Et voilà le chapitre 20 !! Oh là !! J'espère que vous allez toujours m'aimer !! Le prochain chapitre : autour de dimanche. J'ai plusieurs choses à faire cette fin de semaine alors...
Chapitre 20
Le lendemain matin, je me réveillai à 7 heures, incapable de me rendormir, je me levai du lit et me préparai à aller au travail. Une fois douchée, j'ouvris les portes de mon garde-robe cherchant ce que j'allais bien pouvoir mettre. J'optai finalement pour une camisole blanche et un chemisier rouge, avant d'enfiler rapidement une paire de jeans. J'agrippai la poignée du sac qui contenait mon ordinateur portable ainsi que ma veste et je me dirigeai vers la porte. Je tournai la poignée et m'élançai dans le corridor, beaucoup trop rapidement par ailleurs.
À peine eussé-je fait un pas que je percutai un torse dur et une sensation de brulure s'étendit sur le haut de mon corps. Je relevai les yeux pour rencontrer ceux de mon partenaire, ils étaient surpris, je baissai vers ses mains qui tenaient deux gobelets probablement remplis de café.
- Bones ! Mais où vous alliez comme ça ! me demanda-t-il.
- Au travail ! Où vouliez-vous que j'aille ? Rétorquai-je sarcastiquement en baissant les yeux vers mon chemisier, il était trempé de café brulant, c'était ça qui avait créé la sensation de brulure.
- Ça va ? Demanda-t-il d'un air concerné.
- Ow ! Dis-je en essayant retirer le vêtement imbibé de café brulant. – Oui, ça va, continuai-je en rentrant dans l'appartement aussitôt suivie de Booth. Il déposa les deux gobelets sur le comptoir avant de s'approcher de moi.
- Je suis vraiment désolé Bones, dit-il l'air vraiment inquiet. Il fit deux pas de plus et déboutonna mon chemisier délicatement. Je le laissai faire, fixant ses doigts, ils avaient quelque chose de différent. C'est alors que ça me frappa.
- Booth ! Votre attelle ! Dis-je, alors qu'il réussissait à détacher le dernier bouton.
- Ah ça, et bien je l'ai enlevé, voyez ! Expliqua-t-il en enlevant le vêtement de mes épaules.
Ses doigts m'effleurèrent et j'oubliai soudain de quoi on parlait, je me grondai intérieurement avant de rapporter mon attention à la conversation. Il était maintenant en train de faire des cercles avec son poignet, il déposa le chemisier sur une chaise et ses yeux revinrent se poser sur moi, je n'étais maintenant que vêtue d'une camisole et je sentis son regard devenir plus sérieux alors que son regard descendit de mes yeux à ma poitrine, je croisai les bras avant de répliquer.
- C'est tout sauf progressif ce que vous faites là, dis-je en tentant d'ignorer les frissons que provoquait son regard sur moi. Il s'approcha de moi et très délicatement, de sa main gauche, repoussa une mèche de cheveux derrière mon oreille.
- C'est mieux ? Demanda-t-il avec un sourire en coin. – Vous feriez mieux de vous habiller, je vous attends ici, dit-il en se reculant et se laissant tomber sur une des chaises autour de la table.
Ça me prit quelques secondes afin de pouvoir de nouveau bouger et je me dirigeai rapidement vers ma chambre, retirai ma camisole et optai pour un t-shirt noir. Je ressortis de la chambre une minute plus tard avec l'esprit clair, je repris mon sac et me plaçai dans le cadre de porte.
- Vous venez ? Demandai-je après avoir mis ma veste sur mes épaules, il se leva et attendit que je sorte de la chambre, posant une main dans le bas de mon dos.
- Je suis prêt ! Dit-il alors que je me retournais pour verrouiller la porte.
Nous parcourûmes la distance de chez-moi au Jefferson en silence. Nous étions revenus à Washington et nous en étions conscients tous les deux. Il s'arrêta à sa place de stationnement habituel et nous traversâmes les portes vitrées en même temps. À peine eûmes-nous fait un pas que je j'aperçus Angela du haut de la plateforme. Elle nous envoya la main.
- Hodgins ! Brennan et Booth sont revenus ! Cria-t-elle en descendant les marches. Elle s'approcha de moi. – Alors ma chérie, comment c'était Londres ? Demanda-t-elle en croisant les bras.
