Et voilà un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira. En le relisant, je le trouve très triste mais bon, comme vous le savez, ce passage est très important
Bonne lecture
Chapitre 7 : Dernier jour
Alors qu'elle descendait les escaliers, elle aperçut Pansy.
-La chambre lui plait.
-Oui, répondit-elle blessée.
-Quelque chose ne va pas.
Ginny se mit à sourire.
-Toi et moi qui avons une discussion sensée, on aura tout vu.
-Dis-moi ce qui ne va pas.
-C'est ce qui est en train de se passer qui ne va pas. Moi et Drago en train de jouer ce numéro minable de couple amoureux. A faire semblant que tout va bien alors que mon bébé est en train de mourir.
-Je sais que c'est dur pour toi.
-Ce qui est dure pour moi c'est de voir que Drago est capable de lui offrir tout ce qu'elle veut alors que moi je devais me serrer la ceinture tous les jours pour pouvoir la faire vivre.
-C'est vrai que tu n'as pas la fortune mais tu as quelques choses de tellement plus beau : c'est l'amour. Si tu savais le nombre de fois que Drago et moi nous avons souhaité que nos parents nous fassent ne serait ce qu'un câlin, qu'un mot gentil. Drago a eu un plus de chance que moi, car sa mère se le permettait quand Lucius était absent.
Ginny enlaça Pansy.
-Je suis vraiment désolée.
-Ne t'inquiète pas ta fille t'aime, elle n'en a rien faire que tu sois moins riche et puis tu sais ce que Drago voulait c'était faire de sa fille une princesse le reste de sa vie. Tu sais Ginny, on en a jamais parlé lui et moi mais Drago n'a jamais aimé que toi. Quand il est parti du QG, il a broyé du noir pendant des mois, puis un jour, la carapace était parfaite. Il est devenu froid et distant avec tout le monde sauf moi.
-Hum hum hum
S'apercevant de la présence de Drago, Pansy quitta la cuisine.
-Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te rabaisser.
-Je sais, je suis trop sur les nerfs en ce moment.
Ginny alla se blottir dans ses bras.
-Je ne veux plus qu'on se fâche pour de telles futilités. Pas pendant le peu de temps qu'il lui reste.
Drago la regarda tendrement avant l'embrasser.
-Oh les amoureux ! s'amusa Alyssa qui venait d'arriver.
-Tu nous espionnais ?
-Moi ? Non !
-Allez viens nous faire un câlin.
La fillette ne se fit pas prier deux fois et courut vers son père.
-On va rentrer ma chérie.
-Déjà ?
-Il est tard et puis tu sais que tu as besoin de sommeil.
-On ne peut pas faire dodo chez papa ?
Ginny regarda Drago.
-Mais bien sur qu'on peut dormir ici ma princesse.
-Super. Tu vas me faire prendre mon bain papa ?
-Oui ma princesse on y va.
OoOo OoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Ginny fut réveillée par des petits bruits sur la vitre. Drago, qui avait eu le droit au même réveil, alla ouvrir au volatile et prit sa missive qu'il remit à la rouquine.
-C'est maman. Elle nous invite tous à manger chez elle ce midi.
-C'est une bonne idée.
-Tu viens avec nous.
-Non. Ca ne ferait qu'envenimer la situation avec tes frères. Je ne veux pas que notre fille assiste à nos querelles puériles.
-Alyssa va être triste.
-On trouvera une excuse.
Ginny embrassa Drago.
-Je suis désolée…pour hier.
-C'est vrai qu'on avait bien commencé, mais bon je comprends que tu n'ais pas la tête à ça.
-Tu es quelqu'un de bien Drago, j'espère que tu seras heureux.
-On sera heureux. Je te le promets.
-Il faut qu'on réveille Aly, le déjeuner est dans une heure.
-Je vais le faire, je lui expliquerais mon absence en même temps. Pendant ce temps, profites-en pour te préparer, il y a des vêtements dans l'armoire.
OoOo OoOoOoOoOoOoOoOoOoO
L'ambiance avait été festive pour ce repas familial. Aly avait très vite oublié l'absence de son père compensé par la présence de ses oncles et cousins.
Molly savait que c'était certainement le dernier moment de joie que vivait sa famille. Un membre très important allait bientôt les quitter, ce fut pour ça qu'elle insista pour que tout le monde reste pour le dîner mais très vite Alyssa montra des signes de fatigue.
-Tu viens avec parrain ? proposa Ronald.
La fillette accepta. Le rouquin la consola du mieux qu'il le pouvait mais la fillette n'en démordait pas.
-Je veux mon papa.
Ronald pensa que la fillette souhaitait connaître son papa mais Ginny comprit qu'Alyssa ne pouvait vivre loin de son père.
-On va rentrer ma chérie, dit-elle ne la reprenant.
-On va chez papa ? Je veux voir papa.
-On va rentrer à la maison et dire à papa de nous rejoindre.
-Oui. Je veux voir papa, souffla-t-elle.
Ginny salua tout le monde et quitta la maison de son enfance. L'humeur était morose, chacun savait que c'était la dernière fois qu'ils la voyaient. Quand elle arriva chez elle, Drago attendait sur le perron.
-Tu nous attendais ? demanda-Ginny malicieusement. On te manquait tant que ça.
