Hey hey !! Je me suis forcée à écrire aujourd'hui !! En fait j'ai forcé ma mère à me laisser écrire… :P Mais bon ! Le résultat est le même ! Un chapitre ! Youpi ! Mais serai vous toujours contents à la fin ? Je sais je suis terrible…
Chapitre 26
Je me réveillai au son de mon téléphone portable. Je m'assis sur le lit en tentant de penser clairement. Je me levai rapidement et atteignis mon téléphone à sa dernière sonnerie.
- Brennan, répondis-je en essayant d'avoir l'air éveillé.
- Hey Bones! Je vous réveille? Me demanda-t-il joyeux.
Je jetai un coup d'œil à ma montre tentant de décider ce que j'allais lui répondre, 8h17. J'optai pour la vérité.
- À vrai dire, oui, pourquoi appelez-vous? Dis-je en passant la main dans mes cheveux.
- J'ai décidé que c'était plus sécuritaire ainsi, l'entendis-je dire en étouffant un rire.
Je me souvins de ma réaction lorsqu'il m'avait réveillée à Londres.
- Vous avez peut-être raison, admis-je. – À quelle heure est votre rendez-vous?
- Ils m'attendent vers 10 heures.
- Je me prépare et j'arrive, dis-je.
- Vous me rejoindrez en bas, dit-il avant de raccrocher.
Je pris une douche rapide et m'habillai avant d'attraper la carte magnétique qui déverrouillait la porte. Je sortis après avoir pris mon sac à main. Je descendis d'un étage et regardai ma montre, il était neuf heures. Ça nous laissait amplement le temps de déjeuner avant nos rendez-vous.
Lorsque j'arrivai devant la chambre 311, la porte était un peu entrouverte. Je cognai sur le mur près de cette dernière.
- Entrez Bones, c'est ouvert! Entendis-je de l'autre côté de la porte.
Je pénétrai dans la chambre et en fit le tour des yeux sans voir mon partenaire nulle part.
- Booth? Tentai-je maladroitement.
Il sortit de la salle de bain les cheveux encore un peu humides et se tourna vers moi.
- Vous êtes prête?
- Oui, avez-vous déjeuné? Continuai-je en m'appuyant contre le mur.
- Donnez-moi juste un instant, dit-il en se retournant vers le lit en levant un doigt dans les airs. J'hochai la tête et sortis de la chambre. Mon partenaire me rejoignit cinq minutes plus tard et il ferma la porte avant de me devancer.
- Alors, vous venez Bones? Dit-il par-dessus son épaule.
Je le rattrapai rapidement et il appuya sur le bouton de l'ascenseur. Nous descendîmes jusqu'au restaurant de l'hôtel et mangeâmes notre déjeuner rapidement. À 9h35 nous étions de retour dans le S.U.V.
- À quelle heure croyez-vous finir? Lui demandai-je alors que nous roulions à travers Tampa.
- Ça devrait prendre une heure tout au plus, je ne fais que leur remettre le dossier et leur expliquer en gros. Demain j'y serai toute la journée par contre, m'expliqua-t-il.
J'hochai la tête lentement, ça voulait dire que je devrais passer la journée de demain seule. À moins que je ne réussisse à le convaincre de m'emmener avec lui. Nous traversâmes encore Tampa pendant plusieurs minutes avant qu'il n'arrête son véhicule devant un édifice en béton. Une inscription indiquait : « Tampa medical examiner office ». Je pris mon sac tout en ouvrant la porte, je me retournai une dernière fois vers mon partenaire.
- Vous passez me prendre dans une heure alors? Demandai-je une fois sortie de la voiture.
- Oui, je viendrai vous chercher à l'intérieur, dit-il en hochant la tête une fois.
Je l'imitai en fermant la porte. Je contournai le S.U.V et traversai la rue avant de pénétrer à l'intérieur du bâtiment. De nombreux néons donnaient à la pièce une atmosphère froide et je m'avançai lentement vers le bureau d'accueil. Une dame releva finalement la tête de son ordinateur et m'adressa un sourire poli.
- Puis-je faire quelque chose pour vous? Me demanda-t-elle, j'hochai la tête.
- Oui, je suis le docteur Brennan, j'ai un rendez-vous avec le docteur Flanning, je suis avec le F.B.I, dis-je à la dame qui se tenait devant moi. Elle fronça les sourcils avant d'acquiescer. Elle me tendit une carte de visiteur et me demanda de la suivre.
Nous passâmes à travers deux portes vitrées et traversâmes le corridor jusqu'au dernier bureau. La porte était fermée et la secrétaire me laissa devant cette dernière en me souhaitant une bonne journée. Je cognai à la porte deux petits coups et quelqu'un me dit d'entrer.
Je poussai la porte et me retrouvai dans un grand bureau, un homme d'âge mur était assis derrière une table de travail les yeux fixés sur un rapport posé devant lui, il releva finalement la tête.
- Mademoiselle, vous n'êtes pas censée être ici, si vous avez quelque chose à faire parvenir à un membre de ce bureau veuillez le laisser à l'accueil, dit-il en me regardant d'un air agacé.
