Chapitre 16 :

Coucou !

Je tiens d'abord à remercier ma bêta lectrice Caro qui est une vraie chasseuse de fautes d'orthographes ! Vous savez : ces horribles petites créatures qui envahissent vos copies et dès que vous en tuez une il y en a quarante autres qui apparaissent !

Et un très grand merci à toutes celles et ceux qui m'ont laissé des reviews ! Elisha D. et HappyHermia, nouvelles venues qui ont explosé mon nombre de reviews habituelles ! lol. Et Jay (re !), poupoux, ombeline et melinda !

Un petit mot particulier pour Suiki sait à quel point je l'adore, Suiki compte énormément pour moi, …comme une sœur aime un frère, comme l'espoir s'attache à la peine, un ami sur internet depuis cinq ans ! Un grand merci pour ton soutien.

Place au chapitre !

Chapitre 16 : l'Ordre de Voldemort

Pour leur soirée potionnesque, Hermione avait eu le droit de récurer toutes les toilettes de Poudlard avec une brosse à dent et Draco avait dû couper les griffes de Miss Teigne et la laver, ce qui prit toute la journée !

Deux semaines passèrent. Le 1er février, la griffondor ne pensait plus qu'à l'anniversaire de Draco et c'est avec une surprise non simulée qu'elle entendit le professeur Dumbledore annoncer le bal de la St Valentin. Il lui était totalement sorti de la tête !

Parvati et Lavande hurlèrent de joie et commencèrent à faire une liste des hommes 'potables' et 'non potables'. Hermione quant à elle était dans un tout autre état d'esprit. Le soir même elle décida d'en parler avec Draco.

Au début celui-ci ne voulut pas aller au bal avec elle mais il trouva très vite une solution après que Hermione ait sous-entendu qu'elle s'y rendrait alors avec Ron.

Les jours suivants, la griffondor guettait quelque peu la table de son serpentard lors du petit déjeuner. Les lettres des admiratrices affluaient sur Draco comme la pluie sur l'Angleterre.

Elle était si absorbée qu'elle ne se rendait même pas compte de son propre succès. C'est sans doute ce qui décida Ron à lui parler :

« Dis… Hermione… Heu… Enfin… »

« Oui, Ron ? »

Celui-ci tournait inexorablement sa fourchette sur la table.

« Et bien, je me demandais… Ca te dirait d'aller au bal avec moi ? … En toute amitié bien sûr ! Enfin, si tu n'as pas déjà un cavalier. »

Hermione s'en voulut de sa lâcheté. Elle aurait dû prévenir ses amis avant mais n'avait pas trouvé le temps ces deux derniers jours.

« Je suis désolée Ron mais Mc Gonagall a décidé que les préfets-en-chef devaient se mélanger aux autres pour l'évènement, pour resserrer les liens inter-maisons. Elle nous a mis ensemble Draco et moi. D'après elle nous formons un bon exemple de couple. »

« Tu ne peux pas aller au bal de la St Valentin avec cette fouine !! » cria-t-il.

« Calme-toi ! J'y vais avec lui en toute amitié. D'ailleurs, si vous discutiez un peu avec lui au lieu de vous traiter sans cesse de tous les noms, vous sauriez que c'est un garçon comme les autres. Et puis il a accepté d'y aller avec une fille d'origine moldue, avec quelques réticences c'est vrai, mais quand même. Donc vous pouvez bien faire une petite trêve vous aussi. »

« Tu vas au bal de la St Valentin avec la fouine ! » Répéta Ron.

« Ron, tu m'énerves ! »

Harry se leva de table sans dire un mot. La griffondor en fut peinée et se demanda pourquoi il partait au lieu de lui parler. Victoria en petite amie parfaite le rejoignit.

« Tu ne peux pas y aller avec Malefoy. Je vais en parler avec Mc Gonagall, elle doit changer d'avis ! » Reprit Ron.

« Fais ça et j'irai au bal avec Goyle ! » L'avertit Hermione très en colère. Sur ce, elle partit à son tour sous les mines dégoûtées de Ron et des griffondor voisins. Elle pria pour que Ron ne parle pas à Mc Gonagall sinon celle-ci lui dirait que l'idée venait d'elle et Draco.

ooOoo

L'ambiance en cours fut électrique. Hermione était presque heureuse de finir les cours par l'Histoire de la magie car elle savait que Ron et Harry ne suivraient pas le cours de Binns. Donc elle paria qu'à la fin de celui-ci au moins l'un d'eux s'excuserait (pour avoir ses notes plus tard).

