Et bien voilà !! Le chapitre 14 !! Tapé d'une traite hier soir !! Dans les bruits de marteaux, de compresseurs et de cris d'enfants !! Faut croire que ça m'inspire ! Ohhh… J'adore ce chapitre… J'espère que vous l'aimerez autant ! Je l'aurais posté hier soir, mais je voulais voir vraiment être certaine que ce soit bien ! Alors le voilà !! Quelque chose que je voulais faire depuis un bon bout de temps !


Chapitre 14

J'attendais mon partenaire assis sur le trottoir qui bordait la rue du côté gauche. La police était en train de terminer de prendre sa déposition. Avant ça les infirmiers m'avaient examinée, en arrivant à la même conclusion que moi ils avaient seulement désinfecté la plaie avant de la recouvrir d'un bandage. Puis, sous l'œil protecteur de Booth j'avais répondu aux questions du policier.

Quelques minutes plus tard j'aperçu mon partenaire approcher. Il fit une dizaine de pas de plus avant de se laisser tomber près de moi le bras replié devant lui. Je l'observai lentement avant de finalement dire quelque chose.

- Ça va ? Furent les seuls mots que je trouvai.

- Vous ? Me demanda-t-il après avoir balayé l'air de la main en signe d'affirmation.

- Je vous l'ai dit, qu'une égratignure. Il allait répliquer mais je l'interrompis avant. – Je devrais aller voir si Angela ne m'a pas envoyé les relevés. Annonçai-je en me levant, puis je tendis la main afin qu'il puisse en faire de même.

Nous marchâmes silencieusement vers l'hôtel encore un peu choqué par les évènements. Je disparu dans la chambre 17 et revint m'installer sur le lit de Booth avec mon ordinateur portable que je connectai au serveur de l'hôtel. Quelques minutes plus tard je regardais défiler la liste des nouveaux messages. J'en avais deux de mon éditeur, 2 messages de publicités et tout en bas il y en avait deux de la part d'Angela, le premier portait la mention : «Profil Kevin Clark» et le second «Analyses». Je double cliquai sur le second avant de le faire suivre à l'agent O'Neal me référant à sa carte.

J'ouvris finalement le deuxième courrier. Booth pris place à la gauche de moi sur le lit, ce-dernier s'affaissa un peu lorsque mon partenaire s'assis. Je fis défiler le message sous mes yeux et ceux de Booth.

« Salut ma chérie,

J'espère que tu as du plaisir à Londres… Je t'envoie le dossier que j'ai réuni sur Clark. Donne-moi de tes nouvelles !!

Ange »

Je double-cliquai sur le ficher attaché et choisit la mention enregistrer. Le dossier s'étira sous nos yeux alors que nous le lisions scrupuleusement.

Kevin Clark né le 8 novembre 1990 à Sarasota en Floride. Profession actuelle, garde-chasse au Patuxent River State Park depuis près d'un an. Résidence, Sarasota, avec sa mère et son père jusqu'à leur divorce, puis ils se partagèrent sa garde, la mère plus souvent étant donné les nombreux déplacements de M. Clark. Puis après la mort de sa mère en 1998 son père devint son tuteur légal et il l'accompagna dans ses multiples déménagements.

Père Jean-François Clark, né le 19 janvier 1970, décédé le 8 novembre 2008 de cause criminelles suspect probable, son fils. Professions multiples. Lieu de résidence, son incapacité de garder le même travail pendant plusieurs années l'amenait à beaucoup voyager s'arrêtant dans différentes villes pour une durée d'environ 1 an. À habiter principalement à Edmonton, Winnipeg, New York, Tampa Los Angeles, Sarasota, Londres, Montréal.

Mère Émilie Murray née le 13 avril 1968, décédée le 13 décembre 1998 de causes suspectes : empoisonnement à la mort aux rats le mari principal suspect fut relâché pour insuffisance de preuve. Profession, employée d'un restaurant à temps partiel. Résidence, lors des deux premières années de son mariage avec Jean-François Clark, elle habita avec lui à Sarasota, en Floride. Suite à son divorce résultant de la garde partagé de son fils alors âgé de 3 ans elle avait emménagé chez sa mère à Tampa durant les 4 années précédant son décès.

Aucune sœur répertoriée.

Frère jumeau Matthew Clark né le 8 novembre 1990, Sarasota, Floride. A fait une fugue peu après son 15 ième anniversaire. Le père n'a pas poussé plus loin les recherches.

