Et voilà !! Je crois que je vous ai assez fait attendre ! Désolé de ne pas l'avoir postée plus tôt... En fait j'avais prévu la poster vendredi soir mais j'ai eu quelques problèmes personnels... En tout cas ! Elle est là la suite ! La scène que j'avais en tête depuis le début... :P En fait je savais exactement comment elle allait se passer lorsque j'ai posté le chapitre d'avant... Mais bon ! Je vous laisse lire ! Et n'oubliez pas mon review !!
Chapitre 21
Mes ongles s'enfonçaient douloureusement dans l'écorce de l'arbre qui se trouvait derrière moi alors que je cherchais mon souffle à travers mes larmes. J'étais dans un brouillard complet. Plus rien autour de moi n'avait d'importance. Il m'avait abandonné, tout le monde m'avait abandonné, j'avais joué celle que ça n'atteignait pas pendant trop longtemps. Les événements de la dernière année me retombèrent dessus en même temps, tout ce que j'avais réfréné. Cette fois il était vraiment parti, il ne reviendrait plus comme il l'avait fait la dernière fois.
Du fond de l'abîme dans lequel j'étais plongé, un murmure me parvint. Premièrement tellement bas que je crus avoir rêvé. Je sentis à peine que quelqu'un prenait l'arme à feu que je tenais toujours serré dans ma main droite contre l'arbre. Puis, le murmure se répéta : « Tempérance ». Qui était là ? Qui m'appelait Tempérance ?
Je ne me résolus pas d'ouvrir les yeux et les gardai fermés, tentant d'étouffer les sanglots qui me secouaient en balançant ma tête de gauche à droite. Cette fois-ci, la voix était plus forte tout en étant toujours incroyablement tendre « Bones ». Bones ? J'ouvris les yeux et à travers le voile qui brouillait ma vue je distinguai la silhouette qui se tenait devant moi. Une main se leva vers mon visage alors que je distinguai finalement son visage.
- Booth ? Articulai-je entre deux sanglots. Sa main se posa sur ma joue trempée et la caressa de son pouce. J'appuyai ma joue contre sa main ayant besoin de me convaincre que c'était bien réel. C'était vraiment sa main qui reposait sur mon visage, c'était vraiment son corps qui se tenait à à peine cinquante centimètres de moi. Mes sanglots redoublèrent d'ampleur et hoquetant j'agrippai sa main.
- Shhh… Chuchota-t-il en m'attirant vers lui. – Je suis désolé, j'aurais dû savoir que tu reconnaîtrais la veste, j'aurais dû lui enlever, murmura-t-il à travers mes cheveux. Je n'écoutai pas ses excuses, tout ce qui comptait était qu'il était là, devant moi, en vie. Mes bras entourèrent son cou et je le serrai plus près de moi. Ses mains se posèrent autour de ma taille alors que je m'agrippais à lui. J'avais désespérément besoin de le sentir contre moi, de sentir qu'il était en vie.
Ses grandes mains chaudes caressaient mon dos doucement alors que je ne semblais pas être capable d'arrêter de sangloter. Mes propres mains caressaient la base de son cou là où j'avais cru qu'il s'était fait blessé. Je sentis ses lèvres effleurer mon cou en un discret baiser alors qu'il tenta de m'éloigner de lui. Je tenais le col de sa veste fermement entre mes mains et la seule chose qu'il put faire c'est reculer sa tête avant d'appuyer nos fronts l'un contre l'autre. Les larmes coulaient toujours sans retenue le long de mes joues, j'ouvris mes yeux un peu et je m'aperçus que ses joues étaient humides également.
Je tentai de sourire et il me rendit un sourire charmeur, l'un de ceux que je ne connaissais que trop bien. Je me cramponnais toujours à sa veste et ses mains étaient toujours dans mon dos. Il leva la tête et me donna un léger baiser sur le front. Descendant un peu, il embrassa mes paupières enflées, une à une. Une décharge parcourut mon corps alors qu'il embrassait mes joues lentement, me persuadant qu'il était vraiment là, qu'il n'allait nulle part.
Ses lèvres descendirent encore un peu quittant mes joues baignées de larmes, j'en vis une glisser de ses yeux alors que sa bouche se posait au coin la mienne, timidement. Je ne me reculai pas, me pressant plus près de lui si encore c'était possible.
- Booth… Murmurai-je, nos visages séparés d'à peine quelques centimètres. Mon ton n'était pas gêné, j'étais consciente de la proximité de nos corps et je ne me sentais nullement gênée. J'avais seulement voulu prononcer son nom pour me convaincre qu'il était vraiment là, je commençais à peine à y croire, j'avais été tellement certaine qu'il était mort.
- Je suis là, dit-il sur le même ton que moi, son haleine chaude effleurant mes joues. Mes épaules tressautèrent, toujours sanglotant, je prononçai son nom encore et encore, mes mains serrées sur le bas de son cou.