Elle tenta tant bien que mal de s'intéresser à la bataille du 9 août 422 à Goouiihouf et à ne pas laisser son esprit vagabonder. Elle jeta un regard à sa droite et fut dégoûtée de voir le cahier de Neville couvert de bave, le coin de bouche de celui-ci noirâtre alors que sa tête était collée à sa table.

Devant elle, Harry caressait les cheveux de Victoria, sans doute pour la réveiller. Hermione reprit le fil du cours.

Plus qu'une demi-heure bon sang ! Sa tête allait exploser.

Harry ne suivait plus rien. Normal me direz-vous, et bien non. Il poussait de plus en plus les épaules de Victoria pour la réveiller.

Hermione tendit l'oreille et s'aperçut qu'elle parlait, elle faisait un cauchemar.

« Non. Arrêtez… … Non… Ne lui faites pas de mal… Tristan… … »

A présent toute la classe avait arrêté de prendre des notes. Les uns réveillaient les autres et tous observaient Victoria. Elle criait presque. Binns, imperturbable, continuait son cours avec son flegme habituel.

« Non… Pitié… … Enfuis-toi ! … Nooooooooooooooooooooon !! »

D'un seul coup, Victoria se retourna sur Hermione, sortit sa baguette et cria « Avada Kedavrr ». Hermione sentit la mort la frôler mais juste à temps Victoria cria comme une damnée et lâcha sa baguette d'elle-même avant de s'évanouir.

« Professeur ! Je l'emmène à l'infirmerie. » Héla Harry. Il jeta un regard paniqué à Hermione puis porta avec Ron sa petite amie et sortit de cours.

Tout son corps tremblait. Elle était sous le choc. Neville lui demanda si elle allait bien. « Je crois ». A la sortie du cours, Lavande et Parvati l'accompagnèrent chez elle.

« Cette fille est folle Hermione. Je l'ai toujours dit. » Comméra Lavande. « Tu as vu le regard qu'elle a eu quand elle a essayé de te tuer ! J'espère qu'elle va être renvoyée. »

ooOoo

Le soir même, Hermione se pelotonna contre Draco au coin du feu tout en lui racontant ce qui s'était passé en classe.

« Oui. » dit Draco. « Tout le monde ne parle que de ça à Poudlard. C'est vraiment étrange. »

« Je dois aller parler à Harry. Il faut qu'il sache qu'elle n'est pas humaine. Dumbledore ne la renverra pas c'est certain, et il ne va rien dire à Harry alors que cette fille est un danger publique ! »

Justement, quelqu'un frappa à la porte de leur salle commune : « Hermione, c'est moi. Harry. Ouvre s'il te plait. »

Draco resta enfoncé dans le canapé en face du feu pendant que Hermione alla ouvrir la porte à son ami.

En entrant, Harry observa les lieux mais ne vit pas Draco caché par le fauteuil. Il salua seulement alors Hermione puis s'assit sur une chaise du coin cuisine.

« Victoria est désolée Hermione. Je suis désolé aussi. Il ne faut pas que tu lui en veuilles. »

« Elle a essayé de me tuer. »

« Elle dormait ! » rétorqua Harry.

« Ce n'est pas une excuse. Elle n'avait plus de blanc dans ses yeux ! Tu l'as entendu comme moi, elle a l'habitude de jeter ce sort ! »

« Arrête Hermione ! Tu ne sais pas ce que tu dis ! Elle fait d'horribles cauchemars… toutes les nuits… ; tu ne sais pas ce qu'elle a souffert ! Tu ne la connais pas. »

« Toi non plus. On se connaît depuis 6 ans alors qu'elle est ici que depuis 6 mois et c'est elle que tu défends alors qu'elle a essayé de me tuer ! Harry, je comptais justement passer te voir. Je dois t'avouer quelque chose. Victoria n'est pas humaine. »

« Je peux t'assurer que Vic est tout ce qu'il y a de plus humaine. »

« Non, Harry ! Elle… Elle prend une potion de transformation. Je l'ai entendu. Dumbledore ne voulait pas que je te le dise mais tu as le droit de savoir ! »

« Ferme-la ! »

Draco se leva à ce moment-là du canapé : « Potter, tu ferais mieux de rester poli avec tes amis. »

Les jointures de Harry devinrent blanches ; c'est avec le plus grand sang froid dont il pouvait encore faire preuve qu'il murmura à Draco : « Ne te mêle pas de ça. »

Hermione reprit la parole : « Ecoute. Si je te dis ça, c'est pour ton bien. Sortir avec Victoria sans rien savoir d'elle est imprudent… J'ai envoyé une lettre à Krum et il m'a dit qu'il n'avait jamais entendu parlé d'elle. Elle te ment. »

« C'est vrai que tu t'y connais en mensonge, miss Malefoy. » Glissa Harry.

