Voici mon dix-huitième chapitre tout le monde !! Je ne sais pas jusqu'où ça va me mener tout ça mais j'ai encore de l'inspiration en tout cas ! Je voulais dire un gros merci pour tout les reviews que j'ai reçues ça me fait vraiment, vraiment, vraiment plaisir !
Alors je vous laisse le lire maintenant !
Chapitre 18
Lorsque j'ouvris les yeux j'eux vaguement conscience d'où j'étais. Clignant des yeux je me souvins que j'avais dormi avec Booth parce qu'il n'y avait pas d'autre chambre de libre, je retins ma respiration quelques secondes écoutant pour deviner s'il était réveiller. Elle était calme, mais trop rapide pour qu'il soit encore endormi, de plus, je me rendis compte que sa main jouait avec la mienne, caressant mes jointures et étirant mes doigts. Souriant, je pris une grande inspiration avant de parler d'une voix que je voulue assurée.
- Bon matin. Dis-je en agrippant sa main dans la mienne à mon tour. Je jetai un regard vers son visage, il était surpris.
- Bon matin. Répondit-il tout de même.
- Vous allez mieux ? Demandai-je en reposant finalement sa main sur sa poitrine. Je me reculai avant de plonger mes yeux dans les siens. Il hocha la tête le regard rempli de douceur. Comme si quelque chose s'était produit cette nuit, je me retournai et m'apprêtai à sortir du lit, il me retint par la taille, le contact de sa main me fit frémir.
- Il n'est que 7h30. Dit-il doucement. – Pas besoin de se lever tout de suite. Termina-t-il en me regardant avec ce regard profond qui m'aurait fait oublier tout ce qui m'entourait, il n'y avait plus que lui.
- En fait, d'habitude je me lève plus tôt. Rétorquai-je les yeux toujours plongés dans les siens.
- Nous ne sommes pas à Washington ici. Dit-il en souriant légèrement, je lui rendis son sourire, il avait raison, nous ne retournions qu'à Washington que le lendemain matin, je pouvais dormir encore un peu.
Sous son regard étonné, je fis quelque chose qui me surpris moi-même, sa main reposant toujours sur ma taille, je me replaçai en position couchée et déposai ma tête au creux de son épaule fermant les yeux, je ne dormirais pas, mais au moins j'étais bien et il n'y avait rien pour nous d…
La sonnerie de mon téléphone portable interrompit mes réflexions, « Merde! » pensai-je, il allait vraiment falloir que je pense à couper cette sonnerie ! Mais qui pouvait bien appeler, il n'était qu'une heure du matin pour Angela et tout le monde. Je sortis de l'étreinte de mon partenaire et me levai pour aller attraper mon cellulaire qui sonnait toujours à travers la poche de mon sac à dos. Je me dépêchai de répondre.
- Brennan ! Dis-je quelque peu agacée.
- Dre Brennan ? Est-ce que je vous réveille ? Me demanda la voix féminine du docteur Dupon.
- Non c'est bon, il y a un problème ? Demandai-je maintenant plus curieuse que frustrée.
- Un couple d'étudiants a découvert les corps de deux hommes dans la quarantaine, mort il n'y a pas plus que 3 jours, j'ai cru que vous auriez aimé leur jeter un coup d'œil. Dit-elle d'une traite.
- Oui, certainement, est-ce que la cause de la mort correspond à notre tueur ? Demandai-je aussitôt, je vis mon partenaire se redresser du coin de l'œil, il fit le tour du lit avant de s'asseoir sur ce-dernier maintenant attentif à notre conversation.
- J'attends toujours les résultats du test sanguin, mais au premier lieu je dirais que oui. Me répondit-elle alors que mon partenaire m'interrogeait des yeux. Je lui fis un signe positif de la tête et il appuya son front dans sa main droite en fermant les yeux douloureusement.
- D'accord, je passerai à la morgue aussitôt que je suis prête.
- Je vous attendrai. Dit-elle avant de raccrocher, j'en fis de même et glissai mon téléphone dans la poche avant de mon sac.
- Il faut croire que même ici je ne peux pas dormir. Dis-je en grimaçant avant de sourire, il se leva du lit avant de se diriger vers son sac à dos.
- C'est Clark ? Demanda-t-il la tête plongée dans son sac.
