Alors voici le chapitre 19 ! En fait je n'avais pas prévu faire terminer le chapitre là, mais je me suis rendu compte que si je continuais ça ferait un trop long chapitre. Alors je l'ai coupé en deux. En tout cas ! Le voici !!
Chapitre 19
J'eus à peine conscience que quelqu'un venait de s'asseoir sur mon lit. Je devais surement être encore dans mon rêve, me dis-je lorsque je sentis une grande main repousser mes cheveux de mon visage, de toute manière qui aurait pu être dans ma chambre. Je reposai ma joue dans sa main lorsque je sentis son pouce caresser ma joue, la prochaine chose que je savais, c'était qu'il déposait ses lèvres sur mon front. Une décharge électrique se propagea dans mon corps à partir du point où il m'avait embrassé. Mais quelle sorte de rêve c'était ? Me demandai-je lorsque je l'entendis m'appeler « Bones » je grommelai dans mon sommeil, « Encore un peu ». « Bones » entendis-je un peu plus clairement.
À se moment une sonnerie stridente retentit à ma gauche. Mes yeux s'ouvrirent brusquement pour trouver un visage à à peine quelques centimètres du mien. Sans laisser le temps à mes yeux de s'adapter, j'agrippai la main qui se trouvait près de moi et la tordit avant d'asséner un coup de poing vers son visage. L'homme se retrouva couché sur le dos au sol avec un grognement de douleur. D'un mouvement fluide, je me levai et déposai mon pied sur la gorge de mon assaillant. C'est seulement là que mon cerveau fit le lien, mon pied retrouva sa place au sol et ma main arrêta l'alarme sur la table de nuit.
Puis, je m'accroupis auprès de mon partenaire qui tentait de reprendre son souffle le visage toujours tordu par la douleur. Je l'aidai à se redresser en soutenant son dos.
- Quoi ! C'est devenu une habitude ? Me demanda-t-il en essayant de se recomposer un visage souriant.
- Booth… Je suis vraiment désolé. Mais que faisiez-vous ici ? Demandai-je alors que je glissai un bras sous ses épaules et que je l'aidai à s'asseoir sur le lit. Il plaça sa main sur son nez avant de la ramener vers son poignet, je me sentis vraiment mal, mais qu'est-ce qu'il faisait là aussi !
- Et bien, je me suis dit que vous aviez peut-être oublié de programmer votre cadran, alors je suis venue vous chercher. Dit-il. Je me tournai vers mon cadran, 8h02, j'avais dû appuyer sur le bouton une fois de trop hier soir.
- Ça ne me dit pas comment vous êtes rentré ! Continuai-je.
- Et bien vous aviez laissé le double de votre clé dans ma chambre. Rétorqua-t-il en baissant ses yeux vers son poignet droit douloureusement. Je le pris dans main délicatement. Sa peau était chaude et je passai mes doigts le long de son avant-bras et de sa main vérifiant que je n'avais rien cassé, je le sentis frémir et je mis ça sur le compte de la douleur. Lorsque je fus certaine que tout était bien je relevai la tête.
- Verdict ? Demanda-t-il les yeux brillants.
- Vous n'avez rien. Dis-je tout en m'apercevant que ma main reposait toujours sur la sienne, je la retirai rapidement. – Alors vous me laissez me préparer je vous rejoins en bas. Déclarai-je alors que je me levais du lit, je le vis acquiescer avant de sortir de la chambre.
Je me dépêchai de me glisser sous la douche. Puis je ramassai toutes mes affaires, mon sac à dos et mon sac à main avant de sortir de la chambre. Je descendis les marches rapidement et arrivai dans le hall d'entrée de l'hôtel, il m'attendait assis sur l'un des fauteuils en cuir qui se tenait près de la porte. Je laissai ma clé à la réceptionniste qui me souhaita un bon retour, avant de m'approcher de lui, il avait le nez rouge, résultat de sa grippe ou de mon coup de ce matin.
- On y va ? Demandai-je rendue près de lui.
- C'est parti ! Dit-il en se levant de son siège et agrippant son sac. Il prit les devants et attendit pour me faire passer devant lui, déposant sa main dans le bas de mon dos il me pressa doucement vers la voiture avant de m'ouvrir la porte du côté conducteur, j'haussai les sourcils, il avait enfin décidé que les femmes pouvaient conduire ou bien est-ce que son poignet faisait toujours trop mal. Me demandai-je alors que je partais le moteur.
