Et voilà ! J'ai eu un peu de temps et j'ai décidé de vous écrire le chapitre 29 !! Oh… Là, ça sent définitivement la fin… Plus qu'un ou deux chapitres. Et probablement, un épilogue ! Mais bon ! Toute bonne chose a une fin. Je dois vous dire, ça me fait étrange à moi aussi… Bon ! J'arrête de parler et je vous laisse lire ce chapitre !


Chapitre 29

Je me réveillai entre les bras de Booth, le lendemain matin. Son bras était bien serré autour de ma taille et sa main avait trouvé la mienne. Ça avait dû se passer pendant la nuit parce que j'avais le clair souvenir que nous nous étions endormis chacun de notre côté du lit. Proches, mais pas l'un contre l'autre. J'essayai de secouer sa main pour le réveiller.

- Booth… Murmurai-je. – Booth, recommençai-je un peu plus fort.

Il s'étira en se retournant sur le dos. Il étouffa un bâillement de sa main, avant d'ouvrir finalement les yeux les fixant au plafond. Il ne dit rien pendant un instant, puis se retourna vers moi.

- Bon matin Bones, bien dormi ? Me demanda-t-il les yeux toujours emplis de sommeil. J'hochai la tête.

- Et vous ?

- Parfaitement bien… Dit-il en me souriant doucement.

- Vous faites quoi aujourd'hui ? Lui demandai-je, en me tournant vers lui et en me redressant un peu dans le lit, serrant mon bras gauche près de mon corps.

- J'ai une autre rencontre ce matin, et ça devrait durer une bonne partie de l'après-midi aussi. Je peux toujours l'annuler, dit-il en me jetant un regard interrogateur.

Je le regardai avec des yeux qui disaient clairement ce que je pensais. Que je le vois annuler sa rencontre pour passer la journée à s'occuper de moi. Après tout, c'était ma faute si j'étais ainsi, et j'aurais pu le blesser aussi. Il leva les mains devant lui en signe de défaite.

- C'est bon, je dois y être pour 10 heures, dit-il en s'étirant par-dessus moi pour agripper sa montre qu'il avait posée sur la table de nuit. Je frissonnai. – 8h30, vous voulez déjeuner avec moi ? Demanda-t-il avec un sourire charmeur.

- Oui, laissez-moi le temps de m'habiller et je vous suis, dis-je en sortant du lit.

- Vous commencez avec la salle de bain ? Me demanda-t-il.

- Non, c'est bon allez-y en premier, j'attendrai, dis-je en me rasseyant sur le lit.

- Vous êtes certaine ?

- Booth, si je vous dis d'y aller, c'est que je suis certaine. Je ne vous le dirais pas sinon, dis-je alors qu'il secouait la tête un petit rire franchissant ses lèvres.

- D'accord Bones, j'y vais, dit-il en disparaissant derrière la porte.

Une dizaine de minutes plus tard, il ressortit habillé proprement et les cheveux encore humides.

- À vous, dit-il en me rejoignant sur le lit.

J'hochai la tête, avant d'entrer dans la salle de bain. Je commençai par prendre une douche rapide après m'être brossé les dents. Puis, je pliai mon pyjama et le glissai dans mon sac, tout en cherchant quelque chose de décent à me mettre. Soudain, ma main toucha quelque chose qui n'avait pas la consistance du tissu. Je le pris dans ma main et le dégageai de sous les couches de vêtements. Je me retrouvai avec la lettre que j'avais trouvé dans le bureau de Booth, mes doigts encore humides laissèrent de petites marques sur l'enveloppe alors que j'essayai de l'ouvrir.

- Bones ! Vous en avez encore pour longtemps ?

Je sursautai au son de sa voix et redéposai l'enveloppe au fond de mon sac.

- J'arrive, dis-je à travers la porte.

Je me dépêchai de m'habiller et je sortis de la salle de bain rapidement.

- Je suis prête, dis-je en reposant mon sac dans le coin de la chambre, il sourit.

