Et voilà le chapitre 28 ! Je sais ! ENFIN ! Je suis désolée de ne pas l'avoir posté plus tôt ! Mais que voulez-vous le temps passe tellllement vite ! Alors je vous laisse lire le plus long chapitre de ma fic jusqu'à présent :D… Bonne lecture !! N'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez !
Chapitre 28
Je passai les portes de l'hôpital accompagnée de mon partenaire, enfin ! Le soleil frappa mon visage et me réchauffa le corps. Nous marchâmes lentement vers son S.U.V.
- Alors Bones ? Contente d'être enfin sortie? Me demanda-t-il.
- Vous ne pouvez pas savoir comment, répondis-je alors qu'il débarrait les portes du véhicule à distance.
Il me sourit et je lui rendis son sourire, j'avais commencé à contourner le S.U.V lorsque je l'aperçus, c'était la copie conforme de Clark. J'avais une très bonne mémoire des visages et je sus immédiatement que c'était lui. Je me figeai rendue à peine à mi-chemin entre lui et mon partenaire. Je fis un pas en arrière alors qu'il glissait sa main dans son veston.
- Bones attention ! Entendis-je Booth crier derrière moi.
Le temps que je me retourne Clark avait eut le temps de sortir son arme, mais je n'avais rien à craindre, il ne se souciait pas du tout de moi, il pointait le canon sur mon partenaire.
- Vous avez tué mon frère ! Hurla-t-il.
Booth le regarda abasourdi, il ne fit aucun mouvement. Je commençai à croire qu'il voulait le laisser faire, mais c'était impossible, c'était Booth quand même ! J'attendis que Clark me contourne avant de faire un pas vers lui.
- Dr. Brennan, je vous conseille de rester où vous êtes si vous ne voulez pas que votre « Partenaire » se prenne une balle en plein milieu du front, énonça-t-il clairement sans même me regarder.
Je m'arrêtai sur place et fixai mes yeux sur Booth.
- Booth ! Qu'est-ce que vous faites ! Criai-je à mon tour. Je n'eus droit qu'à un clignement de paupières. – Booth !! Ne restez pas là !
Et le coup de feu partit, comme dans une séquence au ralenti mon partenaire s'affaissa sur le sol dans un gémissement grave. Deux officiers de police accoururent vers nous et Clark disparut derrière notre véhicule.
L'un des hommes s'accroupit près de Booth tandis que le second se lançait à la poursuite du tireur. Je restai figée sur place, mes jambes tremblaient et mes yeux ne pouvaient se détacher de ceux de Booth. Ouverts, sans vie. Je reculai d'un pas et me laissai glisser par terre à mon tour. Appuyant mon dos contre le S.U.V et repliant mes genoux contre ma poitrine.
- Non, non, non, non, non, murmurai-je pour moi-même.
Le policier ferma les yeux de mon partenaire et se rapprocha de moi.
- Madame, venez avec moi, dit-il en me tendant la main.
- Non, dis-je plus fort.
- Madame, nous ne pouvons rien faire de plus, vous devez venir à l'intérieur, êtes-vous blessée? Demanda-t-il, remarquant en même temps que moi que je me tenais le bras gauche.
- Non, non, non, répétai-je encore une fois.
Il s'accroupit près de moi et me mit la main sur l'épaule.
- Venez.
- NON ! Dis-je fortement cette fois, repoussant sa main de toutes mes forces. – NON! NON! NON! Hurlai-je encore, en me débattant les yeux fermés alors qu'il essayait de me relever.
L'asphalte qui se tenait sous mes pieds sembla fondre alors que je me retrouvais sur quelque chose de définitivement plus mou et doux.
- Bones, entendis-je le policier m'appeler.
- Ne m'appelez pas Bones ! Vous n'avez pas le droit ! Dis-je, il n'y avait que Booth qui avait le droit de m'appeler par ce surnom ridicule. Je l'avais tant haïs pour ça ! Et maintenant je ne l'entendrais plus !
