Et bien !! Un chapitre de plus pour vous ! Ouf… C'est épuisant ces deux semaines ! Au moins j'ai presque terminé. Alors voici ce petit chapitre pour vous ! Désolé du retard... Je suis épuisée... En plus hier j'ai regardé le plongeon. Demi-Finale, jusqu'à 1 heure du matin. Puis ce matin j'ai écouté les finales à 8 heures... Bravo Alexandre !! Ok là je m'égare.. En tout cas, je vous laisse lire !


Chapitre 15

Blottie au creux de ses bras, mes tremblements s'atténuèrent mais les larmes continuaient d'affluer sous mes paupières, glissant de mes yeux jusque sur son t-shirt. Il continuait à me caresser les cheveux. Je ne pouvais rien faire, mon rêve avait réveillée la douleur que je croyais avoir repoussée au plus profond de mon être. Ces jours où je l'avais cru mort. Après l'annonce j'avais tenté de continuer ma vie, mais tout semblait fade, sans intérêt. Et puis il était revenu, simplement comme ça ! Il me tira de mes réflexions à ce moment, tentant de m'éloigner de lui.

- Non… Ne partez pas. Murmurai-je d'une voix toujours entrecoupée de sanglots, je m'agrippai à son chandail désespérément.

- Je reste là… Dit-il sur le même ton que moi, il me caressait toujours les cheveux d'un geste doux. Peu à peu mes sanglots diminuèrent sans toutefois disparaître, les larmes coulaient maintenant silencieusement sur mes joues alors que je m'agrippais toujours à lui. Il le sentit et chuchota sur un ton doux.

- Je ne t'abandonnerai pas Temperance, je serai toujours là. Je tressaillis, il avait prononcé mon nom, j'adorais la manière qu'il le prononçait, dans sa bouche il prenait une toute autre allure. Cependant je réalisai que la manière dont il l'avait prononcé était tout sauf professionnelle. Je me reculai timidement et plongeai mon regard dans le sien, un peu gênée.

- Booth je…

- Je ne vous abandonnerai pas Bones. Me coupa-t-il sur un ton qu'il voulut plus professionnel, mais je sentais toujours cette pointe de tendresse. Et peu importe, j'avais besoin de lui, je devais me l'admettre à moi-même. Il était mon… meilleur ami, prononçai-je dans ma tête. J'enfouis mon visage dans son cou de nouveau laissant mes sanglots s'apaiser.

Je finis par me reculer un peu et j'observai la position dans laquelle j'étais. Bien calée en travers de ses jambes, mes bras reposaient des deux côtés de son cou. Je dénouai mes mains et me déplaçai de manière à me mettre en position assise, j'accotai mon dos contre son torse et il passa ses bras autour de moi. Fermant les yeux j'essayai de parler.

- Vous, savez. À votre enterrement, je ne pleurais pas, ce n'était pas car votre mort ne me faisait rien. Articulai-je d'une voix tremblotante.

- Je sais… Chuchota-t-il dans mes cheveux.

- Je… J'étais… J'étais vraiment effondrée, lorsqu'on me l'a annoncé. Continuai-je lentement, je ne savais pas pourquoi je disais ça, mais je voulais qu'il le sache. – Je ne veux pas vous perdre… Essayai-je de continuer, mais une boule envahit ma gorge m'empêchant de prononcer un mot de plus, une larme coula sur ma joue.

- Je sais tout ça. Je ne vais nulle part. Murmura-t-il en me serrant davantage contre lui, il essuya la larme du bout des doigts, d'un geste tendre.

- Tout à l'heure, dans le café. Ce coup de feu. Ça a ramené trop de mauvais souvenirs. Ce rêve c'était… Prononçai-je presque inaudible.

- C'était un souvenir ? Demanda-t-il, je secouai la tête.

- C'était… Le souvenir de mon pire cauchemar. Murmurai-je doucement ma voix tremblant malgré moi.

Il déposa un baiser au sommet de mon crâne tout en chuchotant à son tour.

- Shhh… C'est fini maintenant. Tout va bien. Je suis là.

Je fermai les yeux laissant aller ma tête contre son épaule. Je ne pleurais plus, et les battements de mon cœur avaient repris un rythme normal. Il me serra contre lui et je l'entendis prononcer silencieusement.

- Je ne veux pas te perdre non plus. Je frissonnai et il ramena la couette par-dessus moi sans se rendre compte que je ne frissonnais pas de froid. Nous restâmes ainsi enlacé pendant plusieurs minutes, je tournai finalement mon regard vers le cadran sur la table de chevet, 2h19. Je soupirai, je devrais retourner dans ma chambre, j'essayai de me défaire de son emprise.

- Je crois que je devrais retourner me coucher. Dis-je malgré moi. J'avais retrouvé un ton ferme et assuré.