Nous sortîmes de la chambre et descendîmes jusqu'au restaurant de l'hôtel. Booth opta pour des œufs et je l'imitai. Lorsque nous eûmes terminés de manger, il me raccompagna à la chambre. Il était neuf heures et demie lorsque nous arrivâmes devant la porte de notre chambre.

- Je serai de retour vers 17 heures, et si vous voulez, nous irons souper, me dit-il, en me tendant la carte magnétique qui ouvrait la porte de la chambre.

- D'accord, dis-je alors qu'il me fixait.

- À tout à l'heure alors, termina-t-il en se retournant vers l'ascenseur.

Je rentrai dans la chambre et fermai la porte derrière moi. Je posai la clé sur la table à la gauche de la chambre et me dirigeai vers mon sac. Rapidement, je l'attrapai et le déposai sur le lit fouillant à l'intérieur, j'avais besoin de savoir ce qu'il y avait dans cette lettre…

Je tombai finalement sur l'enveloppe. Mon nom était écrit sur le dessus, de la plus belle calligraphie de Booth, et je remarquai qu'il avait utilisé mon prénom. « Temperance » Je décachetai l'enveloppe et sortit le feuillet, 1 page recto/verso écrite à la main d'une écriture tremblante. Et malgré le fait que la lettre avait passé la semaine dans mon sac, je pouvais encore sentir son odeur à travers la feuille.

Je commençai à lire m'installant sur le lit, les mains tremblantes, je dépliai la lettre lentement.

« Ma très chère Temperance,

Je suis là, couché dans ce lit d'hôpital avec des tubes qui me relient à différentes machines et la seule chose à laquelle je suis capable de penser, c'est toi… C'est de ta faute si je suis ici, et pourtant je ne voudrais pas être nulle part ailleurs. Parce que si je suis ici, c'est que toi tu es toujours en vie. C'est que j'ai réussi ce que je devais faire.

Tu ne peux pas savoir l'effet que ça m'a fait lorsque j'ai vu cette folle qui pointait son arme vers toi. J'ai senti mon cœur se déchirer en deux. (Là je t'imagine avec ton air, « Je ne sais pas ce que ça veut dire » et je t'entends déjà m'expliquer que c'est scientifiquement impossible que mon cœur se déchire en deux, mais laisse le côté scientifique de côté pour un instant, ce que je te dis là, c'est que en t'imaginant sur le sol, j'ai cru mourir…)

C'est la raison pour laquelle je me suis mis devant toi. Je sais que lorsqu'ils attraperont ce gars, et qu'on se reverra, tu vas te sentir extrêmement coupable pour ce qui m'est arrivé, et je suis certaine que tu te le reproches déjà. Sache que ce n'est pas de ta faute, pas du tout. Et sache que je n'aurais pas pu vivre en pensant que je n'avais pas été assez fort pour te sauver. Alors qu'est-ce que sont quelques jours de douleurs.

Et ce n'est pas la douleur physique qui est la pire en ce moment. Le pire, c'est de ne pas être capable d'être là pour toi. Je sais à quel point c'est difficile pour toi, je ne peux que commencer à imaginer le sentiment d'abandon qui te submerge. Mais je ne t'ai pas abandonné, je ne t'abandonnerai jamais. Jamais… Tu es ma partenaire, mais tu es tellement plus que ça, tu es mon amie, tu es ma confidente, tu es la personne en qui j'ai le plus confiance. Et j'ai besoin que tu aies confiance en moi. Parce qu'en ce moment l'idée que tu puisses être en colère contre moi est insoutenable.

Pire que le trou dans ma poitrine, pire que la migraine qui menace, pire que les dizaines de piqures que j'ai eu dans les derniers 2 jours, c'est le sentiment que je te fais mal. C'est le fait que tu crois que je t'ai trahie.

