Et bien !! Voilà le chapitre 17 ! Après une journée de baignade, kayak et pédalo, il faut croire que l'eau m'inspire !! :P
Alors ce chapitre… Je me suis fait plaisir… Un petit "entracte" à l'intrigue, quelque chose que je voulais faire depuis très longtemps. Il est un peu moins long que les autres, mais je crois que vous allez être servis ! Sur ce ! Je vous laisse le lire !! Et si vous aimez n'oubliez pas mon review !! J'aimerais vraiment savoir ce que vous pensez de ce chapitre !!
Chapitre 17
- Si vous voulez prendre soin de moi, ne faites que rester là. Prononça Booth un sourire dans la voix, elle le regarda alors qu'il l'attirait près de lui, avant de finalement se reculer.
Lorsqu'elle retira sa main, Booth se renfrogna et ses yeux se fixèrent au plafond. Pourquoi ne pouvait-elle pas se laisser aller pour une fois ? Il le voyait dans son regard qu'elle avait autant envie que lui de se retrouver dans ses bras, pourtant, elle se déplaça vers l'extrême gauche du lit, et il soupira silencieusement. Il l'observa du coin de l'oeil s'étirer pour éteindre la lumière située sur la table. Lorsqu'elle leva son bras, son t-shirt trop petit se déplaça, découvrant une parcelle de peau près de sa taille. Son ventre se crispa alors que ses yeux ne semblait vouloir se détacher de la mince bande de chair, il ferma les yeux coupant court au spectacle. Lorsqu'il les rouvrit, il s'aperçut que Brennan se rapprochait de lui et leurs regards s'accrochèrent.
L'agent spécial étouffa un soupir de contentement alors que la tête de sa partenaire se reposait délicatement sur son torse. Il ramena son bras pour entourer ses épaules et la sentit frémir sous ses doigts, lorsque sa main effleura la peau a nue de son bras. Les tremblements de Booth s'atténuèrent pour la peine et une douce chaleur l'envahit alors qu'il inspirait profondément l'odeur des cheveux qui s'étaient éparpillés aléatoirement sur sa poitrine.
Il resta là, sans bouger, écoutant tout simplement la respiration régulière de la jeune femme qu'il aimait appeler Bones. Après plusieurs minutes, il la sentit s'endormir et son corps se relaxa sous ses doigts qui caressaient le bas de son dos. Il pesta contre l'attelle qui entravait quelque peu ses mouvements et eut l'idée de l'enlever, non. Elle serait sans doute en colère contre lui si jamais il faisait ça pensa-t-il reprenant ses caresses plus librement maintenant qu'elle était endormie. Maintenant, ses tremblements avaient cessés complètement et il ne ressentait plus les l'inconfortables frissons de fièvre, ces-derniers avaient étés remplacés par une autre sorte de frémissements. Il se demanda si c'était grâce aux cachets qu'il avait pris, ou si c'était grâce à celle qui se tenait maintenant blottit au creux ses bras.
"Elle a probablement choisi la deuxième réponse" pensa-t-il avec un sourire. De cette manière, elle avait une raison valable de rester où elle était, il savait que c'était l'unique chose qui faisait qu'il pouvait la serrer dans ses bras et il en appréciait chaque moment, savourant toutes les sensations, tous les petits détails. Le souffle léger et chaud qui traversait son chandail pour atteindre son torse, cette tête se soulevant en rythme des inspirations qu'il prenait, les mèches de cheveux qui voilaient légèrement le visage doux et paisible de sa partenaire. Conscient également de ses doigts qui voletaient lentement effleurant tantôt le bas du t-shirt qu'elle portait, tantôt la peau douce de son dos.
Lorsque sa main s'égara dans ce chemin pour un fois de plus, il ne put résister à la laisser là, victime de la sensation addictive. Sous son pouce il sentait le creux de son dos, là où il posait si souvent sa main, pourtant, ce toucher était différent, bien différent, bien plus intime. Il s'en voulut de ne pas lui avoir demander de se coucher de l'autre côté de lui, il aurait ainsi pu utiliser toute sa main et non seulement le bout de ses doigts. Mais elle était quand même au creux de son bras ! Et il se dit qu'il se contenterait du bout de ses doigts pour ce soir. Alors que sa main remontait lentement vers le haut de son dos il la sentit soupirer, se figeant, il écouta précautionneusement sa respiration devenir normale avant de reprendre ses mouvements des doigts.
