Elle raccrocha. Elle allait rentrer dans sa voiture quand elle se sentit plaquer violemment contre sa voiture, elle eut juste le temps de hurler avant d'être retournée et de prendre un coup de poing violent sur le visage…

House avait enfin découvert ce qu'avait sa patiente, une cysticercose (des vers dans le cerveau). Il était 18h03 quand il franchit les portes de l'hôpital, après avoir remarqué que Cuddy n'était déjà plus là… Sûrement que c'est plus important de rentrer retrouver son cher et tendre ! Il allait enfiler son casque quand il entendit un cri bref, mais reconnaissable entre tous… Cuddy. Il se précipita du mieux qu'il put vers la voiture de sa patronne. Quand il arriva près de la Lexus noir, il vit un homme plaqué contre la jeune femme. Il comprit bien vite qu'il ne s'agissait pas de Lucas, mais d'un inconnu. Cuddy ne l'avait pas encore vu, il n'était plus qu'à une dizaine de mètres d'eux.

- He ! hurla-t-il, voulant faire fuir l'homme et empêcher qu'il arrive le pire à Cuddy.

L'homme prit peur, il ne se retourna même pas et s'enfui… House lâcha sa canne et se rua sur Cuddy qui se lassait tomber lentement le long de sa voiture, en pleurs, tremblantes et essayant de maintenir sa chemise déchirée.

Ce n'est pas possible ! Tu fais un cauchemar… C'est tout ce dont elle était capable de penser pendant que ce monstre arrachait les boutons de son chemisier d'un coup de main brusque et violent. Elle n'entendait plus rien, ne faisait plus attention à rien, elle ne pensait plus qu'à Rachel et House. Pourquoi lui ? Elle devrait penser à Lucas, l'homme avec qui elle partageait sa vie depuis presque deux mois…L'homme la maintenait sous silence avec sa main, son autre main pressant son sein si fortement qu'elle gémissait de douleur. Elle essaya de se dégager mais il la bloqua fermement entre la voiture et lui. Il l'embrassa, forçant le barrage de ses lèvres, il mordit sa lèvre du bas quand il se rendit compte qu'elle n'avait pas l'intention de desserrer les dents pour lui laisser pleinement l'accès à sa bouche. Cuddy se retrouva forcée d'ouvrir la bouche, sentant la langue de son agresseur s'insinuer brutalement à la recherche de la sienne. Il avait entreprit de défaire la tirette de sa jupe quand elle ne sentit plus aucune pression sur son corps. Elle en profita pour se laisser glisser le long de sa voiture… Elle sentit soudain des bras l'emprisonner d'une poigne forte.

- Lâchez-moi ! essaya-t-elle d'hurler, les sanglots l'empêchant de parler correctement.

- Cuddy, Cuddy c'est moi… C'est House, tenta de la rassurer le diagnosticien. Il parlait d'une voix lente, douce et calme pour lui faire comprendre qu'il ne lui voulait aucun mal.

- Hou…Hou…se ? pleura-t-elle, le reconnaissant elle se jeta dans ses bras.

- Chut, je suis là, ça va aller… Il essaya de se relever prudemment pour sa jambe et pour ne pas la brusquer, alors qu'elle se cachait dans sa poitrine.

House réussit, au bout de six essais, à se relever. Il serrait Cuddy dans ses bras pour lui montrer qu'il était là pour elle. Il commençait à se diriger vers l'hôpital quand la doyenne reprit ses esprits.

- Où…où allez-v.. ? bégaya-t-elle.

- On doit aller à l'hôpital Cuddy, vous saignez, dit-il en désignant sa blessure à l'arcade sourcilière, et je veux vérifier que vous n'avez rien…

- Non ! hurla presque Cuddy. S'il vous plaît, continua-t-elle suppliante, pas à l'hôpital, ramenez-moi chez moi, je me soignerai…

Il hocha la tête, il la ramena à sa voiture, ramassa les clefs au sol, il ouvrit la portière passager et aida Cuddy à s'assoir. Il se dirigeait vers sa canne au sol quand il entendit Cuddy lui demander ce qu'il faisait. Il ramassa sa canne et lui montra, elle hocha la tête et attendit qu'il revienne à la voiture. Il démarra et se mit en route vers chez lui.

- Où m'emmenez-vous ? s'inquiéta la directrice.

- Chez moi, répondit-il simplement, puis devant l'air surpris de Cuddy, je le fais pour vous. Pensez-vous vraiment que rentrer chez vous dans cet état, devant votre fille, est une bonne idée ? Vous êtes dans un sale état, vous êtes sous le choc, vous allez l'effrayer… Et puis j'ai le matériel nécessaire chez moi pour vous soigner, vous n'y arriverez pas seule et je suis presque sûr que Lucas n'est pas qualifié en médecine pour vous faire des points de sutures, si vous en avez besoin.

Cuddy ne le contredit pas, se disant qu'il avait raison. Et puis, elle avait vu l'air dur qu'il avait en parlant de Lucas comparé à son air doux et humain qu'il avait en lui parlant et en parlant de sa fille. Elle commençait à se sentir fatiguée, le choc un peu passé.