Je n'arrive pas encore à croire que je n'ai pas le droit de te voir ! Jusqu'à ce qu'on attrape ce salaud, je n'ai pas le droit de voir personne. Et je sais que ce sera les pires jours de ma vie. Tout à l'heure, j'ai donné ma liste à Cullen. Ma liste des personnes à avertir de ma « Fausse mort » ton nom était le premier sur ma liste. Et j'espère que tu pourras me pardonner de ne pas te l'avoir dit moi-même, de ne pas te l'avoir dit plus tôt.

Je compte les jours, tu sais. Les jours qui restent avant que je puisse te revoir, avant que je puisse te serrer dans mes bras de nouveau. Ne m'en veux pas, c'est seulement que tu es la personne la plus importante dans ma vie en ce moment. Et je ne peux pas concevoir d'être séparée de toi si longtemps. Quand on y pense, ça fait trois ans qu'on passe presque toutes nos journée ensemble, toutes nos soirées, et parfois même nos fins de semaines. Alors je veux que tu saches que ça me manque.

C'est tout pour le moment, l'infirmière me dit de me reposer. Je donnerai la lettre à Cullen, et il la remettra à la personne chargé de t'avertir.

J'ai très hâte de te revoir, tu me manques.

À toi pour toujours

Seeley »

Une larme coula sur ma joue et je l'essuyai rapidement du revers de la manche. Mes yeux s'attardèrent sur la signature, « À toi pour toujours ». J'avais terminé la lettre que je lui avais écrite, dans la voiture sous la terre, par la même citation. Une seconde larme s'échappa alors que mes yeux repassaient sur le texte. Il m'avait complètement livré son cœur, et je n'avais jamais eu cette lettre. Je m'étais souvent demandé ce qui se serait passé si j'avais été avertie de sa « Fausse mort » comme il disait. Je n'aurais pas passé les semaines suivantes à lui en vouloir pour ça. Maintenant, je trouvais mon attitude tellement pathétique. Il m'avait sauvé la vie, et Sweets avait profité de nous, et c'est à Booth que j'en voulais.

Je soupirai en repliant la feuille soigneusement avant de la glisser dans l'enveloppe. Je me reculai et accotai mon dos dans le mur laissant retomber ma tête contre ce dernier à son tour. Le remord m'avait envahie lorsque j'avais commencé à lire sa lettre. Je m'imaginais comment il s'était senti, je pouvais très bien l'imaginer. Et quand Sweets lui avait redonné sa lettre, comme s'était-il senti ?

Je secouai la tête de gauche à droite, cet enfant comme disait Booth nous avait fait perdre de précieuses semaines. Si je le voyais en ce moment ! Non, c'était mieux pour lui que je ne le vois pas. La première fois j'avais été un peu compréhensive, mais là ! Je veux dire, Sweets m'avait vu déprimée, il m'avait vue m'enterrer sous le travail afin de ne pas penser à la mort de mon partenaire. Et il avait vu Booth, mon partenaire lui avait remis une lettre et m'avait mise au-dessus de sa liste ! Non, définitivement, par chance qu'il n'était pas dans la chambre avec moi en ce moment.

Je passai le reste de la journée dans la chambre à réfléchir, je n'avais pas envie de sortir et lorsque mon partenaire rentra dans la chambre à 18h00 j'étais toujours sur le lit, mon livre entre les mains, essayant de me concentrer.

- Hey Bones ! Comment s'est passée votre journée ? Me demanda-t-il.

Lorsque je levai les yeux vers lui, je n'arrivai qu'à me rappeler tout ce qu'il avait écrit dans sa lettre. Tous les mots me revenaient en tête et j'ouvris la bouche muettement.

- Ça va ? Vous avez toujours mal à votre bras ? Demanda-t-il en s'approchant de moi. Je secouai la tête.

- Non, tout va bien, j'étais seulement, dans la lune, dis-je en plaçant mon signet. – Que diriez-vous de commander quelque chose et de le manger ici ? Demandai-je en plongeant mes yeux dans les siens, me perdant dans leur profondeur.

