Titre : Seuls à savoir.

Auteur : Ounna

Résumé : Havoc et Roy se découvrent un amour partagé depuis longtemps sans jamais avoir osé se l'avouer. A quand le coming-out ? (Quel résumé nullissime !! XD M'enfin, lisez, peut-être que vous aimerez quand même ! ^^)

Diclaimer : Tout ce que contient cette fanfic (enfin, presque) n'est pas à moi… Tout appartient à Hiromu Arakawa !!!

Raiting : Très bonne question… Principalement T, peut-être M… Et il se peut qu'il y ait quelques rares moments MA… Mais je préviendrais en gros et large !!!

Pairing : Roy Mustang / Jean Havoc

Note : Histoire inspirée à la suite de recherche d'images yaoi sur Havoc et Roy ! n_n

Cela fait un petit moment que j'ai regardé la série… Je n'ai pas encore eu le plaisir de lire les mangas, donc ne vous étonnez pas si certaines choses ne sont pas logiques. Il faut prendre cette fanfic comme elle est, sans cherchez à la mettre en rapport avec l'anime ou le manga. La seule chose à savoir c'est que Ed à 18 ans et ses automails, Al a retrouvé son corps et Hughes est toujours en vie ! Voilà ! Merci et bonne lecture !

CHAPITRE I

Assis dans le camion de l'armée, Havoc, Mustang, Hughes, Amstrong et Hawkeye tenaient à demi somnolant.

« Vous avez mis combien de temps à nous retrouver ? demanda Mustang à l'équipe de secours, les bras croisés, les jeux mi-clos.

- Nous avons fait le plus vite possible. Répondit Hughes. Dès que nous avons reçu l'appel, nous avons formé une petite équipe pour venir vous chercher. »

Mustang acquiesça, pas réellement intéressé par ces informations. Havic, quant à lui, fronça un sourcil et demanda :

« Quelle heure est-il ?

- Bientôt 14h37, pourquoi ? répondit Hawkeye.

- Parce que nous sommes partis en mission hier soir… commença Havoc. L'éboulement a eu lieu sur notre départ, trois heures après notre arrivée. Ce qui veut dire que nous sommes restés plus de 16 heures dans cette grottes !?

- J'ai toujours dis que les services de l'armée laissait à désirer, souffla Roy puis lança à Havoc, Tournez-vous, dos à moi.

- Qu-quoi ? T-très bien… bafouilla Jean sans comprendre et se mettant dos à son colonel qui s'y installa confortablement pour terminer sa sieste.

- Vous n'allez pas me dormir dessus ! s'écria Havoc quelque peu contrarié de servir de lit à son supérieur alors que lui-même avait très mal au dos.

- Sachez, mon cher Second Lieutenant Jean Havoc, que je ne dors jamais vraiment en présence de mes subordonnés ! Question de principe ! »

Havoc dégluti avec peine en entendant ça. En était-il de même dans la grotte ? Il ne pouvait pas faire semblant de dormir… Pas tant de temps… Et si… Non… C'était impossible...

'Il ne serait pas venu se blottir contre moi s'il ne dormait pas… A moins que… Arrête de te faire des films Jean ! C'est n'imp…'

« Qu'est-ce qui vous arrive Havoc, lança Hawkeyes. Vous êtes tout rouge… ! Vous n'avez pas attrapé froid au moins ?

- Hein ? sursauta Havoc, sortant brusquement de sa réflexion nerveuse. Non, j'ai juste un peu chaud… Avec le colonel sur le dos, ça n'arrange rien ! »

Mais ce qu'il ne vit pas, fut le petit sourire amusé de Mustang, bien installé contre lui.

13h02 : arrivée au QG de Central

« J'imagine que vous avez faim ? lança Hawkeye, l'air presque maternel.

- ça va aller, merci. Répondit Mustang, frôlant le ton froid.

- De mon côté, je ne dis pas non, avoua Havoc, un main sur son ventre creux.

- Nous avons fait préparer à manger pour votre retour, sachant que nous ne serions pas rentré avant la fermeture des cuisines de la cafétéria. »

Havoc la remercia d'un signe de tête tout en se dirigeant à la cafét' où il retrouva Breda soulagé de le voir arriver et entouré de deux plateau repas.

« Tu vas bien ? J'ai eu la trouille en entendant que vous n'étiez pas rentré de votre mission !

- Tout va bien, mais je meurs de faim…

- Tiens, c'est pour toi, dit-il en faisant glisser l'un des deux plateau devant Havoc. Je mange peut-être beaucoup mais quand même… »

Havoc souris à l'attention de son ami et commença à manger, imité par Breda.