- Booth, Booth, Booth, Boo… Je ne terminai pas interrompue par ses lèvres qu'il pressa contre les miennes, désespérément. Le baiser était doux et réconfortant, avant que ni un ni l'autre n'ait pu l'approfondir, il se recula, reposant son front contre le mien.
- Hey… Je suis là, je suis là… Murmura-t-il ramenant sa main gauche pour caresser ma joue du bout des doigts. J'avais besoin de le sentir contre moi, j'avais besoin de me convaincre que je n'étais pas seule, et cette fois-ci, ce fut moi qui effaçai l'espace nous séparant joignant nos lèvres une seconde fois. Et tout bascula, plus rien n'existait, j'avais vaguement conscience de l'arbre derrière moi alors que le baiser devenait plus passionné.
Mon cœur battait encore plus rapidement que tout à l'heure, et mes jambes tremblèrent alors que sa main droite se plaçait dans le bas de mon dos, à sa place habituelle, pour me soutenir contre lui. Mes mains remontèrent le long de son cou jouant dans ses cheveux alors que sa main était toujours posée sur ma joue, la caressant doucement. Les larmes coulaient encore sur mes joues plus lentement maintenant. Jamais avant lui je ne n'avais laissé personne me regardé ainsi, réfrénant toutes mes émotions au plus profond de moi. Il m'avait tellement changé. Je refusais de l'admettre, mais il était bien plus qu'un simple partenaire.
Sans le dire, j'avais attendu ce moment depuis notre baiser de noël, celui-ci était cependant très différent. L'électricité courait dans mon corps alors que j'explorais sa bouche lentement, savourant chacune des secondes qui passaient. Je m'étais crue morte à cause de lui et voilà que maintenant, grâce à lui, j'étais de nouveau vivante. Lorsque le besoin d'air se fit sentir, nous nous écartâmes à peine, reprenant notre souffle toujours l'un contre l'autre. Il me serra contre lui tendrement, alors que j'enfouissais ma tête dans son cou respirant à plein poumon son odeur.
Mes idées se clarifièrent alors que mon cœur reprenait un rythme normal, et ce n'est que là que je réalisai ce que je venais de faire. Je reculai la tête et mes mains quittèrent son cou pour venir essuyer mes joues. Je lui souris lentement alors qu'il me rendait mon sourire.
- Booth je… Dis-je sous son regard profond, il se rapprocha de moi et déposa un léger baiser sur mes lèvres.
- Je sais, dit-il en se reculant d'un pas. Son expression changea alors qu'il replongeait ses yeux dans les miens. – Clark, dit-il en faisant un signe de la tête vers la clairière. – Je suis tombé dans son piège, tout bêtement. J'aurais dû le savoir, répéta-t-il. – C'est lui qui m'a appelé, il a assommé ceux qui étaient supposés assurer la surveillance, il a pris la veste d'un des deux hommes. Je… Je n'ai pas eu le choix.
J'hochai la tête, évidemment qu'il n'avait pas eu le choix, pourquoi pouvait-il seulement penser que je le blâmais pour ce qui était arrivé. Je déposai ma main sur son bras.
- Je sais, dis-je en me dirigeant lentement vers la route. Lorsque je me retournai, je m'aperçus que je tremblais toujours un peu, j'essayai de rester immobile mais rien n'y faisait. Il me suivit et entoura mes épaules de son bras, mes tremblements disparurent et je ne me dégageai pas. Une part de moi craignait toujours qu'il disparaisse si je le lâchais. Nous arrivâmes en vue de son véhicule alors que les voitures de police arrivaient. Un homme portant une veste du F.B.I sortit d'un S.U .V en tout points semblables à celui de Booth et se dirigea vers nous.
- Ça va Booth ? Demanda-t-il ses yeux passant de lui à moi.
- Oui. Tout va bien. Clark est là-bas, je vais avec Bones, dit-il toujours sans me lâcher.
Je fus heureuse qu'il décide de rester avec moi, je n'avais pas du tout envie de faire le trajet du retour seule et de trouver mon appartement vide à mon arrivée. J'entendis Booth dire quelque chose à propos de ma voiture, puis il m'ouvrit la porte de son véhicule avant de faire le tour pour s'asseoir à son tour du côté du conducteur.
Il partit le moteur et nous reprîmes la route, j'appuyai mon coude contre le rebord de la fenêtre puis soutins ma tête de ma main. J'attrapai ma réflexion dans le miroir. Mon visage était encore rougi et mes paupières étaient enflées, avant, ça m'aurait dérangé que quelqu'un me voit ainsi, cependant, c'était Booth. Mon regard se perdit à l'extérieur alors qu'une main se posait sur mon épaule.
- Ça va ? Demanda-t-il concerné. J'hochai la tête distraitement avant de me retourner vers lui.