- Oui, ça me va, qu'est-ce que vous voulez manger ? Demanda-t-il en retirant son veston.

- Vous pouvez faire venir de la pizza, dis-je en déposant mon livre sur la table de chevet.

- D'accord, je vais descendre à la réception et m'occuper de tout ça, dit-il en souriant avant de sortir de la chambre.

Je fermai les yeux en soupirant, tentant de chasser la lettre de mon esprit tout en sachant que c'était tout bonnement impossible. Je ne pouvais ignorer ce qu'il m'avait écrit. Je ne pouvais pas seulement oublier cette page remplie de son écriture rendue tremblante par la douleur. Je n'eus pas le temps de réfléchir plus car, à peine 10 minutes après qu'il soit parti, il était de retour, portant un sac brun et une boîte de pizza. Il posa le repas sur la petite table et ouvrit la boîte de la pizza, il l'avait prise végétarienne et je savais bien qu'il détestait ça. Je souris, depuis combien de temps prenait-il soin de me faire plaisir avant de se faire plaisir ?

- Merci, dis-je doucement en lui souriant.

- Mais de rien Bones, dit-il en me rendant mon sourire.

Nous mangeâmes silencieusement notre souper et puis nous nous installâmes dans le lit, pour regarder la télévision.

- Comment s'est passé votre rencontre ? Demandai-je en baissant un peu le son.

- Ils ont trouvé le premier corps, dit-il doucement. – Dans un camping, un peu à l'extérieur de la ville, sur Fruitville Road , il correspond parfaitement à toutes les autres victimes.

- Demain, il y en aura une de plus ? Demandai-je, plus une affirmation qu'une question. Il hocha la tête lentement.

- Je dois y retourner demain également, dit-il en me jetant un regard en coin.

- C'est bon, je suis parfaitement capable de m'occuper de moi, dis-je en replaçant mes oreillers derrière mon dos. Après tout, j'étais venue pour lui, pas pour travailler ou rien, j'étais seulement là pour lui.

Nous restâmes silencieux le reste de la soirée et nous fermâmes la télévision vers 22 heures, Booth s'étira et ferma la lumière placée sur la table de nuit. La chambre plongea dans le noir. J'écoutai le son de sa respiration près de moi. L'esprit toujours occupé par cette lettre que j'avais trouvée. Pourquoi l'avait-il écrite ? Pourquoi avait-il ressenti le besoin de communiquer avec moi ?

J'aurais voulu lui dire que j'avais lu sa lettre, mais je n'avais aucune idée comment le faire ! Comment réagirait-il s'il tombait sur la lettre que je lui avais écrite quelques années avant. Je n'en avais aucune idée, mais je préférais garder le fait que j'avais lu sa lettre. J'attendrais le bon moment pour lui en parler, et ce moment n'était pas le bon moment, me dis-je, en l'écoutant respirer. Ma main s'égara dans le lit et trouva la sienne, elle était chaude comme à l'habitude.

- Merci d'être là pour moi Temperance, dit-il à voix basse.

L'éternel frisson que l'usage de mon prénom me procurait se diffusa le long de ma colonne vertébrale. alors qu'il entrelaçait nos mains.

- Merci d'être là pour moi, dis-je sur le même ton.

Je le sentis se rapprocher dans le lit mais il resta à plusieurs dizaines de centimètres de moi.

- Si je vous prends dans mes bras, est-ce que vous allez me frapper ? L'entendis-je me demander si doucement que je ne l'entendis presque pas.

- Je ne crois pas non, essayez pour voir, murmurai-je à mon tour alors qu'il se rapprochait de moi.

Ses bras m'entourèrent naturellement et son souffle réchauffa mon cou. Je fermai les yeux de contentement. J'étais enfin à ma place, je n'étais jamais aussi bien ailleurs. Sa respiration régulière me berça alors que je sombrais graduellement dans un sommeil sans rêves.