Salut !! C'est moi de nouveau !! J'ai enfin terminé de garder !! Oui !! Ben non... J'aimais ça mais deux semaines c'est long. Alors voici le chapitre 16 désolé pour le petit retard... C'est grâce à mon super cousin !! En tout cas ! Le voici le voilà !
Oh, et désolé pour la mise en page... :S Je n'y arrive pas !!
Chapitre 16
La jeune femme vint m'ouvrir quelques secondes plus tard et jeta un regard curieux à mon partenaire qui semblait fatigué, sans dire un mot toutefois, elle nous invita à venir s'asseoir de l'autre côté de son bureau. Son partenaire avait pour sa part déjà pris place sur la chaise adossée au mur. Je m'assis sur le siège de gauche et mon partenaire prit celui de droite.
- Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Me demanda-t-elle en pointant le pansement qui recouvrait la coupure sur mon cou.
- Longue histoire. Dis-je en balayant l'air de la main.
- Alors ? Vous avez découvert quelque chose ? Demanda l'agent O'Neal rapidement.
Je pris une grande inspiration avant de commencer devançant Booth qui ouvrit et ferma la bouche d'un air résigné.
- Kevin Clark est né en 1990 à Sarasota en Floride. Son père et sa mère ont divorcé lorsqu'il avait 3 ans, son père a partagé sa garde jusqu'à la mort de sa mère en 1997. Résumai-je d'une voix ferme j'observai leurs expressions, ils étaient curieux, et attendaient que je continue, je m'exécutai.
- Sa mère mourut alors qu'il avait 8 ans et c'est son père qui eut sa garde à partir de…
- Quel est le rapport avec le cas ? Demanda l'homme d'une voix intriguée mais aussi quelque peu agacée.
- Sa mère fut présumée assassinée, dis-je laissant un délai avant de laisser tomber la dernière partie de ma phrase, empoisonnée par du poison à rats, le père ne fut jamais arrêté par manque de preuve. Terminai-je avant de reposer mon regard sur les deux agents.
- Continuez, dit O'Neal en me faisant signe de la main.
- Plusieurs témoins déclarèrent que le père abusait de son fils, mais sans plus de preuve de ce côté non plus, il obtint sa garde légale. J'ai sorti le répertoire des déménagements de son père. Ils étaient très fréquents, il a travaillé aux quatre coins de l'Amérique, Edmonton, Montréal, Las Vegas. Dis-je pesant mes mots. – Et Londres. Prononçai-je distinctement.
J'observai leurs visages qui s'éclairaient comprenant où je voulais en venir. Je sortis mon portable de mon sac et ouvrit un document. J'avais créé ce –dernier à partir des données que m'avait fourni Angela, il contenait trois colonnes. La première concernait les différentes résidences de Jean-François Clark et de son fils, la seconde concernait les crimes qui avaient été commis. La dernière concernait l'âge des fils des victimes et celui de Kevin Clark lorsqu'il avait habité dans ces villes. J'avais organisé les résidences par années et les meurtres par date, de sorte qu'on puisse clairement voir le motif. Je tournai l'écran vers la docteure Dupon et son partenaire vint se placer derrière elle lisant par-dessus son épaule.
2008-Washington D.C. Victime 1 : Jean-François Clark, Washington D.C. 18--18
2007-Edmonton Victime 2 : Francis Johnson, Edmonton 17--17
2006-Tampa Victime 3 : Jean-Paul Tracy, Tampa 16--16
2005-Winnipeg Victime 4 : Kevin Dupuis, Winnipeg 15--15
2004-Los Angeles Victime 5 : Denis Connor, Los Angeles 14--14
2003-New York Victime 6: Weasley Chase, New York 13--13
2002-Las Vegas Victime 7: Robert Mackenzie, Las Vegas 12--12
2001-Londres Victime 8: Frédéric Miller, Londres 11--11
1999-2000-Londres
Je leur laissai le temps de digérer les informations que je venais de leur fournir. Il releva finalement la tête de la l'ordinateur.
- Alors suivant votre raisonnement il devrait y avoir 2 autres crimes ici. Dit-il, plus une affirmation qu'une question, je hochai la tête.
- Étant donné qu'il y a un intervalle de deux jours entre chacun des crimes j'imagine qu'un a déjà eu lieu. L'autre, devrait être demain. Dis-je bassement.
- Vous croyez qu'il s'en prend aux hommes qu'il associe à son père ? Me demanda Annie pour la première fois. Je hochai de nouveau la tête.
- Vous en dites quoi ? Demanda O'Neal à mon partenaire qui était toujours assis près de moi.