- Non, je suis le docteur Brennan, j'avais rendez-vous avec vous ce matin, dis-je en essayant de ne pas paraître trop froide. L'homme me détailla par-dessus ses lunettes avant de finalement hocher la tête comme s'il apprenait une mauvaise nouvelle.
- Docteur Brennan alors?
- Oui, docteur Tempérance, Brennan, dis-je en insistant sur mon prénom.
- Désolé, je m'attendais à voir… J'ai cru comprendre que vous n'aviez pas beaucoup de temps, si je vous montrais les corps qu'on en finisse, dit-il en se levant de son bureau.
C'est alors que je compris, il s'était attendu à voir un homme. Je laissai échapper un bref soupir en baissant la tête agacée à mon tour. Rien ne m'énervait plus qu'un homme croyant que les femmes étaient plus faibles. C'est ce que je n'avais pas aimé de mon partenaire la première fois qu'on s'était rencontré, et encore maintenant avec sa manie de vouloir tout contrôler, comme le fait de toujours poser sa main dans le bas de mon dos, ou encore le fait de toujours vouloir conduire.
Je relevai la tête et suivit l'homme devant moi, il était grand et un peu plus corpulent que la moyenne des gens, son crâne était dégarni et il avait glissé ses lunettes dans sa poche lorsqu'il s'était levé. Il entra finalement dans une petite salle d'autopsie où reposaient deux corps sur des tables en métal.
- Christopher Duke, trente-huit ans, décédé dans la nuit de dimanche à lundi, dit-il en démontrant le premier corps de la main, je m'avançai vers lui alors qu'il recommençait à parler. – Justin Edwards, trente-sept ans, décédé hier soir, termina-t-il en se rapprochant du second corps.
Je le suivis et m'arrêtai près de lui examinant le cou de la victime, la blessure correspondait au type de blessure observé sur les autres victimes. Je relevai la tête vers Flanning et le surpris m'observant comme s'il avait peur que je ne sache pas ce que je faisais.
- Résultat des analyses de sang? Demandai-je froidement.
- Ils sont tous les deux morts d'un empoisonnement à la mort aux rats, les blessures par b…
- Sont survenues post-mortem, l'interrompis-je. – Vous savez s'ils avaient des enfants? Demandai-je toujours aussi froidement tout en enfilant une paire de gants que j'attrapai sur le comptoir. Il me regarda en haussant les sourcils.
- Pourquoi voulez-vous savoir ça? Demanda-t-il comme s'il s'adressait à quelqu'un d'incapable.
- Regardez, je suis ici et vous ne pouvez rien faire contre, je suis une anthropologue réputée qui travaille avec le F.B.I et je suis sur ce cas depuis plusieurs semaines, si je vous demande s'ils avaient des enfants, pourriez-vous seulement me dire s'ils avaient des enfants, déclarai-je en plantant mes yeux dans les siens.
Il leva les mains en signe de défaite et se retourna vers le comptoir où il saisit deux dossiers et ouvrit le premier.
- Christopher Duke, trente-sept ans, récemment divorcé il avait la garde de son fils Michael. La mère est en prison pour possession et vente de drogue, déclara-t-il avant d'ouvrir le second dossier. – Justin Edwards, trente-sept ans, sa femme est morte d'une crise cardiaque il y a trois ans, il a la garde de son fils Brian, continua-t-il. – Michael a six ans et Brian…
- A cinq ans, terminai-je à sa place. Il me jeta un regard étonné.
- Comment…
- Je vous l'ai dit je travaille sur ce cas depuis des semaines, je suis à quatre-vingt-dix pourcent certaine que c'est l'œuvre de Clark, dis-je, alors que je me rapprochais du second corps. – Je n'ai plus besoin de votre aide docteur Flanning, je ne serai pas là longtemps et je peux trouver la sortie, merci de votre aide, dis-je en me penchant sur le corps.
- C'est d'accord docteur Brennan, si vous avez besoin de quelque chose faites-le moi savoir, dit-il d'un ton qui ne me donnait pas envie d'avoir besoin de quelque chose avant de sortir de la pièce.
Aussitôt que la porte se referma, je laissai échapper un soupir en secouant la tête. Comment pouvait-il y avoir des hommes comme ça au siècle dans lequel nous vivions. Les femmes occupent une grande partie de notre milieu de travail et encore cet homme avait agi comme si j'étais une incapable. Repoussant ma colère, j'entrepris de faire l'examen des deux victimes rapidement, Booth serait là dans 45 minutes.
Plongée dans mon travail je n'entendis pas la porte s'ouvrir et je sursautai au son de sa voix, je n'avais pas vu le temps passé.
- Hey Bones ! Vous avez terminé ? Me demanda-t-il.
- Oui, comment s'est passé votre rencontre? Demandai-je en retirant mes gants avant de les jeter.
- Très bien, je dois y retourner demain, dit-il en faisant sauter ses clés dans ses mains. Ce geste me rappela l'attitude du docteur Flanning lorsque j'étais arrivée et je lui demandai.
