Commentaires : Me revoilààààààà !!! "Nan ? Déjà ? Pas possible..." Bah si, c'est bien moi... ^^"

Breeef, voici le huitième chapitre de ma fic'... J'ai été vraiment méchante avec Hermione là... :/ Mais bon, je commence à voir où ça va mener tout ça ^^ Mais je ne dirais rien... De toute façon, je suis sure que peu de personnes lisent mes beaux commentaires que je fais à chaque fois xD Si ça se trouve, je me casse la tête pour rien... ^^" Tant pis pour vous, moi ça m'éclate :p

Bon, plus sérieusement, j'en suis au chapitre 10, et j'avance bien ces derniers temps. Le chapitre 9 est assez long, même si celui-là, comme je l'avais déjà dis, est, il me semble le plus long que j'ai écris pour le moment.

J'espère qu'il vous plaira, et que vous continuerez à me lire, malgré le fait que je mette pas mal de temps entre les chapitres... Mais je me répètte : je l'a finirais ! :D

Sur ce bonne lecture... :/

Chapitre 8 : Un Malfoy ne pleur jamais...

Cela faisait à présent plus de trois heures que Drago était assit auprès de Hermione. Elle rattrapait tout le sommeil qu'elle avait en retard. Il lui arrivait de somnoler un moment, de temps à autre. Il était silencieux, et ne pensait à rien en particulier. Il attendit encore plusieurs heures, et ce n'est qu'aux alentours des 3 heures du matin qu'elle émergea vraiment de son sommeil salvateur.

Elle ouvrit doucement les yeux, et commença à ce redresser sur le canapé où elle se trouvait.

-Ce n'est que maintenant que tu te réveilles ?

Hermione ne répondit pas tout de suite. Ils étaient dans le noir et ne distinguait que la silhouette de la personne qui lui avait adresser la parole. Néanmoins elle avait reconnue ça voix.

-Où on est ?

-Dans un lieu où personne ne viendra nous embêter.

Il agita sa baguette et une lumière s'alluma. Elle montait doucement en intensité, pour laisser à leurs yeux le temps de s'y habituer.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-Tu ne te souviens pas ?

Hermione vit enfin le visage de son interlocuteur. Drago était assit en face d'elle, sur un grand fauteuil. Il ne bougea pas, et lorsqu'il parlait, ces lèvres bougeaient à peine. Il paraissait extrêmement fatigué...

-Je me souviens que McGonagall nous a donner une retenue. Mais je ne me souviens pas être sortie de son bureau...

-Pourtant on en est sortie. Tu t'es effondré sous mes yeux.

-Oh...

-C'est tout ce que tu trouves à dire ? « Oh » ?

-Je... Je suis désolée...

-Laisse tombé. Manges.

-Quoi ?

Drago agita sa baguette, et les plats qui ce trouvaient auparavant sur la table derrière Hermione vinrent s'envoler devant elle, à sa portée.

-Manges.

-Pourquoi ? Je n'ai pas faim.

-Je m'en fiche. Manges. On ne sortira pas d'ici avant que tu n'ais mangée quelque chose.

-On est où ?

-Salle Sur Demande. Manges.

-Tu as l'air fatigué...

-Mmh... Peut-être parce que je viens de passer la moitié de la nuit à m'occuper d'une petite idiote qui ne sait pas prendre soin d'elle. Manges.

-Je ne t'ai rien demander.

-Arrêtes. Je ne suis pas d'humeur pour ce genre de conversation. Pour la dernière fois Granger : Manges.

Hermione ne bougea pas. Elle regarda toute cette nourritures qui s'offrait sous ces yeux. Ça l'écœurait tellement...

-Putain Granger ! Tu va manger oui ou merde ?!

Malfoy s'était levé d'un coup. Il était entré dans une rage folle. Une colère sans nom. Il commença à marcher en rond, tout en hurlant ce qu'il pensait.

-Ca fait plusieurs jours que tu ne manges pas ! Que tu ne bois pas ! Que tu ne dors pas ! Que tu angoisses ! Que tu es énervée ! Que t'es nerfs sont à bout ! Et que, en plus de ça, tu perds beaucoup trop de sang !

Hermione le regarda surprit. Lui, Drago Malfoy, venait de perdre son sang froid devant elle.

-Ne fais pas cette tête là ! J'ai profité de ton sommeil pour jeter un œil à tes bras !