Elle soupira une seconde fois, plus bruyamment, mais il n'arrêta pas ses caresses cette fois. Il sentit sa respiration s'accélérer et il se demanda si elle ne s'était pas réveillée pour de bon. " Bones ? " chuchota-t-il question de voir si elle l'était. Elle ne répondit pas déplaçant seulement sa main gauche de manière à ce qu'elle se retrouve sur son torse à seulement quelques centimètres de celle de Booth. Ce dernier allongea le bras et recouvrit sa main de la sienne, toujours sans arrêter d'effleurer sa peau de ses doigts. Il la sentit soupirer d'aise et un sourire illumina son visage.
Non, elle dormait, sans aucun doute, jamais elle n'aurait agit d'une telle manière si elle en avait été consciente. Il remercia le ciel qu'elle ne le fut pas alors que ses yeux se posaient sur ses lèvres légèrement entrouvertes. Son ventre se crispa légèrement, il avait envie d'être là pour elle, il avait envie d'être totalement avec elle. Mais il savait que c'était impossible, il se contenta alors de déposer un léger baiser sur le haut de sa tête tout en continuant de caresser le bas de son dos. C'était tout ce qu'il pourrait faire et il l'acceptait, douloureusement, mais il l'acceptait tout de même.
Booth eut du mal à se rendormir cette nuit-là, réalisant que c'était leur avant-dernière nuit à Londres, probablement leur dernière nuit "ensembles". Dès le surlendemain, non, dès le lendemain en fait, ils retourneraient à Washington, et tout reviendrait à la normale, professionnel, autant qu'ils pouvaient l'être en tout cas. Il finit tout de même par retomber dans un sommeil calme, après avoir remonté les couvertures, bien étendu au chaud, avec sa partenaire dans ses bras. Souhaitant seulement que cette nuit ne finisse jamais...
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J'ouvris les yeux avec un sentiment de bien-être que je n'avais expérimenté depuis très longtemps, je me rendis compte de l'endroit où j'étais quelques secondes plus tard. Ma tête était bien posée sur le torse de mon partenaire et ma main reposait sous la sienne. J'eus l'étrange sensation d'avoir un objet dur dans le dos et je me cambrai tentant de deviner ce que c'était. "Ah !" pensai-je, c'est seulement l'attelle de Booth. Je jetai un regard à mon poignet posé devant moi, 5h45, je n'avais pas tellement dormi.
Je soupirai redressant légèrement la tête, la glissant au creux de son épaule afin de pouvoir examiner son visage. Il semblait heureux, un demi-sourire étirait ses lèvres, le même sourire que j'avais appris à connaître, à aimer. Celui qu'il me servait à tout les jours, je souris malgré moi. Mes yeux passèrent sur son visage, s'arrêtant sur chacun de ses traits, sa mâchoire et l'arrête de son nez, avant de s'arrêter sur ses yeux clos.
Ces yeux, ces grands yeux marrons, si intenses, parfois illuminés de joie, ou encore remplis de douleur. Même sous ses paupières closes je pouvais les voir clairement dans ma tête, ils me regardaient de ce regard que je surprenais parfois. Ce regard qu'il conservait exclusivement pour moi, comme je pouvais me perdre dans ce regard, qui semblait si pur. On aurait dit qu'il pouvait lire à l'intérieur de moi comme dans un livre ouvert. Certaines fois j'aurais vraiment cru qu'il le pouvait. Il connaissait mes propres sentiments mieux que moi même, il savait ce qui se passait à l'intérieur de ma tête. Lorsqu'il me regardait de ce regard je m'y perdais complètement, plus rien n'avait d'importance, je ne me souciais plus de cacher qui j'étais vraiment.
Avec lui j'étais simplement moi même. Il comprenait, il savait comment me réconforter, il savait comment me faire sourire, il savait comment me faire rire, personne n'avait réussi à me faire rire comme lui. Avec ses grimaces, et ses petits gestes enfantins, autant il m'exaspérait, autant je le trouvais... Je ne réussis pas à trouver le mot, "Charmant" ?? "Séduisant" ?? Oh, et puis je ne devrais même pas être en train de penser à ça ! Me dis-je en décrochant mes yeux de son visage descendant vers ses bras.