- Je suis complètement d'accord avec Bones. Répondit-il en me jetant un coup d'œil discret.
L'homme qui se tenait derrière le bureau se redressa finalement après un dernier regard à l'écran d'ordinateur avant de le repousser vers nous je le remis dans mon sac. Il contourna le bureau et s'assit sur le coin de ce dernier avant de finalement prononcer.
- Je vais en reporter à mon supérieur, s'il se passe quelque chose nous nous en occuperons.
- Nous resterons un jour de plus. Déclara mon partenaire à ma gauche, je ne dis rien.
- Merci. Dit l'agent O'Neal avant de nous excuser de la main. Je me levai immédiatement suivie par mon partenaire. Nous sortîmes dans le couloir.
- Alors on reste une nuit de plus ? Demandai-je à Booth lorsque j'eus fermé la porte du bureau. Il me regarda avant de me répondre.
- Je crois que c'est ce que j'ai dit. Dit-il en marchant vers le bout du corridor un sourire étirant ses lèvres, je le rattrapai d'un pas rapide et nous sortîmes dans la rue.
Le soleil brillait au-dessus de nos têtes, je jetai un coup d'œil à ma montre, l'heure corroborait avec les protestations de mon estomac, je n'avais pas déjeuné et il était rendu près de 13 heures 30. Nous décidâmes d'arrêter manger un sandwich dans un petit restaurant près de l'hôtel avant de remonter dans la chambre, mon partenaire émis l'idée de se reposer un peu et je gardai mon ordinateur portable avec moi en descendant dans le salon de l'hôtel avec l'idée d'avancer mon roman.
Je ne relevai la tête que plusieurs heures plus tard, comme d'habitude j'avais oublié tout ce qui m'entourait perdue dans mon intrigue. Seuls les grondements provenant de mon ventre me tirèrent de mon écriture. Je jetai un bref coup d'œil à ma montre, elle indiquait 19h20, soupirant, je sauvegardai mon document avant de glisser mon portable dans son étui. Je grimpai les marches menant au deuxième étage et poussai la porte de la chambre que je partageais avec Booth.
Cette dernière était plongée dans l'obscurité, je ne fis aucun bruit en fermant la porte puis je déposai mon sac près du garde-robe. Je me demandais quoi faire au sujet de mon partenaire et m'apprêtai à ressortir lorsque je l'entendis parler.
- Je suis réveillé. Dit-il d'une voix enrhumée, je sursautai quelque peu.
- Oh. Dis-je simplement alors qu'il se redressait ouvrant la lumière posée sur la table de nuit. Sous la faible lueur son visage me sembla pâle, ses yeux étaient brillants et je me surpris à être inquiète.
Ma main se glissa sur mon cou machinalement, grattant nerveusement le bandage qui couvrait la coupure que j'avais reçue le jour d'avant. Il se leva complètement repoussant les couvertures et se dirigea d'un pas instable dans ma direction. Je le regardai curieuse, alors qu'il s'arrêtait à a peine 50 centimètres de moi. Il se rapprocha encore un peu avant de lever les doigts vers le rectangle blanc qui recouvrait ma gorge.
Ce dernier était retroussé dans les coins et me démangeait depuis quelques heures déjà. Ses doigts attrapèrent le pansement et le décollèrent lentement, délicatement. Ma respiration s'accéléra alors que ses doigts brulants frôlaient ma peau, j'essayai de le cacher de mon mieux. Centimètre par centimètre il retira le bandage mais sa main resta sur ma gorge pendant quelques secondes de plus, caressant de son pouce la mince ligne rouge qui courait sur mon cou. Je fermai les yeux avant de les rouvrir rapidement, me reprenant, je m'écartai, et il enleva sa main.
- Vous venez prendre quelque chose à manger avec moi ? Demandai-je en essayant de me recomposer un visage indifférent.
Il secoua la tête de gauche à droite avant de me répondre.
- Nan, je n'ai pas trop faim, je crois que je vais me reposer. Allez-y, ne vous en faites pas pour moi. Dit-il en grimaçant moqueusement. J'acquiesçai avant de sortir de la chambre.
Je fermai la porte toujours tremblante et m'adossai quelques secondes au mur reprenant ma respiration. Je devais arrêter de réagir ainsi, ce n'était tout simplement pas moi, pas rationnel ! Il était l'agent spécial Seeley Booth, et j'étais le docteur Temperance Brennan, ça s'arrêtait là, point ! Je me dirigeai vers les escaliers rapidement laissant derrière moi les étranges pensées qui m'habitaient.