Hermione fit une tête encore plus surprise et choquée.

-Ne prend pas cet air choqué ! Tu sais très bien que ça me ressemble ! La dernière fois, il n'y avait pas autant de cicatrices ! Et elles n'étaient pas si profondes !

Il s'arrêta face à elle un moment. Puis il lui attrapa le bras et le mis à découvert.

-Mais merde ! Tu cherches quoi ?! A te foutre en l'air ?! Regardes ça ! Tu pensais que ton petit manège aller durer encore combien de temps ?! Hein ?! Combien ?! T'as toute la vie devant toi ! Alors ressaisis-toi ! Et par pitié : MANGES !!!

Il lui lâcha brusquement le bras et retourna s'assoir à son fauteuil. Il bouillonnait à l'intérieur de lui même. Pourquoi avait-il craquer, là d'un coup ? Elle aussi se posait cette question.

Néanmoins, elle prit un sandwich qui se trouvait devant elle, et mordit dedans. Une minuscule bouchée. Mais une bouchée quand même. Elle ne savait pas très bien pourquoi elle lui obéissait. Elle ne sentait plus la faim. Et de toute façon, au point ou elle en était, manger ou non, quelle différence ? Elle était passer en mode automatique, et ces bras faisaient les aller-retour entre sa bouche et la nourriture tous seuls.

Elle mangea son sandwich très lentement. Mais elle le mangea. Drago ne dit plus rien. Après une heure, un sandwich, un jus de fruit et quelques chips, il décida de partir. Il se leva, prit ces affaires et, sans un mot, sortie de la salle.

Il déambula dans les couloirs jusqu'à ce que la première sonnerie de cours de fasse entendre.

Il se dirigea vers la salle, où il avait cour de Défense contre les forces du mal avec les Gryffondors. Arriver à destination, il vit que tous le monde étaient déjà installer. Il prit place et regarda autour de lui. Elle était là. Elle paraissait dans un état second, mais avait reprit un peu de couleurs par rapport à hier. Il sourit intérieurement.

Il n'écouta pas le cour de Défense. Déjà que cette matière avait tendance à l'endormi, alors en plus après une nuit blanche... Il luttait contre les bâillements, et essayait de ne pas s'endormir debout...

Hermione le vit en pleine lutte. Elle s'en voulait tellement... Tout était de sa faute. Il n'avait pas dormit de la nuit et maintenant, il était totalement « hors service ». La nourriture de ce matin lui tournait un peu l'estomac, néanmoins elle devait reconnaître qu'il avait raison. Raison sur le fait qu'elle n'aurait pas tenue plus longtemps.

Lorsqu'il était partit ce matin, elle avait attendue une heure de plus avant de sortir. Elle était allée prendre une douche se changer, et avait rejoint ces amis dans la Grande Salle, comme si rien ne s'était passer. Lorsqu'ils lui avaient demandé où est-ce qu'elle était passer la journée et la soirée d'hier, elle raconta qu'elle avait fait beaucoup de recherches à la bibliothèque et avait eu un entretien avec un Professeur. Elle leurs raconta aussi qu'elle avait eu une retenue de McGonagall, mais qu'elle pourrait rattraper son devoir d'Arithmancie samedi matin. Elle avala vite fait un petit pain, et, accompagnée de ses amis, ils s'étaient tranquillement diriger vers la salle de cour.

La matinée avait un goût un peu amer pour Hermione. Elle ne parla presque pas, et passa tous en silence à laisser son esprit voguer ailleurs. Harry et Ron avaient remarqués, mais ils ne savaient pas comment s'y prendre pour lui parler. Elle avaient toujours été si sure d'elle, si droite et équilibrée... Le midi, elle n'avait toujours pas faim, néanmoins elle sentait le regard de Malfoy sur elle et elle se força donc. Elle était triste et ça se voyait à son regard. Harry et Ron étaient aussi silencieux qu'elle. Mais pas pour les même raisons. Eux s'inquiétaient pour Hermione. Ginny était venue les rejoindre pour manger avec eux. Elle s'inquiétait aussi pour Hermione, et en avait parler avec Harry et son frère. Mais aucun des trois ne savaient comment agir face à la détresse que dégageait leurs amie.

Ils étaient tous les quatre attabler depuis environs 30 minutes et aucun d'entre eux n'avaient encore prononcé un mot. C'est Ginny qui finalement brisa ce lourd silence.

-Tout va bien Hermione ? Hermione ?