Ses grands bras, puissants, ceux qui m'avaient sortis de la terre, ceux qui m'avaient confortés lorsque tout s'écroulait autour de moi, les mêmes qui m'avaient décrochés de ce crochet où j'avais cru ma dernière heure arrivée. Tremblante, je m'étais réfugiée dans ces bras, laissant tomber toutes barrières, il m'avait simplement serré contre lui et m'avait murmuré que tout irait bien, c'était fini, il était là, il était toujours là... Je crois que c'est ça qui me faisait peur, tout ceux qui avaient été là pour moi étaient partis, je ne pouvais me laisser dépendre autant de quelqu'un. Pourtant, c'était déjà fait, j'étais là, blottie tout contre lui, j'avais eut beau me dire que je ne le faisais que pour le réchauffer, mais je ne pouvais me mentir plus longtemps. J'avais besoin de lui, plus que je n'avais jamais eu besoin de personne auparavant.
Je soupirai en fixant mes yeux sur nos mains une par-dessus l'autre, comme cette fois il y a déjà plusieurs années, où il m'avait à son tour montré une partie de son jardin secret. Assis tout les deux au milieu du cimetière, je pouvais me souvenir de chaque instant, de chaque geste. Il avait ouvert cette porte, s'était ouvert complètement, au delà de son apparence d'homme fort, nous avions partagés un moment fort, c'était là que j'avais décidé je crois. Pendant cette même enquête je lui avais demandé de me laisser être sa partenaire. Je voulais être là pour lui moi aussi, tout comme j'avais besoin de lui je voulais qu'il ait besoin de moi. C'était irrationnel, qui voulait devoir se reposer sur quelqu'un de cette manière ? Seulement quelqu'un d'irrationnel, je ne l'étais pas, des fois j'aurais souhaité l'être. Je fermai les yeux caressant son pouce du mien. Sa peau lisse et douce, chaude, ce qui me fit me penser au soir d'avant.
Je jetai un coup d'oeil aux draps qu'il avait remonté par-dessus nous et qui reposaient maintenant immédiatement sous nos mains. Il ne tremblait plus, et j'eus l'impression que sa température corporelle était revenue à peu près à la normale, j'aurais dû me retirer, pourtant je n'en avais pas envie, je n'en avais pas envie du tout. Là, bien calée dans les bras de mon partenaire, je me sentais en sécurité, je ne m'étais pas sentie autant en sécurité depuis longtemps, et pendant la dernière semaine, j'avais expérimenté ce sentiment déjà plusieurs fois. Je pris une décision, je ne m'enfuirais pas, je resterais là. De toute manière j'avais... nous avions déjà dépassé depuis longtemps cette ligne que nous avions tracé.
Je n'aurais pas pu dire depuis combien de temps nous l'avions fait. Millimètres par millimètres, nous avions traversé cette frontière entre la simple collaboration et l'amitié, l'attachement. Quelque chose de beaucoup plus puissant. Oui. À tout les soirs, à toutes les fois où nous avions échangés un regard, un sourire, un éclat de rire. Je pensais particulièrement au cours de la dernière année, ce simple café qui avait renoué notre relation, cette conversation sur le fait de faire l'amour, mon stroumph à lunette, notre soirée de poterie, sa présence lors du procès de mon père, notre baiser et Andy aussi ! Tout ces petits moments innocents, avaient renforcés notre complicité, notre lien si spécial à mes yeux, si unique. C'était la première fois que je ressentais un attachement aussi fort pour quelqu'un.
Me rapprochant un peu plus de lui je glissai ma tête plus proche de la sienne, inspirant son odeur. J'appuyai mon front contre son cou, fermant les yeux étouffant un soupir de contentement. Je ne voulais pas me rendormir, c'était probablement la dernière fois que nous étions "Ensembles" nous retournerions à Washington, le lendemain et tout reviendrait à la normale, professionnel. Du moins, autant professionnel que nous pouvions l'être en tout cas. J'étais là, étendue au creux de ses bras, au chaud, plus confortable que je ne l'avais jamais été. Je finis tout de même par m'endormir. Seulement souhaitant que le matin ne vienne jamais...
Et bien voilà !! Alors ?? Est-ce que j'ai bien fait de laisser ma grand-mère écouter la télé seule ??