- Je crois qu'on a découvert la logique de Clark, dis-je en ignorant tous les sous-entendus qui perçaient dans sa question. – Je vous rejoins là-haut, dis-je en faisant un signe du bras démontrant la plateforme. Puis, je me dirigeai vers mon bureau. Angela me suivit; je m'y attendais. Elle entra derrière moi et referma la porte. Je déposai mon sac sur le bureau et ouvrit mon ordinateur portable.
- Alors ? C'était comment Londres ? Me redemanda-t-elle en se rapprochant du bureau.
- Ange, je te l'ai déjà dit ! C'était strictement professionnel, dis-je en essayant de garder la tête baissée, tout en sachant qu'Angela détectait une parcelle de romance à travers un rien.
- T'as quand même couché avec Booth ! Répliqua-t-elle en se laissant tomber sur le fauteuil devant mon bureau. Je relevai la tête et la regardai dans les yeux.
- Rectification, j'ai dormi avec Booth, pas couché avec Booth. Pas dans le sens que tu l'entends de toute manière, dis-je clairement avant de connecter le câble d'alimentation électrique à mon ordinateur.
- Rien de plus ! Allez ! Il n'a pas pu rien se passer ! Vous deux avez assez de tension sexuelle pour alimenter Washington au complet ! Dit-elle en roulant les yeux au ciel. J'ouvris la bouche de surprise avec un petit sourire.
- Je ne sais pas où tu vois tout ça Angela ! Répliquai-je.
- Je le vois c'est tout ! Et il ne s'est vraiment rien passé ? Dit-elle en reprenant un peu son sérieux.
- Non. Rien du tout, dis-je en la regardant dans les yeux.
- Et quand j'ai appelé ? Je me souviens qu'il avait la main à quelque part, continua-t-elle avec un grand sourire. J'ouvris la bouche et la refermai aussitôt en me rappelant l'état dans lequel j'étais lorsqu'elle avait appelé.
- Je le savais ! Cria-t-elle.
- Angela ! Il avait la main dans la mienne ! C'est tout ! Expliquai-je.
- C'est tout ? Qu'est-ce que ta main faisait dans la sienne ?! Demanda-t-elle, la bouche toujours fendue dans un grand sourire.
- J'ai fait un mauvais rêve… Et quand je me suis réveillée, j'étais dans ses bras, laissai-je tomber finalement. Je savais qu'elle ne s'arrêterait pas avant de savoir.
- Oh ! C'est trop mignon ! Dit-elle en souriant.
- Angela, c'était irrationnel, c'est tout ! Dis-je en pianotant sur mon clavier d'ordinateur. J'envoyai le message que j'étais en train de taper à mon éditeur puis me levai de la chaise et sortis de mon bureau mon amie sur mes talons. Elle ne dit plus un mot, je glissai ma carte d'identification et franchis les marches qui menaient à la plateforme. J'allais ouvrir la bouche pour expliquer à Hodgins et à Vincent ce que nous avions découvert, et Booth posa sa main sur mon épaule.
- C'est bon Bones, je leur ai expliqué. J'ai des trucs à aller faire au F.B.I., on se reparle plus tard, dit-il avant de descendre et de disparaître à travers les portes de verre.
- Alors, la prochaine victime est un homme dans la mi-trentaine, avec un fils de 8 ans qui habite à Montréal. C'est ça ? Demanda le docteur Saint-Plant.
- En fait, il est probablement déjà mort. Hier. Sa prochaine victime sera un homme dans la mi-trentaine, avec un fils de 7 ans qui habite ici en fait, dis-je en regardant Hodgins et Vincent tour à tour.
- Quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ? Demanda Angela qui se tenait derrière moi.
- Hodgins va t'expliquer, j'ai des trucs à faire, dis-je en descendant de la plateforme et entrant dans mon bureau. Je devais terminer les rapports que j'avais laissés en suspens lorsque nous étions partis il y a une semaine.
Je travaillai sans relever la tête jusqu'à ce que ma sonnerie de téléphone retentisse. Je me levai et m'accroupis près de mon sac à main fouillant pour mon portable.
- Brennan, dis-je lorsque je l'eus trouvé.
- Bones? C'est moi. J'ai des nouvelles sur Clark. Je passe vous prendre ? Me demanda-t-il.
- Oui, c'est parfait je vous attends.
- Je suis là dans 10 minutes, dit-il avant de raccrocher. Je fis de même et agrippai ma veste avant de sortir de mon bureau en l'enfilant. Je traversai le Jefferson et arrivai dans la rue quelques minutes avant Booth. Je vis finalement le Suburban noir se garer devant moi, j'ouvris la portière avant de me glisser à l'intérieur.
