez les Weasley. Seigneur, ce que j'ai été rassurée quand Tonks m'a dit que vous n'aviez pas été touchée. Ce qui arrive aujourd'hui, je n'aurai pas cru le revivre si vite. »
« Tonks vous a dit que je n'avais pas été touchée ? » Demanda Hermione, circonspecte.
« Croyiez-vous vraiment que votre maison n'était pas surveillée Miss Granger ? Il faut dire que celles des autres élèves d'origine moldue l'étaient aussi, mais ça n'a pas forcément suffi… »
Hermione se sentit pâlir. Tonks devait savoir pour Malefoy et elle… Et si elle le répétait ?
Très vite, elle se sentit honteuse à penser ainsi. Des milliers de gens étaient morts et elle ne pensait qu'à sa petite personne.
« Ma place est ici. » Conclut-elle.
C'est à ce moment que Draco arriva.
« Monsieur Malefoy, » Dit Mc Gonagall, « il fut regrettable de ne pas vous voir hier soir pour le dîner de Noël, j'espère que vous allez mieux. »
« Fort mieux. » Répondit Draco de son ton le plus glacial. Hermione pouvait sentir l'accusation derrière les paroles de sa directrice de maison.
« Je suppose que vous n'êtes pas au courant des évènements de la veille, puisque vous étiez dans votre chambre. »
« Hermione m'en a parlé à son arrivée. »
« Evidemment. »
« N'en voulez pas à monsieur Malefoy, Minerva, d'avoir séché notre réveillon. Je peux comprendre que ses festivités puissent ennuyer la jeunesse. » Dit Dumbledore. « Je suis moi-même passer le voir hier soir et lui ai offert son cadeau. »
« C'est une très charmante attention, Albus. »
Hermione et Draco s'excusèrent et chacun alla rejoindre sa table sans se jeter un regard. Tout était redevenu comme avant, à quelques détails près.
Arrivée à la table des griffondor, elle alla consoler une petite de deuxième année qui restait toute seule dans son coin puis elle rejoignit ses appartements, n'étant vraiment pas d'humeur à manger. Là-bas elle écrivit une lettre à Harry et Ron, et une lettre à ses parents. Puis elle emprunta deux hiboux à la volière. Ce fut d'ailleurs difficile d'en trouver.
« Qu'est-ce que tu fais là Draco ? »
« A ton avis ? »
Il trouva, caché dans un coin, un petit hibou miteux, c'était le seul restant. Draco prit délicatement l'oiseau, chercha un flacon dans sa poche gauche et lui fit boire une potion de résistance, puis il lui ficela la lettre où Hermione reconnut l'imposant cachet des Malefoy.
« J'envoie une lettre à ma mère. » Avoua-t-il. « Elle doit s'inquiéter. Dis-moi, tu as confiance en cette Tonks ? Elle ne répétera pas pour nous deux ? »
Il y avait un nous deux, rien que ça fit sauter de joie Hermione.
« Elle ne dira rien. J'ai toute confiance en elle ! Et si Dumbledore avait l'intention de le répéter, il l'aurait fait à l'instant. Je t'avais bien dit que c'était une bonne idée ! Imagine si Dumbledore n'avait vu aucun mot, il en aurait sûrement conclu que tu étais avec les mangemorts. »
« Et si je n'étais pas allé chez toi, jamais personne n'aurait eu l'idée de me soupçonner puisque j'aurai été présent à la soirée de Noël. »
« Qu'est-ce que tu insinues par là ? Que tu aurais préféré ne jamais venir chez moi ?? »
Draco souffla violemment puis prit Hermione dans ses bras. Il lui glissa à l'oreille, un sourire narquois aux lèvres : « Miss Granger, vous êtes tout à fait exaspérante. »
Il l'embrassa au creux du cou puis s'en alla, laissant la jeune fille sur sa faim. Ils retournèrent dans leur appartement, puis le soir venu ils se lièrent l'un à l'autre, poussés par le même désir.