- Temperance, c'est assez, entendis-je de nouveau et je daignai ouvrir les yeux.
J'entrouvris les paupières lentement, m'attendant à être aveuglée par la lumière du soleil, mais me retrouvai dans le noir. Une douleur dans le bras m'assaillit alors que je remarquais que deux mains me tenaient fermement les épaules. Je clignai rapidement des yeux et suivit le contour de ces bras pour finalement rencontrer ces yeux que je reconnaîtrais entre mille. Ces yeux bruns, chaleureux et réconfortants, remplis de vie.
Je respirai bruyamment, réalisant que j'étais de retour dans mon lit d'hôpital, que je ne l'avais jamais quitté en fait. La prise sur mes épaules se relâcha et je me reculai contre mes oreillers, tremblante.
- Booth qu'est-ce que vous faites-là? Demandai-je en fermant les yeux, faisant un effort pour arrêter de trembler et ramener ma respiration à la normale. Ce n'était qu'un rêve, ce n'était qu'un rêve, ce n'était qu'un rêve, me répétai-je.
Booth me servit un regard accusateur en retirant ses mains de mes épaules.
- Ce n'est pas vraiment une question, vous me blaguez là?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez, dis-je en me concentrant sur ma respiration.
- Bones ! L'infirmière m'a appelé parce que vous criiez mon nom. Et j'arrive ici, vous êtes en train de hurler complètement hystérique, et ensuite la seule chose que vous me dites c'est : « Qu'est-ce que vous faites là? » ! Ce n'est pas croyable, dit-il en se levant me tournant le dos.
- C'était seulement un mauvais rêve, c'est toujours un mauvais rêve, j'en ai fait depuis que j'ai seize ans et j'ai toujours été capable de me rendormir, seule, dis-je en baissant les yeux.
- Vous n'êtes plus seule Temperance, dit-il en se retournant vers moi. Je frissonnai à l'entendre prononcer mon prénom.
- Ce n'est pas votre rôle en tant que partenaire de me réconforter après mes cauchemars, dis-je en sachant que j'y allais un peu fort. Mais avant que je n'aie pu penser aux mots qui sortiraient de ma bouche, c'était déjà fait.
Je remarquai l'éclat de tristesse qui passa dans les yeux de mon partenaire. Le même que j'avais aperçu lorsque je lui avais dit que si on ne travaillait pas ensemble nous ne nous verrions pas. Même pas pour un café. Il se rapprocha de mon lit jusqu'à s'asseoir à mes pieds.
- Bones, nous sommes partenaires, oui, mais nous sommes amis aussi, non? Dit-il en posant sa main sur ma cheville droite. – Et en tant qu'ami je vous dois ça. Vous devez arrêter de repousser tous ceux qui veulent seulement vous aider, je ne vous abandonnerai pas.
- Je sais, dis-je en baissant la tête alors que ma voix se cassait. – C'est ça qui me fait peur, continuai-je en relevant la tête, refusant de laisser couler les larmes qui se pressaient aux abords de mes paupières.
- Je suis votre ami, vous n'avez pas besoin d'être forte pour moi, je vous connais Bones, mieux que personne, dit-il en se déplaçant sur le lit pour se rapprocher de la tête du lit.
Je savais qu'il avait raison et une partie de moi voulait le laisser, mais j'avais peur, peur qu'il m'abandonne de son plein gré. Mais surtout peur qu'il renonce à sa vie pour moi. C'était mon pire cauchemar depuis quelques mois, et je ne semblais pas pouvoir m'en défaire.
- Je ne veux pas… que… que vous fassiez quelque chose de stupide pour moi ! Dis-je, laissant finalement couler mes larmes, exposant mon âme à nu pour la première fois depuis des années. – Sans vous, je ne suis plus rien, vous êtes mon meilleur ami, mon confident, mon partenaire, vous faites partie de moi ! Sans vous je ne suis plus qu'une moitié de centre, plus qu'une moitié de femme… Continuai-je hoquetant, mais je voulais terminer. – Sans vous… Je… Je… Je ne suis plus qu'une moitié de Bones… Réussis-je finalement à terminer à travers mes sanglots.
