Finalement voici le chapitre 10 ! Un peu plus tôt que prévu…

Et non Bones ne m'appartient pas…


Chapitre 10

Lorsque je me réveillai, j'étais lovée contre mon partenaire. Il avait passé le bras derrière mon dos et sa tête reposait sur le dessus de la mienne qui était bien calée au creux de son épaule. J'hésitai quelques secondes à rester là, je me sentais bien. Néanmoins je relevai la tête et observai son visage. Sa tête s'était reposée sur le dossier et il avait l'air paisible.

Je tentai de dégager son bras de derrière mon dos sans le réveiller. Mais aussitôt que je n'eus posé que le bout de mes doigts sur son avant-bras, il le resserra me rapprochant de lui. Sa respiration changea presque imperceptiblement et ses paupières remuèrent. Ses yeux s'ouvrirent finalement. Son bras quitta mon dos pour s'étirer délicatement.

- Il est quelle heure Bones ? Me demanda-t-il les yeux encore remplis de sommeil.

- Heure de Washington ou heure de Londres ? Demandai-je avec une pointe d'ironie.

- N'importe laquelle ! Dit-il.

Je jetai un coup d'œil à ma montre tout en l'observant du coin de l'œil. On aurait dit qu'il y avait quelque chose de changé. Je n'aurais pu dire si c'était sa façon de se tenir ou encore la lueur brillante qui se terrait au fond de son regard quand il avait posé ses yeux sur moi, mais il y avait quelque chose de différent…

- 13h37. Lui répondis-je.

Il hocha la tête avant de ressortir son livre. Lorsqu'il l'ouvrit je remarquai qu'il manquait plusieurs pages au début du roman. En un éclair je me souvins pourquoi. Hodgins, le fossoyeur, tout me revint par « flash »

- Vous avez pris ce livre chez-moi? Demandai-je sans laisser paraître mon inquiétude.

- Oui. Répondit-il sans lever les yeux de sa page.- Vous savez je me suis toujours demandé sur qui était basé l'agent du …

- Pas vous, l'interrompis-je, je peux le voir une minute ?

Cette fois-ci il leva les yeux avant de me passer le roman. Je tournai les pages rapidement jusqu'à la fin. Je lui rendis prétextant le fait que je croyais avoir laisser un numéro important à l'intérieur, il me regarda curieusement mais ne me posa pas de questions, voilà qui n'était pas du tout son genre.

La lettre que j'y avais glissée ne s'y trouvait plus, elle avait dû tomber chez-moi. Je détournai le regard afin qu'il ne puisse déchiffrer mon expression.

Il y a bientôt deux ans j'avais été coincé avec Hodgins dans ma voiture sous la terre. Ça avait été les pires heures de ma vie, ne pas savoir si nous allions sortir de là… Hodgins avait écrit à Angela, et m'avait ensuite donné le livre et le crayon me demandant si je ne voulais pas dire adieu à quelqu'un.

En premier lieu, j'avais cru n'avoir personne à qui écrire, ma mère était morte, mon père disparu, quant à mon frère. En dehors du travail je n'avais personne non plus. C'est là que j'avais pensé à lui. Et j'avais écrit, laissé libre cours à toutes mes pensées terrées au plus profond de moi. 2 pages recto-verso arrachée et couvertes d'une écriture tremblante. J'avais couché sur le papier tout ce qui me passait par la tête. Avant de les glisser à l'intérieur du livre.

Booth m'avait sorti de là et j'avais tout simplement oublié cette lettre. JE sentais toujours le regard de mon partenaire fixé dans mon dos. Je me retournai lui faisant face, nos yeux se rencontrèrent. Je rougis un peu en pensant à ce que j'avais écrit dans cette lettre, il me sourit, à croire qu'il était capable de déchiffrer mes pensées.

Je détournai finalement la tête dégageant mon magazine d'anthropologie. Booth, lui, retourna à son livre. J'avais toujours l'impression qu'il y avait quelque chose de différent dans son regard. Je ne savais pas si c'était dû à la position dans laquelle je m'étais trouvé à mon réveil. J'eus presque envie de faire semblant de dormir pour me retrouver de nouveau contre lui, que ma tête retrouve le trou qui semblait fait jus… Je tournai brusquement la page de ma revue chassant ces pensées.

1 heure et quart plus tard une voix se fit entendre annonçant la descente imminente, nous demandant de boucler nos ceintures, relever nos sièges et tablettes ce que nous fîmes en même temps que la centaine de passagers. Les roues touchèrent finalement la piste d'atterrissage avec un petit choc. « Ut!Ut! » Lorsque l'insigne des ceintures passa du rouge au vert, une sonnerie se fit entendre, puis, un concert de « clics » envahit la cabine.