ooOoo
« « Cher Harry et Ron,
(Je passe mes journées dans les bras de Draco, dans son canapé, dans sa chambre, dans son lit…) Malgré les évènements actuels mes vacances à Poudlard ne sont pas désagréables. (J'adore ce serpentard, il est si…) J'ai déjà fini mes devoirs et je fais des recherches à la bibliothèque (quand j'arrive à quitter mon lit). Ici les choses changent (on peut le dire). On sent une tension chez les gens, les derniers évènements ont choqué toute la communauté. Quelques élèves sont revenus plus tôt au château, au contraire j'ai entendu Mc Gonagall dire à Chourave que certains parents avaient désinscrit leurs enfants de l'école de peur qu'ils soient attaqués. Cependant Poudlard est comme une bulle. Ici rien n'est détruit, j'ai du mal à ressentir le danger planer sur nous. Je suis pressée de vous voir après-demain pour que vous me racontiez en détail vos vacances sous haute protection. Il n'y a pas eu de nouvelles attaques n'est-ce pas ? Ne me cachez rien (pas comme moi).
Avec tout mon amour, Hermione Granger. » »
Hermione relut sa lettre et soupira, mal à l'aise. Elle aimerait tellement leur dire tout ce qu'elle avait vécu cette semaine, ses moments merveilleux qu'elle avait vécus dans les bras de Draco, le temps s'arrêtant pour recommencer plus durement. Cette passion elle souhaitait en parler, la partager avec ses amis mais jamais il ne la comprendrait. Finalement on est seul.
« Viens dans mes bras. »
Elle laissa Draco poser sa tête contre son épaule et huma son doux parfum. Elle scella l'enveloppe et la glissa dans sa cape, puis elle le suivit jusqu'à son lit et jeta un sort d'insonorisation.
ooOoo
Hermione serra très fort ses amis dans ses bras au retour du Poudlard Express. Elle se força à faire de même pour Victoria. Ginny lui chuchota d'ailleurs à l'oreille qu'elle allait se venger pour l'avoir laisser seule avec la 'chose' comme toutes les deux l'appelaient si bien. Hermione lui rendit un sourire.
Le repas se passa dans une ambiance tendue. Les chaises vides étaient souvent observées. Seamus n'était plus là, Michael Corner et Ernie McMillan non plus. Dean était tombé dans un mutisme complet. Un discours sur l'importance d'être ensemble et de se soutenir fut tenu par Dumbledore puis chacun raconta ses vacances et ses craintes. Hermione se tournait parfois du coté des serpentards, ceux-ci étaient d'une humeur joyeuse et riaient outrageusement.
« Regardez-moi ce sale serpent. » Ragea Ron en suivant le regard de Hermione. Il désigna Draco qui s'étouffait de rire aux paroles de Blaise. « Il ne manque pas d'air ! Si je ne me retenais pas je le tuerai tout de suite avec ma petite cuillère ! »
"Pourquoi avec ta petite cuillère ?" demanda Victoria.
"Car moins c'est tranchant, plus ça fait mal !" (NDA : spéciale dédicace à la bande des voleurs de plume !)
Après le dîner, Ginny la raccompagna à ses appartements.
« Hermione, tu me caches quelque chose. » Lui dit-elle au détour d'un couloir.
« Qu'est-ce que tu racontes ? »
« Ne me mens pas, j'ai vu Tonks au nouvel an et elle était très étrange quand on parlait de toi, ses joues et ses cheveux prenaient une étrange carnation. C'était très amusant d'ailleurs, un moment même ses ongles sont devenus rouges ! »
Hermione se concentra pour ne pas que cette couleur monte à ses propres joues et ajouta qu'elle ne voyait pas du tout où elle voulait en venir.
« En plus, tu as l'air trop heureuse face aux évènements actuelles. Avoue : tu as un petit ami ! »
Hermione n'en peut plus et rougit fortement.
« Je le savais !! C'est qui ? Allez, aie pitié d'une pauvre fille qui a désespérément besoin de romance dans ce monde de brutes. » Tonna-t-elle les mains contre son cœur.