Il se leva et vint se glisser à ma droite dans le lit. Je me serrai contre son torse alors qu'il entourait mon épaule de son bras, enfouissant son visage dans mes cheveux et je laissai mes sanglots diminuer. Alors qu'il me caressait le dos.
- Bones… Shhh…Chuchota-t-il si doucement. – Vous faites partie de moi aussi, je ne pourrais pas vivre dans un monde où vous n'existeriez pas, je préfère mourir, termina-t-il infiniment tendre.
- Vous n'êtes qu'un homme égoïste! Dis-je en me reculant, essuyant mes yeux rageusement.
Il se recula un peu à son tour en levant les mains abasourdis.
- Qu'est-ce qui vous prend Bones ! Je vous dis ce que je ressens et vous me traitez d'égoïste?
- Avez-vous déjà pensé que peut-être vous seriez mieux mort? Mais moi ! Qu'est-ce que je ferais moi ! Dis-je en le regardant avec de grands yeux remplis de questions. Tout cela était tellement compliqué, je ferais mieux de revenir à ma vie de solitaire. Tout y était plus simple, mais tellement moins doux, pensai-je.
Booth me ramena contre lui et contre toutes protestations de mon cerveau, j'appuyai ma tête contre son torse, reniflant.
- Vous n'avez pas l'intention d'avoir besoin d'être secourue, et je ne prévois pas mourir tout de suite, alors pour ce soir, on oublie ça d'accord, dit-il près de mon oreille.
J'hochai la tête fermant les yeux. Peu importe ce qui arriverait, je savais que si ça ne dépendait que de lui, il serait toujours là… Et je m'endormis sur cette dernière pensée.
Ce fut l'infirmière qui me réveilla le lendemain matin. Elle ouvrit la lumière et s'approcha de moi. Je remarquai que j'étais seule dans le lit d'hôpital. Je la questionnai des yeux.
- Votre petit ami est seulement allé prendre un appel dans la salle voisine. Il reviendra, dit-elle en plaçant son stéthoscope sur ma poitrine.
- Partenaire, dis-je. – Nous sommes, partenaires, répétai-je. J'avais beau avoir répété sans cesse cette phrase, elle semblait de moins en moins vraie. L'infirmière dut penser la même chose que moi car elle ne fit qu'hausser les sourcils.
- Ne vous en faites pas, je ne le dirai à personne, dit-elle en sortant de la chambre.
- Mais… Commençai-je, mais elle était déjà partie.
Je frappai ma main contre le drap blanc et inspirai fortement. Mes narines se remplirent instantanément de l'odeur de Booth et je fermai les yeux. Combien de temps allai-je encore pouvoir me mentir à moi-même? Je rouvris les yeux rapidement et je l'aperçus passer la porte.
- Hey, Bones, vous êtes réveillée ! Dit-il en glissant son téléphone portable dans sa poche. J'hochai la tête.
- Cullen ? Demandai-je alors qu'il s'asseyait sur la chaise à la droite du lit. Il hocha la tête. – Quelle date sommes-nous ? Demandai-je soudainement.
- Samedi le 7 décembre, dit-il à voix basse.
J'appuyai ma tête contre mon oreiller fixant le plafond, 7 décembre, déjà. Ça faisait déjà trois semaines que nous étions sur cette affaire, quinze personnes avaient perdues la vie. Et si mes calculs étaient exacts, Clark devrait changer de ville demain. Lorsque je regardai mon partenaire, je sus qu'ils l'étaient.
- Clark… Je veux dire, demain…
- Sarasota, c'est à une heure d'ici. Je suis parfaitement capable de me déplacer pour mon rendez-vous demain et revenir ici après, dit-il.
- Il n'en est pas question ! Je ne reste pas un jour de plus dans cet hôpital. Allez ! Vous savez comment je déteste ça ! Je vous ai aidé quand c'était vous, argumentai-je.