Le document s'arrêtait là. Je me tournai vers mon partenaire avec un regard interrogateur, est-ce que ça nous aidait ?

- Pourriez-vous demander les résidences de M. Clark au cours des derniers 18 ans ? Me demanda-t-il. Je fronçai les sourcils et relu la ligne des lieux de résidence. J'hochai la tête avant de taper un message à Angela.

- Vous croyez que c'est ce qui signifierait les différents lieux du crime ? Demandai-je intéressée.

- Ça ne coute rien de vérifier. Dit-il en hochant les épaules avec une grimace.

- Et la mort de sa mère ? Vous croyez que c'est un fait important ? Je veux dire, si son père a tué sa mère. Ajoutai-je.

- Probablement. Dit-il avant de se lever du lit, il se dirigea vers le téléphone de la chambre. – Je dois faire un appel. Annonça-t-il en soulevant le combiné.

J'hochai la tête et lui dit que je serais dans ma chambre. Je franchis la vingtaine de mètres qui séparait la chambre de mon partenaire et la mienne. J'attendis quelques minutes assise sur mon lit et ouvrit la revue que j'avais laissé sur la douillette, après quelques tentatives infructueuses, je la redéposai, j'étais incapable de me concentrer. Dans ma tête retentissait toujours le coup de feu, je repoussai les images qui me venaient en tête au plus creux de ma mémoire. C'est alors que trois petits coups retentirent à ma porte, je sursautai. J'ouvris la porte à mon partenaire.

- Je n'ai jamais dit que vous deviez partir. Dit-il avec une grimace. – Et vous auriez pu me dire le numéro de votre chambre.

- Comment vous l'avez trouvé ? Demandai-je surprise, il brandit le reçu que la réceptionniste m'avait donné, chambre 17 était écrit en grosse lettre en haut. –Ah. Dis-je seulement.

- Je devais passer un coup de fil à un ami au F.B.I. je lui ai demandé de sortir le dossier de la mort d'Émilie Murray pour moi.

- Et alors ? Demandai-je pressée.

- J'y viens ! L'autopsie a révélée la présence de poison pour rats dans son organisme. Mais l'accusation n'avait pas assez de preuve, l'accusé a dû être déclaré non-coupable.

- Poison à rat… Dis-je songeuse. – Vous croyez que c'est la raison pour laquelle il empoisonne ses victimes ? Demandai-je, il hocha la tête avant d'ajouter.

- La sœur d'Émilie s'est opposée à ce que la garde de Kevin aille à M. Clark, elle disait qu'il était trop violent pour avoir la garde de son fils. Toutefois, le dit fils, lui, n'a rien dit à ce sujet, alors on l'a laissé repartir avec son père.

- Il avait quel âge ? Demandai-je.

- 8 ans. Dit-il simplement en baissant les yeux. Je l'observai longuement tentant de deviner ses pensées. Je finis par me relever au son de mon téléphone cellulaire, je me levai et décrochai.

- Brennan. Répondis-je rapidement.

- Dre Brennan, c'est le Dre Dupon, j'ai eu les résultats de la toxicologie. Commença-t-elle.

- Et alors ? Demandai-je pressée.

- J'y venais, il semblerait qu'il ait été empoisonné par du poison pour rats. Dit-elle sceptique. Je soupirai avant de répondre.

- C'est ce que je craignais. Et les résultats des analyses ADN ?

- Pas encore arrivées, je vous appelle dès que je les reçois. Vous croyez que c'est votre tueur ?

- J'en suis persuadée. Merci beaucoup. Dis-je avant de refermer mon téléphone après qu'elle m'ait souhaité une bonne nuit.

Mon regard se retourna vers mon partenaire toujours plongé dans ses pensées. Je levai le téléphone à hauteur de mes yeux avant de faire une grimace, il fit de même comprenant ce que je voulais dire, il était toujours sur la même longueur d'onde que moi. Je décidai finalement d'aller 

manger dans ma chambre seule pendant que mon partenaire terminait son livre. Vers 21 heures je me couchai dans mon lit épuisée par les émotions de la journée. Évidemment ça ne prit pas beaucoup de temps avant que les cauchemars reviennent.

Je me tenais debout près de la caisse, lorsqu'un coup de feu retentit, je me retournai vivement et immédiatement la scène sous mes yeux se transforma. Je n'étais plus dans le petit café mais dans un bar, un micro à la main. Et lorsque je baissai les yeux la silhouette de mon partenaire sur le sol attira mon regard. Lorsque je remarquai la tache rouge qui s'élargissait sur sa poitrine, ce fut comme si la terre avait arrêté de tourner, comme si l'univers c'était arrêté l'espace d'un instant.