« ça ne serait pas le plateau du colonel par hasard ?

- Oui, j'ai entendu dire qu'il ne mangeait pas… dit Breda comme pour se défendre ce qui fit rire Havoc.

- Effectivement, il n'avait pas faim… Ce qui est étrange d'ailleurs…

- Je ne sais pas comment il fait ! » déclara Breda en terminant son assiette sous l'œil surpris d'Havoc qui venait à peine d'entamer sa portion.

Ils échangèrent quelques mots sur la mission, Havoc expliquant la maladresse de Roy et d'une de ses flammes qui avait causé l'éboulement.

« Evidement, ce n'est pas ce qu'il mettra dans le rapport, alors je compte sur toi pour ne pas faire circuler cette histoire… Il saura forcément de qui ça vient, si tu vois ce que je veux dire…

- Parfaitement, répondit Breda en lui faisant un clin d'œil.

- A son propos, il était terriblement calme, c'en était presque troublant… Pour tout te dire, il a passé son temps à dormir plutôt qu'à tenter de sortir de là, tellement persuadé qu'on viendrait nous chercher…

- Et il avait raison. On ne laisse pas un colonel et un second lieutenant disparaître dans la nature sans les chercher…

- Je sais bien, mais quand même… Ce n'est pas très agréable comme situation.

- Tu connais le colonel… dit Breda avant de pointer du doigt le reste de miche de pain qui traînait sur le plateau d'Havoc. Je peux ? »

Havoc hocha distraitement la tête. Il repensait à Mustang, couché sur lui, se demandant s'il dormait ou non à ce moment.

« Tout va bien ? demanda alors Heymans.

- Oui… Oui oui, je me posais juste une question…

- Laquelle ? Je peux peut-être t'aider… dit Breda la bouche pleine de pain.

- Non, j'en doute. » répondit Havoc en souriant.

Havoc et Breda restèrent encore un moment à discuter quand Havoc se leva :

« Bon… C'est pas tout ça mais j'ai du boulot… Si je ne veux pas en avoir jusqu'à minuit, j'ai intérêt à m'y mettre… »

Breda lui souris, comprenant parfaitement. Tout deux attrapèrent un plateau et le rapportèrent dans les chariots prévus à cet effet puis retournèrent dans le bureau désignés au seconds lieutenants.

Havoc se mit au travail, ressortant de vieux dossier à faire signer par le colonel Mustang.

Il y travailla quelques heures, le soir commençait à pointer le bout de son nez quand Mustang débarqua dans leur bureau.

« Havoc, j'aurai besoin de vous pour régler quelques détails pour le rapport de la mission que nous avons effectués…

- Bien colonel, j'arrive. » dit-il en laissant son travail en plan.

Il suivit son supérieur sans rien dire, l'esprit à nouveau un peu embrumer par quelques interrogations quant au repos de Mustang dans la grotte.

'Il faut que j'arrête d'y penser… De toute façon, je n'aurai pas de réponses en me torturant l'esprit…'

« Asseyez-vous » dit le colonel à son subordonné en lui indiquant un chaise en face de son bureau.

Havoc obéit en silence et attendit les questions du colonel concernant la mission.

« Bien… » commença Mustang d'un ton las tout en s'asseyant.

C'est à ce moment qu'il vit le regard d'Havoc posé sur la bouteille de saké. Roy sourit et proposa :

« Vous en voulez un verre ?

- Oh, je… Non… Pas pendant le service…

- On est pas vraiment en service, c'est bientôt 19heure, on a bien le droit d'un peu se reposer non… Et puis faire ce rapport me gave grandement, alors bon… »

Havoc, parcourant la table du regard vis qu'effectivement, le colonel semblait s'en être déjà servit en voyant un verre avec un fond d'alcool posé vers sont téléphone, derrière une pile de paperasse, de façon à ce qu'il ne soit pas visible depuis l'entrée du bureau.

« Tenez ! dit Roy en tendant un nouveau verre plein à Havoc tout en se resservant à son tour.

- M.. merci colonel. Dit Havoc sans oser boire avant d'avoir vu Mustang le faire.

- Bien… Donc cette mission catastrophe… J'aurai besoin d'un petit éclaircissement… dit-il en buvant un grande gorgée de saké.

- Je vous écoute, suivit Havoc en imitant Roy, buvant à son tour.