- Je vais parler avec votre médecin, mais s'il veut vous garder un jour de plus, il n'y a rien que je puisse faire, accepta-t-il.
- Je suis bien. Les résultats du scan ne démontraient rien d'anormal, mon bras va bien, les coupures sur mon visage sont presque toutes guéries, mon rythme cardiaque es…
- C'est bon Bones. Je sais tout ça. Et puis ce n'est pas moi qu'il faut convaincre, conclut-il en se levant. – Je vais voir si je peux trouver le docteur Shills, je reviens tout de suite, dit-il avant de sortir de la chambre.
Je fixai les yeux au plafond en attendant qu'il revienne. Ce qu'il fit quelques minutes plus tard. Accompagné de l'homme qui m'avait rencontré quelques jours auparavant.
- Docteur Brennan, comment ça va ce matin ? Demanda-t-il en s'approchant de moi.
- Je vais parfaitement bien, dis-je. C'était la vérité, mon bras gauche faisait encore mal, et je savais qu'il en serait ainsi pour une petite semaine.
- L'agent Booth me dit que vous vouliez partir demain ? Demanda-t-il en jetant un regard en coin à mon partenaire pour finalement reporter ses yeux sur moi.
- Oui, nous sommes sur une enquête depuis maintenant trois semaines et j'aimerais retourner au travail, expliquai-je.
Il s'approcha de moi et m'ausculta rapidement.
- Votre bras vous fait mal? Demanda-t-il lorsque je frémis alors qu'il le palpait.
- Un peu, mais ce n'est rien, ce sera de nouveau parfait dans une semaine, dis-je en évitant le regard de Booth. Je savais qu'il désapprouvait. Mais il n'y avait aucune raison pour que je reste ici, j'étais en santé.
- Je vais vous offrir quelque chose, commença le médecin. – Vous restez encore une nuit, car j'ai compris qu'il n'y avait rien qui pressait avant demain et…
- Rien ne presse ? Quinze hommes sont morts et demain il y en aura probablement un seizième, et vous dites qu'il n'y a pas de presse !
- Bones, écoutez ce qu'il a à vous dire, me réprima Booth et je roulai les yeux.
- Je disais, et demain je vous laisse repartir. Si vous me promettez de ne pas être seule, termina-t-il en jetant de nouveau un regard à Booth qui hocha la tête.
Je soupirai avant de lever les mains devant moi en signe d'acceptation.
- D'accord, mais demain à la première heure nous sommes sortis d'ici, avertis-je Booth.
Il hocha la tête et le médecin l'imita.
- Je vais m'arranger pour que tout soit près pour demain matin, j'espère que tout ira pour le mieux dans votre enquête Dr. Brennan, dit-il avant de sortir de la chambre.
- Vous auriez pu être un peu moins rude avec le pauvre homme Bones, dit mon partenaire en souriant.
- Il a dit que rien ne pressait Booth, je n'ai pas été « Trop » rude, je l'étais juste assez, dis-je avant de succomber finalement à son sourire contagieux. – Vous n'avez rien à faire aujourd'hui? Demandai-je.
- Pas grand-chose, je vais aller ranger mes bagages à l'hôtel et je dois revoir le directeur de la police. Ensuite je reviendrai vous voir d'accord ? Dit-il en se levant de sa chaise.
- Je suis capable de passer une journée sans vous Booth, dis-je agacée.
- On se voit tout à l'heure alors, dit-il avant de sortir à son tour de la chambre.
Je restai seule dans mon lit blanc. Le reste de la journée passa lentement, comme si l'horloge avait décidé de ralentir. C'était scientifiquement impossible, mais c'était l'impression que ça me laissait. Booth revint vers 18 heures et nous passâmes le reste de la soirée ensemble. Parlant et écoutant la télévision. Comme si rien ne s'était passé hier.
Il quitta vers 22 heures, en promettant de revenir le lendemain matin à la première heure. Il devait être à Sarasota pour midi. Alors il aurait le temps de me déposer à l'hôtel avant de rencontrer la police de Sarasota.