Sortant dans la rue je remarquai que le soleil qui avait dominé tout au long de l'après-midi avait finalement laissé place à de cotonneux nuages gris. Une légère bruine tombait sur la ville alors que je marchais cherchant un endroit où souper, je trouvai finalement un petit restaurant Italien. Je poussai la porte et attendit qu'on m'assigne une table, après quelques minutes une hôtesse me conduit vers une petite table en retrait des autres, près de la fenêtre, elle me tendit un menu avant de m'annoncer qu'on viendrait prendre ma commande bientôt.
J'ouvris le feuillet plastifié et mes yeux se promenèrent sur les différentes lignes, j'arrêtai finalement mon choix sur un simple spaghetti avec une sauce aux légumes. 30 minutes plus tard une assiette fumante se posait devant moi, je plongeai ma fourchette et portai une première bouchée à mes lèvres savourant le goût des pâtes.
Puis arriva le temps du désert, je me rendais compte que j'étirais expressément le temps de mon souper appréhendant presque le moment où je devrais retourner dans la chambre. Curieusement cependant, j'en avais presque hâte, ce soir je ne serais pas seule dans mon lit. En me demandant ce qui me faisait vouloir la présence d'un homme dans mon lit, je payai l'addition et ressorti à l'extérieur. L'obscurité s'était complètement installé et je jetai un coup d'œil à ma montre, il était dix heures.
En marchant rapidement dans la rue, grelottant sous le mince voile d'eau, je me surpris à imaginer ses bras me réchauffant. Il était toujours là pour moi, émotionnellement aussi bien que physiquement. Je pressai le pas tardant de me retrouver au chaud dans sa... dans la chambre, je poussai la porte et grimpai les escaliers menant au second étage sans même demander si une chambre ne s'était pas libérée. Je n'avais pas envie de dormir seule cette nuit.
Lorsque je poussai la porte de la chambre, je ne vis rien, cette dernière était plongée dans le noir. Je me dirigeai à tâtons et fermai la porte doucement faisant le moins de bruit possible. J'agrippai mon sac et m'enfermai dans la salle de bain pour me changer, une fois que j'eus terminé, je refermai la lumière avant d'ouvrir la porte. Je déposai mon sac par terre et me dirigeai vers le lit, à mi-chemin, je sentis mon pied gauche heurter douloureusement la patte de ce que j'imaginai être une chaise, je laissai échapper un bref hoquet de surprise avant de me reprendre réalisant que j'avais probablement réveillé mon partenaire.
- C'est bon Bones, je ne dors toujours pas. Dit-il d'une voix enrouée, il n'ouvrit toutefois pas la lumière et je me glissai sous les draps réalisant qu'il s'était placé à la droite du lit, je souris dans le noir avant de me glisser dans le cocon chaud que Booth avait réchauffé depuis déjà plusieurs heures.
Je déposai ma tête sur l'oreiller de plume qui reposait au sommet du lit, elle portait son odeur, celle que j'aimais tant, celle qui signifiait réconfort. Je fermai les yeux, confortable, et le sommeil m'envahit en peu de temps.
Lorsque j'ouvris mes yeux, il faisait toujours noir, je me demandai qu'elle heure il était lorsque le lit trembla quelque peu à ma droite, je me redressai en position assise et ouvris la lumière. Mes yeux se fermèrent automatiquement sous la lueur, je clignai des yeux rapidement en jetant un coup d'oeil à mon partenaire. Il était tourné vers moi les yeux fermés, c'était lui qui tremblait ainsi.
Je dirigeai le dos de ma main vers son front, ce-dernier était brûlant, bien au-dessus de la température normale d'un corps humain. Ma main se retourna et descendit vers sa joue épousant le contour de sa mâchoire, douce et chaude. Je le sentis frémir et il appuya sa joue plus contre ma main. À l'instant où j'allais la retirer, la sienne se leva et attrapa mon poignet, il ouvrit ses yeux doucement rencontrant les miens au passage. Ils étaient brillants de fièvre, je frémis à mon tour, il tremblait toujours sous mes doigts.
- Ça va ? Demandai-je sans être capable de dissimuler l'inquiétude dans ma voix, je n'avais pas l'habitude de le voir dans cet état. Il sourit légèrement avant de me répondre.
- Oui, ça peut aller, j'ai toujours fait beaucoup de fièvre. Dit-il en grimaçant, il faisait plus que ça, il était affreusement chaud. Je me levai du lit me dirigeant vers la salle de bain. J'agrippai une petite serviette que je plongeai sous l'eau froide avant de l'essorer.