« Ginny, ce n'est pas du tout ce que tu crois et je ne peux rien te dire. Alors laisse tes contes de jeune fille au placard, il n'y a rien. Sur ce, bonne nuit. »
Et elle entra dans son appartement et claqua la porte sous les jurons de sa meilleure amie. Elle fut accueillie par un puissant baiser et des mains baladeuses.
ooOoo
Une semaine passa. C'est étonnant de voir à quelle vitesse on peut se voiler la face. Les chaises vides furent retirées et tout le monde retourna à ses futiles occupations, tout le monde s'amusa beaucoup lors du match de quidditch Poufsouffle-Serdaigle, les cinquième et septième années révisaient des nuits entières leurs partiels blancs, et actuellement Pattenrond ronronnait fébrilement sur les genoux d'une Hermione studieuse. Elle pensa vaguement à Harry, il voyait deux fois plus souvent Dumbledore et eux seuls savaient ce qu'ils préparaient contre le Lord noir. Hermione vérifia que son brouillon sur leur devoir de métamorphose était assez clair pour être compris puis elle le mit dans sa poche et appela Draco.
Ils devaient faire leur ronde, et elle en profiterait pour donner son brouillon à ses deux amis griffondors ; Harry avait bien le droit à un peu de répit après tout.
Sur le chemin, tous deux firent sérieusement leur travail, puis, arrivés devant la Grosse Dame, Hermione demanda à Draco de l'attendre.
« Je ne serai pas longue » dit-elle en l'embrassant hâtivement sur la joue.
Plusieurs élèves travaillaient dans la salle commune. Hermione ferma un instant les yeux pour profiter au mieux de cette agréable chaleur. Le feu dans la cheminée crépitait amoureusement, à côté Ron jouait aux échecs avec Colin Crivey. A voir le nombre de pions de Ron face à ceux de Colin ce dernier était en mauvaise posture. A pas de loup elle s'approcha puis encercla ses mains sur les yeux du rouquin :
« Qui est là ? »
« Hermione ? »
Elle retira ses mains et remarqua le grand étonnement de Ron. Elle ne comprit qu'alors que d'habitude elle était moins joueuse et expansive. Il y a encore quelques mois elle se serait contentée de lui dire qu'il ferait mieux de travailler au lieu de jouer à ce jeu stupide.
« Tu veux une part de tartes aux potirons ? On est allés en chercher aux cuisines Colin et moi, elles sont excellentes. »
« Non merci, j'étais venue vous donner une petite aide à toi et à Harry. » Elle donna la feuille de parchemin. « Il n'est pas là ? »
« Il est monté il y a à peine une minute chercher un truc, si tu veux je l'appelle. »
« Non merci » répondit-elle gentiment. « J'ai beaucoup de travail avec la garde et les devoirs. A demain. »
Elle sortit et alla au coin du couloir retrouver son amour. Ils s'embrassèrent discrètement derrière la statue de Louis le bigleux puis se pressèrent vers la tour des Poufsouffle qu'ils n'avaient pas encore contrôlée.
Ils ne remarquèrent pas l'ombre qui s'enfuit du côté opposé.
A suivre…
ooOoo
Voilà ! Chapitre 14 terminé ! Et comme je m'attends déjà à cette question si cruciale dans les reviews : non ils n'ont pas fait l'amour dans le chapitre précédent (chez les Granger), oui ils ont fait l'amour ensuite à Poudlard pendant les vacances. Mais franchement je ne sais pas pour vous mais moi j'en ai un peu marre du 'sacrifice de la virginité' avec la petite Hermione tremblante et le Draco tout doux...
Au chapitre suivant il y aura un petit passage M, je vous laisse la surprise !
Et puis, à votre avis, qui les a vu ? Qui est Victoria ? Qui est cette auteuse méchante et sadique ? lol.
Pleins de gros bisous à tous mes reviewers et à tous ceux qui me lisent et au chapitre suivant !