J'agrippai mon sac à main et me dirigeai vers la sortie derrière mon partenaire. Après avoir récupéré nos bagages nous sortîmes à l'extérieur. Je jetai un coup d'œil à ma montre tout en changeant l'heure, 16h15-17h15-18h15-19h15-20h15-21h15 Booth héla un taxi dans lequel nous nous glissâmes après avoir déposé nos sacs en arrière. Étant habitués de voyager, nous n'avions qu'un grand sac à dos chaque. Nous étions tout deux fatigués, j'avais dormi à peine 6 heures dans les 3 derniers jours. Il était peu bavard et je ne l'étais pas tellement moi même.

Le chauffeur nous demanda où nous voulions aller. Il avait beau parler la même langue que nous, je dû être attentive à ce qu'il disait, son accent « British » déformant quelque peu ses mots.

- Hôtel Olympia. Déclara mon partenaire.

Le chauffeur hocha la tête avant de démarrer et de se diriger vers l'hôtel en question.

Lorsque j'entendis Booth déclarer le nom de l'établissement je me rappelai qu'il n'avait réservé qu'une seule chambre, ou plutôt son patron n'avait réservé qu'une seule chambre, j'espérais silencieusement qu'il y ait une autre cambre de libre. Néanmoins une partie de mon cerveau espérait qu'il n'y en ait pas, depuis notre baiser il y a maintenant presque un an, j'avais des pensées de plus en plus étranges envers mon partenaire. J'avais eu beau dire que c'était comme embrasser mon frère… Mais bon, ce n'était pas le moment.

J'observai le chauffeur du taxi, il ressemblait à n'importe qui, ou tout le monde, taille moyenne, poids moyen, il partait des lunettes et une petite moustache noire lui caressait le nez. Nous zigzaguions entre les rues, je voyais les yeux de Booth se fermer par intermittence, les miens en étaient presque rendus à faire la même chose.

- Fatigué? Dis-je pour seule question, c'était le premier mot que je prononçais depuis que nous étions entrés dans le taxi il y a 25 minutes.

- Hum… Commença-t-il d'un air sarcastique. – J'ai été assommé, suspendu à un arbre, entrainé dans une rivière, me suis farci un siège dur d'hôpital, puis j'ai embarqué dans le premier avion pour Londres, non, je ne suis pas fatigué je suis épuisé. Vous ? Demanda-t-il dans un demi-sourire. Il était surement moins fatigué qu'il le paraissait, il était toujours capable de dire des bêtises.

- Vous avez dû bien dormir, continua-t-il sans me laisser le temps de répondre, vous aviez la meilleur place. Conclu-t-il cette fois le sourire aux lèvres.

Je n'eux pas besoin de répondre à cette affirmation car l'automobile venait de s'arrêter devant l'hôtel. Ce n'était pas un grand hôtel, mais c'était bien, j'avais lu dans mon guide touristique qu'il comptait 25 chambres. Booth insista pour payer l'homme tandis que j'allais chercher nos sacs dans le coffre. Booth me regarda visiblement frustré de devoir me 

laisser porter les bagages seule. Je me dis à moi-même qu'il ne serait pas capable de tenir 1 semaine sans utiliser son bras.

Il m'ouvrit tout de même la porte et appuya sa main valide au creux de mon dos par habitude. Nous nous rendîmes au comptoir de réservation.

- Bonjours, puis-je vous aider ? Demanda la réceptionniste avec un fort accent.

- Il y a une réservation pour ce soir. Dis-je.

- Quel nom ?

- Temperance Brennan. Répondis-je, la dame tapa un moment sur son clavier.

- Je n'ai rien à ce nom.

- Essayer Seeley Booth. Dit mon partenaire en s'appuyant sur le comptoir avec un sourire charmant. Je levai les yeux au ciel agacée.

- Voilà ! Chambre 12, elle est réservée pour 4 soirs. C'est bien ça ? 2 personnes ? Demanda-t-elle en rendant son sourire à Booth.

- En fait ce sera 1 personne, j'aurais besoin d'une chambre moi aussi. Rétorquai-je un peu plus sèchement qu'à l'habitude.

L'hôtesse pianota un moment de plus sur son clavier avant de relever la tête.

- Ces temps-ci nous n'avons pas beaucoup de clients, c'est habituel étant donné la période de l'année, mais plusieurs de nos chambres sont en rénovation. Je peux vous en avoir une ce soir et dans deux soirs, pour demain et mardi soir c'est malheureusement impossible, je vous laisse avec monsieur ?

- Oui, ce sera bon. Acquiesçai-je.

La réceptionniste me passa une clé en échange de ma carte de crédit. 14, j'allais être la porte à côté de Booth. Ayant mangé dans l'avions et le décalage horaire en plus de notre manque de sommeil avait quelque peu déréglé nos horloges internes. Ni l'un ni l'autre n'avions faim. Nous décidâmes donc d'aller nous coucher immédiatement.

Nous poussâmes les portes de nos chambres respectives après s'être souhaité une bonne nuit, je lui tendis son sac qu'il agrippa de la main gauche.