- Vous avez beau avoir toujours de la fièvre, ce n'est pas du tout bon pour votre organisme d'en avoir autant. Dis-je en retournant dans la chambre, il m'observa toujours couché dans le lit.
Je m'assis sur le lit et repoussai délicatement les couvertures qu'il avait remonté jusqu'à son menton, il tremblait de tout son corps maintenant et je vis qu'il faisait un effort pour empêcher ses dents de claquer l'une contre l'autre.
- Bones ! Qu'est-ce que vous faites ! Me dit-il d'une voix grave lorsque je lui retirai les draps chauds.
- Il faut faire baisser votre température. Dis-je en déposant la serviette sur son front. Il me regarda haussant les sourcils.
- Vous n'êtes pas ma mère Bones ! Dit-il rudement, je retirai ma main et me levai du lit rapidement. Non mais ! Je le savais ça ! Il avait le droit de prendre soin de moi mais je ne pouvais faire de même ! Je me dirigeai rapidement vers mon sac alors qu'il lançait dans mon dos.
- Je suis désolé, mais je peux prendre soin de moi même. Cette fois-ci sa voix avait pris des accents de gêne, gêne de quoi ? Je farfouillai dans mon sac trouvant ce que je cherchais, je sortis deux comprimés blanc de la bouteille blanche et rouge, "Tylenol" indiquait l'étiquette. Je ne répondis pas à mon partenaire et entrai dans la salle de bain une seconde fois ressortant cette fois-ci avec un verre rempli d'eau.
Je retournai sur le lit et les lui tendis, il me jeta un regard désolé avant de se redresser pour avaler une gorgée d'eau avec les médicaments. Il retomba ensuite en position couchée, je remarquai qu'il ne chercha pas à retirer sur les couvertures, les laissant là où elles étaient. Il me fixa longuement avant d'inspirer pour finalement dire.
- Je ne supporte pas que vous me voyez comme ça. Dit-il en fixant le plafond, je soupirai et repris la serviette que j'avais jeté sur la table de nuit. D'un geste délicat, je la passai sur son front et sur ses joues, il m'attrapa le poignet.
- Alors ça fonctionne seulement sur un côté ?? Demandai-je quelque peu frustrée. - Vous pouvez prendre soin de moi mais pas moi ? Continuai-je en plongeant mes yeux dans les siens. Nos regards s'accrochèrent l'espace d'un instant et je le sentis relâcher sa poigne, sans toutefois libérer ma main.
Il retira ma main de son front avant de prendre la serviette et de la jetai sur la table de nuit de son côté hors de ma portée. Il noua ses doigts autour des miens et je sentis toute ma colère s'envoler sous sa main. Il me regarda pendant plusieurs autres longues secondes sans que l'un de nous ne dise un mot.
- C'est moi qui devrait prendre soin de vous, c'est moi l'homme ici. Dit-il doucement, j'ouvris les yeux ronds en fronçant les sourcils.
- Alors c'est encore ça, "l'homme" ! Dis-je en tentant de dénouer sa main, il resserra son emprise et m'attira vers lui.
- Si vous voulez prendre soin de moi, ne faites que rester là. Prononça-t-il un sourire dans la voix. Je le regardai alors qu'il me rapprochait de lui, je reculai sous son regard déçu, il lâcha ma main et posa la sienne près de son corps.
Je me tassai un peu plus vers la gauche du lit et fermai la lumière d'une main avant de me rapprocher de nouveau de lui. Dans la faible lueur du clair de lune, je vis son regard se rallumer alors que je me glissai encore un peu plus près de lui, il leva son bras alors que je me blottissais contre lui, son corps était brûlant et malgré le fait que je n'avais rien pour me recouvrir je n'avais pas froid. Glissant délicatement ma tête sur son torse, je sentis ses tremblements s'atténuer, effet de la médication ou de moi ? J'optai pour la seconde réponse, il avait été là pour moi les jours d'avant, c'était à moi d'être là pour lui maintenant, me convainquis-je alors qu'il glissait son bras par dessus mon épaule.
Ça ne comptais, me répétai-je sans trop me croire, je continuai tout de même à me le répéter, c'était seulement pour le réchauffer que je faisais ça, rien à voir avec le fait que j'avais envie de me serrer contre lui. Me dis-je à moi même alors que je fermais les yeux doucement, il avait arrêter complètement de trembler et sa main jouait dans le bas de mon dos. Je soupirai d'aise avant de m'endormir de nouveau.
Alors ?? Vous en dites quoi ?? Allez ! Un petit clic ! Merci beaucoup !! :D