- Vous avez fait vite, dis-je en bouclant ma ceinture.
- Hey, je suis toujours rapide ! Dit-il en souriant alors qu'il s'engageait sur la route.
- Où m'emmenez-vous ? Demandai-je à mon partenaire après quelques minutes.
- Il faut bien manger, dit-il en pointant l'horloge du tableau de bord qui indiquait qu'il était 13h13. J'acquiesçai alors qu'il se garait devant le « Diner ». Lorsque je sortis du véhicule une bouffée d'air froid, je frottai mes mains ensemble alors que nous entrions dans le restaurant. Nous nous installâmes à notre table habituelle. Quelques minutes plus tard, la serveuse venait prendre notre commande. Booth prit un hamburger et j'optai pour une soupe aux légumes.
- Alors ? Demandai-je lorsque nos assiettes arrivèrent.
- Oui, j'ai fait sortir le relevé des appels du cellulaire de Clark, dit-il avant de prendre une bouchée.
- Et ? Demandai-je intéressée.
- Il a passé plusieurs appels d'une cabane située au « Greenwalt Park ». Et…
- Et alors ? Qu'est-ce que vous allez faire ? Demandai-je pressée.
- J'y viens Bones ! J'ai envoyé une équipe de reconnaissance, le chalet était vide, mais il y a définitivement des signes de vie à l'intérieur.
- Ça aurait du bon sens, s'il suit son horaire, il devrait seulement revenir en ville pour demain, dis-je.
- Oui, j'ai laissé deux agents pour exercer la surveillance sur le chalet. Ils devraient m'appeler, si jamais il y a du mouvement, ajouta-t-il avant de plonger son regard dans le mien.
- Nous l'aurons Booth, dis-je en soutenant son regard.
- Je sais Bones, je sais, murmura-t-il doucement.
Nous terminâmes notre diner en silence avant de retourner au véhicule. Booth me raccompagna à l'entrée du Jefferson avant d'arrêter son véhicule.
- Je dois retourner au F.B.I. j'ai plein de trucs à faire, résultat d'une semaine à Londres j'imagine, dit-il en grimaçant.
- Oui, moi aussi de toute manière, rétorquai-je. – Vous m'appelez s'il y a du nouveau, dis-je, plus une affirmation qu'une question.
- Je vous appelle toujours, Bones, dit-il en me servant un de ses sourires charmeurs. Je lui souris avant de sortir du véhicule.
Je passai l'après-midi à travailler dans mes dossiers jusqu'à ce qu'Angela apparaisse à la porte de mon bureau. Je relevai la tête et m'étirai dans ma chaise.
- Hey Brennan ! Dit-elle en s'appuyant sur le cadre de porte. – Tu fais quoi ce soir ? Me demanda-t-elle.
- Je prévoyais retourner chez-moi et me coucher pourquoi ? Demandai-je en étouffant un bâillement.
- Toujours sur le décalage horaire ? J'imagine que tu ne voudras pas aller prendre un verre avec moi alors, dit-elle, grimaçant.
- Un autre soir peut-être. Ce soir je suis vraiment épuisée Angela, dis-je en me relevant de mon fauteuil. Il était 18 heures et j'avais bien l'intention de me coucher tôt.
- D'accord alors, j'imagine je vais aller rejoindre Hodgins alors ! On se voit demain, dit-elle, en se retournant.
- À demain, dis-je, alors qu'elle disparaissait au bout du corridor.
J'agrippai mon sac et mon téléphone. Ce dernier émis un « Biiiip » strident alors que je l'ouvrais. « Batterie faible » indiquait le voyant clignotant. Je soupirai alors que j'enfonçai la touche 1 de la numérotation automatique.
- Booth. Répondit la voix familière de mon partenaire.
- Hey Booth, c'est moi, du nouveau ? Demandai-je alors que je descendais le corridor du Jefferson.
- Rien de nouveau non. Les agents sont toujours là-bas mais il n'y a aucun signe de Clark, dit-il, soupirant.
- Ça va ? Demandai-je.
- Oui, tout va bien. Vous faites quoi ? Me demanda-t-il.
- Je m'en retourne chez-moi, je vais souper et me coucher tôt. Vous ? Répondis-je.
- Même chose. On se voit demain alors ? Demanda-t-il d'une voix hésitante.
