Et hop ! Voilà enfin le chapitre 2 ! Après celui ci, il ne restera plus qu'un chapitre. Il ne vas pas tarder à arriver, j'ai presque fini de le rédiger ;) En espérant que vous apprécierez. N'hésitez pas à donner votre avis !
Enjoy !
OoooOoooO
Après ce baiser, House se sentait bizarre. Il n'avait pas la moindre idée de ce que ce malaise signifiait, et ça ne lui plaisait pas de pas savoir. Il retourna donc à son bureau et s'y installa. Il manipulait machinalement sa canne, les yeux rivés sur le flacon de Vicodine qu'il était passé récupérer à la pharmacie grâce à l'ordonnance de Cameron. Finalement, il posa sa canne, tendit la main vers le flacon et en sortit deux pillules.
Une demi-heure plus tard, House se trouvait toujours au même endroit, perdu dans ses pensées. Quelqu'un entra dans son bureau, détournant ainsi son attention de la petite balle qui occupait ses mains. Il leva les yeux aux ciel et soupira.
- Oh non... Qu'est ce que tu me veut ? Qu'est ce que tu as à me reprocher ? Lança t'il d'un air agacé.
Il avait en effet remarqué le regard pour le moins non amical de Wilson.
- Je viens de voir Cameron.
House s'immobilisa une fraction de seconde, avant de continuer à lancer sa baballe. Une fraction de seconde que Wilson ne manqua pas de remarquer.
- Ca me fait une belle jambe. Enfin, celle sans l'horrible cicatrice, je veux dire !
Wilson décida d'ignorer cette réponse et poursuivit :
- Elle pleurait.
- Ah les femmes... De pauvres choses fragiles. C'est triste.
Il prit un air chagriné. Wilson se rapprocha du bureau.
- Ne fais pas l'idiot, House. Je sais très bien ce qui s'est passé, elle m'a tout raconté.
House sonda son regard afin de voir s'il ne mentait pas pour lui tendre un piège et qu'ainsi, il lui avoue tout. Il prit l'initiative de ne pas répondre. Moins risqué.
- Elle n'était pas malheureuse. Au contraire, c'était plutôt dû à un trop plein d'émotions... Je l'ai tout de même consolée.
- Ah la bonne vieille technique de drague !'' sourit House. ''Je vous souhaite bien du bonheur et un bel avenir."
- Justement, l'avenir, c'est avec toi qu'elle le voit.
Cela calma littéralement House. Wilson poursuivit :
- Elle est persuadée que tu as des sentiments pour elle. Elle dit que tu as beau être un salaud, tu ne l'embrasserais pas pour rien. Elle y croit. D'ailleurs, elle est prête à faire énormément de sacrifices pour ne pas te brusquer et s'adapter à tes exigences.
Waw. House n'en croyait pas ses oreilles. Elle devait l'aimer vraiment beaucoup... Elle était prête à ne pas montrer clairement ses sentiments si c'était ce qu'il voulait, elle était prête à tout changer pour lui. C'était quelque peu effrayant, mais d'un autre côté, totalement attirant de tomber sur quelqu'un qui fasse tout pour s'adapter à votre vie sans que vous n'ayez à faire le moindre effort.
- House. Tu ne l'aimes pas, n'est-ce pas ?" Insista Wilson.
- Je... ne pense pas." Répondit-il, lui même surpris de sa réponse.
Wilson sourit. C'était bon signe qu'il doute.
- Tu ne sais pas ce que tu ressens pour elle ? Alors pourquoi l'as tu embrassée ? Pour voir ? Pour tester ?
House le regarda dans les yeux.
- Non. Pour qu'elle me prescrive de la Vicodine.
Les yeux de Wilson s'écarquillèrent. Il lui sortait cela si naturellement, le regardant dans les yeux sans la moindre gêne. Il laissa exploser sa colère.
- Quoi ?!!! Tu t'es servie d'elle pour avoir ta dope comme un vulgaire drogué ?! Mais t'es vraiment qu'un bel enfoiré ! J'en reviens pas... Tu la connais, tu sais comment elle est. Il ne t'es pas venu à l'esprit une seule seconde que tu pourrais la faire souffrir ?
Il faisait les cents pas dans le bureau.
- Ah non, c'est vrai, ce que ressentent les autres, tu t'en fous. J'aurais dû m'en rappeler...
House encaissa sans rien dire. Bien sûr, quelque part, il avait envie de lui répondre sur le même ton, de lui envoyer une réplique bien cinglante à la figure. Mais il n'avait rien à répondre. Pour une rare fois dans sa vie.
Wilson s'assit sur une chaise, comme soulagé d'avoir craché son venin. House le regardait, toujours silencieux. Cela le troubla. Ce n'était pas son genre de rester silencieux.
- House. Quelque chose ne vas pas?
- Je ne culpabilise pas. Je sais, c'est mal, et blablabla. Mais je ne culpabilise pas.
Wilson soupira. House arrivera-t'il un jour à tout ressentir comme un être humain ?
- Mais je ne regrette pas non plus. » ajouta t'il.
Wilson pencha légèrement la tête sur le côté d'un air dubitatif, l'incitant du regard à s'expliquer. Il n'en fit rien.
- Donc... Tu ressens quelque chose pour elle... Vraiment... ?
- Tu crois que quand on ne regrette pas d'avoir embrassé quelqu'un, ça veut forcement dire qu'on a des sentiments pour cette personne ? " Lui demanda sérieusement House.
- Et bien... Disons que pour une personne émotionnellement développée, c'est une possibilité. Mais pour toi, ça reste à voir...
- Mmh.
- Qu'est ce que tu comptes faire ?
- Pour ?
- Bin Cameron. Tu ne vas pas la laisser comme ça. Soit tu vas l'embrasser fougueusement et tu lui déclares ta flamme comme dans les mauvaises séries B. Soit tu lui explique gentiment( il insista bien sur ce mot ) la situation, sans la blesser. Tu dois pourvoir en être capable.
House lui jeta un regard pas vraiment convaincu.
- Mais si !" poursuivit Wilson. « Fais sortir le Bisounours qui est en toi ! »
A présent, House le regardait comme s'il était devenu fou. Cela fit rire Wilson.
- Le jour où j'aurais le Bisounours Power, Cuddy fera un strip-tease intégral dans le Hall !
- Alors va vite te promener de nuage en nuage et faire des câlins à tout le monde. J'aimerais tant que ce jour soit aujourd'hui... Je file dans le hall !
House ne put retenir un éclat de rire.
- Oooh ! Voyons Jimmy, petit canaillou !
- Va l'embrasser. » lui répondit simplement Wilson.
House acquiesca et se leva.