Je refermai la porte et glissai la chaîne de sécurité en place avant d'enfiler mon pyjama et de me glisser sou les draps, il était à peine 22 heures, mais j'étais crevée, je m'endormis aussitôt.

Cette nuit-là, je dormis comme une buche, pas de cauchemar seulement un profond sommeil dénudé de rêve. Je m'éveillai assez tard, en fait lorsque je posai mes yeux encore remplis de sommeil sur le cadran, les chiffres lumineux indiquaient 9h34, je ne sais pas si c'était à cause du décalage horaire ou de mon incroyable fatigue que je m'étais réveillée aussi tard. Peut-être un peu des deux, je n'eus guère le temps de débattre ce sujet plus longtemps car quelqu'un cogna à la porte, roulant les yeux au ciel je me levai pour aller ouvrir. À peine eussé-je entrouvert la porte qu'une silhouette bien trop familière me bouscula.

- Bon matin Bones ! S'exclama-t-il en entrant, il fit le tour de la chambre des yeux avant de déposer un sac en papier brun sur la table.

- J'en connais un qui a bien dormis. Marmonnai-je en refermant la porte. La manière étrange qu'il avait eu de me regarder la veille semblait avoir disparue.

- Je vous réveille? Demanda-t-il en sortant deux muffins de son sac avant d'en sortir deux cafés, je me demandai comment il avait fait pour ne pas les renverser avant de finalement répondre à sa question

- Non. Dis-je en m'asseyant au pied du lit.

- On dirait que vous vous êtres battue avec votre oreiller. Dit-il en tentant d'étouffer un rire.

Autant sa réplique était déplacée autant elle était vraie. J'avais les cheveux en bataille et encore la marque de mon oreiller sur la joue, je ne portais qu'un t-shirt gris décoloré et des shorts noir. Lui au contraire, était frais rasé, les cheveux propres et encore humides d'une récente douche, il portait un chandail gris et il avait jeté sa veste sur le lit, je soupirai.

- Vous mangez quelque chose? Me demanda-t-il en me tendant un muffin dans une serviette en papier.

Je m'assis sur l'autre chaise et acceptai son offre, je détachai un morceau sur le dessus avant de le mettre dans ma bouche. C'est alors que je m'aperçus que j'avais faim.

- Avez-vous bien dormi? Demandai-je entre deux bouchées.

- Comme un bébé. Dit-il en me servant un sourire. - Vous ?

- Très bien, c'est ce qui explique mon état. Dis-je en grimaçant, il prit une gorgée de café et je l'imitai.

- C'est quoi l'horaire de la journée ? Repris-je.

- Les deux agents sont censé nous rencontré ici ce midi, avec eux la voiture de location, vous irez jeter un coup d'œil au corps pendant que je m'entretiendrai avec la police.

Je hochai la tête en prenant une autre bouchée de mon muffin.

- Je dois transférer mes affaires dans votre chambre. Dis-je quelque peu embarrassé.

Il hocha la tête avant d'avaler une seconde gorgée de café. Si sa chambre était faite de la même façon que la mienne, il n'y aurait probablement qu'un seul lit… Nous finîmes d'avaler notre déjeuner en silence, je sentais ses yeux posés sur moi et ça me mettait quelque peu mal à l'aise, je décidai de briser le silence.

- Comment va votre bras? Lui demandai-je.

- Bien, dit-il en le levant, dans 1 ou deux jours il sera comme neuf ! S'exclama-t-il.

Je lui fis les gros yeux sans pour autant répliquer, je savais que lorsqu'il avait une idée dans la tête il n'en démordait pas, je n'étais pas trop facile à faire changer d'idée moi-même, c'est probablement pour ça que nous nous bagarrions si souvent. Il finit la dernière bouchée de son muffin puis secoua sa chemise balayant quelques graines.

- Je vous attendrai dans ma chambre. Dit-il avant de se lever et de se diriger vers la porte.

- Merci.

- De rien Bones. Dit-il avant de fermer la porte.

Je me relevai et jetai le sac et les miettes. Je me brossai les dents tout en pensant au dossier. J'avais demandé les informations à Angela vendredi soir, nous étions dimanche matin, je me dis qu'elle allait surement me contacter demain matin, probablement trop occupé à profiter de son week-end.

Je pris une douche rapide avant de m'habiller, je troquai mes shorts contre un pantalon marron, puis enfilai une camisole noire et une chemise à manche courtes bleue. Je repliai soigneusement mon short et mon t-shirt avant de les ranger dans mon sac. Après avoir fait le tour de la pièce des yeux pour m'assurer qu'il ne restait plus rien, je sortis avec mon sac sans oublier de prendre la clé. Je fermai la porte la porte et cognai à celle de mon partenaire.


Et voilà, une suite demain ou après-demain dépendant du livre que je suis en train de lire... :P