- Vous pouvez rester encore un peu, ça ne m'ennuie pas. Dit-il d'un ton aussi assuré que moi, il l'avait dit de manière très professionnelle. Je secouai cependant la tête.

- Nous avons tout les deux besoin de sommeil. Dis-je en essayant de nouveau de délacer ses mains.

- Nous dormirons aussi bien à deux, qui sait à quoi vous rêverez dans 1 heure. Dit-il d'un ton moqueur.

Je tournai et retournai les deux solutions dans ma tête, d'un côté je savais très bien qu'il avait raison, nous dormions très bien ensembles. Mais d'un autre, je ne voulais pas laisser notre relation changer autant, je ne pouvais pas rester encore, malgré l'intense désir de le faire. Je secouai la tête finalement à contre cœur.

- Non, je vais y aller, on se voit demain. Dis-je en dénouant ses grandes mains à regret. Il agrippa finalement ma main droite de la sienne alors que je me préparais à descendre du lit.

- Bonne fin de nuit alors. Dit-il en la caressant délicatement, je frissonnai de nouveau. Il me sourit avant de relâcher ma main.

Je lui souhaitai de même et me dirigeai vers ma chambre rapidement, repensant au moment que nous venions de vivre, c'était comme si le monde c'était arrêté l'espace d'un instant, je tournai la clé dans la serrure et m'engouffrai dans ma chambre, j'atteignis mon lit en 5 pas avant de me glisser d'un bond sous les couvertures, ce-dernier semblait soudain froid et grand. Je resserrai les couvertures contre moi essayant de retrouver la chaleur qui m'avait habité quelques minutes plus tôt seulement.

Rien à faire, j'avais toujours autant froid. Soupirant, je me retournai en essayant de chasser le souvenir de ses bras autour de moi. Je finis par m'endormir après plusieurs minutes, et cette fois-ci aucun rêve ne vint troubler mon sommeil. Enfin, aucun cauchemars toutefois…

Je me réveillai une fois de plus à une heure avancé de la matinée. Je regardai autour de moi m'attendant presque à trouver mon partenaire endormi près de moi, il n'y était pas, je m'étendis sur le dos en regardant le réveille-matin, il était passé 10 heures. Je me levai et me dirigeai dans la salle de bain, m'observant dans le miroir, je remarquai mes yeux encore rougis d'avoir trop pleuré la veille. Soupirant je m'habillai, je jetai un coup d'œil à mon cellulaire, 1 appel manqué. J'allais vérifier ma boîte de réception lorsqu'il sonna entre mes doigts.

- Brennan. Répondis-je.

- Docteur Brennan ? C'est l'agent O'neal, Annie m'a chargé de vous dire que les résultats d'ADN étaient revenus.

- Et alors ?

- C'est bien Frédéric Miller. Dit-il d'un ton ferme.

- Merci beaucoup. Répondis-je sur le même ton.

- Au revoir. Dit-il simplement avant de raccrocher. Je fis de même et appuyai sur la touche 3, l'appareil composa automatiquement le numéro de ma boîte vocale.

Vous avez 1 nouveau message. Premier message non écouté. Envoyé hier à 21 heure 31 minutes.

«Salut Brennan c'est moi. Disait la voix guillerette d'Angela. J'ai fait la liste des endroits où Jean-François Clark et son fils ont habités pendant les 18 dernières années. Je te l'envoie sur ton courriel, tu vas voir, je crois que c'est plus qu'une coïncidence. Passe une bonne fin de semaine avec Booth… Je t'embrasse.»

Fin des nouveaux messages, pour sauvegarder ce message appuyez sur le 9, pour effacer ce mess… Sans attendre la suite des instructions, j'appuyai sur le 7 effaçant le message.

J'agrippai mon portable et me dirigeai vers la chambre de mon partenaire. Je cognai doucement n'entendant aucun bruit dans cette dernière, 15 secondes après, un éternuement me répondit puis des pas se dirigèrent vers la porte, lorsqu'il l'ouvrit je l'observai, il avait le nez rouge et tenait un mouchoir à la main.

- Bones ?

- Ça va ? Vous avez une mine épouvantable. Dis-je en le citant.



- Très drôle, c'est de votre faute en plus. Dit-il en grimaçant.

- De quoi vous parlez ? Demandai-je abasourdie.

- C'est vous qui m'avez refilé ce virus. Dit-il en reniflant, je compris à quoi il faisait allusion.

- Et bien, vous n'aviez qu'à ne pas vous occupez de moi comme vous l'avez fait. Rétorquai-je sarcastiquement, son visage changea quelque peu.

- Je ne le regrette pas. Dit-il en souriant, je levai les yeux au ciel avant de lever mon ordinateur dans les airs.

- Alors, je peux rentrer, Angela m'a envoyé la liste des endroits où Jean-François Clark a habité. Dis-je changeant de sujet. Il ouvrit la porte plus grande avant de se tasser pour me laisser passer.