Cette nuit là, j'eus plus de misère à m'endormir. Le lit me semblait vide et froid, je ne pouvais pas croire que je m'étais accoutumée à sa présence près de moi à ce point. Je soupirai et refermai les yeux essayant de faire le vide dans mon cerveau. L'incessant ballet d'infirmière et de médecins dans le corridor me ramenait sans cesse à la réalité. Je m'endormis finalement deux heures plus tard.
Le lendemain matin je me réveillai à 9 heures. Je regardai ma montre, avant de faire le tour de la chambre des yeux. Aucun Booth à l'horizon, je pestai intérieurement. Il m'avait dit qu'il serait ici ! Où était-il ?
À peine eussé-je posé cette question que la porte de ma chambre s'ouvrit et que mon partenaire entra dans la pièce. Il portait mon sac à dos sur une épaule et avait un café dans la main.
- Hey Bones ! Vous dormez ce matin, je commençais à me demander si je devais vous réveiller, dit-il en posant le café sur la table.
Je regrettai aussitôt les pensées que j'avais eut quelques minutes plus tôt. Il n'avait simplement pas voulu me réveiller. Je me redressai dans le lit en essayant de ne pas m'appuyer sur mon bras, toujours douloureux lorsque je l'étirais et que je mettais du poids dessus.
- Tout est près ? Demandai-je.
- Oui. J'ai été chercher votre sac dans votre chambre et j'ai redonné votre clé à la réception, nous sommes fins prêts ! Annonça-t-il en déposant son sac au pied de mon lit. – Je vous laisse vous habiller et je vous attends dans le couloir, dit-il avant de sortir de la chambre.
Je fouillai dans mon bagage, pour me trouver un jeans et un haut, avant de me diriger vers la salle de bain pour les enfiler. Puis, je passai un rapide coup de brosse dans mes cheveux et les remontai en queue de cheval glissant quelques pinces pour les maintenir en place. Puis je me brossai les dents. Je glissai le pyjama que Booth m'avait offert dans mon sac, avant de sortir de la chambre à mon tour. Enfin !
Je me dépêchai de m'occuper des papiers légaux. Et bientôt je passai les portes de l'hôpital. Le soleil réchauffa mon visage alors que mon ventre se serrait au souvenir de mon cauchemar.
- Alors Bones ? Contente d'être enfin sortie ? Me demanda-t-il tout sourire.
Je passai par-dessus mon impression de déjà vu et lui répondit.
- Vous ne pouvez pas savoir comment, avec un sourire.
Nous atteignîmes le S.U.V rapidement et aucun tueur en série ne nous attendait derrière… Je souris discrètement, me trouvant bête d'avoir eut peur pour rien.
La route entre Tampa et Sarasota défila silencieusement. Je regardais par la fenêtre alors que Booth conduisait, la radio fonctionnait le volume au minimum. C'était rare qu'on était en voiture sans argumenter, ou tout simplement sans parler. Je ne savais pas si c'était parce que Booth s'en voulait de m'avoir distraite, et donc indirectement se rendait coupable de l'accident. Je ne dis rien et le laissai se concentrer sur la route. Il se décida à parler alors qu'on entrait dans la ville.
- Vous êtes bien silencieuse aujourd'hui, vous allez bien ? Me demanda-t-il, sans détourner son regard de la route.
- Je pourrais dire la même chose de vous, renchéris-je en souriant.
- Je suis juste… Concentré… Dit-il le regard toujours fixé sur la route.
Je le savais, il se sentait coupable pour mon accident. Je soupirai en secouant la tête.
- Ce n'est pas votre faute, vous savez ? Dis-je doucement.
- Je sais, mais la scène n'arrête pas de repasser dans ma tête. Vous vous êtes évanouie et moi j'étais là, impuissant, mais bon ! L'important est que vous allez bien maintenant, dit-il.
J'hochai la tête et il arrêta le S.U.V dans le stationnement de l'hôtel. Il contourna le véhicule pour m'ouvrir la porte avant d'aller derrière et d'agripper mon sac.