Puis, le temps s'accéléra, je me précipitai à son côté une douleur sourde envahissant ma poitrine alors que je m'accroupissais près de lui. Je n'entendais plus que le battement assourdissant de mon cœur dans ma poitrine, c'est alors que je remarquai la personne qui avait tiré. Elle se tenait de l'autre côté de la pièce pointant son arme vers moi maintenant. Je saisis celle de Booth sans même réfléchir et tirai un unique coup avant de me retourner vers mon partenaire étendu près de moi. C'est alors que je saisis ce qu'il avait fait, il avait pris cette balle à ma place.

Les larmes se pressaient aux abords de mes yeux mais je les refoulais machinalement. Je fis pression sur sa plaie tout en essayant de calmer les bourdonnements qui faisaient rage au creux de mes oreilles. Puis tout à coup plus rien, ce fut comme s'il ne restait plus que nous deux, moi et lui, comme nous l avions toujours été, que moi et lui. J'agrippai sa main et la serrai dans la mienne, elle était encore chaude, ses mains étaient toujours chaudes. Je l'attirai à moi en murmurant des mots qui se voulaient réconfortant à travers mon souffle hachuré. J'avais de plus en plus de misère à respirer alors que ses beaux yeux marron s'agrandissaient sous l'effet de la douleur. Cette fois-ci, mes yeux se remplirent de larmes et je le serrai contre moi rageusement. «Reste avec moi Booth!» Il y avait tellement de choses que je ne lui avais pas encore dit, tant de chose que j'aurais voulu lui dire, mais il s'éloignait, serrant sa main encore plus fermement je ne pouvais que continuer de lui demander de rester avec moi.

Je n'aurais su dire si ce fut des minutes, ou des heures plus tard. Un homme me poussa de la main, je me retournai et l'observai, il portait une chemise blanche d'ambulancier.

«Madame vous devez vous tasser» Je l'entendis dire au creux du douloureux abîme dans lequel mon être semblait plongé. Je hochai la tête en me déplaçant lâchant à contre cœur la main de Booth et me reculai d'un pas. Je sentis la main d'Angela effleurer mon épaule mais rien ne semblait avoir de réel impacte sur mon état.

Je n'arrêtais pas de fixer Booth, les yeux maintenant fermés, plongé dans le répit de l'inconscience pour le moment. Maintenant que les larmes étaient sorties elles n'arrêtaient pas de couler baignant mes joues et trempant le haut de mon chemisier. Je ne m'en souciais même plus, peu m'importait que tout le monde me voit ainsi, mon partenaire, mon meilleur ami, la deuxième partie de moi-même était étendu là, par terre. Alors que les infirmiers le levèrent installé sur sa civière, je ne pu retenir un sanglot. Il avait l'air si vulnérable, couché là, un soluté dans le bras. Il ouvrit les yeux difficilement et se lèvres remuèrent imperceptiblement.

«Bones…» Murmura-t-il faiblement, je ne l'aurais probablement même pas entendu si je ne l'avais pas regardé. Lorsque j'entendis mon surnom, celui sur lequel j'avais tellement ragé, je tressaillis et mes yeux laissèrent s'échapper un torrent de larmes, je ne pouvais concevoir que je l'entendais probablement pour la dernière fois. Les infirmiers se regardèrent étonnés et sans leur jeter un regard je franchis les quelques mètres qui me séparait de Booth attrapant sa main. Je plongeai mon regard dans le sien, il me regarda longuement, doucement, avant de lever sa main dans une grimace de douleur. Il la posa sur ma joue délicatement, et caressa mes paupières d'un geste tendre, je m'accrochai à sa main désespérément. Il ne pouvait pas me laisser comme ça. Finalement, sa main retomba, et ses yeux se fermèrent après un ultime sourire charmeur.

Les infirmiers posèrent la main sur mon épaule. «Nous devons l'emmener» prononça-t-il doucement, je pouvais à peine l'entendre à travers les battements de mon cœur. Je gardai sa main coincée dans la mienne et fit un signe à l'homme, je ne le laisserais amener Booth sans moi. Il hocha la tête d'un air compréhensif. Les deux hommes glissèrent la civière dans l'ambulance après que j'eus lâché la main de mon partenaire, je me hissai d'un bond près de lui reprenant sa main, je caressai sa joue de la mienne.