-Hein ? Quoi ?

-Euh... Je te demandais simplement si tu allais bien...

-Oh... Mmh, oui ça va, pourquoi ?

Ginny sembla un peu gênée et essaya de trouver un soutiens de la part des deux autres Gryffondors. Mais ceux-ci retournèrent à leurs assiettes, mine de rien.

-Et bien, c'est que... Euh... Je, enfin nous... On... Comment dire... On...

-Qu'est-ce qui ce passe Ginny ? Harry ? Ron ? Arrêtez de tourner autour du pot, je déteste ça. Alors crache le morceau.

-Et bien voilà... Euh...

-Ginny.

-On ce pose des questions.

-Quelles genre de questions ?

-Et bien...

-Qu'est-ce qui se passe Hermione ? Lança tout d'un coup Ron.

-Développes...

-Et bien, tu disparais pendant des heures sans rien dire, tu ne réponds plus aux agressions des Serpentards, tu as une manière bizarre d'agir avec Malfoy, tu ne manges plus beaucoup, Ginny nous as dit que tu n'avais pas dormi dans ton lit cette nuit, tu viens d'avoir 2 heures de colles en deux jours, tu n'a pas l'aire dans ton assiette, tu n'écoutes plus les cours, tu ne réponds plus aux questions des profs, tu...

-Stop ! C'est bon, j'ai saisie l'idée.

-Hermione, on s'inquiète vraiment pour toi...

-C'est gentil Harry, mais je vais bien. Je vous assure. Arrêtez de faire ces têtes-là.

-Quelles têtes ? Demanda Ron.

-Celles-ci ! Celles de ceux qui ne me croient pas et qui pensent que je deviens folle. Je vais bien. J'ai juste besoin de lever un peu le pied je crois. Je commence à fatiguée un peu, mais c'est normal. Je ne dors pas beaucoup, c'est vrai... Ça je ne l'explique pas. Peut-être est-ce simplement les cours qui me stresse. Mais comme je ne dors pas, ça influe sur mon humeur, sur mon appétit, sur ma façon d'être en cours... Mais ne vous inquiétez pas, une fois que j'aurais retrouve un peu plus de sommeil, je redeviendrais cette chère Hermione Granger que vous connaissez. Okay ? Alors, on se calme et on décompresse...

Elle avait sortie cette tirade d'une traite, sans trop réfléchir à ce qu'elle disait.

-Bon, si tu dis que tout va bien...

-Je t'assure Ron. Tout va bien.

Comme pour leurs prouvez qu'elle avait raison, elle sourit. Malgré ce sourire, les trois jeunes gens n'étaient pas convaincue et s'échangèrent un regard d'incompréhension : ils étaient toujours inquiets pour leurs amie.

Drago Malfoy avait suivit cet échange depuis la table des Serpentards. Il trouvait sa formidable que malgré les apparences et ses dires, les amis de Hermione s'inquiètent pour elle. Devait-il aller leurs raconter la vérité ? Non... Elle avait confiance en lui, il ne pouvait pas la trahir de la sorte. Il était plongé dans ces pensées quand quelqu'un vient s'accrocher à son bras. Il ne réagit pas tout de suite, sachant pertinemment de qui il s'agissait.

-Dragonichou...

-Mmh ?

-Pourquoi tu ne manges pas avec nous ?

Drago ne répondit pas. Il fixait toujours la table des Gryffondors, quand plusieurs de ceux qu'il appelait ses « amis » vinrent s'assoir en face de lui, lui bouchant ainsi la vue.

Il soupira et se tourna vers Pansy.

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Je t'ai demandé pourquoi tu n'étais pas venu manger avec nous.

-Pour avoir la paix.

-Qu'est-ce qui se passe Drago ? Notre présence te dérange ?

-Un peu oui.

Blaise ne s'attendait pas à cette réponse.

-Quelqu'un a-t-il une autre question à poser, tant qu'on y est ?

-C'était quoi le problème avec Granger, Potter, Weasley, hier ?

La question provenait du garçon qui avait commencer la « bagarre » d'hier, et à qui il avait du faire peur pour qu'il abaisse sa baguette.

-J'avais pas envie de me battre.

-Depuis quand ?

-Écoutes, c'est moi qui décide, c'est claire ? Quand je dis « on y va », ça veux dire « on y va ». On ne discute pas mes propos, vu ?

Drago commençait à devenir un peu agressif vis-à-vis de ces camarades.