- Évidemment ! Dis-je. J'avais le même sentiment que lui, c'était étrange de ne pas se voir 24 heures sur 24 comme lorsque nous étions à Londres. J'imagine que ça allait prendre quelques temps avant de se réhabituer.
- Bonne nuit Bones, dit-il d'une voix douce. – Faites de bons rêves.
- Vous aussi, dis-je avant de raccrocher. Je glissai mon portable dans mon sac. C'est alors que je me rappelai que j'étais venue avec lui ce matin. Je n'avais pas ma voiture, j'aperçus Angela qui s'apprêtait à s'installer au volant de sa voiture et je l'interpellai.
- Angela ! Elle releva la tête lorsque je criai. – Booth m'a emmené ce matin, ça t'ennuie de me ramener ? Demandai-je alors que je courais pour me rendre près de sa voiture.
- Non c'est parfait, monte, dit-elle en ouvrant la porte du côté du passager de l'intérieur.
- Merci, dis-je en grimpant dans la voiture. Angela me déposa devant chez-moi et je grimpai les marches qui menaient à mon appartement. Lorsque j'arrivai sur le palier, je me rendis compte qu'il y avait quelqu'un assis devant ma porte. La silhouette était familière et lorsque je m'approchai je réalisai que c'était Booth.
- Booth ? Qu'est-ce que vous faites là ? Demandai-je en sortant ma clé.
- J'ai apporté le souper ! Dit-il en se redressant s'aidant de sa main droite. Avant de prendre le sac qui se trouvait toujours par terre. – Vous avez réussi à vous trouver quelqu'un pour vous ramener, j'avais oublié que je vous avais emmené ce matin, dit-il alors que je débarrais la porte de mon appartement, j'entrai immédiatement suivie par mon partenaire.
- Oui, j'ai réussi à attraper Angela avant qu'elle ne parte, expliquai-je alors que j'accrochai ma veste et déposai mon sac près du canapé.
Booth fit un signe de tête avant de m'aider à mettre la table, puis nous mangeâmes en silence. Ni l'un, ni l'autre ne voulant admettre que nous étions seulement heureux d'être ensemble en ce moment. Le vide était comblé. Il m'aida à ranger la cuisine et je le reconduisis à la porte.
- À demain Bones, dit-il, avant de sortir de mon appartement.
- À demain, répondis-je, en le regardant disparaître au bout du couloir. Je rentrai chez-moi avant de verrouiller ma porte. Je me déshabillai rapidement avant de me glisser sous les draps. Fermant les yeux, je m'endormis aussitôt, sombrant dans de doux rêves pour une fois.
J'ouvris les yeux à 8 heures 30 le lendemain matin. Je m'étirai, le sourire aux lèvres avant de me rappeler que nous étions samedi matin. Je me levai et partit la machine à café, avant de me glisser sous la douche. Je m'habillai, puis, vérifiai mon répondeur. Aucun nouveau message. J'avais un étrange sentiment; l'impression qu'une théorie essayait de se faire un chemin dans ma tête, mais je n'arrivais pas à mettre la main dessus.
Je ne tombai pas sur Booth ce matin-là et me dirigeai au Jefferson avec ma propre voiture. Lorsque j'arrivai à l'institut, je remarquai son Suburban noir garé devant la porte, fronçant les sourcils, je rentrai à l'intérieur.
- Hey Bones ! Bon après-midi ! Dit-il un sourire en coin.
- Qu'est-ce que vous faites ici ? Demandai-je en glissant ma carte magnétique, avant de grimper les marches. Il me tendit un dossier, avant d'enchainer.
- Ryan Sutherland, 36 ans, trouvé assassiné à Montréal avant-hier soir, dit-il en baissant ses yeux vers ses doigts. Je lui jetai un regard désolé avant de baisser mes yeux au dossier entre mes doigts. – Ce n'est pas comme si je ne m'y attendais pas, dit-il avant de soupirer. – Je veux cet … dit-il avant de ramener son regard vers moi.
- Ça correspond au motif de Clark, conclus-je en lui redonnant le dossier. Il hocha la tête avant de se retourner vers la porte.
- Je retourne au F.B.I. Je vous appelle s'il y a autre chose, dit-il en marchant d'un pas énergique vers la sortie. Je grimaçai tristement avant de secouer la tête. Il fallait le trouver. Booth n'en pouvait plus, je le voyais dans ses yeux. Je retournai dans mon bureau pour terminer ce que j'avais commencé hier. Je me sentais impuissante face à Clark. Je ne m'arrêtai qu'à 16 heures 40 et décidai d'aller manger. Je m'arrêtai à l'épicerie pour acheter de quoi me faire une salade et rentrai chez-moi. Je débarrai la porte de mon casier postal et récupérai mon courrier.