Je ne sus combien de temps dura le trajet que nous parcourûmes sirènes hurlantes à travers la ville. Un homme passa un masque à oxygène sur le visage de Booth et se retira dans un coin de la cabine. Il avait l'air désolé pour nous, mais je ne le remarquai même pas, nous descendîmes finalement du véhicule et les infirmiers poussèrent mon partenaire à travers les longs corridors. J'eus connaissance que plusieurs autres personnes s'étaient jointes à nous. Mais je n'en vis pas plus.

«Qui est-elle» demanda le médecin, «Sa petite amie je suppose, à la manière dont elle réagit» glissa l'un des infirmiers en me jetant un regard désolé. Le médecin hocha la tête, enfin, il se tourna vers moi et m'avertit que je ne pouvais pas aller plus loin. J'hochai la tête trop en état de choc pour prononcer un mot. Je m'approchai de Booth et lui caressai le front délicatement avant d'y déposer un léger baiser, «Reviens-moi» murmurai-je collant ma bouche contre son oreille avant de m'écarter douloureusement.

Je me laissai tomber sur l'une des chaises dures de la salle d'attente, je me sentais comme si mon monde venait de s'écraser. Je regardai l'incessant ballet de personnel dans le couloir mais rien ne m'atteignait. Quelques minutes plus tard Angela, Hodgins, Zack et Camille venaient me rejoindre, ils s'assirent près de moi silencieux, aucun d'eux ne tenta de dire un mot. Je leur en fus reconnaissante, les secondes passèrent, puis les minutes, suivirent les heures. Au petit matin, Angela s'était endormis sur l'épaule d'Hodgins, lequel dormait sur la tête de cette dernière. Zack et Camille étaient allés cherchés du café, c'est alors qu'un homme passa les portes battantes, à son visage, je m'attendis à de mauvaises nouvelles. Il s'approcha vers nous le regard vide.

Je me levai et allai à sa rencontre les yeux suppliants. Faites qu'il soit vivant, souhaitai-je de tout mon être, je franchi les quelques mètres qui nous séparaient toujours et le questionnai des yeux. «Je suis vraiment dé…» je n'entendis pas le reste de sa phrase, je m'effondrai sur une chaise les genoux repliés contre ma poitrine. Il n'y avait plus rien autour de moi, plus un son, plus un mouvement, j'étais seule au monde…

Lorsque je rouvris les yeux j'étais dans mon lit. Les joues baignées de larmes je regardai autour de moi, l'hôtel, Londres, Booth. Je tentai d'arrêter les larmes de couler de mes yeux mais je n'y parvenais pas. Les battements de mon cœur étaient toujours irréguliers et j'avais l'impression de ne plus rien entendre. Je fermai les yeux douloureusement, je tremblais comme une feuille lorsque sans même réfléchir je me levai de mon lit. Je franchis la porte et dévalai le couloir au pas de course avant de cogner à la porte de mon partenaire. Je cognai jusqu'à ce qu'il vienne m'ouvrir. Lorsqu'il apparut dans le cadre de porte, les cheveux en bataille il avait toujours les yeux à moitié fermés, il grommela furieux.

- Bones qu'est-ce que vous… Dit-il en ouvrant finalement les yeux. Son expression se transforma du tout au tout passant de la colère à l'incompréhension. – Hey, qu'est-ce qui se passe ? Reprit-il infiniment plus doucement en attrapant ma main.

Et alors, je fis ce que j'aurais dû faire il y a des mois, lorsque je l'avais revu à ses propres funérailles. Je franchis les trente centimètres qui nous séparaient et me jetai dans ses bras nouant les miens autour de son cou. Désespérée, le souffle court et le cœur battant la chamade, je me blottis contre lui alors qu'il refermait ses bras autour de ma taille. Je glissai ma tête dans son cou respirant son odeur, il leva une main et me caressa les cheveux doucement, sans même tenter de savoir ce que je faisais dans sa chambre à cette heure du matin, ni pourquoi je m'étais jeté dans ses bras ainsi, il me prit simplement dans ses bras et me porta jusqu'au lit fermant la porte du pied.

- Chut… Tout va bien… Je suis là… Murmura-t-il à travers mes cheveux avant de s'asseoir sur le lit me serrant toujours tout contre lui.

Alors vous en dites quoi ? Je continue ?? :P :P :P