« Qu'est-ce que tu racontes ? Pour cette histoire de bal je me suis déjà expliquée… »

« NE ME MENS PAS !! » Cria-t-il. « Je vous ai vu ! Quand tu as ramené ce devoir, je vous ai vu ! Je n'arrivais pas à y croire alors j'ai pris la carte des maraudeurs et… putain Hermione, tu dors avec lui ! Regarde-le ! C'est un monstre ! Un futur mangemort ! Il se sert de toi pour m'atteindre et tu es trop stupide pour le voir ! »

« JE NE ME SERS PAS D'ELLE !! » Cria à son tour Draco.

Harry le regarda comme un dément. Hermione ne l'avait jamais vu aussi furieux ; puis, il sourit. Un sourire à vous glacer le sang. Il avança doucement vers Draco, très doucement, et lui dit : « Brave toutou. »

Aussitôt après ils se mirent à se battre à mains nues. Complètement dépassée, Hermione prit son médaillon et en serra la pièce très fort contre elle. Flitwick et Mc Gonagall arrivèrent quelques secondes plus tard et parvinrent à maîtriser les deux hommes à coups de sorts.

Flitwick les fit voler devant lui vers l'infirmerie alors que Mc Gonagall resta pour demander des explications à Hermione.

« Qu'est-ce qui leur a pris miss Granger ? Est-ce qu'ils étaient sous le sortilège de l'Imperium? »

« Non madame. C'était juste une de leurs disputes habituelles. Harry est venu s'excuser de la part de Victoria pour l'incident de cet après-midi. Et puis vous savez comment ils sont tous les deux quand ils se retrouvent dans la même pièce. Je suis désolée de vous avoir fait venir pour si peu mais je n'arrivais pas à les séparer. »

« C'est aussi notre travail miss Granger. Allez vous coucher, inutile de faire votre garde ce soir. »

ooOoo

Hermione n'en revenait pas. On était déjà le 12. Plus qu'une journée. Malgré le danger, Draco ne voulait rien entendre.

A 2h du matin elle finit ses devoirs alors que Draco dormait déjà. Dans son walkman finit une douce musique :

Scar tissue that I wish you saw
Sarcastic mister know it all
Close your eyes and I'll kiss you 'cause
With the birds I'll share
With the birds I'll share
This lonely view
With the birds I'll share
This lonely view...

Sa tête basculait direction le doux pays des rêves quand un grattement l'en dégagea. Elle sortit de ses songes et se tourna vers la fenêtre. Un hibou se tenait droit, une lettre dans le bec. Hermione ouvrit la fenêtre, caressa la tête de l'oiseau et prit la lettre. La créature s'en vola sans autre forme d'intérêt.

Qui pouvait lui écrire ? Et pourquoi l'oiseau ne venait pas pour l'heure du petit-déjeuner ?

L'enveloppe était quelconque avec aucun sceau dessus. Elle l'ouvrit et en sortit un simple morceau de papier. Il y était écrit :

« Hermione Granger. Rejoignez-moi aujourd'hui devant les serres à 2h30. Soyez seule. C'est une question de vie ou de mort. »

L'écriture ne lui disait rien. Elle regarda sa montre, en partant dès maintenant elle serait tout juste à l'heure. Mais pouvait-elle vraiment se permettre d'aller à ce mystérieux rendez-vous ?

Elle serra sa baguette dans sa main et décida qu'elle devait y aller.

En chemin, elle regretta quelque peu sa hardiesse ; les couloirs étaient lugubres. La vieille bâtisse laissait passer des courants d'air un peu partout et des bruits des plus étranges s'insinuaient dans les murs. Le plus courant se trouvait être le ronflement des tableaux. Hermione s'était souvent demandée s'ils avaient vraiment besoin de dormir ou si c'était juste un caprice.