- Comment vous êtes-vous retrouvé dans ce couloir ? »

Havoc l'observa les yeux rond, sans trop savoir quoi répondre. Il réfléchis un instant et finit par dire :

« J'ai cru voir une ombre bouger…

- Vous voulez donc que j'explique que nous nous sommes retrouvé enfermé dans une grotte pendant près de 16 heures parce que vous avez vu une ombre.

- J'ai pensé que c'était une autre chimère…

- Il n'y en avait pourtant que six dans le labo… Nous en avons eu cinq dans le labo et la sixième, je l'ai eu quand nous sommes remonté à la surface, dans la grotte. Pourquoi en inventer une septième ?

- Je… Havoc hésita puis dit : je suis désolé colonel, j'ai pensé bien faire. »

Mustang posa un œil tout d'abord presque furieux face à la faiblesse de son subordonné puis se mit à rire et déclara :

« Havoc ! N'ayez pas peur de dire ce que vous pensez…

- Qu… Qu'est-ce que vous voulez dire colonel… ? demanda Havoc tout à coup très perturbé.

- Vous savez très bien que c'est moi qui ai causé l'éboulement à cause d'un mauvais contact entre mes doigts…

Havoc n'en croyait pas ses oreilles. Il était tellement troublé qu'il en fini son verre d'un trait.

« Non, en fait, si je vous ai fait venir ici, c'est pour qu'on se mette d'accord sur la version des choses, continua Mustang. Pas que mon mensonge ne soit découvert parce que vous ne dites pas la même chose que moi si l'on vous demande la raison de l'éboulement. Cela serait quelque peu… Gênant… Vous comprenez… ?

- Bien sûr colonel. Qu'est-ce que vous avez mis dans votre rapport ?

- Simplement que la dernière chimère nous barrait la route… Que j'ai du faire s'effondrer le plafond sur elle avant qu'elle ne nous attaque.

- Mais… commença Havoc avant de s'arrêter.

- Mais quoi ? répéta Mustang, contrarié que son idée ne soit pas soutenue.

- Ils ne retrouveront pas de chimère sous les pierres…

- C'est très juste. En même temps, l'équipe chargée du nettoyage de la grotte n'aura pas accès à mon rapport. Et il est toujours possible de changer un détail du leur… C'est moi qui dois le signer avant de le faire passer à Bradley… »

Havoc observait le colonel, stupéfait. Il faisait preuve d'une telle insouciance, et savait si bien magouiller pour s'arranger ses bricoles.

« Qu'et-ce qu'il y a Havoc… ?

- Je.. heu… Non rien… répondit le bond, quelque peu embarrassé d'avoir été surpris en pleine considération.

- Un autre verre ? »

Hésitant, Havoc finit par accepter.

« Merci colonel

- Ne soyez pas si officiel… Appelez-moi Mustang, au moins ce soir… Il est 19h03, nous ne sommes plus en service !

- Bien col… Mu-Mustang…

- Voilà, c'est mieux… dit-il en se resservant un verre de saké qu'il bu tout aussi vite qu'il se l'était servit.

La soirée continua un moment ainsi, à parler de chose et d'autres, alignant les verre de saké jusqu'à en vider la bouteille du colonel. Cela n'avait pas suffit à les faire rouler sous la table, mais leur avait quand même quelque peu embrumé l'esprit, riant sur les quelques souvenirs que cette longue soirée faisait rejaillir.

Il avaient quitté leur veste, la chaleur de l'alcool les faisant suer sous leur uniformes.

Havoc s'alluma une cigarette tout en acceptant la bière que Mustang lui proposait. Sans savoir pourquoi, il trouva très amusant ce colonel qui sortait de l'alcool de chacun de ses tiroirs.

« Vous êtes plein de ressource à ce que je vois !

- Ne jamais travailler sans encouragement ! déclara fièrement Roy en levant sa bière au dessus de sa tête. Santé Havoc !

- Santé co… Mustang !

- Vous ne vous y faites pas… ?

- Pas vraiment… D'autant que je ne voudrais pas prendre l'habitude et me faire réprimander demain si je vous appelle Mustang devant les autres…

- Qu'à cela ne tienne ! Appelez-moi Roy !... Jean… »

Havoc sentit sa mâchoire se défaire, laissant tomber sa cigarette sur ses cuisses, ce qui eut pour effet de le brûler, le faisant tout aussi rapidement sortir de son étonnement.

Il se leva d'un bond, accompagné des rires de Mustang, attrapa sa cigarette, découvrant avec joie qu'elle n'avait subit aucun dommage.

Il se rassit, lançant un regard faussement vexé à son supérieur, trop atteint par l'alcool pour se fâcher réellement du coup bas du colonel.