Je me dirigeai vers le lit qui était toujours défait et repliai les couvertures avant de m'asseoir dessus. Mon partenaire vint s'installer près de moi. Il tremblait un peu, je lui jetai un regard en coin.

- Ça va ? Demandai-je un peu inquiète.

- Oui, grommela-t-il, j'ai toujours un peu de fièvre. Termina-t-il en s'enroulant dans la couette visiblement gênée que j'aie constaté cette marque de faiblesse.

J'ouvris le document et l'agrandis sous mes yeux lisant les différentes lignes à voix haute.

1990 – 1993 Sarasota, Floride, USA.

1994-1996 Tampa, Floride, USA.

1997 Washington D.C. USA.

1998 Montréal, Québec, Canada.

1999-2001 Londres, Angleterre.

2002 Las Vegas, Nevada, USA

2003 New York, New York, USA

2004 Los Angeles, Californie, USA

2005 Winnipeg, Manitoba, Canada.

2006 Tampa, Floride, USA.

2007 Edmonton, Alberta, Canada.

2008 Washington D.C. USA.

Je m'arrêtai, ce n'était pas une coïncidence, c'était bien plus maintenant. Je frissonnai, il y avait définitivement un motif. Mes yeux glissèrent de la première à la dernière ligne buttant contre les deux qui contenait le nom de ma ville. Je regardai Booth, il pensait la même chose que moi, il avait dû s'en douter, car c'était lui qui m'avait demandé cette liste.

- Si c'est ce que je crains, il devrait y avoir deux autres morts ici. Dit-il en essayant de ne pas trop parler du nez. Je déglutis péniblement, après une série de clics, je fis sortir la liste des meurtres. Définitivement un motif. Je sortis mon cellulaire de ma poche et composai le numéro de l'agent O'neal, ce fut son répondeur qui répondit.



- Bonjour, c'est le docteur Brennan, il faudrait absolument qu'on se voit dans la journée, nous avons des informations importantes à propos de l'affaire. Prononçai-je avant de raccrocher.

Je me levai de mon lit et attrapai mon ordinateur portable que je fermai. Jetant un coup d'œil à mon partenaire qui semblait mal en point.

- Je vous laisse vous préparer et je reviens aussitôt qu'il me rappelle. Dis-je en sortant de la chambre.

Je remontai le corridor jusqu'à ma chambre jetant un coup d'œil à ma chambre, je devais tout ranger et transférer dans la chambre de Booth. Je rassemblai donc mes trucs et les glissai dans mon sac à dos. Je descendis porter ma clé à la réception avant de remonter au deuxième étage, cognant à la porte de la chambre de mon coéquipier mon téléphone vibra dans ma poche, il ouvrit et je lui tendis mon sac à dos qu'il agrippa de la main droite.

- Brennan. Répondis-je prestement après la 5ième sonnerie.

- Docteur Brennan, c'est l'agent O'Neal, j'ai eu votre message, pouvez-vous nous rejoindre à la morgue pour discuter ? Vous vous rappelez comment y aller ? Demanda-t-il.

- Oui, nous vous rejoignons dans une demi-heure. Dis-je.

- C'est parfait on vous attend. Déclara-t-il avant de raccrocher.

- À tout de suite. Dis-je à mon tour avant de glisser le cellulaire dans ma poche.

J'entrai dans la chambre reprenant mon sac à dos des mains de Booth, je le déposai dans le coin de la chambre. Mon partenaire s'était arrangé et avait pris une douche pendant que j'étais partie. Il avait tout de même le nez irrité. Je plongeai mes mains dans mon sac et en sortis une boîte de mon sac. «DayQuil» mentionnait l'emballage, j'ouvris la boîte, il ne restait plus que 2 comprimés. Je grimaçai et lui tendis l'emballage il tendit la main et l'attrapa effleurant ma main au passage.

- Merci Bones. Dit-il après avoir examiné l'emballage.

- Oui, ben, comme vous disiez c'est un peu ma faute… Dis-je en me moquant un peu.

Il sourit et nous sortîmes de la chambre nous dirigeant vers la voiture, j'avais toujours les clés dans ma poche et m'assit du côté conducteur. Je voyais bien que ça l'agaçait que ce soit moi qui conduise, j'aimais bien, pour toutes les fois où il conduisait. Il ne m'avait laissé conduire qu'une seule fois et sous le coup du chantage de plus.

Je conduisis silencieusement jusqu'à la morgue essayant de me souvenir. Je m'arrêtai finalement devant le bâtiment et sortis de la voiture bientôt suivie par mon partenaire. Nous grimpâmes les trois marches qui conduisaient au corridor et nous nous rendîmes jusqu'au bureau du médecin légiste. Je cognai à la porte avec la mention, Annie Dupon.