M'engageant sur la route une image me revint en tête, ce matin, avant que je n'essaie de le tuer, c'était lui qui avait glissé sa main dans mes cheveux et m'avait embrassé sur le front. Je retournai mon attention à la route, il avait seulement voulu me réveiller délicatement et moi je l'avais jeté au sol. Je secouai la tête alors que je conduisais vers l'aéroport distraitement.
Nous embarquâmes dans l'avion en silence, chacun plongés dans nos pensées. Cette fois-ci j'avais le siège du côté de l'allée et Booth avait hérité du hublot. Je glissai mon sac dans le compartiment prévu à cet effet et je m'assis à ma place. Booth n'était pas encore assis et il dû passer par-dessus moi afin de se rendre à son siège, perdant l'équilibre il s'appuya sur ma cuisse gauche et un frisson me traversa l'échine alors qu'il s'asseyait à sa place.
- J'aurais pu me lever vous savez. Dis-je un peu irritée, il me sourit avant d'attacher sa ceinture.
Je secouai la tête de gauche à droite en déposant mes mains sur mes genoux. Les moteurs de l'appareil grondèrent et l'avion s'avança de plus en plus rapidement vers la fin de la piste avant de quitter la piste pour le ciel. Mon cœur accéléra un peu alors que l'inclinaison s'accentuait, je n'aimais pas du tout les décollages et cette fois je n'avais pas de main à tenir.
À peine eussé-je pensé cela, une main se déposa par-dessus la mienne. Je relevai les yeux pour voir mon partenaire qui me souriait, je le laissai prendre ma main alors que l'appareil continuait son interminable montée vers le ciel. Et puis tout l'angle redevint normal alors que mon cœur reprenait son rythme normal, je pestai contre mon attitude alors que je baissai vers ma main gauche toujours emprisonné dans celle de Booth. Je la sortis et mon partenaire reprit sa main sans dire un mot, j'aurais cru en entendre plus avec ça.
Le vol passa très rapidement, entre le film, que j'écoutai tout en somnolant et les conversations avec Booth. Nous arrivâmes au dessus de Washington aux alentours de 2 heures et l'avion entreprit sa descente. Nous passâmes devant l'hôtesse de l'air qui nous souhaita une bonne journée et nous sortîmes de l'avion.
Après une heure passée à chercher nos bagages et passé aux douanes, nous fûmes enfin à l'air libre, il était rendu 3 heures et l'air frais de ce 28 novembre rafraichit mon visage. Il faisait un peu plus froid que lorsque nous avions quitté Londres et le petit vent traversait la veste que j'avais passée par-dessus mon t-shirt. Je frictionnai mes bras et me dirigeai lentement vers la voiture de Booth.
Ce dernier fit deux pas rapide pour se retrouver à ma hauteur avant de m'entourer de son bras, comme ce matin sur le quai, lorsque j'avais décidé de ne pas partir avec Sully et de rester ici, avec eux, avec lui… Je m'étais par la suite souvent demandé pourquoi je n'étais pas partie, mais je n'avais toutefois pas regretté ma décision. Qu'est-ce que j'aurais fait sur un bateau avec Sully ? Mais surtout, qu'est-ce que j'aurais fait sans mes amis, sans mon partenaire, loin de tout ce qui signifiait quelque chose pour moi.
Une légère pression sur mon bras droit sortit de mes pensées, la main de Booth me serrait délicatement l'épaule, je tournai ma tête vers lui.
- Perdue dans vos pensées ? Demanda-t-il un sourire aux lèvres. Oh oui… Pensai-je alors que j'essayais de me rappeler ce qu'il venait de me demander, j'abandonnai et lui demandai.
- Oui, pourquoi ?
- Parce que je viens de vous demander si vous aviez faim, il est 3h30 et je me demandais si vous aviez envie de partager une pointe de tarte avec moi. Dit-il sans relâcher son étreinte. Est-ce que j'avais faim ?
- Je n'aime pas la tarte, c'est trop sucré. Rétorquai-je.
- Et bien vous n'aurez qu'à prendre autre chose alors. Continua-t-il en souriant de ce sourire communicatif, je lui rendis en hochant la tête. Je me rendis compte que nous étions rendus près de son S.U.V. Je le regardai d'un regard interrogateur, et il ôta son bras de mes épaules pour poser une main sur chacune de mes épaules et me faisant passer devant lui il m'ouvrit la porte du côté passager.