- Vous me laissez conduire? Il me regarda d'un drôle d'air.
- Pourquoi je vous laisserais conduire? C'est moi qui conduis vous le savez, dit-il en souriant.
- Vous êtes bien tous pareils, dis-je en secouant la tête avant de passer près de lui et de sortir de la pièce. Je l'entendis qui me suivait.
- Hey ! Bones ! Hey ! Qu'est-ce qui se passe? Me demanda-t-il en essayant de se maintenir à ma hauteur.
- Il y a que vous, les hommes, vous êtes tous pareils. Vous pensez que les femmes ne peuvent rien faire, dis-je sans ralentir. Je laissai ma carte de visiteur à l'accueil et mon partenaire fit de même. Nous sortîmes bientôt sous le soleil.
- Je suis bien mal placé pour dire ça, vous êtes la femme la plus compétente que je n'ai jamais rencontrée, dit-il alors que je me dirigeais vers le stationnement.
- Alors pourquoi vous ne me laissez pas conduire? Déclarai-je en me retournant si brusquement qu'il failli me rentrer dedans.
- Vous savez quoi? Faites-vous plaisir, si ce n'est que ça, dit-il en me tendant les clés.
Je considérai le trousseau qu'il tenait devant moi en me demandant si je devais l'accepter. Oui, j'étais encore frustrée par son attitude et j'avais envie de l'ignorer, mais en même temps. Ce n'était pas tous les jours qu'une telle occasion se présentait. Un sourire étira ses lèvres devinant probablement ce qui se passait dans ma tête, j'agrippai rapidement les clés en me retournant.
- Alors ? Vous croyez que c'est Clark? Me demanda-t-il alors que j'ouvrais la portière côté conducteur.
- Les faits portent à croire que oui, dis-je en me glissant à l'intérieur du véhicule. Il fit le tour et s'installa sur le siège passager alors que je glissais les clés dans le contact, le sourire aux lèvres. Finalement ce n'était pas tous les hommes, pensai-je alors qu'il refermait sa porte.
Je m'engageai lentement dans la voie, sans me départir de mon sourire. Lorsque je tournai la tête vers la droite, je surpris le regard de mon partenaire. Il me souriait aussi.
- Si ça vous fait sourire ainsi je devrais vous laissez conduire plus souvent… déclara-t-il. Je laissai échapper un petit rire.
- C'est juste que tout à l'heure, le directeur de la morgue m'a un peu frustrée, désolée que ça vous soit retombé dessus, dis-je en retournant mon attention vers la route.
- J'avais deviné que c'était quelque chose dans ce genre, dit-il souriant toujours.
- Comment pouviez-vous avoir deviné ça? Demandai-je en retournant mon regard vers lui.
- Je vous connais Bones, expliqua-t-il seulement.
Pour me connaître il me connaissait, ça c'était certain, personne ne me connaissait mieux que lui. D'un autre côté, je le connaissais plutôt bien moi-même. J'avais appris à interpréter ses expressions et ses sourires. Et j'étais de moins en moins perdue dans ses expressions étranges. Sans oublier ses références. Je souris largement toujours perdue dans mes pensées.
- Vous savez que vous êtes incroyablement belle lorsque vous souriez? Me demanda-t-il. En fait c'était plus une affirmation qu'une question. Mais peu importe ce que c'était je sentis mon ventre se serrer alors que sa main venait se poser sur ma joue délicatement.
- Vous… je détournai le regard vers la route où une jeune fille d'à peine dix ans venait de se jeter courant derrière son ballon.
Je braquai brusquement le volant vers la gauche en un effort désespéré pour l'éviter. Je me retrouvai en angle dans la rue et l'enfant se recula terrifiée. Mon partenaire avait retiré sa main de ma joue pour agripper l'appui-bras et la voiture qui me suivait, une petite Toyota Yarris, entra en collision avec la porte côté conducteur obligeant le S.U.V à faire un bond dans l'autre sens.
La vitre se fracassa en milliers de morceaux et j'essayai de me protéger le visage de ma main gauche la main droite toujours crispée sur le volant lorsque le coussin gonflable se déploya. Ma tête rebondit sur l'appui-tête, alors que j'essayais tant bien que mal de stabiliser le véhicule, luttant contre l'inconscience qui menaçait de m'emporter.
Nous nous arrêtâmes en bordure du trottoir et je tournai ma tête douloureusement vers mon partenaire, il avait l'air en état de choc mais il ne semblait pas être blessé. Je fermai les yeux de douleur et je sentis bientôt une main sur mon épaule.
- Bones? BONES! Entendis-je lointainement, alors que je glissais sans pouvoir me retenir dans la douceur de l'inconscience…
Vous savez ? Je suis la première à détester les cliffhangers dans les séries télé… Et pourtant je suis la première à vous laisser sur de telles fins ! Non mais je suis folle !! Mais ce que je sais, c'est que la semaine d'après lorsque je m'installe devant ma télévision je suis encore plus enthousiasmée de pouvoir l'écouter !! Je reviens bientôt !!