Il avait la rage ! S'il avait pu courir, il aurait suivi ce chien et l'aurait massacré… Comment est-ce qu'il avait osé s'en prendre à cette femme exceptionnelle ? S'il le retrouvait, il le tuerait… Quand il l'avait prise dans ses bras, la réaction qu'elle avait eue lui avait déchiré le cœur… La voir comme ça, si fragile, si vulnérable lui avait complètement fait oublier qu'il lui en voulait, qu'elle était en couple… Tout ce qu'il voyait c'est qu'elle saignait, que cet homme avait osé lever la main sur elle. Cuddy avait toujours été une femme forte, qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Mais là, blottie dans ses bras, chemisier en lambeaux et en état de choc, elle n'était plus qu'une femme sans défense qui avait échappé de justesse à une agression sexuelle qui l'aura déshumanisée… La colère l'avait envahi, et quand elle lui avait demandé de la ramener chez elle, il avait vu rouge. Imaginer le bâtard la toucher, faire son parfait homme de famille, essayer de la soigner alors qu'il ne s'y connaissait pas du tout… Il avait alors pensé à Rachel, elle n'avait qu'un an et voir sa mère dans cet état dévasté aurait pu lui faire peur, ce qui culpabiliserait Cuddy alors qu'elle n'avait rien à se reprocher. Bon d'accord, il avait utilisé Rachel comme excuse, mais il pensait sincèrement ce qu'il disait. Et puis, il voulait être sûr qu'elle n'ait rien, du moins physiquement parlant… Il regarda dans la direction du siège passager pour voir comment elle allait, elle s'était endormie sous l'effet du choc. Elle s'enfermait dans le sommeil pour essayer d'oublier. House serra le volant au point que ses jointures blanchirent, il ne désirait qu'une chose en cet instant, voir le monstre responsable de cet état mort ! Il gara la voiture de la doyenne devant chez lui et , doucement, il posa sa main sur l'épaule dénudée de sa patronne, qui eut un mouvement violent de recule avant de reconnaître House et de se serrer dans son bras à nouveau. Le diagnosticien souffla, la voir comme ça était une réelle torture pour lui.

- Il faut qu'on sorte de la voiture Cuddy, je vais descendre et venir vous ouvrir, lui dit-il, ayant l'impression d'expliquer quelque chose de simpliste à un enfant égaré.

- D'ac..c..cord, hoqueta-t-elle, reprenant difficilement son souffle.

Une fois dans l'appartement, House l'emmena directement dans sa chambre, il la fit s'assoir sur son lit et lui dit qu'il allait chercher le nécessaire pour soigner sa blessure qui avait enfin finit de saigner. Il revint et, tendrement, il la soigna. C'est avec joie que House se rendit compte qu'elle n'avait pas besoin de points… Elle s'était calmée et le regardait maintenant avec des petits yeux…

- Pourquoi vous êtes-vous montré si hostile envers moi la journée ? demanda-t-elle, voulant changer de sujet, même si cette conversation n'était peut-être pas un bon sujet…

- Pas maintenant, Cuddy… Vous n'avez rien, mais maintenant, il faut vous reposer…lui dit-il, le regard fuyant.

- Attendez, j'aimerais prendre une douche s'il vous plaît…le supplia-t-elle, au bord des larmes.

House lui montra donc la salle de bain, il l'aida à enlever sa chemise, la jeune femme tremblant trop pour l'ôter. Il la laissa ensuite se déshabiller seule et se laver pour aller lui chercher un de ses t-shirts, un caleçon et un bas de training. Il revint dans la salle de bain, toquant à la porte pour lui signaler sa présence, il déposa vite les vêtements, et lui dit de prendre son temps qu'il l'attendait dans la chambre.

Elle se frotta fort, voulant nettoyer toute trace de cet homme la touchant. Au bout d'un gros quart d'heure elle sortit et s'essuya allant jusqu'à avoir la peau rouge à certains endroits. Cuddy eut un léger sourire en voyant les vêtements de House, qu'elle s'empressa d'enfiler. La doyenne respira profondément l'odeur de House sur les vêtements, ce qui l'apaisa en un instant. Elle en oublia Lucas, et essaya d'écarter les souvenirs de cette soirée désastreuse de la tête avant d'aller rejoindre House dans sa chambre. Celui-ci l'attendait, une tasse de café dans la main, un sourire bienveillant sur le visage. Elle se précipita à ses côtés et se blottit contre lui, prit la tasse de café des mains de House pour réchauffer les siennes.

- Vous voulez en parler ? demanda House, doucement, ne voulant pas la brusquer.

- Non, je veux juste oublier, merci House, pour tout, dit-elle timidement.

Il détourna la tête, mal à l'aise face à cet élan de gratitude. House avait beau être déchiré par la douleur de la doyenne, il ne pouvait s'empêcher de rester amer par rapport à Lucas. Il lui dit à nouveau qu'il fallait qu'elle dorme, l'aida à se coucher sous la couette, il allait se relever pour aller dormir dans le salon lorsqu'il sentit une main lui retenir le poignet.

- Restez ! le pria-t-elle…

- Cuddy, ce n'est pas une bonne idée, tenta-t-il de se dérober.

- Jusqu'à ce que je m'endorme, j'ai besoin de vous, elle le regarda, larmoyante, ce qui le fit craquer.

Le diagnosticien s'allongea à ses côtés, par-dessus la couette, et elle se blottit dans ses bras, posant sa tête sur sa poitrine. Son rythme cardiaque accéléra nettement, cette femme le torturait. Il essayait tant bien que mal de se dire que ce n'était pas elle dans ses bras, qu'elle l'avait trahi, qu'elle aimait un autre homme et qu'il n'était qu'un soutien temporaire, mais il avait extrêmement de mal à ne pas imaginer la beauté qu'il avait dans les bras…

Très court ! Mais je suis très prise ces temps-ci, mais je sais comment faire la suite, faut que je l'écrive maintenant :) J'essaierai de la posté après avoir vu l'épisode 11 qui me fait déjà stresser à cause des extrait !

Gros Bisoux,

Harmo