-Quelqu'un a-t-il une autre question PERTINANTE à me poser ? Non ? Alors dégagez.

Tous partirent sans ajouter un mot. Quand Drago était mal luné, il ne fallait pas chercher à comprendre.

-Pansy, dégages aussi, tu m'empêche de manger tranquillement.

Pansy Parkinson était vexée que Drago lui parle ainsi. Néanmoins, elle lui obéit.

Il se retrouva de nouveau seule continua à manger sans trop d'appétit, quand il vit deux Hiboux s'engouffrer dans la Salle, dont l'un se dirigeant vers lui.

Mr. Malfoy,

Votre retenue aura lieu demain soir, à 20 heure, dans la bibliothèque. Votre retenue consistera à ranger tous les livres dans leur ordre alphabétique.

Professeur McGonagall.

Son regard se tourna automatiquement vers Hermione, qui était en train de lire le bout de parchemin que l'autre Hiboux lui avait apporté. Elle releva la tête et leurs regards se croisèrent. Pendant une seconde. Pas plus, car Drago détourna vite le sien.

Hermione soupira et retourna à son repas après voir informée ses amis de la retenue qui lui avait été donnée par McGonagall.

Le reste de la journée se passa comme elle avait commencée. Ainsi que la journée du lendemain. Hermione et Drago ne s'adressèrent pas la parole et leurs regards étaient extrêmement rares, voir même inexistant.

A 19h30, Hermione prit ses affaires, et après avoir dit au revoir à Harry, Ron et Ginny, elle se faufila à travers le cadre du portrait de la Grosse Dame. Elle était plongée dans ces pensées ne pouvant s'empêcher de penser que si Drago était mal, c'était entièrement sa faute. Il fallait qu'elle réussisse à lui parler ce soir, mais comment ? Ça elle ne le savait pas encore... Mais une chose était sure : elle ne supporterait pas de le voir triste ou bien qu'il refuse de lui parler. Tout ce qu'elle souhaitait ce soir c'était retrouvé ce qu'il s'était créé entre eux, quelques jours auparavant.

Ce n'est qu'à 19h55, que Drago sortit de la Salle Commune des Serpentards : être à l'heure à une retenue ? C'était un Serpentards après tout. Tout comme Hermione, il était plongé dans ses pensées. Des pensées qui s'entrecroisaient les unes des autres : comment la faire sortir de cet enfer ? Comment l'aider ? Comment faire sans en parler à quelqu'un ? Devrait-il en parler à quelqu'un ? … Drago secoua la tête pour chasser tout ça de sa tête alors qu'il atteignait la bibliothèque.

Il se dirigea vers le fond, là où il y avait de la lumière. Il vit Hermione qui était déjà à la tache et Rusard qui l'observait : c'était surement lui qui était charger de les surveiller.

-Mr. Malfoy... Content de voir que vous vous joignez à nous... Vous avez 10 minutes de retard...

-Et alors ?

Malfoy se dirigea sans attendre de réponse vers l'étagère à l'opposer de Hermione, qui s'était interrompue dans sa tache pour le voir arriver. Rusard ne répondit pas à l'affront du Serpentard, le connaissant, il était inutile de discuter avec ce genre de « racaille ».

Au bout d'une heure de rangement totalement dans le silence, Hermione se dirigea vers la rangée où se trouvait son « sauveur ». Ils étaient assez éloignés pour ne pas se faire entendre ou même voir par Rusard ou Miss Teigne - qui était bien sur là aussi -.

-Drago...

Elle l'avait appelée par son prénom, pensant bêtement qu'il serait alors plus réceptif. Mais il resta totalement impassible et l'ignora, continuant machinalement à ranger les livres.

-Drago... Je... Euh... Je voulais te dire que... Je... Je suis désolée...

Toujours aucune réaction de la part de son interlocuteur...

-Drago... Parles-moi... S'il te plait...

Pas même un soupir ou un regard.

-Drago, dis quelque chose... Cris-moi dessus, regardes-moi, jettes-moi un sort... N'importe quoi, mais réagis... Je m'en veux tu sais... Je m'en veux beaucoup... Je suis désolée... Vraiment...

Hermione soupira devant se manque de réaction. Elle allait repartir lorsqu'elle entendit, d'un son à peine auditive, sa voix :

-Promets-moi...

-Te promettre quoi ?

-De ne plus recommencer.