Je poussai la porte de mon appartement et déposai mes sacs sur la table. Mon répondeur clignotait et je m'approchai de lui en déposant ma veste sur la table. Je vérifiai ce que j'avais reçu comme poste et cliquai sur le bouton « Play » de la machine.
« Vous avez un nouveau message » annonça la voix électronique. « Premier message, envoyé aujourd'hui à 16 heures 52 minutes » « Bones ! C'est moi ! Où êtes-vous bon sang ! Je n'ai pas le temps de vous chercher ! L'équipe de surveillance a repéré Clark ! J'y vais tout de suite ! Restez chez-vous on se voit tout à l'heure ! » Les lettres que je tenais glissèrent de mes mains alors que j'écoutais la voix affolée de mon partenaire. Je plongeai vers mon sac et sortis mon cellulaire, il était éteint, plus de batterie.
- Merde ! Me dis-je à moi-même alors que j'attrapai mes clés de voitures. J'ouvris rapidement le tiroir près de la porte et agrippai l'arme que je gardais pour les urgences. Je dévalai les escaliers et grimpai dans ma voiture en 5ième vitesse. Je démarrai rapidement et programmai mon GPS sur le « Greenwalt Park ». Booth était parti depuis 20 minutes, il ne devait pas être loin de Clark maintenant. J'espérai qu'il n'essaierait pas d'y aller seul.
C'est alors que je sus ce qui me tourmentait depuis le matin, Booth avait 36 ans, il avait un fils de 7 ans et il restait à Washington ! Comment avais-je pu ne pas le remarquer ! « Idiote ! » me dis-je à moi-même alors que je dévalais les rues. Tout était prévu, j'en étais sûre ! Clark avait l'intention de faire de lui sa prochaine victime.
Je fus coincée dans le trafic pendant une bonne quinzaine de minutes avant de prendre la prochaine sortie et de me diriger vers le parc. Il était 17h 30 lorsque j'arrivai finalement en vue. Je repérai son S.U.V., sortis de ma voiture et m'approchai du véhicule de mon partenaire. Il n'était pas à l'intérieur, ça j'en étais sûre. Je m'accroupis par terre et essayai de déterminer par où il était parti. Je partis dans la direction de ses pas, m'engouffrant dans les bois jusqu'à une petite cabane. Les traces se dirigeaient vers une petite clairière et je les suivis. Le cœur me battaient dans les oreilles, je serrais mon arme dans mes mains, mais je n'entendais aucun bruit. Je fis quelques pas de plus et c'est alors que je vis.
Une silhouette était étendue par terre, devant moi, de l'autre côté de la clairière, quelques centaines de mètres nous séparaient. Je fis quelques pas de plus et mon cœur me remonta dans la gorge lorsque je reconnus la veste du F.B.I. de Booth qui recouvrait cette silhouette. Je fis deux pas de plus et m'arrêtai brusquement. Il reposait là, face contre terre. Ma main se porta à ma bouche, étouffant un cri, lorsque je remarquai la marre de sang dans laquelle il se trouvait. Mes yeux se déplacèrent vers son cou et se brouillèrent, lorsque je devinai la blessure probablement causée par un coup de feu. Je reculai, personne ne pouvait avoir survécu à une telle perte de sang.
Il m'avait dit qu'il resterait avec moi. Il m'avait dit qu'il ne m'abandonnerait plus. Je fis quelques pas de plus vers l'arrière puis me retournai. Trébuchant, je fis deux pas vers la route, avant de perdre le sens de la réalité. Je reposai mon dos contre l'arbre derrière moi, tentant de retrouver mon souffle. Des larmes emplirent mes yeux sans que je ne puisse les arrêter. Ça ne se pouvait pas ! Je lui avais parlé il y a à peine quelques heures, et là, il était mort, étendu sur un lit de feuilles. Je ne pouvais plus respirer, je tentai désespérément d'inspirer une bouffée d'air mais rien n'y faisait, les larmes coulèrent silencieusement sur mes joues alors que je fermais les yeux tentant d'effacer l'image de mon partenaire reposant sur le sol… Mort…
N'oubliez pas mon review ! Même si c'est pour me dire que vous ne m'aimez plus :P...