- Vous êtes certain de pouvoir conduire ? Lui demandai-je.
- Plus que ça ! J'en suis convaincu ! Dit-il en fermant la portière sur moi et se dirigeant vers le côté conducteur.
Je le regardai s'installer et sortir les clés de ses poches, il avait dû prévoir le coup et les sortir de son sac ce matin. Il démarra et sortit du stationnement où nous étions. Je devais avouer qu'il s'en sortait plutôt bien, je savais que ce n'était plus qu'une question de jour avant qu'il n'enlève l'attelle et qu'il recommence à se servir de ses deux mains. Il arrêta son véhicule devant le « Royal diner » notre restaurant, pensai-je alors que j'ouvrais la porte.
Nous nous assîmes à notre table habituelle alors que je réglais ma montre afin qu'elle soit de nouveau à l'heure de Washington. La faisant glisser de reculons de 9h13 à 3h13. Booth commanda une pointe de tarte aux cerises et je ne pris qu'un verre d'eau, je n'avais pas si faim. La serveuse arriva avec l'assiette de Booth et la déposa au milieu de la table avant de glisser le verre d'eau devant moi.
- Merci. Prononçai-je avant de prendre une petite gorgée d'eau.
J'observai mon partenaire couper une petite bouchée de tarte avec le côté de sa fourchette avant de l'emmener à sa bouche fermant les yeux de délice.
- Vous êtes sûre que vous ne voulez pas goûter ? Me demanda-t-il pour la énième fois. Je lui avais pourtant déjà dit que je n'aimais pas la tarte, cependant son sourire enfantin me fit étouffer un rire alors que je tendais la main vers la fourchette.
- Si j'essaie une fois vous arrêterez de m'agacer avec ça ? Dis-je répondant à sa question par une autre question.
- Parole de scout. Dit-il tout en s'affairant à couper une autre bouchée de sa pointe de tarte. Je tendis la main une seconde fois mais il me fit non de la tête. – Fermez vos yeux et ouvrez la bouche Bones. Dit-il avec un visage enthousiaste.
- Booth !
- Allez ! Rétorqua-t-il devant mon sourire gêné. Je fis tout de même ce qu'il me demanda et fermai les yeux ouvrant un peu la bouche. Il se pencha par-dessus la table et glissa la fourchette entre mes lèvres.
Je fermai la bouche alors qui reprenait sa place. La chaude petite part de tarte aux cerises fondit dans ma bouche aussitôt que je fermai cette dernière. Je dû admettre à moi-même que c'était plutôt bon, sucré certes, mais excellent. Je gardai mes yeux fermés mastiquant doucement avant d'avaler. Je rouvris les yeux pour découvrir Booth qui me regardait intensément. Je me perdis dans son regard avant d'ouvrir la bouche.
- Quoi ? Demandai-je en souriant.
- C'n'est pas si pire n'est-ce pas. Dit-il en me rendant mon sourire.
- C'est très sucré. Continuai-je.
- Oui, mais c'est bon.
Cette fois je ne pus qu'acquiescer alors qu'il souriait, je n'aimais pas lui laisser le dernier mot mais je ne pus me résoudre à dire un mot de plus. Il finit sa tarte avant de laisser un billet sur la table. Nous nous levâmes avant de rembarquer dans son S.U.V. Il me conduit à mon appartement.
- Vous voulez de l'aide ? Me demanda-t-il en se tournant vers moi. Je fis non de la tête.
- Non, c'est bon, je vais seulement monter et me coucher tôt. Vous passez me prendre demain? Demandai-je plus une affirmation qu'une question.
- Oui. Bonne nuit Bones. Dit-il alors que sortais du véhicule.
- Bonne nuit Booth. Dis-je alors qu'il me sourit une dernière fois avant de repartir on véhicule.
Je le regardai disparaître au coin de la rue avant de me résoudre à grimper avec mes deux sacs les marches qui menaient à mon appartement. Je poussai la porte et entrai chez-moi laissant tomber mes sacs avant de finalement refermer la porte. Je me dirigeai vers la cuisine et me servit un verre d'eau. Je défis mes bagages distraitement et me fit une soupe pour souper avant de me coucher à a peine 20 heures, le décalage horaire m'avait vraiment endormi.