- Booth, je suis capable de porter mon propre sac ! Argumentai-je.
- Vous avez porté mon sac assez longtemps ! Je peux bien prendre le votre une fois, déclara-t-il en se dirigeant vers l'accueil.
Il s'approcha du comptoir et la réceptionniste le regarda avec des yeux impressionnés. Elle lui fit un grand sourire avant de se décider à enfin parler.
- Bonjour monsieur, puis-je vous aider ? Demanda-t-elle le sourire fendu jusqu'aux oreilles.
Je roulai les yeux au ciel, m'attendant à la réaction habituelle de Booth. Au contraire, il ne lui sourit pas, il ne fit que me regarder longuement avant de répondre.
- J'ai réservé une chambre, Seeley Booth, dit-il en lui jetant un regard absent.
- Monsieur Booth, votre chambre est au 4ième, la 431, lui dit-elle en tendant une carte magnétique.
- Merci, dit-il en se reculant. Il me fit passer devant lui et me suivit jusqu'à l'ascenseur.
Nous grimpâmes dans la cabine et j'appuyai sur le bouton représentant un quatre. Lorsque les portes s'ouvrirent, je sortis la première, aussitôt suivie de mon partenaire. Nous parcourûmes le couloir avant de s'arrêter devant notre chambre. Booth glissa la carte et ouvrit la porte rapidement. Il déposa nos sacs dans le coin de la chambre.
- Je dois y aller Bones, je serai de retour dans la soirée, dit-il en me regardant.
- C'est parfait. On se revoit ce soir alors, dis-je en m'asseyant sur le lit. C'est là que je remarquai qu'il n'y avait qu'un seul lit, on dirait que c'était notre destin.
- À tout à l'heure alors, dit-il en sortant, refermant la porte derrière lui.
Je soupirai avant de me lever. J'allai diner au restaurant de l'hôtel avant de revenir dans ma chambre pour lire. Je descendis souper et lors que je remontai vers 19 heures il était dans ma chambre.
- Hey Bones, je suis désolé. Ça a prit plus de temps que prévu, commença-t-il.
- C'n'est pas grave. Ça fait longtemps que vous êtes ici ? Demandai-je en retirant mes chaussures.
- Non je viens d'arriver, dit-il alors que j'hochai la tête.
J'agrippai mon sac et entrai dans la salle de bain. Je sortis le pyjama squelette de mon sac, avant de l'enfiler rapidement. Je sortis de la pièce et le regard de Booth se posa sur moi.
- Il vous fait super bien Bones, dit-il en souriant.
- Merci, et merci pour le pyjama, dis-je en lui rendant son sourire.
Je déposai mon sac sur le sol et posai les yeux sur mon partenaire. Il avait également eu le temps de se mettre en pyjama. Il devait être aussi fatigué que moi. Je m'assis du côté gauche du lit et tentai de détacher mes cheveux, j'étirai le bras gauche et tressaillis alors qu'une douleur le parcourait. Je rebaissai le bras en le massant.
- Ça va ? Me demanda Booth.
- Oui, tout va bien, dis-je en réessayant de détacher ma queue de cheval sans succès.
- Attendez, dit-il en se rapprochant de moi.
Il se hissa sur le lit et replaça mes bras près de mon corps. Il enleva délicatement l'élastique et les pinces une par une. Puis, il passa ses doigts dans mes cheveux pour les séparer. Je fermai les yeux, envahie par un sentiment de chaleur qui se répandit dans tout mon corps. Il continua de passer ses doigts doucement et mon rythme cardiaque s'accéléra. Puis, il se recula.
- C'est mieux comme ça, dit-il en se glissant sous la couette avec la télécommande de la télévision.
- Merci, dis-je, aussitôt que je pus parler de nouveau.
Nous écoutâmes la télévision pendant une heure avant de nous coucher. Nous étions tous les deux épuisés et le sommeil ne tarda pas à venir. Sa présence à ma droite me rassurait et je ne fis aucun cauchemar cette nuit là…