- Oui. Dis-je doucement en observant sa réaction, il soupira silencieusement avant de se relever et de se rasseoir sur le lit. Je me rapprochai de lui et déposai ma main sur son épaule délicatement, puis, j'agrippai mon sac et entrai dans la salle de bain pour me préparer, je devais être à la morgue pour m'assurer que c'était bien l'œuvre de Kevin Clark. Je ressortis quelques minutes plus tard fraichement douchée et habillée.
Je jetai un coup d'œil à mon partenaire qui n'avait toujours pas bougé du lit, je l'observai alors que je glissais ma main dans mon sac et attrapai mon téléphone.
- J'y vais moi, vous m'appelez si jamais il y a quelque chose ? Dis-je mi-chemin entre question et affirmation, il me regarda et hocha la tête.
Je sortis de la chambre et me dépêchai de descendre à la réception, malgré le fait qu'il ne soit que 8 heures du matin la réceptionniste était déjà là. Je m'arrêtai au comptoir pour demander s'il y avait une chambre de libre pour ce soir, Booth avait appelé son patron et arrangé sa chambre et le billet d'avion pour le lendemain.
- Oui, nous avons une chambre pour ce soir. Dit-elle en relevant la tête de son écran, je n'aurais pu dire si j'étais heureuse ou déçue lorsqu'elle me l'annonça mais je me composai un visage souriant.
- Et bien je vais la prendre. Lui dis-je en lui tendant ma carte de crédit.
Une fois ce petit détail réglé je me dirigeai vers notre voiture de location située en bordure de la route, je m'assis du côté droit et démarrai avant de m'engager sur la voie.
Pourquoi avais-je été demandé une autre chambre ? Hier soir tout semblait pourtant si clair dans ma tête et voilà que ce matin je n'arrivais plus à penser qu'aux mauvais côtés que pourrait avoir une relation avec mon partenaire. Je n'avais vraiment pas envie de gâcher notre partenariat, mais plus que ça je ne voulais pas perdre son amitié au profit d'une aventure de quelques mois. Il était mon ami, point. Rien de plus, rien de moins.
J'arrêtai la voiture en face de la morgue et descendit le couloir presque au pas de course m'arrêtant devant la salle d'autopsie. Je jetai un coup d'œil à l'intérieur et j'aperçus le docteur Dupon penché sur un corps, j'entrai.
- Docteur Brennan ! Vous êtes venue finalement. Dit-elle en relevant la tête.
- Oui, je veux savoir si c'est vraiment Clark. Dis-je en m'approchant, le visage concerné de mon partenaire m'apparut et je sus que c'était pour cette raison que j'étais vraiment venue, j'espérais pouvoir lui dire que ce n'était pas ça, même si j'en doutais.
- Deux hommes, l'heure de la mort remonte à un peu plus de vingt-quatre heures pour celui-ci. Dit-elle en pointant le premier homme étendu sur une des deux tables en métal. – Celui-là, je dirais aux alentours de dimanche soir.
Je fis mes calculs dans ma tête et me rendis compte que ça correspondait au motif du tueur. Je m'approchai et examinai les deux victimes, ils semblaient tous les deux dans la quarantaine, je remarquai la blessure par balle au niveau du cou avant de relever la tête pour poser ma question.
- Vous savez qui ils sont ? Demandai-je.
Elle se recula et se dirigea vers le comptoir près du mur, elle sortit un petit sac et à l'intérieur de ce-dernier il y avait un portefeuille, elle me le tendit. À travers le sac transparent, j'examinai la pièce de cuir noir. À l'intérieur il y avait une photo d'un garçon qui ne devait pas avoir plus que dix ans. Je décrochai mes yeux de la photo et observai plutôt le permis de conduire. « Jérémy Davidson » je relevai les yeux et tournai un regard interrogateur au médecin légiste.
- J'ai vérifié les dossiers des personnes disparues, sa sœur à signaler sa disparition lundi matin. Dit-elle alors que je tournais mon regard vers le second homme étendu au milieu de la pièce. J'hochai la tête.
- Et l'autre ? Demandai-je.
- Je suis en train de comparer ses empreintes avec le fichier de la police. Dit-elle alors qu'une sonnerie se faisait entendre. Elle fronça les sourcils. – C'est rapide ! Je viens à peine de lancer la recherche. Continua-t-elle en se déplaçant vers l'ordinateur, je la suivis.