Hermione se retourna pour faire face au regard de Drago. Il était sincère dans le fait qu'il ne voulait pas qu'elle recommence. Cependant, Hermione ne parvient pas à sortir un mot de sa bouche...

-J'attends.

-Je... Je suis désolée.

Elle en était incapable. Même si elle le voulait, elle ne pouvait pas lui promettre une telle chose, car dans ce cas elle romprait à coup sur ça promesse, et ça elle ne le voulait pas.

-Très bien. J'ai compris.

Il rompit le lien entre leur regard, et ca dirigea vers une autre étagère, où il ce remit à la tache.

Hermione s'approcha doucement, et, perplexe elle demanda :

-Tu as compris quoi ?

-Que je me suis trompé.

-Comment ça ?

-Je me suis trompé. Je pensais que tu avais besoin d'aide, et que tu voulais de l'aide, même si tu ne t'en apercevais pas forcément. Je me suis persuadé que je pourrais peut-être faire quelque chose pour toi. Mais là aussi, je me suis trompé. En beauté. Alors maintenant ce ne sont plus mes affaires. Fais ce que tu veux de ta vie. Tu ne veux pas me faire une simple promesse, tu ne veux pas de l'aide que je te propose, alors tant pis pour toi. Va te faire foutre Granger. Tu peux aller t'ouvrir les veines, te vider de ton sang, te laisser mourir de faim, j'en ai rien à faire. Je ne veux plus avoir à faire avec toi. Mon père avait raison : les Sang-De-Bourbes, il faudrait tous les tuer à la naissance, les exterminer jusqu'au dernier. Ils ne valent rien. Et tu en fais parti.

Il avait dis tout cela sans même ce retourner vers elle. Il s'était contenter de poser ces mains sur la pile de livres qu'il était sensé ranger, et de baisser la tête. Le ton qu'il avait était comme des coups de poignard dans le cœur. Il était plus froid que jamais. Pas de colère, pas de haine, pas de tristesse, juste un énorme froid glacial.

Pendant son discours, Hermione ne dit rien. Elle se contenta d'écouter, et d'accuser les coups, les uns après les autres. Elle s'était trompée elle aussi. Elle pensait qu'il aurait pu éventuellement changer, qu'il disait peut-être vrai en affirmant ne pas être comme son père. Mais les enfants ne sont que des mimes à imiter les crimes de leurs parents. Il ne dérogeait pas à la règle. Son cœur ce brisait de plus en plus à chacun des mots qu'il prononçait. Comment pouvait-il être si cruel, après ce qu'il avait fait pour elle ? « J'ai l'impression que parfois tu oublies dans quelle maison je suis... ». Il ne s'était pas trompé là dessus : il était bien un Serpentard, pourrit jusqu'à la moelle, qui plus est.

Elle ne pleurait pas. Peut-être parce qu'elle était choquée de la façon dont il lui parlait, ou bien tout simplement parce qu'elle ne réalisait pas ce qu'il disait...

Après quelques secondes de silence, il reprit la parole :

-Maintenant, c'est moi qui te le demandes : Dégages.

Ce dernier mot fit voler en éclat tout ce qu'il restait de Hermione Granger... Elle resta figée sur place quelques secondes, puis d'un coup, elle partit en courant, le cœur au bord des lèvres. Elle courut aussi vite qu'elle le put jusqu'à un coin tranquille du château, et elle ne put plus se retenir : elle vomit tous ce qu'elle avait réussit à avaler dans la journée. Elle vomissait non pas parce que son corps était malade, mais parce que son cœur l'était...

Tout en vomissant, des larmes ce mirent à couler à flots sur son visage. Elle se remit alors à courir, ne sachant pas trop où ses jambes la menaient.

Ses pensées lui martelaient la tête. Pourquoi avait-il agit de la sorte, si c'était pour lui dire ça après ?

Drago était encore dans la bibliothèque, la tête baissée. Il ne savait pas pourquoi il lui avait dit tout ça. Une chose que Hermione n'avait pas vue avant de partir en courant, c'était les larmes qui bordaient les yeux clairs de Drago. Il avait attendu quelques secondes de plus avant de ne plus pouvoir retenir ses larmes et les laisser couler. La voix de son père raisonnait dans sa tête : « Un Malfoy ne pleur jamais ». Mais à cet instant là, Drago n'en était plus vraiment un : il était juste quelqu'un qui avait abandonné une amie.