- Tout à l'heure Booth, c'était, totalement irrationnel, dis-je en cherchant son regard. Il me regarda quelques secondes avant de ramener ses yeux vers la route.
- Je sais, dit-il simplement en pressant mon épaule délicatement. – Totalement irrationnel, répéta-t-il doucement.
Sa main retourna sur le volant alors qu'il tentait de se concentrer sur la route. Il nous ramena chez-moi sans faire de détour, s'arrêtant en bas de mon appartement. Il sortit de son siège et vint m'ouvrir la porte, je soupirai, encore en train d'afficher sa dominance. Je ne fis pas la remarque toutefois.
Nous montâmes à l'étage rapidement et je glissai ma main dans mon sac cherchant mes clés de maison, je les trouvai finalement et les sortis, je tentai de la rentrer dans la serrure mais ma main tremblait. Il attrapa les clés avant d'ouvrir la porte, je rentrai et le regardai fermer la porte.
- Ce n'est pas normal, c'est vous qui avez failli être tué et qui avez dû tuer quelqu'un et c'est moi qui devient folle. C'est simplement irrationnel, dis-je en passant ma main dans mon visage.
- Arrêtez d'analyser tout ce que vous ressentez, vous n'êtes pas irrationnelle, et certainement pas folle, dit-il en accrochant les clés près de la porte. J'hochai la tête en essayant de reprendre contrôle de mes émotions, mais ce soir on aurait dit qu'elles avaient décidée de n'agir qu'à leur tête.
- Vous avez faim ? Demandai-je en faisant un pas dans la cuisine.
- Pas tellement, mais il faut bien manger, répondit-il en s'approchant de moi. J'ouvris le réfrigérateur et regardai à l'intérieur cherchant pour quelque chose à manger. Je trouvai un reste de spaghetti que je sortis.
- Ça sera ça, annonçai-je. – Je n'ai pas du tout envie de faire à manger ce soir, ajoutai-je en sortant deux assiettes. Nous nous installâmes à table silencieusement.
Je me perdis dans mes pensées essayant de comprendre ce qui s'était passé il y avait à peine deux heures. Ma réaction était bien trop émotive, ce n'était pas sain, je n'aurais pas dû réagir comme ça, me dis-je alors que j'essayais d'avaler le contenu de mon assiette. Je relevai la tête pour surprendre le regard de mon partenaire sur moi. Il n'avait pas plus touché à son assiette que moi, je soupirai en jetant un coup d'œil à ma montre, 19h37 indiquaient les deux aiguilles. Je me relevai et déposai mon assiette sur le comptoir.
- Je n'ai pas tellement faim, me confia-t-il en déposant la sienne dans le lavabo.
- Je crois que je vais simplement aller dormir, dis-je en me dirigeant vers ma chambre. Je me glissai dans mon pyjama et brossai mes dents rapidement. Je revins dans ma chambre et il était appuyé au cadre de la porte. Je le regardai doucement avant de me glisser sous les draps. Puis avant que je n'ai pu réfléchir à ce que j'allais dire, je me lançai.
- Vous restez ? Demandai-je les yeux suppliants malgré moi. Il me sourit.
- Oui, ne vous inquiétez pas. Je vais dormir sur le canapé, dit-il s'apprêtant à fermer ma lumière.
- Non, je voulais dire, ici, rectifiai-je en me déplaçant vers la droite du lit, laissant un espace libre près de moi. – Vous voudriez bien me prendre dans vos bras, continuai-je en fixant mes yeux, gênée, sur les draps que je serrais dans mes mains. Il me regarda quelques secondes réalisant combien ça m'avait coûté de demander une telle chose, puis, il ferma la lumière.
- Bien sur, dit-il doucement en s'approchant de moi. Je le regardai se glisser hors de ses souliers puis déposer sa veste sur le fauteuil dans le coin de la chambre ne gardant que sa chemise.
Il se glissa sous la couette et se tourna sur le côté alors que je faisais de même avant de me reculer me serrant contre lui. Il glissa son bras par-dessus ma taille et sa main reposa près de mon ventre, je glissai mes doigts à travers les siens et me pelotonnai un peu plus dans ses bras. J'avais une certaine impression de déjà vu alors que je fermais les yeux délicatement. J'étais de retour à Londres, sauf que ce n'était pas Londres ici, c'était chez-nous, là où nous travaillions.
Je soupirai puis essayai de me concentrer sur mon sommeil. Je démêlerais tout ça le lendemain matin, pour le moment, tout ce qui comptait c'était qu'il fut avec moi. Son souffle caressait doucement le haut de mon cou et je sentis son bras me serrer tout contre lui. Les émotions de la journée m'ayant complètement épuisée et je tombai finalement dans un sommeil calme. J'avais remarqué que je ne faisais jamais de mauvais rêves lorsque j'étais blottie contre lui, et j'espérai que ce soir ne diffère pas.
Alors ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ??