- Ça vient du fichier de la police, lieutenant Francis Spencer, 39 ans, veuf et il a la garde de son fils de 9 ans. Dis-je en soupirant. Je fis deux pas vers l'arrière et sortit mon téléphone de ma poche arrière. Je signalai le numéro de l'hôtel avant de leur demander de me passer la chambre 11.
- Booth.
- Booth, c'est moi. Dis-je sans prendre la peine de préciser qui « moi » était, je savais qu'il me reconnaîtrait.
- Alors ? Demanda-t-il.
- C'est bien deux victimes de plus pour Clark. Dis-je doucement, je l'entendis soupirer à l'autre bout du fil.
- Il suit ce que l'on pense. Ce qui veut dire qu'il faut retourner à Washington et avertir les autorités de Montréal. Dit-il d'une voix grave.
- Booth. Ce n'est pas de votre faute. Arrêtez de vous torturez. Dis-je d'une voix tendre en me retournant vers le mur, je fis deux pas de plus pour m'éloigner du docteur Dupon. – Vous n'y pouvez rien. Nous allons retourner chez-nous et nous arrêterons le meurtrier.
- Je sais Bones, mais à quel prix ? Continua-t-il, je n'avais pas de réponse à sa question et je ne dis rien, laissant passer quelques secondes avant de continuer.
- Je vais aider le docteur Dupon, je serai de retour dans l'après-midi. Vous allez mieux ? Demandai-je.
- Oui, je suis capable de m'occuper de moi pendant une journée. Dit-il, je sentis le sourire dans sa voix et je me sentis mieux.
- D'accord alors. On se voit plus tard. Conclus-je.
- Oui. Merci Bones. Termina-t-il doucement.
- De rien. Dis-je avant de raccrocher le téléphone d'une seule main et je le glissai dans ma poche du même mouvement. Je me retournai pour surprendre le regard d'Annie fixé sur moi avec une expression rieuse. – Quoi ? Demandai-je un peu perdue.
- Votre partenaire ? Demanda-t-elle entendue.
- Oui. Pourquoi vous dites ça comme ça ? Dis-je fronçant les sourcils commençant à voir où elle voulait en venir.
- Il se sent coupable alors ? Continua-t-elle sans se départir de son sourire.
- Oui, il se sent responsable, il a failli se faire tuer il y a quelques jours, il a laissé Clark lui prendre son arme et s'en servir contre lui. Maintenant il s'imagine que tout est de sa faute parce qu'il n'a pas réussi à l'arrêter. Expliquai-je d'une voix posée.
- Ah, je comprends. Et il va mieux ? Rétorqua-t-elle toujours souriant. Elle commençait à me faire penser de plus en plus à Angela celle là, toujours à chercher quelque chose où il n'avait rien, où il n'aurait jamais rien.
- Oui, il faisait beaucoup de fièvre hier soir, mais là ça va mieux. Il a dû attraper mon virus. C'est fini avec ce regard ? Demandai-je en commençant à être un peu ennuyé par l'attitude du médecin légiste.
- Et vous ? Vous avez toujours ce regard lorsque vous parlez de votre partenaire ? Renchérit-elle alors que son sourire s'agrandissait encore un peu plus. Je fus prise par surprise par cette question et essayai d'y répondre le plus professionnellement possible.
- Quel regard ? Je n'ai pas de regard particulier lorsque je parle de Booth. Dis-je tout en sachant qu'elle avait en partie raison.
- Mais si, on dirait que vos yeux brillent comme si il était plus qu'un simple partenaire. Cette fois-ci je rougis, comme ça mes yeux brillaient, personne ne me l'avait jamais mentionné. Je me repris et répondit.
- C'est sur qu'il est plus qu'un simple partenaire en près de 4 ans il y a des liens qui se créent. Booth est bien plus qu'un simple partenaire, il est aussi mon meilleur ami. Dis-je satisfaite par ma réponse, le docteur Dupon leva les yeux au ciel avec un regard sceptique.
- Docteur Brennan, pourquoi ai-je l'impression que la seule personne ici que vous essayez de convaincre c'est vous ? Me demanda-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine, j'ouvris la bouche et la refermai aussitôt.
- Vous avez besoin d'aide ou si je ferais mieux de retourner voir mon partenaire. Dis-je agacée en faisant un pas vers une des tables d'autopsie. Le docteur Dupon me tendit une paire de gant et je l'aidai à procéder à l'autopsie.