Celui-ci le regardait fixement, ce qui troubla une nouvelle fois Havoc qui tenta de rester de marbre mais sentit rapidement ses joues chauffer. L'alcool réussit quand même à le faire sourire et demander à Mustang :

« Qu'est-ce qu'il y a ?

- Pourquoi ne me posez-vous pas la question ? »

Havoc fronça les sourcils. Pris au dépourvut, il hésitait sur le sujet de la question à poser.

« De quoi parlez-vous ? »

Mustang lâcha un lourd soupir, levant les yeux au ciel avant de lâcher :

« N'ai-je pas dis ne jamais dormir en compagnie de mes subordonnés ?

- Heu… S-si, m-mais… Et… Et alors.. ? »

Havoc commençait à se sentir très mal à l'aise. Il commençait à comprendre où voulait en venir le colonel et ce n'était pas pour le rassurer.

« Et n'avez-vous rien fait pendant mon pseudo sommeil qui puisse vous faire vous poser certaines questions… ? »

Cette fois-ci, Havoc ne voulait même plus réfléchir. Il ne savait pas quoi répondre à cette question, d'autant que Mustang semblait très bien connaître la réponse.

Il se leva d'un bond, sans savoir ce qu'il allait faire. Partir ou rester ? Il n'en avait aucune idée… Il ne voulait juste plus devoir répondre à cette question.

Comme il ne pouvait pas vraiment s'enfuir sans donner de réponse, il tenta de détourner le sujet en répondant à côté.

« Je ne vois pas vraiment où vous voulez en venir… » Tout en disant ça, Havoc faisait des efforts incroyables pour ne pas poser ses yeux sur son supérieur ce qui réussi à faire sourire ce dernier.

« Bien sûr… souffla Roy en terminant sa bière. C'est bien dommage…

- Qu… Pourquoi ?

- Tu ne t'as pas demandé pourquoi j'étais lové contre toi ? »

'Depuis quand il me tutoie ?'

« J'étais simplement bien… » finit le colonel sans plus attendre de réponse de la part d'Havoc.

Le second lieutenant pu remarquer les joues quelque peu rougies du colonel, se demandant si c'était du à ses aveux ou à l'alcool.

'L'alcool n'y est certainement pas pour rien… Il faut dire qu'on a bien descendu ce soir…'

« Colonel…

- Roy !

- Roy… Je ne sais pas quoi vous dire… J'ai… Je n'ai pas réfléchis…

- Tu devais penser à une de ces minettes que tu courses sans arrêt… lâcha soudainement Mustang.

'Quoi ? Pas du tout, je savais parfaitement que...'

« … c'était vous ! »

'J'ai parlé à voix haute ?' se demanda-t-il soudain, sans plus vraiment être sûr de lui, une main plaquée sur la bouche, quelque peu honteux de son aveu.

Il remarqua vite l'air du colonel changer. Effectivement, il avait du parler à voix haute.

« Tu savais donc que c'était mes cheveux que tu caressais… ? demanda Mustang en s'approchant d'Havoc.

- Oui… répondit Havoc d'une petite voix, le regard plongé dans le plafond.

- Et pourquoi cet élan de tendresse soudain envers un supérieur… ? »

Havoc se sentit soudain comme un poisson hors de l'eau, cherchant un peu d'air, la bouche s'ouvrant, se refermant, sans réussir à prononcer le moindre mots.

Le voir dans cette situation fit sourire le colonel qui glissa une de ses mains sur la nuque d'Havoc qui devenait de plus en plus nerveux.

« Si tu ne m'aides pas, ça ne sera pas facile… lâcha Mustang en souriant, les joues toujours un peu rosées.

- Vous… vous aidez… ce ?

- Baisse-toi… » répondit simplement Mustang à qui Havoc obéit dans la seconde.

Quand enfin le visage d'Havoc atteint la hauteur de celui de Roy, ce dernier ferma les yeux et cola ses lèvres sur celle d'Havoc qui se sentit perdre totalement le contrôle de ses membres, commençant par lâcher une nouvelle fois sa cigarette.

Mustang ressentit rapidement la petite panique du blond qu'il embrassait et lui lâcha la tête, un peu intrigué. Il ne pu se retenir de rire en voyant Havoc courir après sa cigarette qui était tombé au sol.

Jean se décida donc de l'éteindre, glissa ses mains dans ses poches de pantalon, sans plus oser regarder le noiraud. Il demanda tout de même :

« Pourquoi vous avez fait ça ?