-Ta mère m'a prévenu.
-Papa, appela la fillette.
-Ma princesse, dit-il en la prenant dans ses bras. Ca va ?
-Je suis très fatiguée. Je veux faire dodo.
-On va aller au lit ma princesse.
-C'est toi qui me couche ?
-Tu ne préfères pas que ce soit maman.
-Non ! Pas ce soir, répondit-elle en se frottant les yeux.
Drago lui fit un énorme câlin.
-Je t'ai manqué ?
-Enormément, répondit sa fille.
Ginny vint les rejoindre.
-Tu vas prendre ton bain ma chérie.
-Pas ce soir, souffla-t-elle.
La voyant exténuée, Ginny abdiqua.
-Tu vas aller dormir, tu viens ?
-Papa peut me coucher ce soir ?
-Et moi alors ? demanda la rouquine faussement vexée.
Alyssa eut tout d'un coup peur.
-Mais non ma chérie je rigole. Je suis ravie que ce soit papa qui te couche. Bon allez moi je vais aller prendre un bon bain bien relaxant.
-Tu viendras me faire un bisou ? quémanda Aly.
-C'est promis ma chérie.
Ginny se dirigea vers la salle de bain pendant que Drago emmenait sa fille dans sa chambre. Après l'avoir aidé à se mettre en pyjama et raconté une histoire, Drago embrassa la fillette.
-Bonne nuit ma chérie.
-Papa ?
-Oui ?
-Tu l'aimes maman ?
-Oui mon cœur.
-Tu l'aimeras toujours toujours toujours.
-J'espère.
-Alors tu seras toujours là pour elle ?
-Oui.
-Même quand je serais partie ?
-Ma chérie, ne parle pas de ça.
-Pourquoi ?
-Parce que ça nous fait de la peine, on sera très triste quand tu nous quitteras et on ne veut pas y penser.
-Moi je veux y penser. Je veux être sur que maman ne sera pas toute seule quand je serais partie. Tu m'as promis de t'occuper d'elle.
-Je le ferais mais ne t'inquiète pas, il reste encore du temps.
-Tu vas dormir avec maman cette nuit.
-Comme d'habitude.
-Vous vous faites pas beaucoup de câlin pour des amoureux.
-Mais on se rattrape quand tu n'es pas là, lui chuchota-t-il.
La fillette se mit à rire avant de se frotter les yeux.
-Je vais te laisser faire dodo ma princesse.
-Papa ? le héla-t-elle quand il passait le pas de la porte.
-Oui ?
-Ca fait mal de mourir.
Drago revint à son chevet.
-Je ne sais pas, tout dépend des conditions.
-Moi, tu crois que j'aurais mal ? demanda-t-elle en larme.
-J'espère pas, avoua-t-il tout en retenant ses larmes. Pourquoi me poses-tu toutes ces questions.
-Je suis fatiguée. J'ai envie de dormir… très longtemps.
Drago qui comprenait le sens des paroles de sa fille se retint de pleurer.
-J'ai pas envie que tu partes tout de suite.
-Il faut bien que je parte un jour.
-Pas tout de suite ma princesse.
-Tu tiendras ta promesse ? Tu t'occuperas de maman.
-Oui ma princesse.
-Je veux pas qu'elle vienne me faire un bisou ce soir, ni qu'elle vienne pendant la nuit.
-Je vais faire mon possible.
-J'aimerais que maman soit heureuse ce soir, je veux qu'elle rigole.
-Tu m'en demandes beaucoup ma chérie mais je vais faire mon possible.
-Je vous aime très très fort.
-Nous aussi mon amour.
Drago referma la porte tout en sentant un poids immense sur son cœur.
-Elle dort ?
Drago sursauta.
-Je t'ai fait peur, s'amusa Ginny vêtue d'une serviette.
-Tu aurais pu la réveiller.
-Je vais aller l'embrasser, dit-elle en lui passant devant.
Drago l'enlaça.
-Et si c'est moi que tu embrassais ?
La rouquine lui sourit.
-Jaloux va.
-J'avoue. Cette nuit, j'ai envie de t'avoir juste pour moi, avoua-t-il en l'embrassant sur chaque parcelle de peau dénudée.
-Et Amy ?
-Elle dort, tu ne vas pas la réveiller maintenant.
Ayant autant besoin de réconfort que son compagnon, Ginny se laissa aller par ses baisers. Ils firent l'amour comme si c'était la première et en même temps comme s'il ne s'était jamais séparé.
-Toujours aussi comblée ? demanda Drago.
Ginny lui répondit en se mordant la lèvre, n'osant avouer son péché originel. Drago l'enlaça, se rappelant tout d'un coup l'agonie de sa fille.
-Quelque chose ne va pas ? demanda Ginny. C'est de me faire l'amour qui te rend si triste.
Le jeune homme retrouva le sourire.
-C'est de savoir que c'est fini qui me rend triste.
-Ah ! C'est donc ça. On peut y remédier facilement.
-Melle Weasley ne souhaite donc pas dormir seule cette nuit.
-Je suis certaine que M Malefoy saura me satisfaire encore une fois.
Drago ne se fit pas prier une nouvelle fois avant de prendre possession de son grand amour.
Prochain chapitre : Funeste découverte