Lorsque je sortis de la pièce il était déjà 17 heures, j'avais mangé un demi sandwich à 1 heure et malgré moi je me demandai si Booth avant mangé. La conversation que j'avais eue avec Annie me revint en tête. J'avais les yeux qui brillaient. Qui brillaient comment ? Certes j'avais remarqué le regard que parfois mon partenaire me lançait. « Ses yeux brillaient » pensai-je. Ainsi les miens étaient identiques.
Je sortis de la morgue et me glissai dans l'automobile démarrant rapidement. Je conduisis dans les rues de Londres avant de me garer devant l'hôtel. Je grimpai les marches et allai cogner à la porte de Booth, il vint m'ouvrir quelques secondes plus tard son livre à la main.
- Hey Bones. Dit-il visiblement plus en forme que le jour d'avant.
- Ça va ? Demandai-je en rentrant dans la chambre.
- Oui, tout va bien, je vous avais dit que c'était parfaitement normal hier. Dit-il en refermant la porte du bout des doigts. Il se retourna pour me regarder, je me demandai si mon regard brillait en ce moment sans toutefois oser lui demander
- Vous avez mangé ? Dis-je tout en récupérant mon sac dans le coin de la chambre, mon partenaire m'observa du coin de l'œil.
- J'ai déjeuné, mais je n'avais pas tellement faim pour diner. Dit-il en grimaçant. – Vous allez où ?
- Je vais seulement porter mon sac dans ma chambre, ensuite on pourrait aller prendre une bouchée. Proposai-je en glissant la bandoulière sur mon épaule. Je surpris son regard déçu mais je fis comme si je n'avais rien remarqué.
- Oui, c'est parfait. Répondit-il en glissant le signet dans son livre. Je me rendis compte qu'il était presque rendu à la fin. La lettre traversa encore mon esprit alors que je faisais un pas vers la porte, je devais vraiment la trouvée lorsque je reviendrais chez-moi, et peut-être la détruire, je ne sais pas.
Je sortis de la chambre et allai déposer mon bagages dans le coin de ma chambre, 19, à l'autre bout du corridor. J'espérais que je n'aie pas à le dévaler dans l'autre sens encore une fois cette nuit. Ça ne rendrait les choses que plus difficiles. Notre avion décollait à 11 heures le lendemain matin, puis tout reviendrait à la normale, me rassurai-je en passant un rapide coup de brosse à travers mes cheveux et changeant mon t-shirt blanc pour un chemisier rouge.
Je redescendis le corridor pour retrouver Booth qui m'attendait appuyé au cadre de porte, lorsqu'il me vit il fit un pas instable dans ma direction et son visage refléta son étourdissement. Je connaissais ce sentiment comme si la terre allait se retourner et vous tomber à la renverse, j'accélérai le pas et glissai mon bras sous le sien comme il avait fait avec moi lorsque j'avais été malade, je lui devais ça au moins.
- Ça va ? Vous préférez peut-être rester ici. Dis-je en croisant son regard.
- Ça va maintenant. Dit-il en repoussant une mèche de cheveux qui cachait mes yeux je détournai le regard.
- Boo…
- Je veux seulement profiter de notre dernière soirée ici. Trouver un bon restaurant. Dit-il en marchant vers l'escalier, il dégagea mon bras de sous le sien et attrapa seulement ma main. Je pouvais accepter ça, en toute amitié évidemment.
Nous dinâmes dans un petit restaurant tout en parlant librement comme l'auraient fait deux amis d'enfance, profitant comme il disait, de cette dernière soirée à Londres. Il paya insista pour payer l'addition et je le laissai faire, nous sortîmes à l'extérieur. La nuit était tombée et les réverbères projetaient une lumière jaune sur les rues, l'air était frais mais bon. Nous marchâmes lentement vers l'hôtel, il avait repris ma main et je la laissai là où elle était, nouant nos doigts, bien au chaud. Il me raccompagna à ma porte et me souhaita bonne nuit avant de me laisser rentrer et de se diriger finalement vers sa chambre.
Je me dévêtis rapidement tout en enfilant mon vieux pyjama, il faudrait vraiment que j'en trouve un autre à Washington si jamais je… Si jamais je quoi ? Nous ne serions probablement plus amené à dormir ensembles m'avouai-je avec un petit pincement au cœur. Je m'étendis sur mon lit et laissai le sommeil me gagner après avoir réglé mon alarme pour 7 heures le lendemain matin.