Quoiqu'il en soit, Hermione arriva à l'heure devant les serres. Elle aperçut alors une silhouette et s'en approcha. C'était…

« Professeur Mc Gonagall ? » S'étonna-t-elle.

« Miss Granger ? C'est vous qui m'avez envoyé cette lettre ? »

Hermione observa le papier dans la main de son professeur.

« J'ai reçu la même. Ca n'a aucun sens. » Dit-elle plus pour elle-même. Son professeur était lui-même en pleine méditation.

En un éclair elle comprit.

« Non ! …Professeur, vous étiez de garde n'est-ce pas ? A quelle poste ? »

« Aux grilles de Poudlard ! Vous pensez qu'ils vont attaquer ? Je n'aurai jamais dû quitter mon poste. »

« Ne vous en faites pas, personne ne va entrer, mais quelqu'un va sortir. Ce que je suis stupide ! A cette heure-ci on est le 13 ! »

Hermione se mit à courir le plus vite que ses jambes le lui permettaient vers les grilles du château. Le froid s'engorgeait dans ses poumons mais elle ne pensait qu'à une chose, voir Draco une dernière fois… avant qu'il ne porte cette horrible marque ou même pire. Elle comprenait pourquoi il avait fait ça ; il ne voulait pas qu'elle le tanne de nouveau pour l'empêcher de partir.

Derrière elle, Mc Gonagall avait du mal à la suivre. Faisant le tour du château elle vit enfin les portes d'entrée mais il était trop tard : Draco les franchissait déjà.

Dès qu'il fut dehors un homme cagoulé lui prit la main et ils disparurent.

« Je t'en prie ne meurs pas… » Souffla Hermione. « Je t'aime. » Une larme coula le long de sa joue.

Mc Gonagall la prit dans ses bras comme une mère le ferait à son enfant : « Venez avec moi Hermione. Il va revenir, je vous le promets. »

ooOoo

Une heure plus tard…

La porte d'entrée des préfets-en-chef de sixième année s'ouvrit. Draco Malefoy se prit alors la gifle de sa vie.

« Tu n'es qu'un connard. » dit Hermione les yeux bouffis par les pleurs.

« Moi aussi je suis content de te revoir. » Répondit-il en se massant la joue.

Elle se jeta sur lui et le serra de toutes ses forces. Draco la serra tout aussi fort jusqu'à ce qu'il entende un petit « hum hum » qui le fit reculer.

« J'espère ne pas avoir à regretter ce que je vais dire, » dit le professeur Mc Gonagall, « mais je suis heureuse de vous savoir toujours de ce monde monsieur Malefoy. »

Draco se contenta d'acquiescer.

« Bien. Dumbledore vous attend. Dépêchez-vous de me suivre tous les deux. »

« Mon plan n'était pas si génial que ça… » Marmonna Draco entre ses dents.

Ils arrivèrent dans la salle bien connue et le professeur Mc Gonagall s'en alla, les laissant au bon soin de leur directeur.

Dumbledore était assis à son bureau ; il leur proposa du thé et des bonbons comme à son habitude qu'ils refusèrent poliment.

« Bien, bien. Avant de commencer à parler, si vous le voulez bien jeune homme, j'aimerai que vous me montriez vos avant-bras. »

Draco, gêné, déboutonna ses boutons de manchette et montra ses avant-bras tous les deux d'une blancheur laiteuse. Il n'y avait pas de trace de la marque des ténèbres. Hermione ne put s'empêcher de souffler de soulagement. Cependant Dumbledore en paraissait plus inquiet.

« Bien, bien. Oui, c'est bien étrange. Mais rien ne vaut un petit film à tous les discours du monde. » Dit Dumbledore en se levant de son fauteuil. Il s'approcha d'une sorte de grande assiette plate et en tourna le liquide. « Si vous nous montriez ce qui s'est passé ce soir, monsieur Malefoy ? »

Pour en avoir vu dans des livres, Hermione reconnut une pensine. Tous deux s'en approchèrent : des points blancs tournoyaient dans un liquide transparent. Draco mit sa baguette contre son crâne, en ôta ses souvenirs et les plongea dans le socle.

« Hermione devrait venir » Dit-il. « Ca la concerne aussi monsieur. »

Dumbledore acquiesça et leur demanda de mettre un doigt dans le liquide. Aussitôt Hermione se sentit plonger ; elle avait la sensation d'être Alice tombant dans le terrier du lapin.