- Parce que j'en avais envie depuis longtemps…

- Longtemps ? s'étonna Havoc. Vous êtes certains que ce n'est pas plutôt l'alcool qui… »

Mais il ne pu aller plus loin dans ses hypothèses, voyant le colonel revenir à la charge, déposant, cette fois-ci, plusieurs petits baisers dans le creux de son cou.

Havoc respirait de plus en vite, il ne savait pas vraiment comment prendre ces avances.

« Je t'aurais bien embrassé une nouvelle fois sur la bouche, mais tu es un peu trop grand pour ça… déclara Mustang au grand étonnement d'Havoc.

- M… Mais colo… Roy… Vous… J'ai un peu de mal à… »

Roy soupira, lâchant Havoc et retourna s'asseoir dans son fauteuil.

Havoc l'avait suivit des yeux, complètement perdu. Il ne comprenait rien.

'C'est quoi cette soirée de malade ? Qu'est-ce qui lui prend à Ro.. au colonel !?'

« Tu ne t'es jamais demandé pourquoi je m'acharnait à te voler tes petites amies ? N'as-tu pensé à rien d'autre que du sadisme gratuit ?

- Je… Je dois avouer, que je n'ai jamais trop su quoi en penser… Mais ça ne me dérangeait pas vraim… »

Havoc s'arrêta avant d'en dire trop, il commençait déjà a regretter ce qu'il venait de dire. Heureusement, Mustang ne posa pas de question sur cette fin de phrase douteuse et continua son récit.

« Je n'ai jamais voulu de ces femmes, sinon, je serais resté avec un peu plus longtemps que quelques jours… Mon but n'était pas non plus de te faire souffrir… Il était bien plus égoïste que ça…

- Qu'est-ce que vous voulez dire ?

- Je ne voulais simplement pas te voir avec une de ces femmes !

- M… Mais pourquoi ? s'emporta Havoc, sans colère mais avec beaucoup de surprise.

- Simplement parce que… J'étais jaloux…

- De quoi ? Que j'ai des femmes et pas vous ?

- Je sais pas si c'est l'alcool qui ralentit ta capacité à la réflexion mais ça ne te réussi pas vraiment… C'est d'elles que j'étais jaloux ! Je te voulais pour moi !

Havoc manqua d'avaler de travers, son cœur manqua un battement et ne douta pas un instant être blanc comme neige.

Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits et demanda :

« Vous… Qu… Qu'est-ce que vous avez dit ?

- Je te voulais pour moi… Pour moi tout seul ! »

'C'est complètement dingue cette histoire !'

« Qu'est-ce que vous me racontez… Vous ne pouvez pas… Vous êtes un tombeur !

- Et alors… ? ça ne change pas les faits… Justement, en tant que tombeur, pourquoi je ne suis pas capable de tenir une relation plus de d'une semaine ?

- Et bien c'est… Vraiment… Troublant…

- J'ai besoin de savoir Jean…

- Sa-savoir quoi ? répondit Havoc, non habitué d'être appelé par son prénom par son supérieur.

- Si mes attentes sont réciproques… J'ai tant espéré en sentant ta mains se poser sur ma tête et me la caresser… Dis-moi que je ne me suis pas trompé… »

Havoc n'avait jamais vu Mustang dans cet état. Il avait l'air tellement… sincère. Mais Havoc avait du mal à ne pas mettre ça sur le compte de l'alcool.

« Je… Je ne sais pas trop quoi vous répondre… commença-t-il, regrettant aussitôt en voyant l'air du colonel devenir de plus en plus triste. Mais je peux vous dire que les filles que je draguais… Je les choisissais en fonction de « vos goûts » pour être sûr que vous viendriez me les prendre… J'aimais vous rendre heureux en allongeant vos listes de conquêtes… »

Havoc fut surpris d'être interrompu par un éclat de rire. Juste après son aveu, il était maintenant persuadé que le noiraud se fichait de lui. Il fronça les sourcils, quelque peu vexé de s'être laissé avoir quand Roy déclara :

« Si tu savais à quel point j'en avait rien à faire de ces filles… ! Parce que mes goûts sont plutôt tournés vers toi… »

En disant ça, il s'était à nouveau levé et avait rejoint Havoc pour le prendre dans ses bras…

« C… Roy…

- Mmmh ?

- Qu'est-ce qu'on va faire ? demanda timidement Havoc en regardant son supérieur blotti contre lui.

- Viens… » répondit simplement Roy en lui prenant la main et en l'attirant vers le canapé.

Voilà le premier chapitre ! J'espère qu'il vous à plu !

Encore une fois, la suite ne va pas tarder…

N'hésitez toujours pas à me laisser quelques reviews encourageantes !