Elle mit quelques secondes à se remettre, puis suivit avec Draco et Dumbledore le 'deuxième Draco'. Ils entrèrent dans un manoir et traversèrent de nombreux couloirs. Le Draco de la pensine suivait lui-même le mangemort regardant devant lui sans poser de question. Ils finirent par entrer dans une pièce richement décorée. Elle faisait penser à la salle du directeur par ses objets étranges et ses nombreux tableaux. Hermione stoppa son observation sur Voldemort. Le seigneur des ténèbres était à la fois effrayant et fascinant.

Assis sur un véritable trône, il observait Draco. A sa gauche se posta le mangemort alors que Draco s'agenouillait devant son maître.

« Te voici enfin, Draco. Tu ne sais pas à quel point j'ai pu attendre ta venue. J'étais si impatient de te revoir. Redresse-toi mon enfant. »

Draco obéit. Il avait un visage froid, sans expression.

« Je n'ai pas à regretter de t'avoir dans mes rangs. Oh, tu ne le penses pas, je le sais. Te mettre avec cette sang-de-bourbe, oui. Mais l'aimer. »

Voldemort disconvint de la tête.

« Maître, je » mais Draco n'eut pas le temps de finir car Voldemort lui jeta le sortilège doloris. Le garçon s'écrasa à terre et se tortilla de douleur.

Hermione serra très fort le bras du vrai Draco.

« Ne m'interromps jamais. »

Voldemort releva sa baguette et Draco se releva avec difficulté.

« Tu te demandes probablement comment je sais pour toi et l'amie de Harry Potter. Non, ce n'est pas Severus qui t'a trahi ; il te protège beaucoup trop, bien trop pour son propre bien. J'ai dû quelque peu le punir pour ne pas me l'avoir annoncé lui-même. Non, tu t'es trahi tout seul. »

Hermione savait que Voldemort ne lisait pas les pensées à distance. Qui avait bien pu le lui dire alors ?

« Brave toutou. Mon brave petit toutou. »

Draco écarquilla alors les yeux et Hermione comprit elle aussi. Harry avait été si furieux ce jour-là qu'il avait laissé une ouverture à Voldemort.

« Je ne te donnerai pas la marque des ténèbres ce soir. »

Draco recula d'un pas. Hermione se demanda comment il avait bien pu s'enfuir car de toute évidence Voldemort allait le tuer.

« Draco. Tu me déçois beaucoup. Reculer devant ton maître, ton père n'aurait jamais fait une telle chose. Tu as peur de moi ? Tu ne devrais pas car en vérité tu as fait plus pour moi que tu ne peux l'imaginer. Je vais te donner une mission et, si tu la réussis, cet été tu porteras fièrement la marque des ténèbres. Je ne te demande qu'une chose : veille sur Hermione Granger. Fais en sorte qu'il ne lui arrive rien. Si elle ne se casse qu'un ongle je te promets que je t'arrache le bras. Veille sur elle jusqu'à cet été. Et maintenant tu peux rentrer à Poudlard. »

Hermione regarda Dumbledore, ses sourcils ne formaient plus qu'un trait et il l'observa attentivement. Elle avait cette étrange impression qu'il tentait de rentrer dans sa tête. Puis il lui sourit faussement, se voulant rassurant, mais elle était loin d'être rassurée.

Le mangemort ouvrit la seule porte de sortie quand Voldemort ajouta : « Attends. Deux petits détails : si tu le souhaites tu peux t'afficher avec cette fille. Tu as mon consentement. Et le plus important : si Dumbledore te pose des questions ou tente d'entrer dans ton esprit, laisse ce vieil imbécile faire à sa guise. Je t'envie, j'aimerai voir l'expression qu'il aura à ce moment-là. »

Et en effet, son expression n'avait rien de rassurant.

A suivre…

ooOoo

Ces paroles sont extraites de la chanson « Scar Tissue » des Red Hot Chili Peppers.

La traduction :

La cicatrice que, j'espère, tu as vue

Un sarcastique monsieur les connaît toutes

Ferme les yeux et je t'embrasserai

Car

Avec les oiseaux je partagerai

Avec les oiseaux je partagerai

Cette vue unique

J'aime beaucoup ce chapitre. Il marque un tournant dans la vie de Hermione et dans celle de Draco. Bisous.